...Et à chaque année sa vibration : petite anecdote authentique sous forme de
conseil, dédiée à la nouvelle année qui sent le « neuf ».
Comme chaque semaine, je partais faire une petite marche en solitaire pour m'aérer le corps et l'esprit. Bien vite, je remarquais sur le chemin enneigé des empreintes de pas. Je me suis dis que
manifestement, un promeneur, et un seul a du passer ici, ce qui est peu en l'espace d'une semaine, malgré la couche encore modeste de quelques centimètres. ! Est-ce que la virginité
des chemins enneigés rend mal à l'aise les villageois ?
Chemin faisan, comme disent les chasseurs, je me rendais compte que ce promeneur semblait avoir choisi le même itinéraire que moi, mais que sa pointure était largement supérieure à la mienne, il devait chausser au moins du 45 ! Mais ce fut bien plus intriguant de voir toujours ces mêmes empreintes dans un petit passage me servant de raccourci à travers une haie , car je faisais souvent le même circuit. Aurais-je été suivi ? Qui essaye de marcher sur mes pas ?
Voulant vérifier quelque chose, je comparais alors le dessin de ces empreintes avec les miennes : c'était les mêmes ! Et c'était les miennes ! La différence de taille était simplement due à la fonte de la neige pendant la semaine qui avait agrandit mes propres empreintes.
Pendant les derniers hectomètres, je m'amusais à marcher dans mes propres traces, imaginant une saut temporel en arrière pour voyager dans le temps et revivre le même moment une semaine avant. Contre toute attente, cela s'est révélé difficile, et pas naturel du tout, cela rendait ma démarche « artificielle ». Comme si j'imitais la façon de marcher de quelqu'un d'autre.
J'ai trouvé ce clin d'œil à la fois amusant et riche de sens. D'abord, cela révèle notre foncière inconstance et le caractère aléatoire de notre soi-disant identité psychomotrice. Il est si facile de ne pas se reconnaître soi-même. Ce qui est vrai pour le corps l'est aussi pour le mental. Et surtout, si nous ne sommes pas à l'aise dans nos propres empreintes, comment pourrions-nous l'être dans celle des autres ?
Tendre vers l'unité ne signifie pas uniformiser les démarches pour y parvenir, bien au contraire. Chacun doit non seulement suivre son propre chemin, sans imiter personne, mais également se garder de retourner sciemment dans les anciens chemins qu'il a lui-même emprunté dans le passé. Chaque jour, nous renaissons vierge à nous-même, c'est le cadeau du Divin que NOUS nous offrons..
C'est notre choix de continuer à vivre avec le passé, ou bien innover en suivant les nouveaux sentiers que la vie nous propose. Je m'empresse d'insister sur l'aspect métaphorique de cette expérience : les nouveaux chemins sont toujours intérieurs. Dans le monde illusoire que nous connaissons, la nouveauté est bien souvent un maquillage différent sur le visage figé de la matérialité.
Je remercie l'Esprit pour cette expérience qui m'aide à rompre avec un passé révolu, et me montre clairement que
chaque nouvelle journée ; chaque nouvelle année est une page vierge ou je peux choisir d'écrire le scénario «original » de mon retour vers l'unité.
Christalain
ajouter un commentaire commentaires (2) recommander

Voici le genre de message qui a circulé sur le net cette semaine :.
Avant des
vacances bienvenues et à mi chemin dans l'année 2008, il m'est venu l'idée de faire un petit point sur la situation globale telle que je la perçois. Sur le plan énergétique collectif tout
d'abord, il faut noter une accélération sensible du « nettoyage » à tous les niveaux depuis le début de l'année: tremblements de terre, cyclones, inondations, incendies...Ces
évènements géophysiques semblent venir en écho aux transformations intérieurs que nous vivons individuellement, en particulier sur le plan émotionnel.

"
Chaque
chercheur pense avoir SA solution pour atteindre de la sommet de la montagne, mais qui songe à se demander pourquoi le sommet le plus élevé pour l'un ne l'est pas pour l'autre ?
qu'elle est la nature du « bon » sommet à conquérir... ?