Présentation

MES POEMES ET ESSAIS

Lundi 1 janvier 2007

pigeons.jpg "C'était un mercredi  pluvieux de  novembre. Un temps de saison dont on avait pourtant perdu l'habitude. Assis derrière mon ordinateur, je tapotais nonchalament sur mon clavier, un peu las de cet après-midi au travail. Les yeux lourds, je tournais les tête en direction de la fenêtre, comme souvent, pour m'octroyer de micro récréations. La nuit était déjà tombé et la lueur des lampadaires se reflétait dans les flaques d’eau. Un mouvement attira mon attention vers l’arbre le plus proche de la fenêtre.


Ce que je vis me surpris par son aspect improbable et insolite: malgré la pluie battante, deux pigeons se tenaient l'un contre l'autre sur la branche d'un  arbre et semblaient me regarder avec insistance. Il étaient littéralement soudés l'un à l'autre, visiblement amoureux. La taille moindre de l'un deux semblait confirmer qu'il s'agissait bien d'un couple mixte. Ils avaient la même posture romantique que ces amoureux assis sur les bancs publiques: De temps à autre, Madame Pigeon penchait sa tête sur le cou rassurant de Monsieur pigeon. Ou bien, l’un après l’autre, ils secouaient la tête pour évacuer le surplus d'eau ruisselant sur leur crâne.


 Je me frottais les yeux mais ils étaient toujours là, imperturbables, tandis que leur autres compagnons volatiles avaient depuis longtemps regagné les abris sous les toits. Les minutes passèrent et l'averse jamais ne cessait. J'étais touché par ce spectacle dont je ne pouvais détacher les yeux. Que voulaient donc me dire ces deux pigeons , juste devant ma fenêtre, quel signe devait-je comprendre ?
 

 Au moment ou cette question me traversa l'esprit, Madame pigeon se tourna à nouveau vers son compagnon, puis  se serra un peu plus encore contre lui, comme pour se rassurer, en effectuant un petit pas de coté. Mais c'était peut être Monsieur pigeon qui s'était rapproché ainsi de sa belle, je ne me souviens plus très bien. Peu importe, j'ai compris que ces deux tourtereaux s'aimaient au point de rendre sans importance les conditions climatiques excécrables qui les entouraient, ils étaient presque immobiles mais semblaient pourtant danser en esprit sous la pluie, tout à la joie d'être simplement ensembles. Plus rien d'autre n'avait d'importance ni  de gravité, y compris leur plumage détrempé par la pluie froide de l'automne.


J'ai remercié la « source » pour ce symbole du "parapluie de l'amour", j'ai remercié le ciel sombre pour ce message clair...j'ai éteins mon ordinateur, puis la lumière de mon bureau. Puis j’ai quitté celui-ci sur la pointe des pieds,comme pour ne pas troubler cet instant de grâce offert par ce coin de nature en plein centre ville. Telle une parenthèse magique dans une banale journée de travail.


Christalain – décembre 2006

 

Par Christalain
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Dimanche 7 janvier 2007
--glise-de-nuit.jpg Ce texte est extrait d’un petit recueil de nouvelles fantastiques, écrit lorsque j’avais une vingtaine d’année. Comme la plupart des autres chapitres du recueil, il est très directement inspiré de rêves fait à la post-adolescence, d’ou son caractère quelque peu « naïf ». J’ai pensé toutefois qu’il avait sa place ici, 20 ans plus tard, pour montrer toute la richesse symbolique et poétique que peut revêtir l’activité onirique, avec des messages plutot clairs pour celui qui les attend, à tout âge de sa vie…
 


« C’était un soir d’hiver, Alexandre s’était donc mis en tête de rencontrer Dieu, dévoré par trop de questions sans réponses. Il avait pris sa voiture et errait dans sa ville natale qu’il traversa en long, en large et en travers. Il se demandait bien si c’était la manière la plus adéquate de parvenir à ses fins, mais à défaut de meilleure réponse, il continuait à sillonner les rues sans âme qui vive , mais en restant sur le qui-vive, prêt à une hypothétique rencontre.
 
Minuit venait juste de carillonner au clocher lorsque Alexandre parvint sur le parvis de l’église . A priori, c’était bien dans ce type d’endroit qu’il avait le plus de chance de rencontrer son créateur. En fait, l’édifice religieux avait connu quelques boulversements depuis sa dernière et lointaine visite : hormis le clocher de pierre s’élevant intact dans le ciel nocturne, la base avait été transformée en supermarché, d’allure caractéristique avec ses grandes baies vitrées et son éclairage agressif. Le magasin était encore ouvert malgré l’heure tardive et quelques consomateurs effectuaient leurs dernières amplettes à la hâte.
 
Alexandre ne marqua pas de surprise excessive : il pensa qu’au fil des siècles les hommes se firent leur propre conception de Dieu, choisissant dans les rayons de sa « nouvelle demeure » les articles et les idées qui lui convenaient. Ainsi, on trouvait dans ces « supermarchéglises » de la foi sous cellophane (ou du foi ?), des idées pré-machées (ou du steack haché ?), des tranches de vies (ou des tranches de jambons gavées d’hormones et de colorants ?). Des concepts bien droits, bien lisses, bien consensuels et très simples que l’on puisse comprendre (ou mâcher ?) facilement. C’était le prix à payer pour rendre accessible au plus grand nombre une notion politiquement correct de Dieu, mais aussi doctrinaire, falsifiée et manipulatrice. Près de la sortie guettait le directeur (ou le prêtre ?), vétu d’une blouse blanche : il remettait à chacun des clients un aspirine (ou une ostie ?), pour les soulager de leur maux terrestres…au moins jusqu’à leur prochaine visite.
 
Ecoeuré par tant de facticité, par cette « messe basse », Alexandre rebroussa chemin : de toute évidence, ce n’est pas ici qu’il rencontrerait son divin créateur. Il remonta dans sa voiture, et par acquis de consience, décida de descendre derrière l’église pour voir ce qu’il subsistait des fondations d’origine. Il emprunta une petite ruelle mal éclairée et entra dans une arrière-cour de l’église plongée dans l’obscurité car les lampadaires étaient trop éloignés. Il braqua ses pleins phares sur cette face cachée dans l’espoir d’apprendre quelque chose sur l’adresse véritable du seigneur. Le double faisceau de lumière mis en évidence quatres grandes cavités de forme rectangulaire. On aurait dit des cachots du moyen-âge auxquels on aurait retiré les portes. Eles étaient vides, pour la grande grande déception d’Alexandre, hormis de nombreuses toiles d’arraignées et une épaisse couche de poussière. Vidées de toute substance divine, dans un triste état, ces cellules témoignaient du départ déjà ancien de son occuppant. Peut-être que Dieu n’avait pas admis le massacre idéologique de son enseignement par les humains ? partant alors avec ses quatres évangiles et ses quatres vérités « sous le bras » ?
 
Constatant ce vide consternant de l’église officielle, Alexandre recula sa voiture et remonta la rue de la déception. Dieu aurait –il définitivement quitté sa demeure ? ou plutot celle où les hommes avait voulu l’enfermer ? Ou donc le rencontrer alors si ce n’est point à l’église ?
Il gara sa voiture quelques rues plus loin pour marcher dans le centre historique de la vieille ville, « un peu d’air frais me fera du bien » pensa t-il. Le quartier était désert en raison de l’heure tardive, Alexandre marchait au hasard des rues, absorbé dans la perplexité de ses pensées. Puis il emprunta une petite rue étroite qu’il ne connaissait pas. Etrange ruelle « d’ailleurs »…les lampadaires en forme de lanternes jetaient une pâle lueur sur les pavés luisants, polis par des siècles de piétinement et de circulation . Les maisons en encorbellement formaient un étau qui envelloppait l’artère dans une intimité étouffante.
 
Arrivé à la hauteur d’un porche au style très ancien, Alexandre s’arrêta net, sans vraiment savoir pourquoi. Il tourna la tête vers une grande porte en bois massif que le porche abritait, sa solidité parraissait à toute épreuve. Un déclic, une révélation éclata en lui : il savait de manière certaine que derrière cette porte se tenait Dieu « en personne ». Vivement impressionné, Alexandre resta figé quelques instants devant cette porte au style anachronique : combien d’années avait-il attendu ce moment ? il n’aurait pas su le dire, il avait tant de questions à poser et surtout tant de réponses à obtenir de la part de celui qui sait tout, y compris l’avenir puisqu’il le crée à sa guise. Tant d’incertitudes, de doutes rendaient sa vie chancelante, hésitante, et cette opportunité de tout savoir se présentait enfin à lui.
 
Il fut interrompu dans ses vagabondages métaphysiques par l’arrivé d’une homme à l’air fatigué mais serein, bien plus âgé que lui. Dans sa main, l’inconnu tenait une énorme pierre translucide qui ne pouvait être qu’un diamant. Le joyau, admirablement taillé en multiples facettes étincellait dans la pénombre, sa forme ovoïde n’était pas sans rappeller celle d’un obélisque. Un diamant d’une telle taille avait sans doute une valeur inimaginable. L’inconnu ignora complétement Alexandre et sans se soucier de sa présence, il tendit la fabuleuse pierre précieuse devant la serrure, comme si elle faisait office de clef magique. Effectivement, un puissant rayon lumineux jaillit du joyau et rendit joyeux son possesseur. Il y avait de quoi car la lourde porte en bois s’entrouvrit lentement en grinçant sur ses gonds et l’heureux élu s’engouffra dans l’antre divin, tout en jetant derrière lui le précieux sésame. Un peu comme si la clef de pierre avaient rempli son unique fonction et n’avait plus d’utilité. Après tout, une telle réaction pouvait se comprendre, cet homme allait rencontrer Dieu et plus rien d’autre ne comptait à ce moment là.
 
« Et moi ? » se dit Alexandre en surmontant son émoi. Il se pencha, et fébrilement, récupéra le magnifique bijou intact, malgré sa chute sur les pavés. Un espoir fou l’envahit : « enfin mon tour ! je n’ose pas croire à une telle grâce ! ». D’une main tremblante, il approcha le diamant contre la serrure, répétant scrupuleusement le geste de son heureux prédécesseur. Miracle ! le même rayon éblouissant permit à la porte de s’entrouvrir une seconde fois. Alexandre aperçu fugitivement un homme vétu d’une longue tunique blanche. « surement un assistant de Dieu » pensa t-il. Mais, ô supeur, le bras droit du tout puissant referma vivement la porte après avoir accordé un bref regard au joyau de pierre.
 
Profondément déçu, Alexandre réalisa par cette douche froide que cet échec avait une raison : « La pierre ne m’appartient pas, elle contient sans doute la totalité des connaissances et des expériences vécues par cet élu de dieu. Tout le patrimoine d’une vie cristalisé par la souffrance, la patience, le travail, la foi, en un diamant récompense qui ouvre les portes de l’illumination » . Il traina les pieds jusqu’à sa voiture, partagé entre la honte et la déception : « Rencontrer Dieu à mon âge ? quelle prétention ! cet homme a vécu bien plus d’expériences que moi, il est surement bien plus sage ».
 
Sur la route du retour, il finit par trouver queques motifs de consolation : « Dieu m’a quand même délivré un message en n’ouvrant pas sa porte : l’aboutissement n’arrive qu’au terme d’un long travail sur soi et avec les autres, il faut apprendre, il faut vivre, il n’existe pas de solutions toutes faites, de recettes « miracles ». Chaque révélation est personnelle : chacun sa voie, chacun sa voix, chacun sa mission, chacun son but, chacun son destin et ses ordres silencieux ».
 
Durant cette longue nuit de quête, Alexandre avait tiré les premières leçons de sa première « journée » qu’il ignorait passer au dela des portes du rêve : Dieu n’ouvre pas à n’importe qui…ou du moins, pas n’importe quand…"
 
Christalain. 1990.
Par Christalain
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Samedi 10 novembre 2007
En ce mois d’octobre finissant, le soleil, déjà bas à l’horizon, jetait ses derniers rayons dans un ciel brumeux. Malgré l’après-midi bien avancée, il parvenait à maintenir une providentielle tiédeur, bienvenue après les premiers frimas de l’automne. Difficile alors de ne pas céder à la nostalgie des longues journées radieuses et chaudes d’un été qui n’est jamais arrivée en cette année 2007. Difficile également de ne pas frissonner d’avance devant le spectre de l’hiver qui approche à pas feutrés.
 
Assis au milieu de ce grand pré à l’herbe jaunie, je laissais mon regard vagabonder sur l’horizon lointain des montagnes, comme souvent à la suite d’une tentative de méditation avortée. Les arbres à moitié nus pleuraient leurs dernières feuilles, le silence étourdissant des oiseaux partis sous des cieux plus cléments n’était ponctué que par quelques cris sinistres de corbeaux. Tout invitait pourtant au repli su soi, à l’intériorisation, à l’hibernation des sens. La moisson spirituelle était-elle achevée ? fallait-il attendre le printemps prochain pour renaître à la vie mystique, pour déployer ses ailes ? Une fermeture de l’esprit pour congés annuels ?
 
Puis soudain, surgit de nul part, un papillon jaune, un papillon jeune, fonça sur moi avec l’assurance totale que donne l’innocence de l’enfance. Telle une résurgence tardive de l’été, comme un combat désespéré d’arrière garde pour contester la suprématie automnale, le papillon virevoltait avec insolence autour de moi. Le jaune vif de ses ailes contrastait violemment avec la pâleur des herbes courbées de fatigue et la silhouette fantomatique des arbres décharnés au fond du champ.
 
Merci, papillon providentiel de m’apporter le message que la valeur peut aussi attendre le nombre des années. Merci de m’apporter l’espoir d’une réussite, d’une renaissance tardive quand bien même les conditions les plus favorables semblent avoir disparues. Merci, patiente chenille, d’avoir pris le temps de grandir, de mûrir à ton rythme, qu’importe qu’il soit différent de celui de tes congénères. Bravo d’avoir résisté à la tentation de papillonner avec la masse, et de te faire prendre dans la nasse de la banalité, de la grande série.
 
Tu sembles seul mais tu est libre, libre de rechercher d’autre aventuriers dans les contrées voisines, tu est rare mais pas unique. Tu trouveras bien au moins un autre papillon partenaire pour partager l’espace de ce ciel épuré et perpétuer la tradition des chercheurs qui fuient les sentiers battus. Tu est le symbole de la lumière résistant à la peur de l’ombre, à la fatalité du déclin solaire que l’on veut nous faire croire définitif. Ton éclosion est tardive mais ton éclat sera durable car tu est né au moment même ou les autres ont abdiqué. Tu seras donc un phare, un symbole de la vitalité spirituelle inextinguible.
 
Merci petit papillon jaune de me redonner l’espoir, et même la certitude que rien n’est jamais perdu, terminé, figé, et qu’un seul rayon de soleil tardif peut raviver la flamme. Cette flamme de l’amour divin qui transformera notre âme en brasier grâce à tout ce combustible que l’on a cru accumuler en vain durant toutes ces interminables années de quête. Cher papillon jaune immortel, symbole de sagesse active, tu vas vivre ta véritable vie, enfin. Tu sauras traverser tous les filets, toutes les saisons, tous les pays, toutes les tempêtes et toutes les époques pour nous rappeler qu’au plus profond de nous, toujours, veille la flamme…
 
Christalain - novembre 2007.
Par Christalain
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Mercredi 19 décembre 2007
coucher-soleil.jpg






Voilà plusieurs années déjà que j’ai quitté le rivage
Celui de la peur, de la compromission, de l’esclavage
Un jour ou le soleil rayonnait au dessus de l’océan
Et m’a persuadé de préférer la vraie vie au néant
 
Alors j’ai plongé sans me retourner vers la lumière
Avec pour seuls bagages mes espoirs et ma prière
Tantôt surfant sur la vague, me croyant à la hauteur
Tantôt déchiré par les récifs, dans les profondeurs
 
La terre promise semble se dérober à mon regard
Mais pour faire marche arrière il est bien trop tard
Seul à présent dans la haute mer, loin de mes pairs
J’ai oublié mes croyances, j’ai perdu mes repères
 
J’ai parfois la chance d’apercevoir de belles sirènes
Qui me disent : « au bout du voyage attend ta reine »
Elles me redonnent la force de croire à mes rêves
De poursuivre la quête du saint Graal, sans trêves
 
Souvent je rencontre d’autres vagues de voyageurs
Qui nagent également vers leurs idéaux, leur bonheur
le chemin commun ne durent que le temps d’un échange
chacun son rythme, chacun son plan, me dit mon Ange
 
Parfois je crois atteindre enfin la fameuse rive opposée
Mais c’est juste un petit îlot de sable pour me reposer
Au loin la lumière du phare m’appelle à ne pas renoncer
Car approche enfin la grande libération tant annoncée.
 
Christalain
Par Christalain
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Samedi 19 avril 2008










Combien de jours, combien de semaines,

Combien de nuits, combien de peines,

Dans le royaume de l'infinie solitude,

Ma seule compagne, mon unique certitude.

 

Je suis parti à la recherche du créateur,

Pour savoir quand viendrait mon heure.

Mais Dieu n'ouvre pas à n'importe qui,

Et moi je n'avais pas suffisamment appris.

 

J'ai plongé au fond des abîmes,

En croyant avoir atteint les cimes.

J'ai croisé des ombres au fond des bois

Qui me rendaient monstre malgré moi.

 

J'ai longtemps poursuivi des mirages

Pour tomber amoureux d'une image.

Egaré dans le labyrinthe des passions,

Me jouant sans cesse de la raison.

 

Puis j'ai affronté le monstre, la bête,

Qui souvent m'a fait perdre la tête.

Je me suis jeté dans la bataille,

Pour enfin découvrir la faille.

 

J'ai traversé d'immenses forêts sombres

Ou mon enfance se cachait dans l'ombre,

Et des clairières magiques, mystérieuses,

Ou j'entrevoyais déjà la vérité lumineuse.

 

Combien de souffrances immenses

Avant le chemin de la providence.

S'extraire enfin des rails du destin,

Pour voler vers un nouveau matin.

 

J'ai  entendu la voie de l'intérieur

Celle de la raison et celle du cœur

L'infinie solitude n'est pas le prix à payer

Pour connaître enfin la paix et la liberté.

 

Extrait de « Le  royaume de l'infini solitude ».

Christalain - 1990.

Par Christalain
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Vendredi 27 juin 2008

 







Un nouveau jour s'est levé et déjà je me souviens

 De cette longue nuit ou je me sentais si bien.

 Merci à celle qui nous a accueilli, rassemblé

 Dans cette maison entourée par les champs de blé.

 

Bien vite les bons mots s'échangent avec aisance

Et tout le monde finit par rentrer dans la danse.

Désirant pour un moment quitter cette terre à terre,

Personne ne se fait prier pour tendre son verre.

 

Et le premier je tend la main sans penser à rien

Ni même au désenchantement du lendemain

Profitons de l'instant avant que l'on ne regrette,

Jamais ne s'arrêtent les volutes bleues des cigarettes,

 

L'ambiance de magie annule l'espace et le temps

Car pour ne faire qu'un nous sommes tous partant.

Plus rien ne sous sépare si ce n'est plus tard

Pour ailleurs nous avons largué les amarres.

 

En secret de nouveaux liens se créent, se tissent,

Et les anciens  amis sont plus que jamais complices.

Nous finissons sereinement épuisés et remplis d'espoir,

Déjà prêts à se donner rendez-vous pour un autre soir.

 

Lorsque trop vite s'achève l'inoubliable soirée,

Nous regagnons respectivement nos contrées

Encore ivres du moment que nous venons de vivre.

Celui que l'on promet de raconter dans un livre.

 

Christalain

Extrait du « Royaume de l'infinie solitude ».1990
 

Je dédié ce petit poème dépoussiéré pour l'occasion, à tous mes ami(e)s qui se reconnaîtront, toute ressemblance avec un événement récent n'étant pas purement fortuite.  La vie ne serait-elle qu'un éternel recommencement ?

Par Christalain
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Samedi 12 juillet 2008

Préambule :

Ces lignes très « anciennes énergies » font suite au poème  « Le jour d'après ». Il  a été également « désarchivé » pour illustrer et clôturer une année largement consacrée aux douleurs émotionnelles sous toutes ses formes à travers des articles, poèmes ou contributions. Il y a dans cette démarche non prémédité, mais plutôt découverte « a postériori », une volonté cathartique plus ou moins inconsciente. Il fallait sûrement en finir avec toute une époque, toute un système périmé de gestion émotionnelle, avant de « valider » la guérison.

En septembre, une nouvelle page s'ouvrira, avec nouveaux horizons et nouveaux thèmes  plus légers et plus joyeux. Je remercie tous les lecteurs qui m'ont écrits en privé pour leurs appréciations favorables et leurs encouragements sur ces thèmes si prenants, et si cruciaux, pour tout le monde. Si tous ces écrits ont pu aider, ne serait-ce qu'une seule personne, à une période de sa vie, j'en suis déjà ravi. Car ils m'ont aidé tout autant. Comme le souligne si justement « Conversations avec Dieu » et « Un cours en miracles » : on enseigne ce que l'on a à apprendre. Et la guérison s'effectue toujours mutuellement d'une personne à l'autre, elle n'est jamais solitaire...nous sommes tous UN.

Je vous souhaite un bon week-end du 14 juillet,  pleins de feux multicolores en vos cœurs.

Christalain

   

 

 

 





LA NUIT D'APRES


Une nouvelle nuit sombre s'est avancée

Et je me retrouve comme  un condamné

La nostalgie n'était que légère au réveil

Sachant déja que plus rien ne serait pareil

 

Elle a pris cette nuit un goût bien trop amer

Je réalise ce que le bonheur a d'éphémère

Un fragile îlot dans la mer des illusions

Un fragile îlot dans l'amère désillusion

 

Immense, la solitude se fait déjà insupportable

Songeant à cette fille qui n'était pas une fable

Je l'aurais préféré quelconque, volatile, insaisissable

Pourquoi me sembles-t-elle déjà indispensable ?

 

J'entend encore les paroles qui étaient les siennes

Un nouvelle tranche de vie infiltrée dans la mienne

Interdit devaient être tous les remords

Car pas d'encore, c'était nos accords

 

Autant que l'alcool son parfum m'as enivré

Et la douceur de ses mains m'as touché

Ses yeux sombres et dorés m'ont troublé

Comme les paroles secrètes qu'elle m'a confié

 

Emouvantes indiscrétions faites à un inconnu

Qui a vu cette jeune fille mettre son cœur à nu

Je cours après l'oubli mais le souvenir me rattrape

Malmenant  ma mémoire, il a ouvert la trappe

 

D'ou échappent tous ces lendemains de fête

Qui se ressemblent, se rassemblent dans ma tête

Qui sont le prix à payer pour cette fuite effrénée

Pour échapper au monde ou je me sens si freiné

 

Avoir cru un instant au bonheur définitif

Espérer ne plus s'écorcher vif sur les récifs

Puis revenir ici bas et voir que c'était faux

Descendre aussi bas que l'on est monté haut.

 

Christalain

(Extrait du « Royaume de l'infini solitude » - 1990.)

 

Par Christalain
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Vendredi 25 juillet 2008



Ô toi belle lune, ô toi reine de la nuit, me libères-tu ou m'aliènes -tu ?

C'est toujours avec la même fascination que j'assiste à ton apparition.

A intervalles réguliers, tu affiches ta ronde splendeur,

que la nuit tente d'amputer chaque jour un peu plus.

Tu connais à présent mon rituel crépusculaire

durant lequel, spectateur voué a ta personne,

 j'attend que tu t'élèves au dessus des sombres forêts de l'horizon.

Tu distribues alors ta douce lumière dans toute la vallée,

 telle une mère se penchant sur le berceau de son nouveau né.

Tout comme ta passivité, ton immobilité n'est qu'apparente,

tu sembles rivée au zénith mais traverse pourtant le ciel

bien avant que le jour ne te rattrape et te capture.

Tu sembles morte pour le terrien distrait qui ne t'accorde qu'un simple regard

Mais je vois danser sur toi mille et une vies

Combien d'ombres fugitives qui voyagent

Entre la mer des crises, et la mer des sérénités ?

Combien d'éclairs (de lune) entre la mer des tempêtes et la mer de la tranquillité ?

Depuis des temps immémoriaux, tu t'est penchée sur  la tête des hommes

Qui à leur tour se sont penchés sur ton cas étrange

qui présente à leur yeux toujours le même profil. 

Tu est le plus grand mystère qui hante l'humanité

jamais  éclairci malgré la lumière que tu reçois de ton père le soleil.

Combien d'âmes romantiques ont succombé à ton charme attachant

Elles t'ont rendue  hommage pour l'inspiration que tu as fait naître en eux.

Je ne cesse d'être émerveillé par ta fidèle présence au fil des âges

Toi le témoin des origines les plus lointaines de la race humaine

Et peut-être celui de sa fin puisqu'elle n'aime guerre la paix.

Combien de rencontres furtives et de rendez-vous tardifs as-tu inspiré

Toi le soleil des visiteurs de la nuit et des poètes vagabonds.

A mon tour je veux conclure un pacte sacré avec toi

Même si je en suis pas un des ces vrais romantiques

Pour que tu continues à m'inspirer en échange de mon dévouement

à ta lumière qui dispense l'émotion éternelle du ciel.


Christalain

(Extrait du "royaume de l'infinie solitude" - 1990).
Par Christalain
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Vendredi 12 septembre 2008








Nous avions  le même idéal,  et aussi le même credo

Et  pourtant  le démon de l'involution  nous a sépa   

Nous avons trop d'amour à partager pour rester ami

Viens donc le faire et  le refaire avec moi sur le sofa

Puis,  enivrés de lumière,  se laisser rouler  sur le sol  
Nos pensées intimes fusionnent  et nous aimons cela

Jouer de notre union sur toute la gamme,  de do à si 

 

Restons près l'un de l'autre, sans jamais être do à do

Partons en  vacances,  en villégiature  sur  l'île de

Vivons entier l'amour qui peut se concevoir à  demi

Laisse-moi être ton oméga afin que tu sois mon alfa

Demande moi la lune, alors nous décollerons du sol

Le paradis me semble  si accessible  lorsque tu es la

Tu en doutes encore parfois,  mais je t'assure que si.

 

Retrouvons ensembles le jardin d'Eden,  l'eldorado

Oublions les mots,  soyons  comme l'enfant  illett

Oublions les règles,  soyons cet adolescent insoumi

Qui fuit les maîtres,  et les moniteurs  avec leur bafa

Etendus sur la grande plage du paradis sans parasol

Celle de la lumière  qui n'aveugle  pas dans l'au-dela

Ou j'écoute la douce musique  de tes paroles,  aussi.

  

Christalain

 

Par Christalain
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Vendredi 26 septembre 2008










Enmène moi avec toi sur les ailes de l'ascension

Envolons-nous dans la cinquième dimension


Loin des cris, du chagrin et des larmes

Loin de la guerre et du chant des armes

 
Prend moi la main et empruntons les escaliers

Avec comme marches les touches de ton clavier 

 
Joue moi la musique qui rayonne de ton coeur

je sais qu'elle effacera ma douleur et ma peur

 
Allons rencontrer nos véhicules de lumière

Qui aboliront enfin les distances et les frontières

 
En un clin d'oeil unis par une pensée d'amour

Vivons l'aventure des sentiments au jour le jour

 
Sentir ton corps par instant redevenir matière

Pour la joie de le serrer à nouveau comme hier

 
Ressentir ton corps de lumière et d'énergie

Qui éclaire toute ma vie comme par magie

 
Emmène moi pour toujours, ne part pas sans moi

Ne me laisse pas isolé et perdu au fond du bois

 
La joie nous attend au bout du long tunnel

Car la souffrance ne peut pas être  éternelle

 
Alors Arrache moi du spleen, enlève- moi

je suis avec toi et contre toi, tout contre toi

 
Enlève moi...


Christalain - 2005
Par Christalain
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Mise a jour le :


20 novembre 2009



* The violet choose.

* Estime de soi et impeccabilité.

* Erotisme ésotérique.

* UCEM prend t-il tu temps à faire ?

* "Ce que vous êtes" par Jac O'Keefe.

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

Prochaine mise à jour vers le 5 décembre 2009

Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Si tu savais qui marche à tes cotés sur le chemin que tu as choisis, la peur serait impossible".(T18-III-3)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

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