Présentation

UN COURS EN MIRACLE : Synthese de F.Corbeil

Dimanche 31 août 2008


A compter de cette semaine, une série d'articles écrits par l'auteur canadien François Corbeil au sujet du cours en miracles.  Merci à lui pour son autorisation de publication. Ils sont numérotés avant de retrouver plus facilement l'ordre de parution



 
     Le Cours est divisé en trois parties. La première partie se nomme : Le Texte. Ce texte contient une explication complète de la métaphysique de l'origine en la croyance de notre séparation d'avec Dieu et de la fabrication de l'univers physique et du corps, tels que nous les connaissons maintenant. Il nous dévoile les motivations profondes qui nous ont amenés dans la condition où nous sommes présentement : souffrance, manque, injustice, guerre, maladie et mort. Il nous explique, avec beaucoup de détails, les moyens par lesquels nous pouvons guérir le système de pensée qui nous a amenés à cette croyance en la séparation d'avec Dieu .


     Le Cours est donc un outil d'enseignement qui va permettre à l'étudiant d'apprendre les deux systèmes de pensée qui nous sont présentés tout au long du Cours. Ces deux systèmes de pensée s'opposent en tout point et sont toujours présents dans notre esprit. L'un amène la souffrance, la culpabilité et la mort. L'autre apporte la guérison de notre esprit, la paix, l'innocence, l'amour et la vie éternelle.


     Le Cours nous demande de bien comprendre ces deux systèmes de pensée, afin que nous puissions facilement les différencier. Une fois  apprise la différence entre les deux, il nous est alors demandé de faire le bon choix. Dans chaque situation de notre vie, le Cours nous demande de ne plus choisir d'utiliser le système de l'ego, mais plutôt de choisir le système provenant de la partie de notre esprit qui est toujours une avec la Vérité et l'Amour de Dieu.


     Donc, l'étude des dynamiques, des concepts et des raisonnements de l'ego est très importante au début de l'apprentissage. Cette étude va nous permettre de comprendre de quelle façon nous sommes identifiés au système de l'ego, nous aidant ainsi à le reconnaître et à le laisser aller, en l'échangeant pour celui qui est sain dans notre esprit. De là vient le nom  Esprit Saint ; La partie de notre esprit qui est saine et une avec Dieu et qui a pour fonction de nous guider et de nous ramener à notre vraie nature de Fils de Dieu pur et innocent.


     Le Cours nous offre aussi une deuxième partie pratique, après le texte, soit : Le Livre des Leçons, (365 leçons), comprenant des exercices précis à faire chaque jour de l'année. Ces leçons ont pour but de faciliter l'intégration des nouveaux concepts appris lors de notre étude du texte. Les premières leçons sont dédiées au désapprentissage du vieux système de pensée et les leçons suivantes sont dédiées à l'application pratique du nouveau système de pensée.


     Enfin le Cours contient une troisième partie, soit :Le Manuel des Enseignants et la Clarification des Termes. Ce manuel contient du matériel très aidant qui explique le développement de l'étudiant tout au long du processus de sa guérison. Il contient aussi les réponses du Cours aux questions les plus souvent posées . Cette troisième partie contient aussi une clarification des termes utilisés dans le Cours. Cette clarification est très utile pour nous montrer la différence de signification, entre les termes utilisés dans le Cours et ceux appris dans notre éducation chrétienne.


     Finalement le Cours nous explique comment, par l'outil du Pardon, nous pouvons défaire notre investissement dans la souffrance, la culpabilité et la peur, qui sont les conséquences du système de pensée de l'ego. Transformer par le Pardon tout ce qui n'est pas Amour est le chemin du Cours pour retourner à notre vraie nature de Fils de Dieu qui est Amour, Paix et Joie pour toujours et toujours. Amen


François Corbeil .


Source :
http://cyberquebec.ca/prs/retourunite/right.html 

Par Christalain
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Vendredi 5 septembre 2008

La suite de la synthèse effectuée par F.Corbeil :  (un texte par semaine)

                                    
Le Cours nous dit que Dieu n'aurait pas pu créer ce monde, car ce monde est un monde cruel où l'on naît dans la souffrance et où l'on vieillit et meurt dans la souffrance.  Ce monde est un monde de perte et d'injustice, où l'on marche seul et effrayé dans des dangers constants. Il est plein de désappointements et de frustrations. Un monde où l'on abandonne et où l'on est abandonné. Si Dieu avait créé ce monde, il serait cruel.


      Le Cours dit aussi que ce monde n'est que la représentation du jugement que nous avons porté sur nous-mêmes.  Il dit que c'est une fausse image de nous que l'égo veut que nous croyons, afin que l'on  ne se souvienne pas de ce que nous sommes réellement . Finalement , il dit que ce monde n'existe pas, sauf dans notre rêve imaginaire


      Il nous dit aussi que nous l'avons fabriqué parce que nous voulions faire notre volonté.   Alors pourquoi aimons-nous ce monde? Tout simplement parce que c'est nous qui l'avons fabriqué et que nous ne croyons plus pouvoir retourner dans le monde que Dieu a créé : l'Esprit.  Il ne nous reste donc que cette fabrication, la nôtre, qui n'est en effet qu'une pauvre tentative de reproduire l'état que nous vivions au Paradis, une triste parodie de la vérité. Une tentative, par des moyens matériels et finis, de recréer une expérience spirituelle et infinie.


      C'est exactement pour cette raison que nous ne sommes pas heureux. La matière changeante et corruptible, le temps qui voit tout naître, évoluer, souffrir et mourir, ne peuvent assouvir notre besoin d'éternité et notre besoin d'un amour qui dure et ne meurt pas.  L'éternel, le durable, appartient à ce qui est éternel et durable. Le mortel, l'éphémère, appartient à ce qui est mortel et éphémère.


      Comment demander au corps de nous donner ce qu'il ne peut nous donner ?  Le corps est limité et il ne peut nous donner qu'une infime partie de ce que nous voulons.  Il ne peut surtout pas nous le donner d'une façon constante, car toute expérience  venant de lui  doit suivre  la loi de la mort, cette loi de laquelle  il provient.  Il provient  de la croyance en la mort de Dieu, la mort de la vie, la mort de l'esprit. Maintenant tout ce qui vient de lui doit suivre cette loi : naître, grandir, expérimenter un peu, puis mourir.


      Comment ne pas se réjouir devant cette bonne nouvelle que Dieu n'est pas mort, que Jésus n'est pas mort et que nous aussi ne pouvons mourir ?  Nous n'avons donc plus à nous cacher derrière une fausse image de nous, corruptible, fabriquée de chair, de sang et d ‘os, afin de nous faire croire que nous ne sommes pas  le Saint Fils de Dieu. Cette cachette nous en avions  besoin car nous croyions faussement que Dieu recherchait Son Fils pour le punir et le détruire.


      Le  Cours nous dit que le Paradis nous attend, tel qu'il était lorsque nous nous sommes endormis et que nous avons  commencé notre rêve de peur.  Notre Père au Paradis nous aime d'un amour que nous ne pouvons imaginer ici-bas.  Ses bras sont tendus constamment  vers son Fils et n'attendent qu'un signe de lui pour l'aider à revenir à la maison.


      Si nous voulons revenir dans la maison de notre Père, nous devons  réaliser que nous ne pouvons amener cette illusion avec nous au Paradis.  Alors notre tâche sera maintenant de défaire tout ce qui n'est pas de Dieu,  tout ce que nous avons fabriqué, en reconnaissant que nous n'avons pas réussi à nous donner le bonheur, que nous sommes fatigués et las d'un si long voyage, loin de notre demeure.


      L'Esprit-Saint nous donnera toute l'aide nécessaire pour défaire notre système de pensée basé sur les croyances de l'égo: la victimisation, le manque, l'attaque, la défense, la peur, tout ce qui provient de la fausse culpabilité. Il nous apprendra que nous n'avons pas pris la place Dieu et que nous ne sommes pas coupables et que nous ne méritons donc pas d'être punis.


       Il changera toutes perceptions erronées à l'intérieur de nous.  Il le fera en transformant la source de ces perceptions en amour ou en appel à l'amour.  Il nous montrera que nos frères sont une partie de nous et que si nos frères sont innocents nous sommes aussi innocents et que si nous croyons que nos frères peuvent êtres sauvés,  alors nous aussi pouvons être sauvés. Ce que le Fils de Dieu croit, devient réel pour lui.  S'il veut l'enfer, l'enfer lui sera donné. S'il veut le Paradis, le Paradis lui sera donné.


      Un Père si puissant à créé un Fils à son image, lui donnant la même puissance créatrice que Lui. Il a le pouvoir de rendre réel pour lui, ce qu'il veut qui soit réel.  Maintenant qu'il a choisi l'enfer comme réalité, il doit choisir à nouveau. Choisir qu'il ne veut plus cet enfer qu'il a fabriqué mais qu'il veut retourner au Paradis (l'Esprit) pour être heureux, enfin dans la réalité du Père Éternel.


François Corbeil

A suivre : «  Le monde n'est pas ma maison  »  

Source : http://cyberquebec.ca

Par Christalain
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Vendredi 12 septembre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles :

  
Si je suis honnête lorsque je regarde le monde qui m'est présenté, je peux voir l'immense souffrance et désespoir qui l' habitent. Je vois aussi ce qui semble être l'injustice et la victimisation presque universelles qui touchent le monde.  Des pauvres sans ressources.  Des maladies qui semblent sans remèdes.  De la folie et de la peur sans espoir d'apaisement. De la solitude, de la détresse sans amour, sans réconfort.  Des conflits et des guerres qui semblent éternels, aussi bien qu'une  destruction et dégradation  de ce qui paraît être notre espace vital, « Le Monde » .  Enfin, pour presque chacun de nous, une fin dans la souffrance, la maladie, la mort. du corps et de notre individualité.


    Comment être muet devant un tel spectacle et comment ne pas chercher le pourquoi et le comment de ce triste sort ?   Comment se fermer les yeux sur cette torture, ce conflit et cette tuerie constante qui, jour après jour, se manifeste dans notre vie et celle de nos frères. Comment peut-on ne pas entendre le cri de désespoir de l'humanité souffrante et torturée par des problèmes de toutes sortes, qui pour la plupart semblent insolubles ?  Amour brisé,  pauvreté, injustice, maladie physique et mentale, anxiété, solitude, guerre, vieillesse et finalement la mort.   Comment ne pa vouloir comme le « Bouddha » trouver la solution complète et définitive  à tous ces maux ?  Trouver une vraie solution à tous nos problèmes. Le faire pour moi et pour tous.


    Mais malheureusement, dans le monde de l'ego, je ne semble pas intéressé par une vraie solution.  Je ne suis intéressé que par une chose : ne pas sentir ma souffrance, ou tout au moins, la diminuer de toutes les façons possibles.  Faire cela en utilisant tout ce que le monde peut m'offrir afin de ne pas sentir ma profonde détresse et de pouvoir fuir ce mal intérieur qui me ronge.   Alors je m'occupe, me trouve des buts, des causes, des projets, des divertissements, des drogues. Tout est bon pour ne pas regarder ma vraie situation intérieure. Je me fait croire alors que je ne suis pas si malheureux que cela et que le monde n'est pas si cruel et hostile.  J'accepte que la vie soit faite de beaucoup de peur et de souffrance et  d'un peu de plaisir et de joie qui ne durent pas.   J'accepte mon sort et me contente de ces joies et de ces plaisirs que la vie m'offre  et que je dois payer à gros prix, tout en tentant d'améliorer ma vie le plus possible avant ma mort.


    Mais la pilule de l'ego est difficile à avaler.  Car même si je m'efforce de mettre de la beauté ou du parfum sur ce qui est laid et ce qui a une odeur nauséabonde de souffrance, de haine et de mort, je ne réussis pas à ne pas voir et à ne pas sentir tout ce qui se cache en-dessous.  Tout ce que j'essaie de cacher refait surface et mon problème n'est pas résolu.  Il reste entier.  Est-ce que je pourrais vraiment demander pour la perfection?


     Serait-il possible que la solution soit simple et accessible à tous?  Dieu dans sa grande bonté, aurait-Il déjà donné la réponse à toute cette folie?  Est-il possible de se débarrasser de la laideur, de la haine, de la souffrance et de la mort d'une façon définitive?  Jésus vient nous dire que oui.  Oui, je peux demander pour la perfection, oui, je peux tout avoir maintenant.


    Dieu n'a pas créé ce monde de haine et de problèmes sans solutions.  Ce monde de détresse, de peur, de mort a été créé par moi.  Alors la solution devient simple.  Au lieu d'essayer de sauver ou d'améliorer ce qui ne peut être sauvé ni amélioré, je dois juste réaliser que ce monde n'existe pas réellement, sauf dans mon imagination.  Il est le contraire du Paradis et il ne pourra jamais me donner ce que je lui demande :  la paix, l'amour, la sécurité, la joie et la vie éternelle.  Si je l'ai fabriqué, je peux le défaire et l'échanger pour un autre monde, le monde réel, celui qui peut me donner tout ce que je veux vraiment.


    Voici la solution définitive à tous les problèmes que je crois avoir ici:  je dois laisser aller ce monde de souffrance que j'ai fabriqué, pour l'échanger pour le monde réel, un monde de paix et d'amour.  Ce monde, je l'aime seulement parce que je l'ai fabriqué.  Il ne me rend pas heureux et il ne peut pas me rendre heureux.  Mais j'ai oublié l'autre monde d'où je viens et qui m'attend.  Jésus vient me le rappeler et m'encourager à revenir chez moi, dans la perfection éternelle.


    Je dois maintenant utiliser ce même monde pour retourner à la maison, le plus vite possible, en changeant ce cauchemar en rêve heureux et ce, pendant que je crois toujours être ici dans un corps.  Jésus me dit qu'il n'est pas nécessaire de mourir pour cela.  On ne laisse pas le monde en laissant le corps.  Mais on laisse le monde en laissant aller notre investissement dans le monde, à travers le pardon


François Corbeil.

Source : http://cyberquebec.ca/prs/retourunite

A suivre : La folie du monde que j'ai fabriqué

Par Christalain
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Vendredi 19 septembre 2008

                                 
Tout ce que j'aime dans ce monde me trahira et m'abandonnera lorsque mon petit tour de carrousel sera terminé.  Tout ce qui était si important :  mes dettes, mon travail, ma famille, mes amis, ma renommée, le jugement des autres, tout cela reprendra la place qu'il aurait dû toujours avoir.  Tout cela sera sans importance car je ne serai plus dans ce film où il n'y a que ceux qui restent qui semblent réels et vivants. Je disparaîtrai et je ne deviendrai qu'un souvenir que l'on oubliera rapidement.


            Il n'y a que la Vérité qui reste avec moi pour toujours.  C'est la seule chose qui m'aime vraiment et qui a la capacité de m'aimer.  La Vérité n'est pas une illusion utilisée pour décevoir le Fils de Dieu et ensuite l'abandonner sans remord  à des souffrances atroces.  La Vérité ne connaît aucun jugement, aucune comparaison avec laquelle elle m'enlèverait ma valeur et Son Amour.  La Vérité sait que Dieu m'a créé et que c'est de là que vient ma valeur.


            La Vérité ne peut que protéger, aimer, donner, accepter et cela d'une façon constante.  À chaque seconde elle est là, restant la même, toujours prête à tout me donner si je me tourne vers elle.  Laissons aller les faux protecteurs dans l'ego : l'argent, l'amour romantique, les plaisirs du corps, le travail, le pouvoir. Ils ne peuvent qu'échouer à nous protéger.  Laissons aller tout ce dont nous croyons avoir de besoin, sauf la Vérité.  N'acceptons qu'elle comme besoin et comme protecteur.  Nous n'avons besoin de rien d'autre dans ce monde.  Elle nous donnera tout ce que l'illusion n'a pas réussi à nous donner et beaucoup plus.


            Pourquoi vouloir l'échec lorsque la réussite est à notre portée?  Pourquoi vouloir la souffrance lorsque la joie nous est offerte?  Pourquoi vouloir la mort lorsque la vie nous est offerte?  Il suffit seulement d'avouer que nous avons tort et que tout ce que nous avons fabriqué ne peut réussir à nous rendre heureux.  Toute ma belle fabrication,  ce monde, ce corps, ne sont qu'une erreur monumentale, une mauvaise expérience ratée.


Ce monde semble être si merveilleux avec ses fleurs, ses arbres et ses êtres vivants de toutes  formes et de toutes  couleurs, ses océans immenses, ses fleuves, ses lacs remplis de vie et de beauté, son ciel rempli d'astres et d'étoiles, si vaste,  presque infini.  Que de beauté!  Que de grandeur!


             Malheureusement, toute cette beauté et toute cette magnificence n'apportent qu'un bien faible réconfort en comparaison à toute la violence, la cruauté et la mort dont elle est la source.  Le froid qui gèle et tue,  l'eau qui inonde, le feu qui brûle, le vent qui détruit, la mer qui engouffre, la sécheresse qui dessèche et tue.  Et que dire de tous ces magnifiques animaux qui s'entre-tuent les uns les autres!  C'est la loi du plus fort, du plus rusé, du plus beau:  tuer avant d'être tué, et se repaître des entrailles de sa victime afin de survivre.  Et que dire de toujours avoir la peur dans le ventre, que quelqu'un ou quelque chose vienne nous voler le peu de vie que nous avons réussi à voler à d'autres, en attendant la mort qui est certaine et qui viendra au rendez-vous?


            Tout ceci, mon frère, n'est que folie fabriquée par la folie pour nous faire croire à ce que nous appelons la beauté du monde et l'amour du monde:  l'amour d'une mère pour son enfant, l'amour d'une femme pour un homme, deux corps qui se vouent un amour éternel mais qui ne dure  qu'un court instant avant de mourir.


            Voilà notre fabrication dont nous sommes si fiers, celle à laquelle nous sommes si attachés.  Comment, mon frère ne pas se poser les vraies questions lorsque Jésus, à travers le Cours en Miracles, nous rappelle que Dieu n'a rien à voir avec le monde, le corps, la souffrance et la mort ?  Alors tout cela vient de nous,  tout ceci est notre erreur et il nous faut admettre que ce corps et que ce monde sont impossibles et qu'ils ne nous rendront jamais heureux.


            Mon frère, réutilisons le pouvoir créateur dont Dieu nous a fait cadeau, pour faire Sa Volonté et non plus la nôtre.  J'ai quitté la maison du Père en pensant que je serais plus heureux dans ma propre maison sans Lui.  Je me suis trompé.  Je veux retourner à la maison, là où la folie n'existe pas, là où la souffrance et la mort n'existent pas. Je ne peux plus croire à la réalité de ce monde, de ce corps.  Je suis esprit éternel et le Fils bien-aimé de Dieu.  J'accepte humblement mon héritage et ma place au Paradis.



F.Corbeil.

A suivre :  « Notre condition dans le rêve du monde »

Par Christalain
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Vendredi 26 septembre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthese de F.Corbeil"). 




            Avec l'éclairage que le Cours nous offre, essayons de faire le point sur notre condition.  Nous serions donc une partie du Fils de Dieu,  rêvant qu'il a réussi à se séparer de son Créateur et imaginant que son rêve est vrai.  Dans ce rêve, il ne sait plus qui il est. Il expérimente une énorme culpabilité et une peur terrible et insoutenable d'être puni par Dieu, à cause de sa trahison et de son attaque sur l'innocence et la pureté de Dieu et de son Royaume.


            Même si tout cela n'est qu'un rêve, nous y croyons et nous sommes convaincus que Dieu ne peut pas nous pardonner et que la seule chose qui nous reste à faire est de nous cacher le plus loin de Lui, le plus loin possible de l'Esprit.  Pour réaliser ceci, nous devons nier, créer une barrière dans notre esprit, faire semblant que rien ne s'est produit et qu'il n'y a pas de conflit entre nous et Dieu.  Pour ne pas sentir nos émotions de culpabilité et de peur, nous devons les mettre dans une cachette que nous appelons l'inconscient.  Et lorsqu'elles apparaissent sur l'écran du monde, nous les nions comme nôtres et les projetons sur ce qui semble être les autres.


            Nier la réalité ne change pas le fait que, même si nous l'avons mise dans l'inconscient, nous savons qu'elle est là et que l'inconscient ne peut être réprimé indéfiniment; peut-être plusieurs années ou même plusieurs vies mais non indéfiniment.  Par le pouvoir de notre esprit, c'est nous qui retenons en place le couvercle qui empêche la culpabilité de sortir.   


 
Vient donc un temps où il nous est de plus de plus en plus difficile de ne pas reconnaître que le conflit existe en nous, que la honte existe en nous et que la peur d'être détruit existe en nous.  Plus nous redevenons conscients qu'il y a un problème à l'intérieur de nous, plus nous devons nous demander s'il n'y a pas de solution à ce problème.  Dans cette question se trouve la possibilité du salut, car le plan de l'ego est simple mais très efficace; nier le conflit et la souffrance.  Si nous croyons qu'il n'y a pas de problème, nous ne chercherons pas de solutions.


             Mais si nous croyons qu'il y a un  problème, nous regarderons pour des moyens, nous analyserons les données que nous avons et nous commencerons à raisonner.  Cela signifierait la fin de l'ego et sachant qu'il ne peut l'empêcher complètement, l'ego tentera par tous les moyens de la retarder.  Le Fils de Dieu ne peut nier et oublier qui Il est, car après un certain temps le souvenir de sa vraie nature et de l'Amour de son Père pour Lui, revient à sa mémoire.


            Même si rien ne s'est produit en réalité mais seulement en rêve, nous expérimentons quand même les effets de notre rêve qui est plutôt un cauchemar d'attaque, de haine, de souffrance et de mort.  Le Cours nous dit que nous ne pouvons nous éveiller du rêve que lorsque le cauchemar est devenu un rêve heureux.  Voilà donc notre situation:  nous sommes dans un rêve et nous devons tout transformer en amour et en   paix afin de nous éveiller dans le monde réel qui est le reflet du Paradis ici-bas.


F. Corbeil


A suivre : Au dela du monde que je vois

Par Christalain
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Vendredi 3 octobre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil"). 



     Depuis aussi longtemps que je puisse me rappeler, le monde physique a été ma seule réalité, la seule chose que je connaisse.  Ses lois ont été les seules lois que j'ai apprises.  Je me suis complètement identifié au monde matériel.  Il m'est complètement impossible de m'imaginer que ce monde n'est pas ma vraie demeure, qu'il n'est pas ma seule réalité et qu'il ne contient vraiment rien que je veuille.


     Ce monde physique que je connais maintenant et qui me rassure, est le monde que j'ai échangé contre l'autre monde, celui de mon Père.  Ce monde de l'esprit dont j'ai oublié toutes les lois, toutes les richesses et toutes les beautés et qui est l'opposé du mien, dans toutes ses prémisses de base.  Un monde que j'ai oublié et dont je n'ai qu'un très vague souvenir.  Un monde qui, de prime abord, me semble si totalement inconnu et inhospitalier, que je ne cherche pas à le connaître.


     Je ne peux pas aimer ce que je ne connais plus.  Je peux reconnaître toutefois, que ce à quoi je suis si attaché et que j'aime comme mon propre enfant, ne me rend pas heureux.  Le monde physique que j'aime tant, ne répond pas à mes attentes et me fait souffrir jour après jour.  Ce monde, dans lequel j'ai mis tant d'espoirs de bonheur, me semble de plus en plus incapable de les réaliser.  Je vis, ne sachant vraiment pas si oui ou non je réussirai à trouver ce que je cherche avant de mourir.


    Reconnaissant que ce que j'aime tant n'a pas la capacité de me donner l'amour et la sécurité que je veux, je peux en déduire qu'il existe peut-être un autre monde qui peut me donner tout ce que je veux.  Un autre monde dont je ne me souviens pas et que, pour le moment, je n'aime pas.  Un autre monde que je peux réapprendre à aimer et à comprendre.  Un monde dans lequel je pourrais être aussi à l'aise et confortable que dans celui que j'ai fabriqué.  Un monde qui saurait me donner tout ce que je veux et qui ne pourrait me causer ni souffrance, ni perte, ni mort.


     Le Cours nous dit que Jésus est retourné à la réalité de cet autre monde et qu'il nous invite à retourner avec Lui dans cet endroit. où Il sait que nous serons vraiment heureux.  Il comprend notre peur de perdre le seul monde que nous connaissions maintenant, pour un monde inconnu, sans savoir si nous y serons heureux.  Jésus témoigne en faveur de ce monde pour nous.  Il nous assure que ce monde de l'esprit peut réaliser tous nos rêves de bonheur, de paix et d'amour.


     Jésus, ayant connu les deux mondes, nous demande de le croire.  Le monde que nous avons fabriqué est cruel et sans considération pour nous.  Il nous maintient dans la perte, la frustration, la souffrance et la mort, en nous promettant faussement l'amour, la joie et la vie qu'il ne pourra jamais nous donner.  À quoi bon se leurrer davantage?  Il doit y avoir un autre monde que ce monde physique.  Un monde qui m'aime vraiment et qui peut me donner ce que je cherche.


     Je peux échanger mon monde de souffrance et de perte, pour celui de la joie et de la vie, non pas à travers la mort physique mais à travers le pardon de toutes mes illusions.  Lorsque j'aurai pardonné toutes mes illusions, j'apprendrai les lois de l'autre monde qui sont les lois de l'amour, les lois de Dieu.  L'Amour accepte tout, l'Amour endure tout, l'Amour pardonne tout, l'Amour donne tout à tous, pour toujours.  L'Amour ne peut souffrir ni mourir. L'Amour peut transformer toute haine, toute peur et toute mort en joie et en béatitude éternelle. Amen


F. Corbeil.


A suivre : La cause et la solution à tous mes  problèmes

Par Christalain
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Vendredi 10 octobre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil"). 



Mon ignorance et mon orgueil m'empêchent de comprendre la cause de mon malheur, ainsi que le remède qui le guérirait.  Voilà pourquoi je dois demander humblement à Dieu, les raisons et les causes de mon échec à me donner l'amour et le bonheur que je recherche tant.  Lorsque je réalise enfin que tous mes raisonnements et toutes mes approches de solution, face à mes problèmes dans le monde ont échoué, je choisis alors d'avoir l'humilité de demander à Dieu quelle est mon erreur et pourquoi mes problèmes me semblent si réels et presque impossibles à résoudre, m'empêchant alors d'être heureux.


      Dieu répond à ma demande si je suis sincère et prêt à entendre sa réponse.  Je dois comprendre que cette réponse me surprendra sûrement et que j'aurai probablement à remettre en question toutes les croyances et valeurs que je possède et par lesquelles je raisonne et agis maintenant.  Le pouvoir de solutionner mes problèmes par la raison, ne me fait pas défaut.  La seule chose qui m'empêche de trouver la solution à tous mes problèmes est très simple.  Mais, les choses les plus simples sont devenues les plus difficiles à comprendre, pour un esprit qui a perdu sa simplicité et qui s'est perdu dans une complexité presque infinie.  C'est pour cela que je dois demander à Dieu le pourquoi de mon malheur ainsi que la solution à mes problèmes.


      La réponse est si simple mais si difficile à accepter.  Le Cours en Miracles me dit que je ne réussis pas à résoudre mes problèmes, simplement parce que je ne connais pas mon vrai problème.  Pour résoudre un problème, je dois en connaître la cause et non pas seulement les effets.  Si j'essaie de me débarrasser seulement des effets, sans me débarrasser de la cause, je ne peux alors guérir.  Les effets vont revenir car la cause n'a pas été guérie.  Par contre, si je guéris la cause, les effets alors disparaîtront.


      Dieu connaît la cause de mes problèmes, qui est la culpabilité que je ressens, pour avoir cru m'être séparé de Lui et avoir pris Sa place comme Créateur.  Je crois, par conséquent, qu'Il est devenu mon ennemi mortel et qu'Il veut me détruire pour me punir de mon crime contre Lui.  Voilà la vraie cause à tous mes maux terrestres.  Jésus, dans le Cours, me dit que je dois reconnaître la vraie cause et que si je guéris la cause, les effets alors disparaîtront et tous mes problèmes seront résolus.


      Selon moi, tous mes problèmes proviennent de ce monde physique et leur solution se trouve dans ce monde physique.  Par exemple, si je manque de santé, selon moi la cause en est que mon corps est malade, qu'un virus ou quelque chose extérieur à moi m'attaque.  Je dois donc trouver un remède physique, un traitement, pour guérir mon corps.  Et si je m'inquiète pour ma survie : comment vais-je manger?  Où vais-je dormir?  Comment vais-je payer mes dettes ?  Selon moi, la cause en est que je manque d'argent.  Ma solution est donc de gagner plus d'argent en travaillant davantage, ou en trouvant de l'argent d'une quelque autre façon.  Si je n'ai pas d'amour, c'est, toujours selon moi, parce que la personne que j'aime n'est pas là, ou ne veut pas me retourner mon amour ou bien que je n'ai personne à aimer. 


     Il me faut réaliser que le problème vient d'un autre monde que le monde physique et que la solution aussi se trouve dans cet autre monde, c'est-à-dire, celui de l'esprit.  Ma raison ou ma pensée, ayant accepté la réponse de Dieu en ce qui concerne la cause, acceptera aussi sa solution.  Mon problème de culpabilité est dans l'esprit et la solution est aussi dans l'esprit et c'est le pardon.  Voilà la vraie cause et voilà la vraie solution.  Si je suis consentant à laisser aller ce que je croyais être la cause de mes problèmes et si j'accepte la solution de Dieu, je guérirai.  Tous mes problèmes seront résolus et je vivrai éternellement dans la paix, l'amour et l'abondance divine.  Amen.

F. Corbeil

A suivre : La peur de ce que je suis.

Par Christalain
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Vendredi 17 octobre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil"). 

              

           Il est possible de me demander qui je suis et de ne pas vouloir répondre à cette même question, car y répondre veut dire que je suis prêt à découvrir ce que  j'essaie de cacher depuis des millions d'années, ce que j'ai  nié et rejeté et dont je suis terrifié, croyant que ceci va me donner la mort. Cette fausse croyance fait que je demande de l'aide à l'ego car lui seul peut maintenant me protéger d'une mort certaine, de la destruction et de l'annihilation totale.  Maintenant l'ego est mon sauveur et pour qu'il puisse me sauver je dois oublier qui je suis, c'est-à-dire Fils de Dieu qui croit s'être séparé de son père et est en exil à tout jamais loin de sa maison, le Paradis.


           Mais que pourrait-on dire à ce même Fils afin qu'il puisse se rappeler qui il est? Il faudrait le convaincre qu'il n'est pas coupable et que le Paradis ne peut être perdu, que Dieu n'est pas devenu dément et que sa miséricorde est toujours accordée à son Fils. Mais la peur d'être puni lui a fait perdre la raison. Malgré l'insistance de l'Esprit-Saint qui ne cesse de lui dire que rien ne s'est produit en réalité, il ne Le croit pas et il se cache dans sa folie, croyant ainsi pouvoir échapper à son terrible ennemi.  Il doit oublier qui il est, oublier le conflit intérieur qui le ronge, nier la vérité dans l'absurde croyance que la menace disparaîtra s'il ne la voit pas.


           Voilà la source de tout le raisonnement de l'ego; je peux me cacher de la souffrance, de la haine, de la culpabilité en m'occupant à faire semblant qu'elles n'existent pas ou  en acceptant que je souffre mais en faisant semblant que j'essaie de me libérer. Il faut comprendre que si l'on veut vraiment se libérer de toute souffrance et de toute culpabilité, il est impossible de ne pas réussir.  Par conséquent, si on ne réussit pas à se libérer, il faut alors en déduire que notre demande n'était pas sincère et que malgré le désir que nous avons de guérir, la peur de ce que cela implique est plus forte que le désir de guérir et donc cette peur annule la demande pour la guérison.


           Mais quelle est cette peur qui nous empêche d'accepter la guérison? Elle est tout simplement le premier jugement erroné que nous avons fait: je peux faire ma volonté qui est différente de celle de Dieu et par conséquent je peux me séparer de Lui.  Je lui ai volé le pouvoir et à cause de cela Il est devenu mon ennemi mortel. Le Paradis est perdu à jamais pour moi, il n'y a aucun espoir de retour. Et ce qui est encore plus terrible, si jamais j'osais espérer retourner, je devrais faire face à la colère d'un Père vengeur et meurtrier qui n'a qu'une seule pensée, me punir pour le péché que j'ai commis contre Lui. Voilà ce que nous croyons au plus profond de notre système de pensée.  Voilà pourquoi on ne veut pas guérir; nous n'avons plus confiance en l'amour de Dieu pour nous. Nous sommes terrifiés par notre Source et par conséquent par ce que nous sommes vraiment, Fils de Dieu,   pur Esprit, invulnérable, éternel et sans péché.


           Pour celui qui veut guérir et qui veut retrouver sa Source, sa vraie nature, le raisonnement inverse doit être fait.  Premièrement, si Dieu est toujours Dieu et qu'Il est Amour et miséricorde, aimant Son Fils et Lui offrant son Amour à tout instant,  il devient donc évident que si je ne suis pas heureux, si je ne sens pas son Amour et si je souffre de toutes les affres de la terre:  solitude, maladie, haine, peur, honte de moi-même, insécurité de toutes sortes et échec dans ma recherche d'amour, c'est moi qui en suis responsable et non Lui.  Reconnaissant que ma vie est un enfer, je reconnais par le fait même que je refuse l'Amour de Dieu et que c'est moi qui continue de le refuser dans toutes les situations de ma vie.  Cela et cela seul est la cause de mes malheurs.  Dieu n'est pas cruel.  Il ne veut pas que je souffre.  Il m'aime et je suis disposé à apprendre de quelles façons je refuse son Amour, afin de pouvoir changer ma décision d'accepter la guérison de ma peur et finalement d'accepter qui je suis, son Fils Bien-aimé, pour toujours Un avec Lui.


F. Corbeil


A suivre : Qu'est-ce que la peur ?

Par Christalain
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Vendredi 24 octobre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil"). 


        
         La peur est l'émotion du monde.  Elle a remplacé l'Amour.  L'Amour qui était au Paradis la seule émotion possible.  Elle est née d'une erreur, nourrie par l'erreur et toujours maintenue par cette même erreur;  " Le Fils de Dieu est coupable ".  Voilà comment la peur est née:  Un Fils a cru avoir attaqué et trahi son Père.  Et maintenant il est effrayé par la punition qu'il croit que son crime mérite.  Il a perdu le souvenir du Père aimant qui ne pourrait jamais le condamner.  Il ne se souvient plus que la miséricorde et la compassion sont les seuls attributs d'un Père aimant.


         Le Fils est maintenant convaincu que la peur et toutes les émotions qu'il ressent sont réelles;  la honte, le rejet, l'abandon, la trahison, le vide, la tristesse, le manque.  Ces émotions semblent lui prouver que Dieu l'a éjecté du Paradis ,  que son crime envers Lui est bien réel et que la séparation s'est produite.  Il est terrorisé,  il ne croit plus pouvoir retourner au Paradis car son Père veut maintenant sa mort.  Il ne voit qu'une solution, fuir, se cacher le plus loin possible de Dieu, le plus loin possible de l'esprit, espérant ainsi éviter la punition divine.


         Bien sûr que ce n'est pas cela que nous expérimentons dans nos vies de tous les jours.  Car afin de ne pas sentir ces terribles émotions, nous avons établi tout un système de défenses dément qui nous permet de croire que nous ne sommes pas ce que nous sommes et que nous sommes ce que nous ne sommes pas.


         Maintenant je ne suis pas un esprit mais bien un corps.  Ma maison n'est pas l'esprit mais bien ce monde physique que je ne gouverne pas mais qui me gouverne.  Je ne suis pas en conflit avec Dieu mais avec mon voisin, mes parents, mes enfants, mes patrons, mon gouvernement.  Mon innocence provient du fait que mon frère est coupable, c'est-à-dire l'autre, les autres, les gens, ceux  qui sont cruels, méchants, ceux qui trahissent, qui abandonnent, qui sont irresponsables, arrogants, insensibles et qui ne se soucient guère de ma petite vie.


         C'est pour cela que je dois me défendre.  Je ne dois faire confiance à personne.  Je ne dois laisser personne approcher de ce que je suis réellement par peur d'être blessé encore et encore.  Je dois me tailler une place dans ce monde féroce où la loi de l'ego exige un œil pour un œil, une dent pour une dent.  Je ne peux faire confiance à l'Amour.  Je suis justifié de prendre le plus possible, en essayant de donner le moins possible, toujours en gardant la loi du monde qui est :  Si tu donnes plus que tu reçois, tu perds.  Si tu prends plus que tu donnes, tu gagnes.


Bien sûr, je dois faire cela en me faisant croire que je donne vraiment, que j'aime vraiment et que je suis si bon et si charitable.  Le vrai Amour donne sans jamais désirer recevoir.  Il donne tout, il endure tout, il pardonne tout.  Alors, sachant cela, je vois bien que mon semblant d'amour n'est que du marchandage, de la manipulation et du meurtre déguisé,  car le jour où je croirai que je perds plus que je ne reçois, je ne t'aimerai plus, je t'abandonnerai, je te rejetterai, je te ferai disparaître de ma vie.


         Quelle folie de ne pas comprendre l'essence même de l'Amour qui est l'Unité.  En vérité, je suis un avec tout et tout est un avec moi.  Si je donne, je ne peux que me donner à moi-même, donc je gagne.  Si je prends, je ne peux que prendre à moi-même et donc je perds.  C'est pour cela que je continue à avoir peur, car je prends constamment et pourtant je manque toujours.  Je crois que si j'arrête de prendre, je vais mourir.  Je vais être faible et l'on va m'abuser et me voler le tout petit peu que j'ai.


         Le paradoxe est colossal.  Je n'ai jamais vraiment donné pour donner sans attendre rien en retour et sans que mon ego ne se louange lui-même de sa grande générosité, de sa grandeur d'âme.  Je dois tout donner sans attendre de faveurs, donner ma foi, ma confiance et ma vie en voulant prouver l'innocence de mon frère et la mienne.


         Si je pouvais réaliser que de tout donner est la seule façon de tout recevoir et que c'est comme cela que Dieu m'a créé!  Si seulement, je pouvais faire cela, je verrais que ça marche.  Je verrais qu'au lieu de perdre comme je le croyais, je gagne. À la place de l'attaque et du manque que je croyais trouver, je trouverais l'amour et l'abondance et à la place de la mort que j'imaginais trouver, je trouverais la vie éternelle.


         Mais pour que cela se produise, je dois changer ma croyance que la perte est possible.  Maintenant j'ai peur de recevoir car  j'ai peur de donner.  J'aime perdre car j'aime prendre.  Il me faut réaliser que je tourne constamment en rond, que mes solutions ne fonctionnent pas et que je ne réussis pas à me libérer de la peur.  Je dois apprendre que de donner la peur et l'attaque est la façon de les garder et que de donner l'amour et l'innocence est la façon de les garder.


         La fin de la peur est d'accepter de tout donner sans rien garder pour soi et de réaliser que tout l'amour que j'ai donné me revient encore plus grand et plus pur que ce que j'ai pu donner.   Si je n'aime pas comme Dieu aime, je n'aime pas du tout.  Tout donner pour tout recevoir.  Voilà la loi de Dieu et la fin de la peur.


F.Corbeil.


A suivre :  « Le choix de la peur »

Par Christalain
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Vendredi 31 octobre 2008

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil"). 


         Nous n'avons peur que de ce par quoi nous sommes attirés. Mais nous nions cette attraction.  Nous refusons de la reconnaître.  Toute peur est une forme de la peur de la mort.  Nous la refusons mais en même temps nous y sommes attirés, car nous l'avons choisie comme défense.  Voilà pourquoi nous avons peur.  Nous avons choisi la mort pour nous protéger de la culpabilité et de la punition de Dieu.  Nous ne l'aimons pas.  Nous l'avons en horreur mais "la punition" de Dieu nous effraie encore plus.  Nous choisissons alors ce que nous croyons être un moindre mal.


         Nous avons peur de ce que nous voulons.  Nous voulons notre défense contre Dieu,  c'est-à-dire le corps, le monde et la matière.  Mais la matière se détériore et meurt. Par association nous voulons donc ce qui meurt, parce que maintenant nous avons plus peur de ce qui vit:  l'esprit.  Nous percevons le corps comme  vie "temporaire" mais l'esprit comme mort immédiate.  Le Paradis est devenu l'enfer et l'enfer est devenu le paradis.


         Alors une partie de nous veut la défense contre Dieu, soit ultimement la mort et l'autre partie en a peur et en est terrifiée.  L'élément décisif de notre raisonnement tordu est que si nous rejetons notre défense qui est la matière, le corps, donc la mort, nous croyons alors que nous serons immédiatement détruits par Dieu.  Par contre avec l'ego nous croyons avoir un peu plus de temps avant notre destruction, un jour, un an, dix ans, trente ans, peut-être plus si on est chanceux.  Alors nous préférons la mort du corps parce qu'elle est dans le futur, plutôt que la destruction de Dieu qui serait, selon notre croyance,  immédiate.


         Voilà pourquoi nous avons peur car même si nous retardons l'échéance de notre mort, nous savons qu'un jour il nous faudra faire face à notre destruction, notre punition.  Dieu va nous rattraper et notre seul réconfort est que nous espérons que ce sera le plus tard possible.


         Quelle est donc la solution à ce dilemme lugubre?  Elle est simple mais elle demande tout pour nous, c'est-à-dire laisser aller toutes défenses telles  le corps, le monde et la matière, pour choisir que Dieu nous aime, qu'Il ne nous punira pas et ce, malgré la peur que nous avons fabriquée nous-mêmes, et que nous décidions d'y faire face et de la défaire.  Nous laissons la mort pour choisir la vie et réaliser que nous n'avons jamais eu besoin de défenses contre un Dieu qui ne peut faire autrement que de nous aimer.  Lorsque nous choisissons la Vie, l'esprit, il ne peut y avoir de peur!


F.CORBEIL.


A suivre : la foi en l'amour pour défaire la peur.

Par Christalain
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Mise a jour le :


20 novembre 2009



* The violet choose.

* Estime de soi et impeccabilité.

* Erotisme ésotérique.

* UCEM prend t-il tu temps à faire ?

* "Ce que vous êtes" par Jac O'Keefe.

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

Prochaine mise à jour vers le 5 décembre 2009

Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Si tu savais qui marche à tes cotés sur le chemin que tu as choisis, la peur serait impossible".(T18-III-3)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

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