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ARTICLES SUR LES RELATIONS (couples, FJ...)

Vendredi 11 avril 2008

 

Un couple conscient est l'espoir de notre civilisation. Deux personnes, homme et femme, ont suffisamment évolués vers eux-mêmes et vers l'autre pour vivre ensemble de manière non pas névrotique mais harmonieuse. Il ne s'agit pas de perfection mais disons d'un 50% où le passé familial cesse d'être actif compulsivement. Certes il reste des traces cicatricielles sensibles mais non plus explosives sous forme de bombes potentielles non maîtrisées. Chacun connaît l'histoire de l'autre et éprouve de la compassion pour l'enfant blessé qu'il est. Chacun est aussi en mesure de regarder en l'autre un aspect lumineux, une essence, une âme.  


Je représente volontiers le parcours de transformation du couple par une roue d'évolution comportant sept étapes, qui se rejouent sur chaque tour de spirale et avançant en direction du centre, du Soi de l'être. Les trois premiers stades archaïques déjà évoqués sont toujours présents mais se traversent plus rapidement. (NDLR : les stades archaïques du fusionnel, du dominant-dominé et du conflit.)
  


L'intelligence éclairée du quatrième stade apporte un précieux retournement. Chacun comprend que ce n'est pas l'autre qu'il faut changer mais soi. Pour autant beaucoup reste à faire. Au cinquième et sixième stade, le couple a assez d'espace pour que la complétude du masculin-féminin bouscule les rôles et les comportements. Un changement important se profile.
  


L'autonomie intérieure de l'androgyne extrait les partenaires d'une relation de besoins et d'exploitation mutuelle. L'intimité sexuelle et affective du couple peut connaître des crises de transformation, plus de distance, moins de distance, mais une nouvelle harmonie se construit qui redonne de la noblesse et de la créativité à la rencontre.
  

Il y a dans tout couple un potentiel de guérison au même endroit où il y a un potentiel d'explosion. C'est seulement à partir du quatrième stade que nous sommes en mesure de le découvrir et de le vivre. Acceptons avec optimisme d'user notre possessivité, notre violence prédatrice , la découverte de l'amour fait partie du voyage. Devenons conscients du processus et donnons nous la chance d'incarner ces possibilités.

 

Paule SALOMON

Source: "Soleil levant"

Article complet à cette adresse :
http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=261

Par Christalain
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Vendredi 25 avril 2008

Avertissement : L'article suivant, écrit par Michel Dow, « instructeur supramental » (selon ses termes) ne manque pas d'intérêt. Cependant, la terminologie employée peut être déroutante, voir même fausser parfois la compréhension, en fonction de ce que nous projetons sur les mots.  On peut se douter de ce que peut signifier « Mutant » (être humain en processus d'éveil ?). Je suppose également que le « couple planétaire » est un couple humain « ordinaire », non impliqué dans une démarche d'éveil, contrairement au couple « cosmique » (couple sacré ?).


Ou je reste perplexe, c'est sur la notion d'éther, qui ne semble pas correspondre à l'idée que je m'en faisais jusqu'à lors (corps subtil intermédiaire entre le corps physique et le corps astral).
Michel Dow semble l'employer ici dans un autre sens (métamatière?, substance causale ?) . Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à commenter en fin d'article.
Ceci étant précisé, ce texte contient pas mal d'idées intéressantes qui ne sont pas sans rappeler le concept de « Flammes Jumelles », mais expurgées de ses miasmes « new-âgeux » (et nuageux!), et de ses relents romantico-sentimentaux,  finalement, bien humains...trop humains...

Christalain.



 LE BUT DU COUPLE POUR LE MUTANT

 

Le couple doit être créé par l'esprit de l'homme et l'esprit de la femme, de là la différence entre le couple planétaire et le couple cosmique.

 

Le but du couple est de s'éduquer pour l'éther. Le but dans l'intégration d'une conscience de l'éther, c'est que l'esprit permet à ce que l'homme ou la femme puisse trouver un partenaire sur la Terre qui répondra à l'intelligence de son coeur, de son amour réel et d'une vie créative à deux. Le couple ancien est basé sur la psychologie de l'âme, la spiritualité de l'âme, l'émotion de l'âme et les désirs égoïques charnels des deux partenaires.


Le couple de mutants est un couple qui se crée et se vit dès le début pour des raisons vibratoires. Ce couple n'appartient pas aux ego, mais plutôt au devenir d'un autre temps, d'un nouveau temps, non pas un avenir, mais un devenir qui se créera d'esprit à esprit.


L'homme ancien cherche à tout prix une vie de couple pour avoir l'air normal. Dans cette vie de couple, il vit l'impression d'être évolué et d'avoir finalisé quelque chose qu'on appelle la solitude de l'âme seule. L'âme veut trouver son âme soeur dans un caractère psychologique et non dans l'esprit.


Le mutant n'est pas inquiet d'être seul dans l'âme puisqu'il a sa demeure dans l'esprit. Donc vivre à deux dans le cadre d'une vie de couple qui vit ensemble, et non pas qui se fréquente et vit séparément, deviendra un test vibratoire pour la conscience en mutation et un parfait piège pour un ego inquiet du paraître.


Nous parlons ici d'un couple, d'un homme et d'une femme qui habitent ensemble, qui vivent ensemble au quotidien et non pas d'une simple fréquentation, car dans la fréquentation il n'y a pas de couple mais que l'illusion d'un couple qui n'a pas encore pris racine.


Le couple de mutants est en devenir, il n'a pas d'avenir, mais il a un devenir, c'est-à-dire qu'il a une évolution dans le temps, il a une transformation à faire dans le temps, il a un rendement dans le temps, il a tout son temps, il n'est pas contrôlé par le destin ou par l'avenir, mais bien en relation continuelle de construction de par les deux esprits qui donnent une intelligence aux deux mutants. Donc la vie de couple du mutant a un devenir qui se construit à partir de la qualité consciente, intelligente des partenaires contre les pièges de l'astral planétaire.


L'astral planétaire qui constitue le couple dans l'involution est entièrement karmique, car la construction du double, la vie de l'éther, la science de l'esprit n'en font pas partie. Le couple de mutants est un habitat double contre les rouages des infâmes de l'astral, des entités de l'astral, des mémoires karmiques de l'astral qui polarisent le mental et l'émotion.


Le couple de mutants est un couple seul. Il n'a pas de fréquentation comme telle avec d'autres couples planétaires, pour la simple raison qu'il n'en n'a pas besoin. L'évolution de leur conscience, le rapport étroit avec leur propre intégration individuelle est suffisant. Ils sont ensemble pour finaliser une vie planétaire et non pas pour en créer une comme telle.


Le couple de mutants est déjà averti des rouages astraux, il se construit à travers l'expérience de la souffrance rendue totalement psychique, une souffrance où ensemble ils voient avec les yeux de leur esprit les assauts et les insultes du monde de la pensée astrale qui traverse leur mental, leur subjectivité, leur personnalité, leur émotion et ainsi ces mutants deviennent des survivants qui entrent de plus en plus dans l'éther de leur double cosmique.


Donc, dans l'impossibilité que ce couple puisse être créé sur la Terre à partir de la conscience de l'éther de la femme et de l'homme, dès le tout départ, dès le premier instant, un couple laboratoire, un couple expérimental, un couple polarisé deviendra effectif, c'est-à-dire ce couple deviendra la durée, la capacité, la contenance, le poids de leur propre expérience. Voilà pourquoi l'astral dans l'être humain est fait de sorte à ce que le couple brise souvent ou qu'il devienne entièrement psychologique et planétaire, sans évolution réelle.


Dans une évolution réelle, l'intelligence de la femme ou de l'homme reconnaît, par amour et par volonté, la souffrance psychique dans l'autre. Et pour reconnaître la souffrance psychique dans l'autre, ce couple a été profondément transmuté par les Ajusteurs de pensée...


Une vie de couple pour un mutant, pour celui ou celle qui vit seul, ne presse pas du tout. Le mutant sait attendre car il ne veut pas vivre une relation basée sur des désirs égoïques. Donc, en temps et lieu un partenaire lui sera présenté et ce partenaire aura déjà conscience suffisante de l'évolution réelle dans l'éther de la Terre et non simplement d'une évolution planétaire sur la Terre.


L'homme réel, la femme réelle doivent être parfaitement bien capables dans leur intelligence, dans leur volonté et dans leur savoir de supporter le temps de leur propre esprit. Le mutant doit supporter le temps au niveau d'une conscience de l'éther et ne pas souffrir psychologiquement du besoin de vivre une vie de couple planétaire afin de se sentir quelqu'un ou quelque chose pour l'autre qui subit la même loi astrale dans le couple.


La vie planétaire ne sait que répondre aux désirs égoïques de chacun et souvent la conscience la plus élevée en vibration finira par s'appauvrir éventuellement pour toutes sortes de raisons, toutes sortes de motifs psychologiques, tels que la dualité et la polarité entre le karma d'amour pour la femme et le karma du travail pour l'homme.


Cette vie de couple planétaire n'a pas de sens réel pour le mutant et il s'en tient loin. Il sait la différence entre le temps planétaire de l'âme et le corps de désirs par opposition à la vie intelligente du temps de l'éther. Donc le couple effectivement est très important au niveau de la conscience de l'éther. Nous parlons vraiment d'un couple conscient ici, un couple conscient des lois occultes de l'astral.


L'homme et la femme qui construiront un couple demain devront être suffisamment affranchis des rouages de leur âme, de la domination subtile et psychologique des entités qui traversent la pensée subjective et ainsi de suite, sinon ce couple ne vaut pas la peine d'être vécu au niveau de l'esprit.


Si le couple de mutants n'est pas créé dans l'éther, il deviendra une expérience astrale où les deux personnes éventuellement perdront un peu de leur esprit, de leur intelligence, pour arriver finalement à une séparation, à une rupture, ou à un calvaire psychologique de vie. Le couple doit être créé par l'esprit de l'homme et l'esprit de la femme, de là la différence entre le couple planétaire et le couple cosmique.


La vie de couple des mutants ne sera pas facile, car le strict nécessaire leur sera donné pour un long moment afin qu'ils développent la volonté et l'intelligence. L'Ajusteur de pensée n'a aucun avantage à rendre la vie du couple mutant simple et facile, bien au contraire.


Le point de rencontre dans la vie du mutant n'est pas simplement ses besoins à lui, mais la continuité de la fusion avec son propre esprit, puisque la création de l'homme réel n'est pas encore achevée, puisque l'homme a encore de la difficulté à bien reconnaître la présence de son esprit.


Il est évident qu'au tout départ, la vie de couple du mutant doit se créer entre deux mutants. Et si l'ego ne sait pas attendre, c'est qu'il est prisonnier du temps, et s'il est prisonnier du temps, il n'est pas encore un mutant réel dans l'esprit. Les sentiments que l'homme et la femme ont pour leurs désirs leur font souvent perdre le but réel de leur vie sur Terre dans cette vie.


Le but du couple pour le mutant est l'intégration de l'esprit, individuellement parlant. Ce couple devient lumière, et ensemble, plutôt que seul, ils deviendront des survivants de fin cycle. Le couple c'est gros, c'est grand, c'est cosmique, et ce couple se crée avec le temps de l'intégration de l'esprit. Une fois l'esprit libéré dans l'expérience du couple, seule la conscience demeure, l'énergie demeure, la lumière demeure, le reste n'est plus important.


Beaucoup de personnes spirituelles ou intellectuelles croient et pensent que leur couple est cosmique. C'est à l'homme de voir avec les yeux de son esprit et non avec les yeux de son ego, de son intellect ou avec des yeux colorés par sa vanité spirituelle. Il y a tellement de choses nouvelles à apporter sur le couple réel du mutant, car le but ultime du couple pour le mutant, pour les mutants, n'a rien à voir avec le couple psychologique, le couple traditionnel, le couple moderne, le couple spirituel, c'est tout un autre univers à découvrir.


La mutation se fait individuellement, mais le but du couple nouveau est de sortir leur esprit retenu prisonnier des mains de l'astral mental et émotif et planétaire qui conditionne parfaitement le couple ancien, le couple laboratoire, le couple psychologique dans leurs désirs planétaires qui n'est nul autre que le plan de vie de l'âme qui les unit ensemble et non la vie et l'évolution dans l'esprit. Mais le couple ancien ne peut voir la différence.


Le temps de l'éther n'est pas relié au temps planétaire. Dans la vie planétaire le temps est vécu psychologiquement par les deux ego qui forment le couple. Donc l'homme a des désirs et la femme a des désirs, mais ces désirs ne sont pas réels, ils ne sont que normaux, culturels, historiques, formels et psychologiquement intellectuels et émotifs. Voilà ce qu'est le temps planétaire, le temps de l'âme, le temps où les ego vivent la polarité tant bien que mal de leur plan de vie de l'âme qui les amène ensemble pour des expériences karmiques.


Seul l'homme mutant, seule la femme mutante peuvent percevoir vibratoirement ce qui est dit ici, tandis que l'homme psychologique, la femme trop sensible psychologiquement ne pourront percevoir le but fondamental du couple en mutation.


Plus le temps de la fin avance, ce temps déjà marqué, plus l'individualité du mutant prend de la place dans sa vie, et de moins en moins de place dans la vie sociale, culturelle, mondaine, historique, spirituelle, communautaire et ainsi de suite. L'homme conscient comme la femme consciente n'ont besoin que de la relation avec leur propre esprit, et étant dans leur propre esprit et non dans la chair de leurs désirs à satisfaire, le contact se fera, le courant passera et le point de rencontre se fera dans son temps.


Le couple du mutant est initiatique. Être un mutant, c'est déjà initiatique dès le départ et cette personne conscientisée n'a pas de temps à perdre dans son développement personnel à s'illusionner qu'une vie planétaire conduira à une vie cosmique, qu'un couple psychologique ou spirituel conduira à un couple cosmique, ceci est une profonde illusion.


Pour que le couple éthérique puisse être percevable, il faut que le couple planétaire ait déjà perdu toutes ses illusions psychologiques et spirituelles, bonnes ou mauvaises. Le couple planétaire se rencontre dans la chair et dans les désirs égoïques reliés au plan karmique des deux âmes qui les soudent ensemble vers l'expérience, d'où cet accouplement est astral dès le départ, car leur émotivité bloque l'intelligence de leur mental et le mental perd de l'énergie à cause de la charge émotive qui colore dans les premiers temps cette illusion d'être en amour et d'être heureux, jusqu'au moment où la réalité fera surface.


Les couples anciens ne peuvent presque plus se séparer, car le subconscient et l'âme les retiennent attachés à la mémoire de leurs souvenirs heureux et positifs. Combien de femmes et d'hommes souffrent de plus en plus dans leur couple. La créativité sociale, les fausses carrières professionnelles, les activités familiales, les activités sportives, le besoin de donner à leurs enfants ce qu'ils n'ont pas eu, et combien d'autres aspects psychologiques démontrent très bien un couple prisonnier dans les rouages psychiques de sa propre inconscience qu'il transmettra comme héritage à leurs semblables et à leur ressemblance dans la collectivité.


Le couple réel est en train de marquer son passage sur la Terre, et ce passage n'a rien à voir avec le bon caractère ou le bon tempérament, ou encore la belle âme de l'ego ancien.


Être mutant, c'est de bien savoir que l'énergie de la pensée subjective est irréelle. Dès lors, le mutant ne prend plus plaisir à jaser subjectivement de la pensée intellectualisée d'une subjectivité qui rend la personne qui jase tellement propriétaire de l'événement, et lorsque l'ego devient tellement propriétaire de l'événement, il n'y a plus de place pour la parole.


Le couple en mutation n'est pas social dans le sens qu'il ne crée pas de lien avec le couple ancien. Autant il y a un monde qui sépare l'homme nouveau, puis le mutant, puis le survivant, autant il y a une emprise qui psychologiquement retient l'homme ancien dans sa prison et dans ses vieilles formes psychologiques de survie planétaire.


Le couple nouveau sera le sceau de la création des deux esprits qui construisent ensemble une action de vie planétaire, transitoire vers une vie libre des infâmes qui dominent les sous-plans de la vie matérielle, une vie où se retrouvent tous les couples planétaires inconsciemment.


Le mutant n'est pas bousculé par le temps planétaire à prendre possession d'un couple, un couple qui ne conduit nulle part, un couple qui subira la domination astrale dans les trois mondes inférieurs.
La femme souffre karmiquement du phénomène de l'amour et elle croit que le couple planétaire va résoudre sa souffrance morale et psychologique. Quelle illusion astrale !


L'astral est chef dans le couple ancien. L'homme et la femme y travaillent toute leur vie et toute leur vie passera sans qu'aucun d'entre eux ne réalise qu'ils auront vécu toute leur vie en essayant de toutes les manières de la rendre heureuse, évoluée et satisfaisante, sans pour autant réaliser pour qui ils ont travaillé en réalité. Tout est perçu psychologiquement et spirituellement, et tout ce qui est perçu n'est que l'apparence sensorielle, émotive et intellectuelle du jeu des formes qui constitue leur union de couple psychologique.


Michel DOW - http://www.micheldow.ca

Par Christalain
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Vendredi 9 mai 2008

Dans une relation, il se peut que nous soyons blessés par le comportement de notre partenaire, mais c'est nous qui créons notre souffrance et nous en sommes responsables.




Toute émotion vient d'un passé non-résolu. Il est donc très important de les accueillir sans les juger inopportunes, de les laisser s'exprimer avec bienveillance et respect. Ainsi, nous pouvons cesser d'être une victime, pardonner et oublier le passé.


Dans une situation de deuil, de rupture ou de divorce, il y a 4 émotions principales qui surgissent, ce sont:

-la colère

-la tristesse

-la peur

-le regret


Elles servent à guérir un coeur brisé, à lui permettre de retrouver son intégrité. Ce processus naturel est enrayé lorsque nous bloquons une ou plusieurs de ces émotions qui sont alors refoulées et se transforment en ressentiment et en désespoir. Si l'on tente de les réprimer, de les anesthésier par un excès de sommeil, de nourriture, d'alcool, de drogue ou de sexe, cela devient de l'auto-destruction et nous retrouverons les mêmes situations ou évènements et donc les mêmes blessures qui ne pourront pas cicatriser. 


Le danger pour un solitaire est parfois de se laisser dévorer par cette tendance au refoulement émotionnel, à se couper des émotions guérisseuses que sont le chagrin, la tristesse, la colère, la peur, les regrets. Ce n'est qu'en leur ouvrant la porte et en leur permettant une pleine expression que notre coeur cicatrise des pertes et séparations qui lui rappellent sa blessure initiale: celle de la perte du tout, de la séparation d'avec la mère biologique et cosmique.


Sinon, il se crée un tissu résiduel de souffrance qui finit par empêcher toute communion, tout accès au Soi. Cela devient une résistance, de la négativité qui s'abreuve de notre énergie et finit par gangréner l'âme. Au contraire, si nous les accueillons et les exprimons, nous leur permettons de guérir et notre coeur sera plus ouvert à l'amour, à la compréhension et à la compassion.


Ce processus de guérison peut s'accomplir en 3 étapes:


1-Exprimer verbalement ses émotions de colère, de tristesse, de peur et de regret (dans l'ordre que l'on veut), ses besoins, ses attentes déçues, sa solitude, son désarroi etc... puis sous forme de lettre à la personne disparue (que l'on envoie ou que l'on brûle).

2-Imaginer une réponse pleine de compréhension et de pardon.

3-Ecrire une lettre d'adieu, de clôture, où l'on exprime ses espoirs et son ouverture au présent et à de nouvelles rencontres.(Que l'on envoie si possible, ou que l'on brûle si l'histoire est ancienne).


Le processus de deuil est accompli lorsque l'on peut penser avec amour à la personne avec qui la relation a été rompue. Par la suite, se remémorer tous les aspects positifs de la relation permet de retrouver confiance en soi et en son aptitude à aimer et être aimé. Dans toute relation, nous sommes co-responsables de la manière dont elle évolue. Nous pouvons avec un peu de recul, en comprendre les dysfonctionnements et veiller à ne pas reproduire les mêmes erreurs. S'il s'agit d'une situation récurrente, il peut s'avérer utile de se faire accompagner dans ce processus par un(e) professionnel(le) de la relation, et mettre à jour l'origine de ces difficultés.
 
 

Anne de Fontbelle

Par Christalain
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Jeudi 19 juin 2008

« Pouvez-vous commenter le terme flammes jumelles? »


 
La flamme jumelle est votre double égal et opposé, ou un autre aspect de votre Soi supérieur, un être qui est complètement relié à vous. Ou devrais-je dire un être qui a pris naissance dans le même temps que vous. On pourrait dire que vous avez été manifestés à un moment donné dans l'individualité. Vous venez de la combinaison de flammes jumelles. Ainsi, si vous êtes l'aspect féminin de vous-même, il y a un aspect masculin, par manque d'une meilleure terminologie. Il existe un être qui est votre compagnon idéal. L'un des aspects de l'ascension est que, généralement, vous êtes remis en contact avec l'essence de votre flamme jumelle. C'est très beau.


L'aspiration à renouer le contact avec la flamme jumelle - à avoir la relation idéale, l'expression idéale de l'amour - est une motivation très forte chez les êtres humains. C'est l'origine de ce qui vous pousse vers les relations amoureuses. A un certain niveau, vous êtes conscient que quelque part, il doit exister une relation idéale parce que cela vous semble tellement naturel. Donc la flamme jumelle est la relation parfaite pour vous, l'être qui est le plus complètement aligné avec vous et qui est en fait une partie de vous-même à un certain niveau. Beaucoup des essences de vos flammes jumelles n'ont pas de forme physique en ce moment. Elles travaillent depuis l'état ascensionné.


En fait, je pense que certains d'entre vous ont une flamme jumelle, et vous serez réunis lors de votre ascension. Ainsi si vous avez du mal à trouver pour vous-même le parfait compagnon il peut y avoir une très bonne raison: il ou elle n'est peut-être pas ici. Quand vous grandissez spirituellement, il y a une sorte d'attraction magnétique qui commence à se produire entre les flammes jumelles. Quand elles grandissent spirituellement, l'attraction magnétique qui existe entre elles les attire l'une vers l'autre à un certain moment. Si elles ne sont pas toutes deux dans une incarnation physique, l'attraction aboutira à leur réunion lors de l'ascension. Ceci est un livre en soi. C'est un petit aperçu de la situation en ce qui concerne les flammes jumelles. C'est une très belle expérience.


Source : « l'escalier de cristal » - Eric KLEIN.  (1992).

Par Christalain
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Samedi 5 juillet 2008

Les gens se présentent dans ta vie toujours pour une bonne raison. Pour une saison, ou pour la vie. Lorsque tu sauras laquelle s'applique à chaque personne, tu sauras ce qu'il faut faire pour et avec cette personne.


Lorsqu'un nouvel être entre dans ta vie,  c'est habituellement pour combler un besoin que tu as manifesté au niveau de ton âme. Il est venu pour t'assister à travers une épreuve, pour t'offrir son aide et support, pour t'aider physiquement, émotionnellement ou encore spirituellement. Cette personne est là pour la raison pour laquelle tu veux bien qu'elle y
soit. Le hasard n'a rien à y voir...


Et puis, sans aucune mauvaise intention pour toi,  à un moment donné,  cette personne dira ou fera quelque chose pour briser cette relation. Ou elle mourra, ou elle te quittera, ou bien elle agira de façon à te faire prendre une position ferme pour que ce soit toi qui t'éloigne... Ce que tu devras réaliser alors c'est que ton besoin a été comblé, ton désir réalisé. Tu devras prendre conscience que son travail à tes côtés est terminé et qu'il est  temps de passer à autre chose. Accepte tout simplement qu'il en soit ainsi sans aucune résistance. Tout a une raison d'être même si tu n'en comprends pas le sens dans l'instant...


Certaines personnes viennent dans ta vie pour une saison  pour partager, te faire grandir et t'apprendre. Elles t'amènent une expérience de paix ou te font jouir de la vie. Elles pourront te montrer quelque chose que tu n'as jamais fait, donner une nouvelle impulsion à ta vie, ce qui te remplira d'Amour, de joie et de gratitude. Tant que parfois tu auras du mal à croire qu'elles sont réelles. Et pourtant elles sont là,  mais c'est simplement pour un temps...


Les amitiés à vie, elles,  t'enseignent des leçons, elles sont un support sur lequel tu peux batîr, afin d'avoir une fondation solide en émotions. Ton travail est d'accepter la leçon : aimer la personne et mettre à profit  tout ce que tu aura appris d'elle afin d'aider d'autres personnes dans ta vie personnelle.


Il est dit que l'amour (exclusif) est aveugle mais que l'amitié voit loin. Et l' Amour inconditionnel nous ouvre le chemin de la liberté !


Anonyme.

Merci à ANGELINE pour l'envoi de cette contribution que je partage...

Par Christalain
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Vendredi 18 juillet 2008

Nous allons donc explorer la relation, le fait d'être relié à autrui.  La relation est-elle un processus d'identification ? Je pose ces questions pour vous, mais c'est à vous d'y répondre. Vous êtes tous liés à quelqu'un - sans relation, en effet, nul ne peut exister. La relation que vous entretenez avec votre femme, votre petite amie, ou petit ami, se fonde-t-elle sur la pensée ? Vous pouvez dire : « Non, elle n'est pas basée sur la pensée, mais sur l'amour. » C'est le mot le plus faux, le plus frelaté jamais utilisé, car ce terme insidieux d' « amour » nous permet de fuir. Jamais nous n'affrontons la question de savoir ce qui est à la source de nos relations les uns avec les autres, intimes ou autres : est-ce la pensée ? Et si ce n'est la pensée, s'agit-il alors des sens ? Les sensations sexuelles, le sentiment, la sensation de partage, de compagnonnage, etc. - tout est basé sur la pensée. Les sens deviennent l'instrument de la pensée, qui s'identifie alors avec les sens.


C'est à vous qu'il revient de mener l'enquête, d'explorer, de chercher la réponse à ces interrogations. Il ne faut pas glisser dans un état de torpeur ou de rêve, car le fondement de toute votre existence, c'est la relation, qu'elle soit très étroite ou plus distante. L'essentiel est que vous écoutiez attentivement, avec toute la passion de la découverte. Ecoutez. Si vous voulez trouver la réponse, il n'y a pas de gourou, pas de système qui tienne : il faut rejeter tout cela pour pouvoir débusquer ce qui est à la base de votre relation. Si la base en est la pensée - ce que vous constaterez, pour peu que vous poussiez votre investigation - , la pensée étant limitée, votre relation à autrui l'est forcément aussi, or deux relations limitées engendrent le conflit. Dans toutes nos relations, nous sommes en conflit avec l'autre - mari ou femme, fille ou garçon.


De grâce, ne me condamnez pas à un monologue : nous sommes ensemble, et c'est ensemble que nous faisons sens. L'enjeu est votre propre existence. Nous essayons d'aller - non : nous allons ensemble à la découverte. « Essayer »é cela ne sert à rien ; ce n'est qu'une expression d'indolence parmi d'autres. « J'essaie de faire de mon mieux » : cela ne veut rien dire du tout. Nous devons savoir s'il existe une relation qui ne soit pas fondée sur la pensée, celle-ci n'étant autre que le souvenir, la mémoire. Vous m'avez fait du mal, et je m'en souviens. Vous m'avez donné du plaisir - sexuel ou autre - et je m'en souviens. Vous m'avez blessé, vous m'avez porté aux nues, vous m'avez réconforté : tout cela est emmagasiné en moi sous forme de souvenirs : de là naît la pensée, et je dis que je suis lié à vous. Toutes ces constatations concernent la vie normale, la vie de tous les jours. Certes, la pensée a un rôle à jouer, y compris au sein de la relation, mais y a-t-il une relation effective d'où la pensée soit totalement absente ? C'est ce que nous allons découvrir. J'espère que la question est claire de part et de d'autre.


Dans la plupart des cas, la relation est synonyme de souffrance, d'angoisse, d'identification à l'autre, de querelles, de persécutions mesquines, de jalousie, de déplaisir. Telle est la routine ordinaire des faits quotidiens. Si nous en prenons conscience en toute lucidité, sans chercher à les fuir, on peut alors se demander s'il existe une relation à l'autre qui ne soit pas basée sur la pensée, sur la mémoire. Pour répondre à cette question, il faut examiner pourquoi le cerveau enregistre. Par exemple, vous avez eu, sous le coup de l'agacement, des mots malheureux envers votre petit garçon ou votre fille, votre mari ou votre femme, ou vous avez au contraire échangé des paroles gratifiantes. Toutes ces paroles sont enregistrées. Cet enregistrement fait partie du système d'auto-protection du cerveau, qui ne peut fonctionner que dans un contexte de sécurité absolue. Ce n'est que lorsqu'il ne se sent pas en sécurité qu'il agit de manière névrotique. Quand vous êtes dans cette situation, vous allez trouver un gourou, un prêtre ou un psychologue, dont vous faites votre autorité de référence. Et le cerveau dit : « Oui, là, nous sommes en terrain sûr. »


Soyez attentifs à mes propos. Nous cherchons à savoir si, dans vos relations les uns avec les autres, dans les activités de tous les jours, il est possible de n'enregistrer ni insulte ni flatterie - s'il est possible de ne rien enregistrer du tout. Cherchez et vous trouverez. Si l'on n'enregistre rien, la relation prend une toute autre tournure. Mais est-ce possible ? Cela a l'air d'une théorie merveilleuse, d'une idée extraordinaire, comme si l'on disait : « Bon sang, s'il était possible de vivre ainsi, tout serait si simple ! » Je vous en conjure, ne traduisez pas mes propos en termes d'idées abstraites, n'en faites pas une espèce de théorie visionnaire porteuse de bonheur et d'espoir. Les souvenirs d'ordre sexuel, les images évocatrices, et tout ce qui a trait au sexe et nous y incite, sont mémorisés, emmagasinés, ravivés par le cinéma, le film, l'image. Et c'est à partir de cet enregistrement que commence la pensée. Vous est-il possible, en tant qu'être humain, de découvrir par vos propres moyens pourquoi une blessure, ou un incident agréable s'enregistrent dans la mémoire ? Cette découverte n'est possible que si toute votre attention est mobilisée. La vraie relation est dans l'absence d'identification. Mais on considère la relation avec sa femme, sa petite amie, ou son mari comme allant de soi. On y est habitué, elle fait partie de soi ; on s'est habitué à tant de choses, alors, une de plus. Or, il n'est possible d'être attentif que si l'on ne s'identifie pas à l'autre, à son esprit. Etes-vous capable de ne pas vous identifier à l'autre, et par conséquent d'avoir toute latitude d'être attentif - il ne s'agit pas d'être d'abord attentif, pour être libre ensuite, mais de ne s'identifer à personne : c'est de là que naît l'attention.


Etes-vous capable, en tant qu'être humain, de cesser de vous identifier - que ce soit à un autre, à des idées, à un groupe, à une secte ou à un gourou ? Ce qui revient à être libre - et c'est de cette liberté que naît l'attention. Comment puis-je être attentif si je me suis identifié à vous ? Vous pouvez être extrêmement affectueux et bon ; je peux avoir besoin de votre bonté, parce que je me sens seul, désespéré - et c'est ainsi que je m'identifie à vous. Vous m'y encouragez, en disant : « Ce n'est rien, mon ami, tu vas t'en sortir très vite, ça va aller. » Vous m'apportez un réconfort, sexuel ou autre, voilà pourquoi je m'identifie à vous. Dès lors que l'on s'identifie à l'autre, on crée un clivage. C'est évident. Lorsqu'il y a clivage, il y a nécessairement conflit. Pouvez-vous déceler - non pas demain, mais en cet instant même, tandis que vous êtes assis là à m'écouter - si vous vous êtes déjà identifié à quelqu'un d'autre ? Elargissez le spectre de l'identification aux idées, aux croyances, aux dogmes, à Jésus, à Bouddha, à des idéologies, d'ordre national ou autre. Commencez par ce qui vous est le plus proche, pour élargir ensuite votre examen. Nous avons trop tendance à explorer large plutôt que de commencer par ce qui nous touche de près.


Etes-vous capable de déterminer si vous êtes concerné par cette identification à autrui ? Dès l'instant où vous dites « ma fille » ou « mon fils », vous êtes pris au piège. Des mots comme « ma femme », « mon mari » vous aliènent, car ce sont de véritables bombes émotionnelles. Vous vous laissez manipuler par les mots, alors que si vous échappez à l'identification, et par conséquent à l'influence du contenu émotionnel des mots, vous pouvez faire usage de ceux-ci de manière normale et saine - et non émotionnelle. Je me demande si vous saisissez bien ?


Vous vous demandez : « Que suis-je au juste ? » Vous êtes - cela va de soi - votre nom, votre forme, votre corps, votre organisme, votre visage, mais il s'agit là de votre nature biologique, physiologique. En dehors de cela, qu'êtes-vous au juste ? Sinon le résultat de toute cette structure, de tout ce processus de la pensée ? Ne dites pas : « Je suis l'être suprême. » Une telle déclaration procède du processus de la pensée. De même, si vous dites : « Sous la fange des apparences, la divinité est en moi » cela procède encore de la pensée. Mis à part votre visage, vos cheveux bouclés - bruns, noirs ou violets, peu importe - qu'êtes-vous au juste ? Dépouillez-vous des mots, mettez-vous à nu. N'êtes-vous pas le résultat logique de mots tels que : « Je suis britannique », « Je suis russe », « Je suis catholique » , « Je suis disciple de ce gourou » ? N'est-il pas vrai que vous êtes le résultat de la pensée ? Et, nous l'avons dit, la pensée est limitée. Ce que vous êtes est donc très limité. Cette entité limitée déclare : « Je suis ceci », « Je suis cela, » « J'ai des millions de dollars », « J'ai une belle vie », ou « Je mène une existence affreuse » - tout cela reste cependant circonscrit aux limites étroites de la pensée. Les hindous inventèrent jadis cette fameuse notion qu'il nommèrent l'Atman - l'être suprême, l'absolu. Là encore, cet absolu n'est autre que le fruit de la pensée. Mais les hommes sont si crédules, si peu doués de raison, si enclins à vivre dans l'illusion et le faux-semblant qu'ils adhèrent à toutes ces notions.


Qu'en est-il de vous, une fois dépouillé de vos conclusions, de vos mots, de votre expérience ? Vous n'êtes rien. Vous êtes vide. Et, consciemment ou inconsciemment, ce sentiment de n'être rien vous fait peur : vous commencez alors à vous identifier à quelqu'un, à quelque chose, et vous croyez pouvoir combler ce vide, l'emplir d'une multitude d'idées, de relations, de connaissances, etc.


Réfléchissons un instant. Est-ce que la pensée - l'esprit - est capable d'observer ce vide, sans s'en écarter ? Comprenez-vous ma question ? C'est un autre domaine, différent, qu'il nous incombe ici d'aborder et de comprendre. En général, la tradition et le conditionnement nous incitent à l'action : il faut être actif, il faut faire quelque chose. Nous sommes habitués à ce qu'on appelle l'action « positive ». Tout ce qui ne relève pas de l'action positive est étiqueté « action négative ». Notre cerveau, notre esprit, nos habitudes obéissent à cette notion d'action positive, qui nous pousse à agir, à faire quelque chose. J'ai peur : je dois maîtriser ma peur. Je suis avide : j'agis dans le but de satisfaire ou de contrôler mon avidité. La plupart d'entre nous sont donc rodés à agir - attitude que l'on qualifie « positive » - et cette action « positive » englobe aussi la réaction opposée qui consiste à rester passif, à plonger dans la torpeur devant les faits, à les camoufler ou à les fuir.


Ce que nous suggérons - n'acquiescez surtout pas, mais examinez la suggestion - c'est qu'il existe un autre type d'action : une non-action, sans aucun lien avec l'action « positive ». La non-action, n'est pas l'opposé de l'action. L'action, étant fondée sur la pensée, reste très limitée, alors que la non-action, étrangère à tout lien avec un contraire, est d'un ordre tout à fait différent.


Si vous avez écouté attentivement, vous m'aurez entendu mentionner que l'identification à autrui engendrait un clivage entre vous et l'autre, car elle a pour origine votre propre vacuité, votre solitude, votre désir de fuir face à vous-même. Mais dans cette fuite, votre solitude demeure. Vous avez beau vous identifier à un autre, la solitude est là. D'où le clivage, les querelles, le divorce entre vous et l'autre ; il s'ensuit d'interminables conflits dans la relation. Etes-vous capable d'observer ce processus d'identification, d'en cerner les causes, tout en vous abstenant de toute action « positive », de toute intervention ?


KRISHNAMURTI -  Extrait de la quatrième causerie publique à Saanen, le 16 juillet 1978.

Source : krishnamurti-france.org

Par Christalain
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Vendredi 25 juillet 2008

Le Sentier de la Réalisation Cosmique, c'est le Chemin du Mariage Parfait. Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l'homme et de la femme :




« L'homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.


Dieu a fait pour l'homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l'autel sanctifie.


L'homme est le cerveau, la femme le cœur. Le cerveau fabrique la lumière ; le cœur produit l'Amour. La lumière féconde ; l'Amour ressuscite.


L'homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.


L'homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres. L'héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.


L'homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.


L'homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l'ange indéfinissable.


L
'aspiration de l'homme, c'est la suprême gloire ; l'aspiration de la femme, c'est l'extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.


L'homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l'Evangile parfait.


L'homme pense ; la femme songe. Penser, c'est avoir dans le crâne une larve ; songer, c'est avoir sur le front une auréole.


L'homme est un océan ; la femme est un lac. L'Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.


L'homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c'est dominer l'espace ; chanter, c'est conquérir l'Ame.


L'homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.


L'homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ».


Ces phrases sublimes du grand initié humaniste Victor Hugo invitent à vivre le Sentier du Mariage Parfait.


Source « le mariage parfait » de Samael Aun Weor

Par Christalain
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Vendredi 12 septembre 2008

Nous sommes à nouveau en train de questionner nos relations, et nous avons à nouveau besoin d'abandonner les anciens modèles et les vieilles manières de penser concernant la façon dont ses relations ont été créées et vécues. Nous avons parlé des relations entre âmes sœurs qui vont évoluer vers une relation de flammes jumelles et comment ceci est géré au niveau de l'âme. Beaucoup d'entre vous questionnent et demandent pourquoi et comment cela arrive, et parce que vous ne voyez pas les effets de cette connexion d'âmes dans votre réalité physique, vous perdez confiance. Cette perte de foi se doit à votre ego et à votre pensée qui essayent de contrôler et de comprendre ces relations dans ces niveaux.

Nous vous rappelons à nouveau que ces relations travaillent au niveau de l'âme. Votre rôle est de vivre dans le moment présent, d'avoir foi et d'accepter que tout fonctionne comme il se doit. Vous ne pouvez pas forcer ou contrôler ces relations et quand vous essayez, vous ne faites que créer le chaos et l'angoisse pour vous-même. Ces relations sont réglées à l'heure de l'âme, pas à l'heure humaine et l'âme comprend que le temps est infini et qu'il n'y a aucune hâte à faire en sorte que les choses arrivent. Résister au processus et le combattre au niveau physique ne mènera qu'à l'adversité, à la rupture et à la perte de passion.

Nous demandons à ce que vous vous soumettiez au processus, et ceci ne veut pas dire qu'il faille se soumettre à une personne mais plutôt se soumettre à l'énergie du Dieu et de la Déesse. Choisissez l'énergie que vous voulez canaliser, qu'elle soit Masculine ou Féminine, et travaillez pour créer un chemin indépendant et individuel pour vous-même. En faisant cela, vous commencez à créer votre propre aventure où vous découvrirez tous les magnifiques et merveilleux aspects de votre être.
Commencez à créer une relation avec vous-même, recherchez l'intimité à travers l'acceptation et la libération de votre moi profond, et vous verrez que votre flamme jumelle se manifestera plus vite.

Afin que ces relations fonctionnent, vous avez besoin de vous comprendre vous-même, de vous accepter et de vous aimer inconditionnellement. Tant que vous n'atteindrez pas ces buts, vous serez incapables d'aimer et d'accepter inconditionnellement votre âme sœur/flamme jumelle. Une fois que ce sera accompli, vous commencerez à faire l'expérience de la vie avec le centre du cœur totalement activé et vous vous rencontrerez cœur à cœur. Le but de ces relations est l'union de deux êtres entiers, complets et puissants dans l'énergie Divine. Ceci n'arrivera pas avant que vous vous acceptiez et que vous soyez maître de votre propre pouvoir.

Les relations doivent être utilisées dans un but divin et elles font parties de votre mission et de votre processus d'illumination. Au sein même de ces relations, vous serez chacun menés à une plus grande prise de conscience sur vous-même et sur votre vaste amour : un lieu où vos blocages concernant l'amour ne seront pas supprimés ou niés, mais acceptés et dissous. Cette union Divine de deux âmes ne peut exister qu'après que vous ayez vraiment regardé à l'intérieur de vous-même et que vous ayez trouvé votre propre beauté et perfection. Ce n'est qu'en acceptant votre propre perfection et votre intégrité, que vous êtes alors capable de vous déployer en vous unissant à un autre qui est également entier et complet. C'est en voyant votre propre beauté et votre lumière intérieure que vous pouvez commencer à voir la perfection de l'autre.

Beaucoup d'anciennes relations étaient basées sur l'idée d'être sauvé par l'autre, et étaient basées sur la peur et la culpabilité plutôt que sur l'amour. Si une relation vous empêche de grandir et nie votre vérité, c'est que vous vous cachez de vous-même, en étant dans cette relation, et l'Univers ne pourra pas donner son soutient. Les problèmes commencent dans ces nouvelles relations, quand vous créez des expectatives en relations à l'autre personne ou à la relation elle-même. Ce n'est pas à nous de transformer une relation en ce que nous pensons qu'elle devrait être. Nous avons besoin d'accepter et de livrer la relation à nos êtres supérieurs afin qu'elle évolue vers un lieu où elle pourra se manifester à l'état physique.

Dans une relation d'âmes sœurs/flammes jumelles, nous devons aimer inconditionnellement et nous aider l'un et l'autre à accéder aux parties supérieures de notre être. La majorité des gens a peur de la véritable intimité car nous croyons que l'autre nous abandonnera s'il voit ce que nous sommes réellement. Ce que nous avons besoin de comprendre, c'est que cet amour est éternel et que cette personne nous connaît déjà à un niveau supérieur et nous comprend. L'amour est inconditionnel et rien de ce que nous pouvons faire ou dire changera cela.



Extrait de « Comprendre l'union du Dieu et de la déeesse  ».


L'Archange Michael canalisé par Kate Spreckley - Source : Starchild. Com.

  

Par Christalain
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Vendredi 19 septembre 2008

Voici un entretien  avec Jean-Yves Leloup, paru dans le magazine « Nouvelles clefs ». C'est l'auteur du livre  "Tout est pur pour celui qui est pur", qui apporte, par l'intermédiaire des extraits suivants, un éclairage intéressant sur les relations « spirituelles ».

Christalain


Dans le fouillis de nos sentiments, Jean-Yves Leloup distingue l'amour du bébé, qui "mange" sa mère, de l'érotisme, qui donne des ailes à la gourmandise. mais Éros reste rivé au manque. Il se sublime en philantropie et, plus tard, en don inconditionnel : l'Agapé. Deux phrases donnent le ton de cet entretien avec un prêtre orthodoxe fort peu conformiste : "Un vrai mariage est une alliance entre deux confiances, deux libertés" ; et "Jésus a une préférence pour Jean, mais il aime autant Judas. Être fidèle à ses préférences n'exclut personne"


Nouvelles Clés : Le problème, quand on parle d'amour en français, c'est que nous utilisons le même mot pour aimer une femme, aimer Dieu, aimer les framboises, aimer un pays ou aimer un chien. Est-ce une pauvreté de notre langage ou parle-t-on bien de la même "chose" ?

Jean-Yves Leloup : Les philosophes distinguent traditionnellement toute une échelle d'états qui vont du pathos, l'amour passion qui vous enchaîne, jusqu'à l'agapé, l'amour inconditionnel qui ne demande rien en échange. Personnellement, j'ai tendance à penser qu'il s'agit de différents degrés d'une même force de vie qui, en s'élevant, prend des visages différents, mais toujours en obéissant à la même loi : tu deviens ce que tu aimes. Si vous aimez l'argent, vous devenez vénalité. Si vous aimez Dieu, vous élevez votre âme. Il est des amours qui élèvent, d'autres qui rabaissent.

Dans la pensée juive, l'être humain ne devient entier que dans sa relation avec l'autre.

La Genèse dit : "Au commencement, Dieu créa l'homme et la femme, homme et femme. Il les créa." Ce qui est "à l'image de Dieu", ce n'est pas l'homme ou la femme, c'est leur relation.

Le désir de connaître Dieu passe par la relation entre l'homme et la femme, par la rencontre de l'autre.

L'histoire du christianisme place cette rencontre comme un chemin décisif vers Dieu. D'où l'importance des Évangiles apocryphes, celui de Marie, ou celui de Philippe : on y voit Jésus en relation avec une femme, Myriam de Magdala. Cette rencontre est aussi l'image de Dieu. C'est la capacité de rencontrer une altérité. On sait que l'humain est androgyne, il pourrait être heureux tout seul. Mais si l'on revient au texte biblique émerge une anthropologie où "il n'est pas bon que l'homme soit heureux seul" (lotov en hébreu).

Pour ceux qui aiment le côté cabaliste, au niveau de la lettre : Adam, avant de recontrer Ève, se dit Adam et la somme de ses lettres correspond au mot "quoi" ; après sa rencontre avec Ève, son nom devient Aadam, et la somme des lettres donne "qui". Comme si, pour passer de l'état d'objet à celui de sujet, il fallait passer par la relation avec l'autre. À ce moment-là, comme dans l'Évangile de Philippe, le mot amour devient le mot alliance. Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s'inclinent l'un devant l'autre. On n'est plus dans un registre de complémentarité. L'autre n'est pas là pour combler le manque. Ce sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n'est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction, c'est une alliance qui porte du fruit. Le fruit peut être un enfant, mais aussi une œuvre - ou bien le plaisir ! -, mais dans tous les cas, c'est une façon de mettre Dieu au monde. Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l'être de Dieu.

Si vous voulez aller plus loin, cet "être de Dieu" se révèle comme trinité. La trinité veut dire que Dieu est relation d'amour : ce n'est pas le un, ce n'est pas le deux, c'est le trois, le chiffre de l'alliance, la révélation de ce que peut être Dieu. C'est pour cela que les grands monothéistes, tels Hallaj ou Rûmî, disent : "Dieu est un, comme l'Amour, l'Amant et l'Aimé sont un."

La relation elle-même est un dévoilement du Dieu-un, qui est à la fois un et trine.

Le Dieu-Relation. C'est la révélation de celui qui est entre les deux. Du troisième...


N. C. : On peut imaginer de nombreuses relations d'amour, par exemple celle d'un parent pour son enfant, ou celle qui relie deux amis, mais est-ce entre un homme et une femme que cela atteint son apogée ?

J.-Y. L. : Oui, il y a là quelque chose d'autre. Il ne s'agit pas d'aimer son enfant comme on aime son mari ou sa femme, on serait dans l'inceste. En grec, ce n'est pas le même mot. L'amour que j'ai pour mon père, ou ma mère, ou mon fils, ou ma fille, n'est pas celui que j'ai pour ma femme, ou pour mon chien, ou pour Dieu. C'est bien le même amour, mais chaque relation est une qualité propre, qu'il ne s'agit pas de mélanger aux autres. Quelquefois, il y a là confusion.


N. C. : Dans Aimer malgré tout (Entretiens avec Marie de Solemme, éditions Dervy), vous parlez de la métamorphose des qualités de l'amour les unes dans les autres. Tout commence par la pornéia, l'amour du bébé, qui "dévore" le sein de sa mère. Puis l'amour nourriture s'allège en amour érotique, qui donne des ailes à la gourmandise infantile, lui évitant de s'alourdir en voracité. Mais éros, malgré ses ailes, vit encore dans le manque. Alors vient l'amour philanthropique, philia, qui est plein, apaisé, et relie les vrais amis dans un partage égal. Mais cela ne s'arrête pas là : philia elle-même quitte le plan de la simple amitié pour s'élèver encore plus haut, là où règne l'amour inconditionnel, l'agapé...

J.-Y. L. : La pornéia est charmante chez un nourrisson "gourmand de sa mère" ; elle est laide chez un homme de cinquante ans, vieux bébé qui cherche à se nourrir de l'autre pour exister - heureusement qu'il a cette pulsion, qui le maintient en vie, mais à partir d'un certain âge il est dommage d'en rester là, à "consommer" l'autre et à le consummer, au lieu de communier. Le chemin consiste à passer de la consommation à un amour qui communique, la philia ; puis de là, à un amour qui communie, l'agapé. Aujourd'hui, on développe beaucoup la communication, mais pas beaucoup la communion.


N. C. : Pourquoi éros reste-t-il dans le manque ?

J.-Y. L. : Éros est un jeune dieu, dommage qu'on en fasse parfois un vieux cochon ! C'est le désir ailé, c'est l'amour du beau - où l'on rejoint ces mystiques qui, dans la femme, peuvent découvrir Dieu. C'est l'amour platonicien qui, à travers un beau corps, trouve l'idée qui le structure et, au-delà de l'idée, la beauté pure. C'est la démarche érotique, qui est déjà une contemplation.

Mais eros est le fils de pénia, c'est-à-dire du manque. Éros est toujours dans le manque. C'est toujours la soif qui cherche son eau vive, le vase qui voudrait être rempli, comblé. Un Éros bien orienté est quelque chose de magnifique, mais lui-même n'est pas source. C'est la différence avec l'agapé. Dans nos amours il y a souvent beaucoup de soif, mais pas beaucoup de fontaines qui débordent ! L'agapé, c'est quand on ne cherche plus l'amour, mais qu'on est capable de le donner, pour rien, gratuitement.


N. C. : Qu'est-ce qui rend possibles les métamorphoses des états de l'amour ?

J.-Y. L. : Lorsque l'enfant a été bien nourri, sa Pornéia satisfaite peut lui permettre de rencontrer l'autre au-delà de sa faim, par une communication, une parole. Quand on a sereinement parlé avec quelqu'un, qu'il y a eu de la philia, de l'amitié, un échange, on peut aller au-delà, pour s'approcher d'une pure présence commune. Et là, on devient capable d'amour gratuit, comme dans l'enseignement du Christ, qui dit : Agapé te aléios. C'est-à-dire : Aimez-vous les uns les autres (comme je vous ai aimés). Il ne dit pas : Soyez amoureux les uns des autres... Ce n'est pas le mot éros. Il ne dit même pas : Soyez amis. C'est important, parce qu'on ne peut pas être l'ami de son ennemi. Un ennemi est un ennemi, mais on peut l'aimer - en tant qu'ennemi, nuance importante. Il ne nous est jamais demandé de devenir l'ami de nos ennemis, ni d'être amoureux des gens qui nous font du mal. Quand Saint Jean dit "Dieu est amour", il utilise le mot agapé - la capacité d'entrer en relation avec l'autre de façon légère, gratuite, en respectant sa liberté, comme la vie le respecte. C'est à ce niveau-là que l'on peut aimer son ennemi : il a le droit d'exister. Mais devenir son ami (a fortiori son amoureux) peut s'avérer impossible, parce que l'échange avec lui n'existe pas, il reste enfermé dans sa haine. Mais l'agapé accepte que l'autre ne nous aime pas. C'est un autre mot pour dire liberté intérieure. C'est aimer, comme l'émeraude est verte.

N. C. : Il y a là quelque chose de bouddhique !

J.-Y. L. : C'est l'amour comme état d'être. Or, il ne faut pas opposer les deux : la spécificité des traditions sémitiques, c'est d'apporter l'amour comme alliance, c'est- à-dire comme rencontre de deux états d'être. C'est peut-être la différence entre la bonté et l'amour. On peut développer en nous un état de bonté, comme le soleil rayonne... Mais ce n'est pas encore la relation. Il ne s'agit pas simplement d'être un soleil, mais de rencontrer un autre soleil ! (rire) et de faire quelque chose ensemble. L'autre existe dans son altérité, il n'est pas seulement l'occasion pour moi d'aimer.


N. C. : Et comment mieux différencier amour et amitié ? En disant qu'on peut avoir beaucoup d'amis mais un seul amour ?

J.-Y. L. : Être fidèle à quelqu'un, c'est être à son égard dans une relation d'amour plus grande que nos instincts et nos impulsions, qui ne sont pas du tout fidèles. Si notre amour se situe au niveau de l'amitié, il peut respecter la parole donnée et se montrer fidèle à... je dirais à une préférence. C'est une question importante. Quand je regarde Jésus, je vois qu'il aime tous les êtres, mais il a des préférences. Pour moi, c'est le signe qu'il était vraiment humain : le propre de l'amour humain est d'avoir des préférences. Cela ne signifie pas qu'il aime plus Jean que Judas. Mais il préfère Jean. La préférence relie les êtres sur la même longueur d'onde, le même accord. Jésus aime autant Marthe que Marie-Madeleine, simplement il a un accord particulier avec la seconde. L'amour, c'est être fidèle à ses préférences. Mais cela n'exclut pas les autres. Le fait que Jésus aime Marie-Madeleine ne l'empêche pas d'aimer les autres femmes, mais différemment. Quand on aime vraiment quelqu'un, c'est toujours d'une manière unique, irremplaçable. "Parce que c'était toi, parce que c'était moi." Cela ne signifie pas qu'on n'aimera plus jamais personne, mais qu'on n'aimera plus jamais personne de cette façon-là.


N. C. : Nous vivons une époque très turbulente, sur ce plan-là aussi, avec une sorte d'écartèlement entre deux images fortes : d'un côté celle du couple éternel (Adam et Ève, Roméo et Juliette), de l'autre celle de l'amour libre entre des sujets libres, responsables de leurs nombreuses rencontres amoureuses.

J.-Y. L. : Je crois qu'il s'agit de tenir ensemble le sens de l'universel et du particulier. Beaucoup de gens qui disent : "Moi, j'aime tout le monde", laissent entendre en sourdine : "Moi, je n'aime personne." Il n'y a pas d'engagement ni de fidélité possibles. D'autres disent plutôt : "Moi, je n'aime que telle personne, et rien qu'elle." Entre cet universalisme qui ravale tout le monde au même niveau, et cette sorte d'amour particulier qui exclut l'universel, il s'agit de trouver un équilibre. On peut rencontrer beaucoup de femmes, beaucoup d'hommes, mais on risque tellement de se disperser ! Alors que le fait d'en choisir une (ou un) et d'approfondir cette relation, le plus loin possible, va me faire déboucher sur l'universel. C'est étrange et naturel : on découvre l'universel au cœur du particulier. Dans une femme, je peux découvrir toutes les autres femmes.

Comment choisir un préférentiel qui n'enferme pas ? On rêve : ça supposerait d'être libre de la jalousie, de la possessivité, de toutes nos peurs d'enfant, de savoir vraiment se situer au niveau de l'alliance. Bref, je crois que d'avoir choisi quelqu'un peut nous ouvrir aux autres, et non pas nous fermer. Que Jésus puisse avoir des préférences peut choquer certains (les apôtres eux-mêmes lui demandaient de justifier sa préférence pour Marie-Madeleine), mais c'est cela qui lui permet de mieux aimer les autres.


N. C. : Entre l'image d'Épinal d'un Christ éthéré et puceau et celle qui fait de lui un homme ordinaire, avec plusieurs épouses et des marmots, peut-on parler d'une "sexualité du Christ" ?

J.-Y. L. : Je reprends l'adage des Pères de l'Église : Tout ce qui n'est pas assumé n'est pas sauvé. Donc si le Christ n'a pas assumé la sexualité humaine, elle n'est pas sauvée ; et si elle n'est pas sauvée, elle est mauvaise ; et si elle est mauvaise, elle va nous rendre coupables ; et si elle nous rend coupables, elle va nous rendre malades. Le tout est de savoir de quelle sexualité nous parlons : celle qui reste pulsionnelle et animale ? ou celle d'un être qui a transformé sa libido en amour, et cet amour en capacité d'alliance ? Donc, évidemment que le Christ assume sa sexualité, autrement ce n'est pas un homme, c'est un castrat, un infirme - ce qui serait blasphématoire. C'est une des occasions que la réflexion philosophique a peut-être manqué : celle d'évangéliser la sexualité, de la transfigurer, d'y introduire le sacré. Bien sûr que Jésus a une sexualité, mais il la vit de manière plus intelligente, plus généreuse, plus aimante et plus sacrée. Ce n'est pas la divinité qui a été sexualisée. Il a divinisé la sexualité : elle aussi peut être un lieu d'épiphanie, de rencontre de Dieu. Et c'est ce que dit l'Évangile de Philippe : le lieu où l'on prie vraiment, aujourd'hui, à Jérusalem, c'est la chambre nuptiale. Le saint des saints, c'est là où un homme et une femme se rencontrent. La présence créatrice y est à l'œuvre. Donc, Dieu est réellement présent. Mais on est bien d'accord que, là, nous sommes en présence d'une humanité dont la sexualité est tout entière habitée par la lumière, par l'innocence, par un amour agapé. Il est terrible de penser que, pour certains, parler de la sexualité du Christ est vécu comme une déchéance : c'est là une humanité malade ! Jésus est-il moins divin parce qu'il est plus humain et aime une femme ? Quelle drôle d'image de la femme ! On sait que l'Église, depuis saint Paul et saint Augustin, a produit des milliers de textes charriant cette image, poussée par des peurs compréhensibles mais nullement chrétiennes. C'est nier à la femme le statut de sujet. On ne peut pas aimer quelqu'un et le regarder de haut. C'est pour ça que Jésus lave les pieds de ses disciples, pour les regarder d'en bas, pour les soigner, pour les guérir, pour les remettre debout.


N. C. : Transposez-vous directement tout ce que vous venez de dire à la relation amoureuse entre homosexuels ?

J.-Y. L. : De nouveau, quand on regarde le Christ, il a des préférences pour certaines femmes et pour certains hommes. Cette qualité d'amour, de relation, peut être vécu avec des hommes comme avec des femmes. Une parole très intéressante de saint Paul dit : "En Christ, il n'y a plus ni mâle ni femelle." Quand on a éveillé en soi le sujet, on n'est pas seulement des mâles ou des femelles, mais des personnes humaines en relations singulières, des relations de sujet à sujet, qu'ils soient masculins ou féminins.


Source :
http://antahkarana.forumzen.com

Merci a Ambre pour ce partage

Par Christalain
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Vendredi 17 octobre 2008

Que disent les lectures Edgar Cayce sur les relations personnelles et les âmes sœurs ?


(Extraits de l'ouvrage "Edgar Cayce on Soul Mates", de Kevin J. Todeschi, A.R.E. Press, 1999 - non traduit en français)





En s'appuyant sur les lectures d'Edgar Cayce, ce livre aborde le vaste sujet de nos rapports avec autrui, de l'attraction des âmes entre elles, de la solitude et de la relation entre l'être humain et son Créateur. Il montre que la notion d'âmes sœurs est étroitement liée à la réincarnation. Il explore les lois universelles par lesquelles les gens se trouvent en contact les uns avec les autres. Enfin, il explique comment améliorer nos rapports difficiles et créer des relations parfaites.

DÉFINITIONS

1. Les âmes sœurs

La notion d'âmes sœurs n'est pas nouvelle. Elle existe depuis des millénaires dans différentes cultures, apparaissant dans les mythes, les contes et les légendes. En substance, elle indique que l'âme humaine, intégrale et complète à l'origine, s'est séparée de son Créateur ou s'est fragmentée. Depuis lors, sentant qu'il lui manque quelque chose, elle cherche ardemment à retrouver son intégralité ou à retrouver sa « moitié ».

Les lectures de Cayce mentionnent que chaque entité doit accéder à sa propre intégralité et devenir complète en elle-même. Elles soulignent que cela se réalise par l'intermédiaire de nos rapports avec nos semblables. Selon Cayce, nos interactions avec autrui nous permettent de nous connaître nous-mêmes, de découvrir nos talents et nos faiblesses, de prendre conscience de notre véritable identité et de cultiver la relation nous liant à Dieu.

Edgar Cayce voyait dans les Annales Akashiques d'une personne le déroulement des rapports que celle-ci avait entretenus d'incarnation en incarnation. Il décrivait l'incidence de ses choix antérieurs sur les situations de sa vie actuelle, la provenance de ses relations et le pourquoi de ses expériences avec autrui.

Dans une lecture, Cayce donna une définition des âmes sœurs : « Il s'agit de toutes les personnes qui constituent un complément, une réponse l'une pour l'autre. Nous ne parlons pas d'attraction purement physique, mais nous nous plaçons sur les plans mental et spirituel. » [Lecture 1556-2]

Des âmes sœurs se sont connues précédemment et ont la possibilité d'avoir des rapports constructifs dans le présent. Malgré leurs dissentiments, elles peuvent s'allier pour surmonter les épreuves de l'existence.

Les relations entre âmes sœurs se rattachent aux processus de croissance spirituelle de chaque être humain. Elles se perpétuent au cours du temps et réapparaissent, sous diverses formes, lorsque les entités doivent résoudre des problèmes restés inachevés ou décident de faire quelque chose ensemble.

Nous possédons mainte idée fausse sur les âmes sœurs. Cela vient sans doute de notre désir profond de trouver un partenaire parfait dans la vie, c'est-à-dire notre « moitié » ou l'être qui nous apportera plénitude et bonheur. Par suite, certains croient qu'aucune ombre ne trouble les liens entre âmes sœurs. Les lectures signalent qu'il n'en est point ainsi. Elles précisent que nous sommes attirés par quelqu'un en notre âme, nullement car cette personne est notre unique complément, mais parce que nos rapports avec elle nous permettent d'évoluer vers notre propre intégralité. En d'autres termes, les relations entre âmes sœurs ont le pouvoir d'accélérer le développement spirituel et de conduire progressivement à la maturation des âmes. Si les êtres concernés donnent le meilleur d'eux-mêmes, ils s'entendent de mieux en mieux, vainquent leurs difficultés et se réjouissent de mener une vie qui en vaut la peine.

Nous avons tous de nombreuses âmes sœurs - dans le couple, en famille, parmi nos connaissances, au travail, dans des groupes. Il existe par conséquent différentes catégories de rapports entre âmes sœurs. Les lectures énoncent que les gens se retrouvent toujours pour une raison spécifique, essentiellement en vue de poursuivre une fructueuse collaboration ou de régler des conflits antérieurs. Bonnes ou mauvaises, nos relations reprennent là où nous les avions laissées. En effet, il y a continuité de nos schémas émotionnels, de nos aptitudes, de nos desseins, de nos aspirations et de nos idéaux passés. Cependant, notre manière d'aborder les situations qui se présentent à nous dépend uniquement de nos choix actuels.


2. Les âmes jumelles

Ce terme caractérise deux personnes dont les âmes proviendraient de la scission originelle d'une seule et même âme. D'après Cayce, deux âmes jumelles n'en sont pas identiques pour autant et ne s'incarnent pas nécessairement à une même époque. En outre, peu de gens possèdent une âme jumelle.

Selon les lectures, la distinction principale entre âmes sœurs et âmes jumelles est la suivante :
· Nous avons tous beaucoup d'âmes sœurs. Nous nous attirons mutuellement de façon à ce que chaque personne puisse se libérer de problèmes non résolus dans le passé, remplir sa mission sur la terre et s'élever spirituellement.
· Deux âmes jumelles sont en général unies par un idéal et un objectif communs. Elles se retrouvent donc le plus souvent, non pour vivre une idylle, mais pour réaliser une tâche donnée ou accomplir une œuvre importante.

Des âmes jumelles exercent une profonde influence l'une sur l'autre à travers le temps. Quelques exemples cités dans les lectures sont : Jésus et la Vierge Marie ; Edgar Cayce et Gladys Davis, sa secrétaire ; Gertrude Cayce et Hugh Lynn Cayce, le fils aîné d'Edgar et Gertrude.

En plus d'avoir leur propre âme jumelle, Edgar, Gertrude, Gladys et Hugh Lynn étaient âmes sœurs entre eux, ainsi qu'avec de nombreuses personnes. Ils avaient été ensemble dans plusieurs vies précédentes et étaient revenus dans cette incarnation afin de répandre les enseignements des lectures d'Edgar Cayce. Gladys joua un rôle capital en notant l'information, en la transcrivant, puis en la classant par thème. De leur côté, Gertrude et Hugh Lynn amenèrent l'équilibre : Gertrude, dans la famille comme dans le mécanisme d'obtention des lectures ; Hugh Lynn, dans la diffusion de l'information et dans l'expansion de l'association fondée par son père.


3. L'incarnation des âmes


Cayce affirma que l'un des services les plus appréciables qu'un couple pouvait rendre était de permettre à une âme de venir sur la terre.

Deux lois surtout conditionnent l'incarnation des âmes :
· La loi de cause à effet, ou de causalité. Elle se réfère à la mémoire karmique d'une âme, à ses choix et expériences antérieurs.
· La loi d'attraction. Elle agit comme un aimant universel qui offre sans cesse à une âme les occasions d'apprendre les leçons qu'elle a sélectionnées pour sa vie actuelle et d'honorer le but de son incarnation.

Les idéaux et les objectifs des futurs parents au moment de la conception ainsi que pendant la grossesse sont déterminants pour l'âme qui décidera de naître dans cet environnement. Selon les lectures de Cayce, les pensées, les sentiments et les activités des futurs parents créent un champ vibratoire. Seules les âmes recherchant ce genre d'énergie pourront naître d'eux. Ce champ doit être compatible avec le développement de l'âme entrante. Cayce mentionna également que le reste de la famille avait son influence. De manière générale, il suggérait aux conjoints d'être joyeux et pleins d'espoir. Il leur recommandait de s'attacher aux valeurs spirituelles, de s'en remettre à la volonté du Seigneur, et de désirer que leur enfant apportât lumière, amour et espérance dans le monde.

Cayce leur répétait que l'âme qu'ils attiraient était un enfant de Dieu et qu'ils avaient à charge son éducation et son épanouissement. C'était pour eux une opportunité de manifester l'amour divin et de servir le Créateur. Ils devaient maintenir une disposition intérieure juste et avoir une conduite exemplaire, non seulement avant la naissance, mais aussi durant l'enfance et l'adolescence.

Une âme pénètre dans la matière à la naissance, un peu avant celle-ci, ou même jusqu'à vingt-quatre heures après. Par conséquent, la projection de l'âme dans le corps du bébé et la conception physique sont deux choses totalement distinctes.




DIFFÉRENTES CATÉGORIES

DE RAPPORTS ENTRE ÂMES SŒURS


1. Les couples

Les lectures soulignent que nous pourrions avoir une relation conjugale durable avec diverses âmes sœurs. Chaque option menant à des expériences particulières, certains choix sont préférables à d'autres.

Quand une jeune fille demanda à Edgar Cayce si son ami était l'homme qu'elle devait épouser, il répondit : « C'est l'un de ceux que vous pouvez épouser. » [Lecture 3834-1] À une autre qui lui demanda si elle serait aussi heureuse, ou plus, en se mariant avec quelqu'un d'autre que son fiancé, Cayce déclara :             « On pourrait citer vingt-cinq ou trente noms. Tout dépend de la manière dont vous œuvrez au bonheur de votre couple. Le bonheur se crée. Il est ce que vous en faites. » [Lecture 1981-2]

Aux personnes voulant fonder un foyer, Cayce conseillait souvent de s'analyser afin de déterminer ce qu'elles cherchaient vraiment. Si c'était pour assouvir un désir physique ou émotionnel, elles ne seraient pas heureuses en ménage. Par contre, si c'était pour manifester l'amour véritable, appliquer l'altruisme sincère et devenir de meilleurs êtres humains, alors leur motif était légitime.

Ainsi, le succès d'un mariage ne repose point sur l'attrait physique ou sur des considérations d'ordre matériel ; mais il relève essentiellement de la coopération mentale et spirituelle, de l'effort de chacun pour s'entraider et pour servir Dieu. Cayce invitait les conjoints à cultiver leur amour l'un pour l'autre, à goûter la paix et la joie d'être ensemble, à glorifier le Divin et à ne jamais refaire la même erreur. Il leur recommandait de collaborer, de formuler un idéal commun et de se rapporter à ce dernier lorsqu'ils étaient en désaccord. Tout en les mettant en garde contre les dangers d'un comportement égoïste, il les encourageait à saisir l'importance de leur relation, à se soutenir mutuellement dans les épreuves et à compter l'un sur l'autre. « Rappelez-vous qu'aimer c'est donner. L'amour se construit. L'amour grandit. Vous pouvez le cultiver ou le détruire. Que chacun renonce à son ego. L'union du corps, de l'esprit et de l'âme dans le mariage doit avoir pour objet d'exprimer l'unité, non de satisfaire des désirs personnels. L'amour supporte tout, l'amour pardonne, l'amour comprend, l'amour triomphe des obstacles et y voit des opportunités de croître. N'attendez pas que ce soit toujours l'autre qui donne et absolve. Mais vivez à l'unisson et cherchez constamment à vous compléter l'un l'autre. » [Lecture 939-1]

Bien avant de rencontrer sa future épouse, Edgar Cayce fit un rêve illustrant la nécessité, pour un couple, de rester uni et de se conformer à un idéal commun. Dans son rêve, il se voyait avec une femme voilée traverser maintes difficultés. Tant que tous deux avançaient ensemble, la main dans la main, ils franchissaient les écueils. Une voix spécifia : « Ensemble vous pouvez accomplir n'importe quoi, mais seuls vous ne pouvez rien réaliser. »

Voici une excellente méthode pour améliorer les relations conjugales : Cayce suggérait aux époux d'imaginer quel serait le partenaire qu'ils souhaiteraient avoir s'ils se trouvaient à la place de l'autre ; et les incitait à agir de cette manière à tout instant.

La lecture d'un homme qui désirait rendre son mariage plus harmonieux stipule : « Comportez-vous envers votre femme et envers les autres de la même façon que vous voudriez qu'ils se comportent à votre égard. N'exigez pas plus que ce que vous acceptez de donner. Les conjoints doivent poursuivre un dessein unique. Si leurs aspirations divergent, l'harmonie ne règne point entre eux. La bonne entente s'instaure dans un esprit de partage. Au cours de votre incarnation précédente, vous avez été la cause de nombreux maux et vous l'avez regretté. Il est temps de vous rattraper maintenant, sinon ce sera dix fois pire dans une prochaine vie. » [Lecture 5001-1]

En général, Cayce se gardait de dire aux gens ce qu'il convenait de faire, afin de ne pas s'opposer à leur libre arbitre. Mais il les aidait à comprendre leur état, à corriger les erreurs du passé et à créer des rapports positifs.

Dans certains cas, les lectures déconseillèrent le mariage pour une raison précise. Ce fut toujours parce que l'union des conjoints allait entraver le développement spirituel de l'un d'entre eux ou des deux, que le moment n'était pas adéquat, ou qu'il fallait que les intéressés prissent d'abord position dans l'existence.

Cayce recommandait parfois le divorce, si l'un des époux s'avérait en danger physique, mental ou spirituel ; si tous deux avaient terminé ce qu'ils devaient faire ensemble ; ou si l'un avait tiré les enseignements de leur relation et que l'autre s'y refusait.


2. La famille

Très souvent, les membres d'une même famille ont été ensemble dans des vies antérieures. Ils se retrouvent dans cette incarnation afin de continuer leur croissance personnelle et de permettre aux autres de s'élever spirituellement à leur contact.

Chacun revient avec ses sentiments, ses doutes et ses craintes passés, jusqu'à ce qu'il arrive à les dominer. Il traverse les expériences dont il a besoin pour se transformer et devenir un être de plus en plus complet.

Selon les lectures, lorsqu'un couple attend un enfant, plusieurs âmes peuvent envisager la possibilité de s'incarner dans cette famille, même si celle-ci offre des conditions adverses. En fait, le choix d'un environnement s'effectue d'après les leçons qu'une âme a sélectionnées pour sa prochaine venue ici-bas. Il semble assez inconcevable que nous puissions préférer une famille abusive ou des circonstances en apparence défavorables. Cependant l'âme s'intéresse, non à la situation elle-même, mais à ce qu'elle est susceptible d'en retirer pour son évolution. En résumé, au niveau de l'âme, nous choisissons l'entourage et les conditions les plus conformes au but de notre entrée dans le monde. Il ne dépend ensuite que de nous d'accepter nos leçons ou, au contraire, de les rejeter. À une femme que la vie paraissait avoir durement éprouvée en lui donnant une fille aveugle et retardée mentale, Edgar Cayce dit un jour : « Ne vous lamentez pas sur votre sort. Remerciez plutôt Dieu de vous fournir l'occasion d'être confrontée à vous-même et de voir comment Son amour et Son pardon se manifestent sur la terre. » [Lecture 2796-1]

Il faut noter que même dans le cas des enfants adoptés, le choix d'une famille a lieu sur le plan de l'âme. L'entité sait d'avance ce qui va se produire et prend un chemin indirect afin d'aboutir dans le cadre le plus propice à son développement.


3. Les amis

En ce qui concerne la famille comme les amis, tous nos rapports importants ont pris naissance dans le passé. « Rien n'arrive par hasard. Nos liens d'amitié ne sont que la continuation de desseins et d'idéaux antérieurs. » [Lecture 2946-2]

Ne négligeons aucune relation amicale. Les lectures déclarent que, n'ayant jamais trop d'amis, nous ne pouvons nous permettre d'en perdre un seul. [Cf. lecture 3234-1]

Cayce expliquait aux gens que s'ils voulaient avoir des amis, ils devaient eux-mêmes se montrer amicaux : « Si vous voulez voir l'harmonie régner dans votre vie, créez-en dans l'existence d'autrui. Si vous désirez des amis, témoignez de l'amitié à vos semblables. Si vous souhaitez que les autres pensent ou parlent bien de vous, cultivez la gentillesse envers tous. » [Lecture 2023-1]


4. Les groupes d'âmes

Les êtres humains se trouvent liés au niveau de la famille et des amis. Mais ils sont aussi attirés, à un degré moindre, par des groupes plus vastes. Ceci se produit notamment lorsqu'il s'agit d'exécuter un travail en commun. Cayce mentionna, par exemple, que de nombreuses âmes choisissaient de s'incarner en Chine au vingtième siècle en vue d'y instituer la liberté religieuse.

Certains groupes poursuivent des buts positifs, d'autres des buts négatifs - comme la persécution religieuse ou raciale.

Un groupe revenu pour s'acquitter d'une mission spécifique est celui des collaborateurs de Cayce et des membres actifs de l'A.R.E. Les lectures signalent que quiconque s'intéresse vraiment à l'œuvre d'Edgar Cayce participa à une œuvre similaire en Égypte ancienne, à l'époque du grand-prêtre Ra-Ta. [Cf. lecture 254-42]



DIFFICULTÉS DANS LES RAPPORTS

ENTRE ÂMES SŒURS


Chaque âme attire les circonstances qui lui permettent de se retrouver face à elle-même.[1] Par conséquent, nos rapports avec les gens présentent habituellement un certain nombre de difficultés. Au lieu de considérer ces dernières comme extérieures à nous-mêmes, prenons conscience que nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous créons notre propre réalité par nos choix et nos actions. Ne nous sentons donc victimes ni d'autrui ni de la conjoncture.

Maints problèmes subsistent dans les relations humaines, car nous avons tendance à nous attacher aux différences plutôt qu'aux similitudes. Les lectures nous engagent à minimiser les défauts des autres, à magnifier leurs vertus et à faire en sorte que chaque expérience s'avère bénéfique. [Cf. lecture 263-18] De toute manière, nos rapports difficiles réapparaîtront aussi longtemps que nous ne les maîtriserons pas.

Edgar Cayce affirma : « Les gens ne se rencontrent point par hasard. Ils sont nécessaires à l'évolution d'autres personnes, même s'ils n'utilisent pas toujours leurs opportunités de façon spirituelle. » [Lecture 2751-1]


LA SOLITUDE


Dans les lectures effectuées à l'intention de personnes se sentant seules et désirant des amis ou un conjoint, Cayce n'indiquait jamais où trouver de telles relations. Il suggérait aux gens de profiter de leur solitude pour améliorer leur santé, analyser leurs sentiments profonds, panser les plaies de leur âme, ou s'approcher de Dieu.

La solitude a diverses origines. Elle peut provenir de situations particulières dans des vies antérieures ; par exemple, si un être a été négligé ou rejeté. Il s'agit pour certains d'une période nécessaire à la réflexion personnelle, à la croissance spirituelle ou au service altruiste. Parfois les causes se situent dans l'enfance, et même dans des problèmes physiques ou émotionnels. Des gens se retrouvent seuls car ils critiquent trop aisément, ne se préoccupent que d'eux-mêmes, ou se croient supérieurs. Certaines personnes s'isolent par crainte de s'ouvrir aux autres ou de leur montrer de l'amour. Quoi qu'il en soit, toutes les difficultés sont en nous.

Les lectures mentionnent que nous pouvons remédier à la solitude en secourant nos semblables et en contribuant à l'édification d'un monde meilleur. [Cf. lecture 5248-1] Elles soutiennent que si nous mettons nos qualités au service de notre prochain et si nous nous laissons guider par l'Esprit, nous jouirons en temps voulu des relations nous faisant défaut. Notre solitude se dissipera. « Faites quelque chose pour autrui. Apportez-lui de la joie, transmettez-lui la signification et la beauté de l'existence, et l'Univers vous comblera. Comprenez que pour avoir la vie, pour avoir des amis, pour avoir l'amour, vous devez communiquer l'espoir aux autres, leur témoigner de l'amitié, les aimer. Car vous ne possédez que ce que vous donnez généreusement. » [Lecture 1786-2] « Efforcez-vous d'être optimiste et d'aider quelqu'un se trouvant dans une situation pire que la vôtre - et il y en a des millions. » [Lecture 1540-6]

Cayce dit encore : « En vous donnant avec abnégation, vous attirez à vous ceux qui ont besoin de ce que vous avez à offrir. » [Lecture 3056-1]

Souvenons-nous que nous moissonnons toujours ce que nous avons semé. Ayons donc de la considération pour nos semblables, traitons-les courtoisement et appliquons la règle d'or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »
[2]

Cayce annonçait aux personnes plongées dans la solitude que cette dernière diminuerait dans la mesure où elles exploiteraient leurs talents en faveur du prochain, se fixeraient un idéal spirituel, et cultiveraient leur foi en Dieu et en elles-mêmes. Il les incitait à s'ouvrir aux autres, à mériter leur estime et à leur exprimer l'affection dont elles souhaitaient être l'objet. « Si vous voulez avoir des amis, témoignez de l'amitié à vos semblables. Si vous voulez que l'on vous aime, aimez les autres. Si vous voulez que l'espérance abonde dans votre vie, prodiguez-en à autrui. Dans les moments de découragement et de contrainte, ne condamnez point, car on vous pardonnera pour autant que vous pardonniez. Mais gardez l'espoir et œuvrez avec diligence ; vous recevrez votre récompense - à condition d'agir dans l'esprit du bien et de la vérité. » [Lecture 3184-1]

En réalité, nous ne sommes jamais seuls quand nous prenons conscience que Dieu est en nous et que nous sommes en Lui.


CRÉER DES RELATIONS POSITIVES AVEC AUTRUI


Edgar Cayce expliqua à de nombreuses personnes comment améliorer leurs rapports avec leur conjoint, les membres de leur famille, leurs amis, leurs collègues de travail et même leurs ennemis - ceci indépendamment de la nature et de l'ancienneté des dissensions existantes. Les lectures déclarent que les liens parfaits ne résultent pas d'un heureux concours de circonstances, car nous les créons et les édifions nous-mêmes.

Deux facteurs sont à la base des relations constructives :
· Nous attirons exactement ce dont nous avons besoin à chaque instant.
· Nous possédons tous en notre âme un modèle de perfection, la Conscience Christique. Celle-ci peut être éveillée par la volonté en mettant en pratique ce que nous connaissons. Comme le disait Cayce, appliquons chaque jour ce que nous savons, et le lendemain prendra soin de lui-même. Si nous faisons le premier pas, le suivant nous sera indiqué. C'est pas à pas, petit à petit, un précepte à la fois, que nous progressons. [Cf. lecture 826-1]

Avant d'exposer une méthode simple pour créer des relations positives, rappelons les principes suivants :
· Nos expériences avec les gens ont leur raison d'être. Elles peuvent mener à la transformation personnelle et au développement de l'âme.
· C'est souvent par le biais de nos rapports avec autrui que nous apprenons le plus de choses sur notre propre compte.
· Nos relations difficiles se reproduiront jusqu'à ce que nous les assainissions et que nous les dissolvions dans l'amour universel.
· Âmes en quête de notre vrai moi et de notre intégralité, nous devons entretenir des rapports positifs avec tous.

Selon les lectures de Cayce, quatre éléments permettent d'établir des relations constructives :
1. Apprenons à nous aimer et à nous comprendre nous-mêmes.
2. Formulons un idéal spirituel qui nous servira de phare dans la vie.
3. Appliquons et cultivons ce que nous savons. Exploitons au mieux nos talents.
4. Attendons-nous à ce que les choses changent, afin qu'elles puissent effectivement se modifier.

Pour expliciter ces divers éléments :
1. « Nous attirons ce qui nous est semblable. » Par suite, viennent à nous des êtres dont la conduite s'accorde avec l'image que nous avons de nous-mêmes. En outre, nos qualités et nos défauts se reflètent dans les autres. Les personnes vis-à-vis desquelles nous éprouvons de fortes réactions émotionnelles, favorables ou défavorables, sont un miroir de nous-mêmes. Par exemple, quelqu'un nous irrite car il représente un trait de notre personnalité que nous avons négligé ou refusé de considérer. En conséquence, si nous voulons savoir quels aspects de nous-mêmes nous devons transformer, il suffit de prêter attention aux personnes que nous ne pouvons supporter, qui nous dérangent ou qui nous mettent mal à l'aise. Par contre, si nous souhaitons découvrir nos aptitudes, regardons les gens que nous admirons profondément. Les lectures nous disent avec humour de corriger en nous-mêmes les points faibles que nous remarquons chez les autres.

2. En définissant consciemment notre motivation, nous remplaçons nos vieux schémas de comportement par des attitudes positives fondées sur une aspiration élevée.

3. Il existe une grande différence entre connaissance et application. Cayce maintenait qu'un concept devait absolument être mis en pratique avant de faire partie de notre entendement et de pouvoir nous aider à évoluer.

4. Il faut rechercher et accueillir le changement de nos traits de caractère comme celui de nos anciennes habitudes. En effet, pour que les choses se modifient, nous devons les y autoriser et nous assurer le concours du pouvoir constructeur de la pensée.


Puisque nous attirons ce qui nous est semblable, les autres se mettent à réagir différemment à notre égard lorsque nous nous transformons. En devenant des êtres plus complets, plus intégraux, nous améliorons donc nos rapports avec nos semblables. « Sachez que l'esprit dans lequel vous faites quelque chose est l'esprit qui vous sera retourné. » [Lecture 1688-9]

Les lectures nous invitent à coopérer ; à nous demander constamment en quoi nous pouvons assister notre prochain ; à ne point nous lasser de faire le bien ; à répandre la paix et l'harmonie dans le monde en transmettant les bénédictions divines ; à placer les intérêts d'autrui avant les nôtres ; à ne pas juger ni condamner ; à cesser de rejeter la faute sur les autres ; à traiter nos semblables avec respect ; à exalter leurs vertus et à les encourager ; à ne jamais exiger d'eux ce que nous ne sommes pas disposés à faire nous-mêmes ; à ne point vouloir leur imposer nos idées ou nos opinions ; à laisser de côté les désaccords pour nous attacher à ce que nous avons de commun avec eux ; à ne pas essayer de les changer, mais à montrer l'exemple.

Cayce exhortait les gens à la patience et à la persévérance. « Ne vous attendez pas à obtenir des résultats en un jour, ni même en une semaine. Vous ne semez pas aujourd'hui pour moissonner demain. Vous moissonnez quand ce que vous avez semé a porté ses fruits, car ce qu'un homme aura semé il le moissonnera. » [Lecture 971-1]

Toute relation peut être améliorée, parce que nous avons la capacité de nous changer nous-mêmes. Si nous agissons au mieux, avec l'esprit ouvert, cela conduira immanquablement au succès.

ÂMES SŒURS DE LA CONSCIENCE UNIVERSELLE

Dieu est Amour. Les lectures précisent que Dieu créa les âmes afin de s'exprimer et d'avoir des compagnons. [Cf. lecture 5749-14] En tant qu'enfants du Créateur, nous sommes tous frères. Nous nous incarnons ici-bas et subissons la loi de cause à effet, ou loi du karma, jusqu'à ce que nous personnifiions l'amour universel et devenions de parfaits compagnons de Dieu.

Notre amour se manifeste dans nos rapports avec autrui. Or aimer c'est donner sans rien espérer en retour. De ce fait, les lectures soulignent qu'une âme se développe, à chaque incarnation, dans la mesure où elle pratique l'altruisme. [Cf. lecture 1767-2]

Nous sommes tous en quête de notre véritable identité, de notre relation avec Dieu, de notre relation avec le Tout. C'est pourquoi l'âme se pose continuellement la question : « Qui suis-je ? » Cette question, nous l'abordons de maintes façons en traversant les expériences que nous avons engendrées afin de nous retrouver face à nous-mêmes.

Le but ultime de chaque âme est d'exprimer son essence divine et de se fondre dans le sein du Créateur. « Cela ne s'accomplit nullement par de grands actes de courage, d'amples connaissances ou d'immenses pouvoirs ; mais par la douceur des choses de l'Esprit : par l'amour, la gentillesse, la longanimité, la constance. Si vous les appliquez dans vos rapports avec autrui jour après jour, ici et là, vous deviendrez un en Dieu, ainsi qu'Il vous a voué à l'être. Allez-vous vous séparer de votre Créateur ? Il n'est rien au ciel, sur la terre ou en enfer qui puisse vous éloigner de l'amour de Dieu, si ce n'est vous-même, si ce n'est votre propre ego. » [Lecture 849-11]

Pour cette raison, les lectures mentionnent que nous sommes les âmes sœurs du Créateur. « L'âme est plutôt l'âme sœur de la Conscience Universelle que celle d'une entité en particulier. » [Lecture 2988-2]

CONCLUSION

Nos rapports avec nos semblables nous offrent d'innombrables occasions de nous connaître nous-mêmes, de nous transformer, de croître spirituellement et de faire les œuvres de Dieu. Les opportunités sont toujours présentes ; il ne tient qu'à nous de les saisir ou de les ignorer.

Nous redevenons des êtres complets en accueillant et en assimilant, l'une après l'autre, les leçons qui nous sont proposées. Puisque Dieu est Amour et que nous sommes Ses enfants, puisque nous possédons les attributs du Créateur et sommes un en Lui, il nous incombe de nous aimer les uns les autres. Quand nous aurons assaini toutes nos relations difficiles et personnifierons l'amour divin, nous recouvrerons notre intégralité. « À moins que nous n'apprenions à aimer même ceux qui ont été ou sont nos ennemis, nous n'avons pas commencé à penser correctement. » [Lecture 3254-1]

Les lectures d'Edgar Cayce affirment que le bonheur est un état de conscience. C'est en nous qu'il réside, dans notre relation avec la Force Créatrice, dans l'amour que nous témoignons à l'ensemble de la création. [Cf. lecture 2982-1]

Nous sommes tous un, liés les uns aux autres. Par nos rapports mutuels, nous distinguons notre vraie nature spirituelle et nous nous unissons à la Source suprême. Lorsque nous recherchons des âmes sœurs, nous sommes en réalité en quête de Dieu.


 

[1] Les lectures énoncent : « l'on est toujours confronté à soi-même », ou « l'on est toujours confronté avec soi-même », ou bien encore « l'on se retrouve continuellement face à soi-même ».
[2] Matthieu 7.12

 

SOURCE : http://www.edgarcayce.org

Par Christalain
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Mise a jour le :


20 novembre 2009



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* UCEM prend t-il tu temps à faire ?

* "Ce que vous êtes" par Jac O'Keefe.

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

Prochaine mise à jour vers le 5 décembre 2009

Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Si tu savais qui marche à tes cotés sur le chemin que tu as choisis, la peur serait impossible".(T18-III-3)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

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