C'était l'une
de ces journées d'été ou tout semblait réuni pour être bien : vacances, soleil, temps libre. Tout sauf l'essentiel peut-être, l'absence du doute insidieux toujours à l'affût du moindre
relâchement... Gagné par la morosité, le spleen, je me décide à faire une balade vers les hauts plateaux du jura, nécessitant une approche en voiture. Près du but, je me heurte à une route barrée
pour travaux, non indiquée auparavant, ce qui m'oblige à faire un bon détour, et m'encourage à lancer quelques jurons saignants à l'adresse de la D.D.E négligente... Un jour « sang »
décidément ?
Enfin, je gare ma voiture au bout d'une route peu fréquentée, à l'orée du bois et commence la marche le long d'une sorte de falaise, sur une ébauche de chemin coincé entre la foret et le
vide. Le paysage est magnifique et la température douce, mais je suis toujours d'humeur maussade. On échappe à rien en changeant de lieu, en marchant, en courant, en travaillant... on emmène
toujours ses préoccupations avec soi. L'énergie suit toujours la pensée, nous sommes toujours ce que nous croyons être.
Comme une habitude devenue un réflexe salutaire, je demande de l'aide à l'Esprit-Saint, tel que le suggère UCEM (Un Cours En Miracles). Un peu plus tard, fatigué, je m'assois au
sommet d'une sorte de colline dépourvue d'arbres et permettant d'admirer le vaste panorama jurassien. Oui, mais.. l'instant est déjà gâché par une double nuisance sonore : Un tronçonneuse
s'acharne au loin sur un pauvre Sapin, et comme je suis en hauteur, le bruit lancinant ne perd rien de sa vigueur. En écho, une alarme de voiture accompagne ce concerto en casse-pied majeur. Une
alarme en pleine forêt ? à des kilomètres de la moindre route, de la moindre habitation... un comble... ! Ou donc trouver la tranquillité en ce monde ?
Je finis par en rire intérieurement, et sort de mon sac à dos le résumé d'UCEM « format voyage », 150 pages ou j'ai rassemblé ce qui
m'as semblé être la quintessence de cet enseignement. J'avais déjà remarqué que les passages lus à un moment précis apportaient très souvent des réponses aux préoccupations de l'instant. Une fois
de plus, la magie opère, grâce à un certains nombre de phrases clefs qui me rappellent que la vigilance ne doit jamais se relâcher face à l'ego. Cet ennemi, le seul en fait, nous entraîne
dans la pente du découragement, et nous fait oublier que le choix est toujours possible, le choix d'opter pour l'esprit-Saint qui est quiètude, joie, vérité. En vrac, voici quelques-unes de ces
phrases aux vertus apaisantes , lues pendant cette pose:
- Ceci n'est pas un temps pour la tristesse. Pour la confusion peut-être, mais sûrement pas le découragement.
Tu as une relation réelle, et elle a une signification.
- Ce cours n'exige presque rien de toi. Il est impossible d'en imaginer un qui demande si peu, et puisse offrir
davantage.
- La vision est donnée librement à ceux qui demandent à voir. Il n'est pas de problème, pas d'événement ni de
situation, pas de perplexité que la vision ne résoudra. Tout est rédimé* qui est regardé avec la vision. (* sauvé)
- Le monde que tu vois te montre simplement combien de joie tu t'es permis de voir en toi et d'accepter comme
tienne.
- Ne dis que ceci, mais en le pensant vraiment et sans réserves, car là réside le pouvoir du salut :
Je suis responsable de ce que je vois. Je choisis les sentiments que j'éprouve, et je décide quel but je voudrais atteindre. Et tout ce qui semble m'arriver, je
le demande, et je reçois comme j'ai demandé.
- Reconnais seulement que tu as fait erreur et tous les effets de tes erreurs
disparaîtront.
- La foi, la vision et la croyance ne sont signifiantes qu'avant que soit atteint l'état de certitude. Au Ciel elles
sont inconnues. Or le Ciel s'atteint par elles. Il est impossible que le Fils de Dieu manque de foi, mais il peut choisir où il la voudrait. L'absence de foi n'est pas un manque de foi mais une
foi en rien. La foi donnée aux illusions ne manque pas de pouvoir, car par elle le Fils de Dieu croit qu'il est impuissant. Ainsi il n'a pas foi en lui-même, mais sa foi est grande dans ses
illusions à propos de lui-même. Car la foi, la perception et la croyance, c'est toi qui les as faites, comme moyens de perdre la certitude et de trouver le péché. Cette folle direction
était ton choix; et par la foi placée dans ce que tu as choisi, tu as fait ce que tu désirais.
Une fois de plus, la magie UCEM a opérée...Le cours m'a rappelé, encore une fois, ce que l'ego avait réussi à me faire oublier depuis quelques heures : nous créons notre réalité à
chaque instant. Ce barrage routier, ces bruits désagréables, ces nuages devenant sombres...n'étaient que l'écho, la réponse de l'univers à mon état intérieur. Les occurrences extérieurs se sont
mises au diapason de mes sombres pensées ou l'énergie circulait mal. Le moral remontait en flèche, j'étais recentré.
Bien entendu, la sirène hurlante s'est arrêtée, puis peu de temps après, le massacre à la tronçonneuse également...le temps de valider cette heureuse interprétation, le temps d'un silence sacré,
d'une réponse céleste éloquente, comme toujours. Comme si cela ne suffisait pas, le soleil est revenu, et un papillon est venu tourner plusieurs fois autour de ma tête avant d'aller se poser sur
une fleur violette. Regardez la photo ci-dessous : impossible de ne pas y voir un visage souriant... Pour ce qui est de la couleur violette, elle est symbole de transmutation bien sur...
Régénéré dans ma foi et mon objectif, rempli de gratitude, j'ai rangé mon appareil photo, mon cours, ma peine, et
j'ai pris le chemin du retour. A ce moment précis, la tronçonneuse hurlait à nouveau. Hé bien oui, c'est lundi et il y en a qui travaillent, la foret ne m'est pas réservée ! Puis une
voix intérieure m'a dit : « tu n'avais pas besoin de faire ça » (de venir jusqu'ici, trouver un réconfort loin de chez moi).
Il y aura d'autres moments difficiles, des doutes insidieux, des attaques...ou l'ego prendra sa revanche, fera de la résistance avant de se laisser dissoudre. Je le sais, mais le cap est donné,
et plus rien ne me fera dévier de ce chemin libératoire ou l'Esprit-Saint m'accompagne dès que je pense à lui... « Demandez et vous recevrez... » est une formule qui fonctionne
réellement à la mesure de la foi que nous avons en Dieu. Au fil du temps, je comprend de mieux en mieux en quoi cette foi peut déplacer les montagnes. Car une petite étincelle de celle-ci
accomplit déjà des petits miracles. Celui que je viens de vous conter n'est pas le plus impressionnant de ceux que je vis, notamment grâce au cours en miracles, depuis le début de
l'année...
Une spiritualité qui change le quotidien, voila selon moi le seul critère de sa pertinence.
Christalain.
Le
1er septembre, après avoir révisé quelques notions clefs du texte cet été, j'ai commencé la pratique des exercices du Cours en Miracles, à raison d'un par jour. Pour ceux que cela
tente, il est bien sur préférable de lire le texte auparavant. Cela demande un minimum d'auto-discipline puisqu'il faut s'y consacrer, non pas très longtemps, mais régulièrement au moins 2
fois dans la journée, si possible matin et soir.
La question posée en duo au Saint-Esprit cette semaine par Sandrine et Christalain
:
Suite à un échange de mails privés avec N, celui-ci a écrit un article-réponse sur
son blog pour argumenter en faveur de la suprématie de la voie supramentale au détriment des autres voies, notamment celle que « je suis » depuis 1 an, celle du Cours en miracles. Je
reporte son article ici en intégralité et je répond point par point (en bleu) pour essayer de dissiper certains malentendus au sujet des concepts du Cours, tout en respectant la voie de N,
car aussi respectable que toutes les autres. Il s'agit ici d'un débat d'idée, pas d'une querelle de personnes, ni d'un règlement de compte. Un simple droit de réponse. Et aussi une occasion de
partager quelques idées phares du Cours.
La question posée en duo au Saint-Esprit cette semaine par Sandrine et Christalain
:
La question posée en duo au Saint-Esprit cette semaine par Sandrine et
Christalain :
La question posée en duo au Saint-Esprit cette semaine par Sandrine et
Christalain : « Comment remplacer la projection par la création dans nos vies? »


