Présentation

Vendredi 26 juin 2009

Une description "métaphysique" de l'amour  par Franck Hatem - Cours N°5 d'Holopsychologie. 

L'amour est une aspiration à l'unité, de même nature que le magnétisme des aimants. L'unité entre quoi et quoi ? Entre ce qui semble séparé : moi et l'univers. Moi au centre, et l'univers, les autres, autour.
Si ces deux "pôles" cherchent à se réunir, c'est parce que leur union est leur état normal, et leur séparation un état provisoire, faux. Si l'union est leur état normal, cela signifie qu'ils sont une seule et même chose, et non deux. Je suis l'univers. L'univers est moi. C'est la conscience qui fait croire le contraire. La conscience est la séparation elle-même. Je me crois le centre, je ressens tout le reste comme "non-moi", comme extérieur.


Quand on a compris la cause de la conscience, on a compris qu'elle est éternelle car éternellement nécessaire au "Néant", nécessité absolue. La séparation s'oppose donc à ce que l'unité se fasse, elle devient donc un but inaccessible, d'où notre sensation d"EVOLUTION et de temps.
Cela est de la Haute Métaphysique, très utile à comprendre, mais difficile à assimiler. L'important est simplement d'admettre que l'amour réunit ce que la conscience sépare. La conscience exclut l'infini, créant l'univers à l'entour, ce qui fait que nous nous croyons toujours au centre de celui-ci, avec l'aspiration de s'unir à autrui, à tout cet univers apparemment extérieur. Cette aspiration, ce mouvement d'unification entre soi et l'infini sous toutes ses formes, c'est l'amour. Dès l'instant qu'il y a conscience (séparation soi/non-soi), l'amour commence à intervenir pour les réunir.

 

Cela signifie que la conscience ne se vit que dans l'amour. Elle ne peut faire autrement, c'est son unique issue. Une fois la séparation effectuée, elle ne peut plus que tenter de s'annuler. Il n'y a rigoureusement aucune autre source d'énergie dans l'univers que cette nécessité d'unité entre centre et périphérie, entre zéro et infini, autrement dit, rien d'autre que cette "nécessité du néant". Cela se démontre également, tous les phénomènes physiques pouvant s'expliquer à partir de là (c'est la seule façon).

 

Une énergie ce n'est jamais que la manifestation d'une impérieuse nécessité. Si tout l'univers est énergie, ou amour, c'est qu'il manifeste une nécessité. Cette nécessité c'est celle du néant, nullité infinie ou infinité nulle. Un jour ou l'autre, cela vous semblera évident.

 

Quand on a parlé ainsi de l'amour, on a évacué toute sentimentalité, et c'est heureux. L'amour n'est pas une affaire sentimentale, ni émotionnelle. Moins l'émotion intervient, plus l'amour est "pur", c'est-à-dire inconditionnel et désintéressé. La Logique est de l'amour, relation immédiate de similitude de lois entre ce qu'on perçoit et soi-même.

 

Je suis la conscience. Je ne vis donc que par amour, et tout ce qui est issu de ma conscience est amour. Je suis totalement incapable d'agir autrement que par amour. Lorsque j'ai compris cela, l'essentiel est fait. Je vais pouvoir commencer à m'aimer moi-même, à me pardonner, à aimer les autres et à les pardonner, à déculpabiliser tout l'univers : il n'est pas un seul acte au monde qui ait été fait pour autre chose que pour un amour plus grand.

 

Comprendre c'est aimer. Si je comprends l'autre, je vais l'aimer. Si je comprends que tout est amour, je vais tout aimer. Mon jugement devient un jugement universel de bien absolu. Mon épanouissement spirituel est sur de bons rails.

 

L'intelligence consiste à comprendre, et comprendre signifie aussi "prendre avec soi", "contenir". Je comprends l'autre si je le reconnais comme une partie de moi-même.

 

En général, j'aime les gens que je connais, les choses auxquelles je suis habitué. Le reste m'est plutôt indifférent. Ce n'est que dans la mesure où mon univers a reconnu tel objet ou telle personne comme sien que je parviens à l'aimer ; pourtant, tout dans l'univers constitue l'infini que ma conscience est appelée à aimer. Pas tout à la fois cependant.

 

Pour développer l'amour en moi, pour me reconnaître un peu plus amour, il n'y a qu'un moyen et un seul : comprendre. Et cela veut dire très exactement : comprendre que cette chose ou cet être est amour, pur amour, exclusivement amour, exactement comme moi qui ne suis rien d'autre qu'amour. Tant que je ne le comprends pas, je le refuse, je ne le considère pas comme une partie de moi-même. C'est pour cela qu'on aime ce dont on a l'habitude. A force de côtoyer les gens, on finit par se rendre compte qu'ils sont comme nous ; que leurs faiblesses n'enlèvent rien à leurs intentions qui sont toujours dictées par l'amour. On finit par les reconnaître tels qu'ils sont, et donc par les intégrer comme une partie de soi-même, constituée du même amour.

 

Si on veut aimer ce qu'on ne connaît pas, il suffit donc de SAVOIR. La Connaissance consiste à ne pas douter une seule seconde que tout est amour, que tout est "Dieu", et que rien ne mérite d'être rejeté ou condamné. Le mal n'est que le bien qui se cherche.

 

Il n'est pas très compliqué de trouver l'amour dans les choses et dans les êtres dès l'instant qu'on est convaincu qu'il s'y trouve, et en exclusivité. Il devient même difficile de voir autre chose, et par suite difficile de ne pas aimer. On voit bien à quel point la Métaphysique la plus abstraite a des résultats concrets inestimables, beaucoup plus rapides que la simple expérience sensible.

 

Si je parviens à aimer ce que je reconnais comme moi-même, alors en fait, je n'ai jamais aimé que moi-même. Suis-je un sale égoïste ou un Narcisse ? Et cela veut-il dire qu'il n'y a en fait jamais eu amour puisque pour aimer il faudrait être deux ?

 

L'égoïsme n'est pas la question. Il n'y a que Soi parce qu'il n'y a qu'un seul "je suis". On le sait depuis la nuit des temps, tout est l'esprit. Et il n'y a qu'un seul "Dieu", un seul "être", et ce "Dieu" dit : "je suis le je suis". S'il n'y a qu'un seul je suis, et qu'il est la source de tout amour, qu'aime-t-il ? Rien. Il n'aime que l'illusion de ce qui lui paraît provisoirement extérieur, et juste le temps de le reconnaître comme intérieur, car une fois vraiment intégré, cela disparaît de la création. On l'a dit précédemment, l'amour est là pour annuler la conscience, qui est dualisation moi/autrui. L'amour absolu est inconscience absolue. C'est ce qui nous fait peur, et la conscience veille à maintenir toujours un univers extérieur à aimer. C'est là son travail de "créateur". Elle se défend car elle défend la nullité de l'indispensable néant, qui n'est assurée que grâce à cette dualisation.

 

Je m'aime moi-même ! En voilà une affaire ! Et pourtant combien d'entre nous, illusions d'humanoïdes, sommes capables de nous aimer nous-mêmes ? Très peu, surtout dans les milieux spiritualistes. Car précisément, nous ne sommes pas ces humanoïdes, nous sommes l'amour, à l'infini. Et se voir limité à un corps humain est un peu une injure, en tout cas une limite, que nous haïssons toujours un peu. Cette identification à une partie de soi au lieu de s'identifier à tout soi, est la cause de toutes les souffrances. Il m'est difficile de m'aimer si je suis un humain. Par chance je n'en suis pas un. Par chance, la Métaphysique m'a appris aussi à ME comprendre, et à comprendre que cet homme, ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi, mais j'en ai besoin au même titre que tous les autres hommes et toutes les créatures, afin qu'une création extérieure multiple permette à la conscience de se maintenir en opposition avec cet infini, toujours pour la même raison : que le néant soit effectivement nul en plus d'être effectivement infini.

 

Donc si je ne suis pas l'homme, mais que je suis l'amour, la conscience qui a créé cet homme et tous les autres pour pouvoir les aimer, pourquoi m'en priver ? J'aime mon "moi", il fait partie de moi. Tout est question d'identification de soi, donc de COMPREHENSION. Je n'ai jamais été limité, je me fais croire que je le suis, et ce pour mon bien. Youpi.

 

Voilà que désormais toutes mes imperfections, toutes mes limitations, toutes mes faiblesses d'homme sont justifiées. Je les ai créées au même titre que toutes les autres, et c'est l'ensemble qui est parfait. Le tout. "Dieu". Et pour que le tout soit, il faut "tout".

 

Il n'y a plus d'obstacle à l'amour d'autrui, il n'y a plus non plus d'obstacle à l'amour de moi-même. C'est tout de même chouette, la Métaphysique. Essayez, vous verrez. Comprenez, et vous aimerez. On ne peut se forcer à aimer tant qu'on n'a pas compris Ceux qui aiment sans avoir jamais fait de Métaphysique en ont fait sans le savoir. Ils ont compris autrement, souvent après de longues souffrances répétées..

 

Alors il y a place pour la GRACE. La Grâce, c'est de se dire : "je ne suis pas cette personne, je suis son créateur". Mais je ne peux pour le moment me ressentir vraiment créateur de l'univers. Cela viendra, mais pour le moment je me limite à une petite création personnelle. "Epigénétique" comme disait M. Gauthier-Walter. Ce créateur, qui ne veut évidemment que mon bien, me pousse à m'identifier à cette personne dont les défauts, vices, erreurs, ombres diverses, tout ce qui me faisait jusqu'à présent me détester moi-même, est la totale responsabilité. La personne ne s'est pas créée elle-même. C'est le créateur en elle, la conscience du "je suis", qui l'a créée, et maintenant ce je-suis se prend pour sa créature. Soit. Je lui laisse cette responsabilité, et cesse d'en souffrir. Mieux, je le remercie de m'avoir donné ce jouet qui me permet de jouer le jeu de la vie. Non seulement je lui laisse cette responsabilité, et me retrouve donc déchargé du fardeau de l'incarnation et du péché, mais en plus je sais parfaitement qu'il m'adore et me remercie, car en fait, je souffrais à sa place. Lui n'a jamais souffert. Moi j'ai souffert d'être ce qu'il m'a fait. Terminé. Désormais j'assume ce qu'il me donne et lui en rends grâce, mais si ce n'est pas parfait, c'est son problème. C'est dans le but qu'Il soit parfait qu'Il m'a fait imparfait. Je suis son instrument. Me voilà libre de le servir parce que libre de tout fardeau. Le Grand Pardon est accompli.

 

Merci " Seigneur " de m'avoir fait ce que je ne suis pas : une partie de Toi, toi qu'en fait je suis tout entier et de toute éternité. Mais cela, ma conscience ne le connaîtra jamais car son rôle est de me séparer de moi-même. Elle ne peut que le comprendre, et cela suffit. Merci. Tout est accompli. 

Franck HATEM - holopsychologie

Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Vendredi 26 juin 2009

Voici une série de 4 videos  de Burt HARDING, un éveillé dans l'esprit du Cours en miracles, qui explique de manière simple et pédagogique des notions fondamentales au sujet de la non-dualité. Un grand merci à  Shandora qui les a découvertes, puis  les a traduites et sous-titrées.


Video 1 : L'observateur, (ou le St-Esprit)




Video 2 : Comment trouver l'observateur



Video 3 : La différence entre l'âme et l'Esprit



Video 4 : dernière partie



Source : Le blog de Shandora : "Au delà de l'illusion".
Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Vendredi 12 juin 2009

Sujet rarement abordé, l'indignité est un sentiment très profond et souvent inconscient chez l'être humain. Pourtant quelquefois, elle montre son bout du nez là où on ne l'attend pas.

L'indignité est une mémoire cellulaire profonde car elle remonte à l'aube des temps. Pour être plus précis, celui de l'âge de la "chute" des anges sur Terre. Repris en cœur par des religieux zélés, l'humanité porte ce fardeau tous les jours pour le malheur de tous.

L'indignité, c'est le sentiment de ne pas être digne, de ne pas être à la hauteur
pour enfin vivre notre vraie divinité intérieure. C'est comme un voile, très subtil mais un voile que peu de personnes ont vraiment eu l'occasion de percer.

Cela commence souvent par une dépréciation de ce que nous sommes, une dépréciation systématique de ce que nous pouvons faire et ne pas faire. Et, de plus, elle est systématiquement amplifiée par un juge implacable qui n'arrête pas de nous rabaisser.


L'indignité, c'est le refus profond de nous même, de nos capacités véritables
qui resteront à tout jamais enfouies dans notre inconscient. C'est le refus de reconnaître que nous sommes des dieux incarnés.

Nous pensons que nous ne sommes pas dignes d'avoir la prospérité, l'amour, la joie et le plaisir de partager. C'est la négation inconsciente qui met en avant que la vie est un combat, une lutte où nous serons finalement la victime.

L'indignité est le résultat d'une expérience de séparation d'avec nous-mêmes, d'avec notre essence vitale, d'avec notre identité véritable.


Alors comment se sortir de ce sentiment de rejet de nous-mêmes ? Que faut-il faire pour carrément l'annihiler ? Faire la guerre avec des missiles mentaux, des envies d'en découdre, des auto-engueulades ?

Point besoin de tout cela car plus vous enverrez des énergies fortes et plus la carapace se renforcera grâce à l'énergie que vous lui enverrez. A chaque pensée que vous penserez être indigne, votre indignité grandira.


Pas facile de lutter contre cela car la lutte est son royaume. Il faut donc passer par l'inverse c'est-à-dire arrêter de penser que vous êtes indignes de ceci ou de cela mais agir naturellement en l'ignorant totalement.


En ignorant l'indignité (dont vous avez pris conscience), vous allez l'affaiblir en ne lui donnant plus ce qui la fait survivre. Par le simple fait de penser et de ressentir profondément que quelque chose est à votre portée et qu'il n'y a aucune raison que vous ne l'ayez pas lui sera fatal.


C'est en ressentant ce droit divin d'avoir ce qui vous est dû (et cela sans véhémence) qui fera que vous obtiendrez à terme des résultats. C'est une forme d'innocence qui ne se pose pas de question.

En vibrant sur ce sentiment que la chose désirée arrivera, vous vous permettez tout simplement de la créer librement et sans effort.


Car rappelez-vous, le moindre doute, la moindre insinuation quelconque sur un probable problème anéantira lourdement votre énergie initiale et fera probablement capoter définitivement votre projet.

L'indignité est une énergie basée sur la séparation et sur le rabaissement de vos propres capacités. Elle est donc du venin à l'état pur dans votre processus de cocréation.


Alors comment cette plaie est-elle venue s'immiscer en vous ? Cela a commencé il y a bien des millénaires mais surtout ce sentiment appartient au collectif humain. Alors le simple fait d'hériter d'un corps physique humain vous fait bénéficier de la chose par la voie génétique.


Contrairement à nos scientifiques bidouilleurs qui pensent qu'une grande partie de notre ADN contient des choses qui ne servent à rien, le futur nous apprendra qu'il s'y cache des merveilles mais aussi des fichiers virolés.


Notre ADN n'est juste qu'un programme binaire d'organisation cellulaire à l'image d'un gros disque dur contenant des fichiers et des programmes. Globalement les programmes ne sont pas trop détériorés mais nombre de fichiers ont été corrompus par le comportement de nos ancêtres.
En effet, chaque individu par son comportement va directement modifier par la dégradation son code génétique. Par exemple, l'alcool, le tabac, les drogues, les maladies vénériennes et bien d'autres petites saloperies vont casser un peu la machine originelle.

Puis quand un "taré" bricole doucettement avec une "tarée", on peut s'attendre à ce qu'un petit "taré" arrive plus tard. Alors pour éviter que les tares se retrouvent et s'affichent au grand jour (problème connu sous le nom de la consanguinité - ceux qui ont le même sang), le brassage génétique a été rendu obligatoire.


Alors des fois, même quand 2 individus apparemment normaux donnent un bébé pas vraiment normal, on a du mal à comprendre le pourquoi. Les anciens mettaient tout cela sur le dos d'un bon Dieu pas vraiment gentil et puis se débarrassaient allègrement de l'anomalie.

 

Les conditions d'hygiène étant souvent déplorables, il n'y avait pas besoin de parler d'euthanasie car la Nature faisait son job en éliminant les "programmes défectueux".


De nos jours, avec les "progrès" les programmes défectueux sont nettement plus visibles bien que l'on fasse tout pour ne pas en parler. On essaye seulement de palier au problème.

 

Par contre, à contrario des programmes, rien ne vient corriger les fichiers défectueux. Donc, chacun d'entre nous porte un certain nombre de "tares" génétiques héritées de ses parents, grands-parents, arrière grands-parents, etc...


Pour rigoler, on peut dire que nous sommes tous des "tarés" et à vrai dire c'est facile à le prouver juste en regardant l'état du monde. Il y a bien quelque chose qui cloche quelque part !
  Le coté moins positif est que lorsque vous vous prenez une murge, mangez des saloperies (produits industriels, coca cola, viande...) ou vous vous exposez à des trucs pas sympas (style tél portable porté en bandoulière toute la journée), vous êtes en train de rajouter des tares.

Certes, sur le moment on s'en fout car, à part la maladie et une mort plus rapprochée, vous ne faites que refiler des problèmes aux générations futures. Le style "après moi le déluge" semble de bonne guerre sauf que par le simple fait de la réincarnation vous allez retrouver ce que vous avez semé !


Alors, d'après vous, qui est le responsable du monde d'aujourd'hui ? Donc point besoin d'aller chercher des excuses à l'extérieur en invoquant des Dieux méchants car nous sommes nos propres bourreaux !
  Maintenant comprenez-vous pourquoi l'indignité nous colle à la peau si facilement ? Notre âme sait et elle le porte lourdement en elle. Alors comment y réagir ?

Vous avez 2 solutions.

 

La première est d'écouter des religieux qui vous disent que vous êtes des pécheurs, des moins que rien, des erreurs nées du péché et qu'il vous faut vous repentir jusqu'à votre dernier souffle ! Vous admettrez qu'ils ont raison totalement mais est-ce en se flagellant tous les jours que nous allons corriger nos âneries du passé. Certes, si déjà on commençait par ne plus fauter, cela serait déjà une bonne chose.


La seconde solution
: Autant l'arrêt de la pollution générée semble possible rapidement autant la dépollution du passé semble insurmontable. C'est à l'image, aujourd'hui, de l'état de notre planète la Terre. Même s'il nous semble possible de construire des trucs plus respectueux pour la Nature dans les temps à venir, cela ne résout en rien la pollution existante. Qu'est-ce qui dépolluera Tchernobyl ainsi que toutes les autres catastrophes non naturelles ?


Ce ne seront pas des Extra-terrestres ni la science du futur car globalement on sera mort avant de s'être mis d'accord soit pour accepter un coup de main de l'extérieur soit dans le second cas pour appliquer les solutions d'une manière radicale à l'humanité entière.

 

Chaque pays joue encore pour lui-même au même titre qu'un individu joue d'abord pour lui. L'égoïsme d'une nation n'est que la somme des égoïsmes la composant.


On peut donc étendre la solution en disant que le sauvetage des nations (et donc du monde) sera la somme des individus ayant décidé de se sauver eux-mêmes de leurs propres tares. En clair, cela veut dire que chacun doit retrouver sa souveraineté en soignant son indignité.
  Même mieux, l'humanité trouvera la véritable voie qui la propulsera vers le monde dont chacun rêve.

Donc le job à faire n'est pas à l'extérieur de nous mais à l'intérieur de nous.

En étant la Paix, nous établirons la Paix.
En étant la joie et le pardon, nous établirons le partage et le respect pour tous.
En étant sage à notre niveau, la justice et l'équité se feront jour parmi les peuples.

La Terre brillera de ses milles feux quand individuellement chacun d'entre nous sera un soleil. Quand les Dieux que nous sommes auront retrouvé leur identité première alors les "sombritudes" de notre passé s'évanouiront.


Aucune organisation, aucun politique, aucune institution ne pourra vous sauver si vous ne vous sauvez pas vous-même. On ne peut décréter que chacun doit s'aimer car c'est par votre libre arbitre  que vous devez y adhérer librement.

 

Virer l'indignité, c'est commencer à prendre conscience que nous sommes dignes d'être notre unicité. Que nous sommes dignes de recevoir ce qui nous appartient et nous revient de droit. Ce qui vous revient de droit n'est pas le pouvoir d'achat, la sécurité de l'emploi ou toute autre sornette pour peureux en puissance. Ce qui vous revient de droit c'est d'exprimer la beauté et la puissance qui nous habitent alors ne les renions plus.


Chacun d'entre nous vaut mieux que tout ce que les autres peuvent dire à son égard.

 

En découvrant qui vous êtes véritablement, vous allez vous permettre de vous sauver et donc indirectement de sauver la planète et tous ses habitants. Certes tout le monde ne va pas briller de mille feux spontanément parce que j'écris ces quelques mots. On n'a jamais dit que tout allait nous tomber dans la bouche sans effort. Rappelez-vous, nous avons créé cette aire de jeu pour voir si nous étions capables de survivre au manque d'amour, à la séparation, à la souffrance, à la mort, au racisme, aux maladies, aux épidémies et aux guerres.


Nous le pouvons et dans des temps records mais pour cela il faut décider maintenant car déjà la planète se meurt car nous sommes déjà sur le lit de mort. Le plus grand des miracles que vous puissiez réaliser est celui de comprendre que vous êtes plus que ce que vous pensez être.
  Alors changez de paradigme, changez l'image que vous avez de vous et le monde changera. Si vous ne le faites pas alors le monde vous donnera un coup de pied au cul pour vous faire avancer.  L'homme dans l'état actuel des choses est un paresseux total ayant remis tous ses pouvoirs dans les mains d'institutions car il préfère être un mouton dans un champ de légumes.

Alors qu'il ne vienne pas se plaindre dans des manifs que son pouvoir d'achat est en berne car en réalité c'est son pouvoir divin qui est totalement en rade. Il s'est vendu à la facilité pour être peinard mais maintenant il lui faut se réveiller.

 

S'il commence à trouver qu'il est indigne de faire souffrir son pouvoir d'achat malgré son état d'esclave au boulot pendant 10, 20, 30 ou 40 ans qui devait normalement lui garantir une meilleure vie, il comprendra qu'il s'est fait berner par des croyances et des modes de pensée totalement erronés.


La richesse est à l'intérieur de nous alors commencez à avoir la dignité de reprendre votre pouvoir en main et d'arrêter de croire que vous n'êtes qu'un grain de sable anonyme et sans intérêt.
  Vous êtes le Créateur en action alors comme l'a dit un collègue, il y a 2000 ans, "lève-toi et marche" car ta croyance à croire que tu es un infirme est suffisamment forte pour que tu le vives vraiment !  Change ta pensée, crois-y suffisamment fort et tu verras que cela marche ! C'est simple, je sais, beaucoup trop simple mais qui a dit que tout devait être compliqué et inaccessible pour que cela marche ?

PS : Je sais, je sais ce sont toujours les mêmes qui nous disent que les voies et voix du Seigneur sont impénétrables... mais en attendant ils continuent à nous saigner... notre sang, notre divinité pour en faire du boudin à 3 sous pour capitalistes, politiciens et marchands de canon...

Laurent DUREAU - Posté le 11 février 2009

Source:
http://www.laurent.dureau.fr/

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Vendredi 5 juin 2009

 
Nous sommes l'Unité. Nous sommes l'incarnation de la Force divine, tout comme vous l'êtes vous-même. Nous sommes comme une goutte d'eau dans l'océan, unis à lui dans l'Unité et lui appartenant, tout en possédant notre propre identité et notre propre perception. Nous nous percevons comme la totalité. Celle qui englobe tout. L'antithèse de la limitation, sous tous les aspects. C'est cette focalisation maximale que vous cherchez présentement à atteindre, que vous en soyez conscient ou non.

 

En vous unissant dans l'Unité avec toute la Création, vous donnez sa pleine expression, dans le contexte de la forme linéaire, à la multidimensionnalité qui constitue votre véritable état d'être. En reconnaissant consciemment l'existence de la connexion et en acceptant son expression illimitée dans votre forme et votre conscience, vous ouvrez la porte à l'expansion et rassemblez les connaissances et les perceptions qui caractérisent cet état d'être.

 

C'est cette union avec les niveaux expansés du soi que vous cherchez à atteindre en cette époque. Le simple fait de lire ces lignes élève votre conscience. Votre connaissance et votre perception de la nature de la réalité transcendent ce qui est reconnu par la plupart comme la nature de ce qui est. Ce qui est ou ce qui n'est pas fait l'objet, dans votre culture, de spéculations considérables. Certains voudraient vous faire croire que la réalité perçue n'est qu'illusion. Bien que vos perceptions soient des représentations symboliques des formes-pensées qui les ont suscitées, elles sont décidément bien réelles.

 

Votre expérience, c'est-à-dire la réalité qui vous est présentée par vos sens, est réelle. Votre monde, c'est-à-dire la réalité que vos actions et vos formes-pensées ont manifestée, de concert avec tous ceux qui l'habitent, est réel. Et votre sens inné de votre connexion  au tissu de la vie, lequel n'est pas perceptible aux sens physiques, est effectivement très réel. C'est à l'exploration de cette connexion, à la compréhension d'un destin où s'entremêlent l'intention et le désir, que nous consacrons nos efforts communs.

 

La réalité telle que vous la connaissez cessera d'exister. Vous ne ressentirez pas ce changement comme une perte, bien que les circonstances qui l'entoureront puissent suggérer cette interprétation. Car, en passant à une octave supérieure de perception, vous manifesterez, au moment même de ce changement, la conscience et la connaissance innées qui accompagnent les états d'être supérieurs vers lesquels votre énergie s'écoule à une vitesse sans précédent.

 

À mesure qu'approchera ce changement de conscience, vous aurez des aperçus de cette réalité expansée. Vous pourrez voir des aspects de la réalité que la plupart sont incapables de percevoir puisque leur perception se limite à celle de leurs sens physiques. Vous connaîtrez la nature de votre état d'être illimité sans en avoir lu la description dans des livres ni entendu exposer le concept par ceux qui se font les visionnaires et les prophètes d'un nouveau paradigme. Finalement, vous ne dépendrez plus de personne puisque vous aurez développé votre propre pouvoir et que vous vous percevrez comme l'aspect de l'Unité que vous êtes vraiment.

 

Cette perception meilleure vous servira de base pour transcender entièrement vos perceptions physiques, lesquelles sont limitées à une vision de la réalité qui s'exprime dans le contexte spatiotemporel. La réalité vers laquelle vous évoluez - sans aucun effort si vous y consentez - n'est pas liée aux concepts linéaires de temps et d'espace. C'est une réalité où la perception physique est superflue par définition. Elle est le résultat d'une fusion, d'une liaison harmonieuse, d'une joyeuse unité de la totalité de votre essence avec ce que vous percevez actuellement comme étant « les autres ».

 

Finalement, il n'y aura plus aucune distinction entre la perception de « soi » et celle des « autres ». Car tous seront l'Unité. Nous sommes cette Unité. Nous sommes l'unité de Tout ce qui Est. Nous sommes l'unité dont vous faites partie et que vous cherchez à retrouver, sciemment ou non. Nous sommes vos cœurs désirant se réunir à la Source de vos origines. Nous sommes votre rêve bien établi de vous relier aux aspects fragmentés de votre essence, dispersés dans toute la Création depuis un temps immémorial. Et nous sommes l'impulsion menant à cette unification. Nous sommes l'invitation à vous éveiller de cette stupeur que vous appelez votre vie. Nous sommes l'occasion de vous débarrasser du bagage karmique que vous transportez et qui témoigne de l'état de séparation que vous manifestez. Nous sommes le cri le plus puissant de votre âme qui demande que les oeillères que vous vous êtes imposées à vous-même soient enlevées afin que vous puissiez voir vraiment.

 

Nous sommes l'aspect de votre soi qui transcende tous les niveaux de la Création et qui aspire, de concert avec vous, à se libérer du carcan d'une réalité définie par les limitations linéaires. Nous sommes le résultat ultime de ce qui s'appelle l'ascension. Nous sommes tels que vous êtes et tels que vous n'êtes pas encore. Vous êtes une parcelle de l'Essence divine, avec une conscience et une identité. Vous êtes un fragment de votre propre expression et de votre propre expérience de l'Un. Vous êtes une capsule temporelle programmée qui se réalise au moment prévu, après avoir récolté une grande richesse d'expériences physiques au cours de son voyage. Finalement, les connaissances tirées de ces aventures vous auront orienté vers une harmonisation incontestable avec la vibration supérieure qui résonne maintenant en vous.

 

Vous avez entrepris de démêler les fils qui s'étaient enchevêtrés au cours de vos existences dans le rêve que vous considérez comme votre réalité. Et vous avez atteint un degré de clarté qui vous permet de reconnaître parmi vos drames existentiels une intention commune et un résultat commun qui ont formé l'identité que vous reconnaissez comme étant vous.


Invisibles sont les expériences qui, perçues profondément, transcendent la conscience que vous retirez de vos expériences présentes. Invisibles, mais fermement ancrées sous la surface de votre conscience, sont les expériences d'incarnations antérieures dont l'influence contribue à l'orchestration des drames que vous vivez. Sous plusieurs aspects, ce que vous êtes est une résonance de la vibration intégrale de tout ce que vous avez été. Cette vie vous fournit l'occasion de transcender une partie de cette programmation. Il s'agit donc désormais pour vous de réaliser votre histoire et, simultanément, d'atteindre et d'intégrer les aspects intemporels du soi qui vous ont échappé jusqu'ici. Ce faisant, vous ferez l'expérience
de votre Unité. Vous deviendrez cette Unité en conjonction avec l'ensemble de vos aspects, qui, dans leur essence fondamentale, sont ce que vous êtes, mais se reconnaissent comme étant séparés de vous.

 

Ce processus est à votre portée. Vous vous efforcez actuellement de l'atteindre, avec tout ce qui se trouve dans votre réalité et au-delà. C'est le voyage que vous avez entrepris en reprenant une forme en cette vie. Et ce voyage pourrait, en cette vie, vous conduire au-delà des limitations de la forme. Il vous fera franchir, au-delà des paramètres du concept de vie, toute la distance vous séparant d'un état d'être constituant l'expression de l'intemporalité. Un état d'être appelé Unité. Nous sommes cette Unité. Et nous sommes venus afin de vous guider jusqu'au foyer originel. 

 

RASHA

 

Extrait du livre « UN »

Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Vendredi 5 juin 2009


" L' Homme libre présente un visage privé de masques,

on peut aisément le blesser et même l'occire.

Tel Ulysse, il tente de se tenir au dessus des vagues mouvantes de la mer du monde,

où demeuré seul et nu sur la grève, il apparaît privé de tout secours.

Parfois un malaise obscurcit sa vision,

celui - ci devient, en quelque sorte, le revers d'une espérance naïve,  difficile à évincer quand elle a fait son nid dans le coeur.

 

L'homme libre peut tout d'abord souffrir, être écartelé,

osciller un instant sous le poids de la décharge reçue.

Toutefois son amour n'est jamais entamé, sa foi en la liberté n'est pas compromise.

Il a choisi une voie d'aventure avec les risques d'un parcours difficile. 

Qu'il s'y tienne donc résolument en s'éveillant constamment lui-même ;

sa mission s'exerce dans le secret ; il réveille les consciences somnolentes.

 

Certes, son ouverture et sa liberté inquiètent ;

chez les meilleurs, un tel comportement engendre une dimension plus vaste ;

par contre, elles peuvent non seulement briser les faibles ,

mais aussi dans certains cas les rendre agressifs et méchants ;

étant incapables de recevoir de plein fouet le vent de la libération,

ceux-ci ne peuvent que s'y opposer avec dureté.

 

Ils sentent ou plutôt ils subodorent l'avance de ces hommes en voie de libération.

La jalousie les dévore et les détruits ;

elle distille son poison au dedans et au-dehors,

et les hommes ainsi atteints deviennent leur propre bourreau.  

Le rampant est pris de fièvre maligne devant l'oiseau dont il rêverait de grignoter les ailes.

Qu'il devienne ailé à son tour, il quittera aussitôt son métier de rongeur et pourra prendre son vol. "


Source : http://sens-de-la-vie.com


Extraits de « Un Itinéraire » de M.M . Davy - 1984

 

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Vendredi 29 mai 2009

 

Apres avoir lu cet article, vous allez peut-être voir votre belle-mère d'une manière un peu différente ! (Christalain)


" Légèrement en sueur, vêtu d'une simple tenue de course adaptée aux conditions rigoureuses d'un lundi en plein mois de février, je m'apprête à prendre place dans l'église de Sangatte, la petite localité bien connue située à quelques encablures de Calais. C'est une courte pause avant de repartir par la plage. Par temps clair, on devine au loin la silhouette majestueuse des falaises de la perfide Albion. Pas besoin d'être un catholique pratiquant pour venir se ressourcer ici par intervalles. Les nombreuses statues de saints m'inspirent un sentiment de dévotion profond. Dans un coin, une Vierge haut perchée domine avec autorité les rangées de chaises.

A l'évidence, les responsables de la paroisse Notre-Dame-Du-Blanc-Nez ne dissimulent pas leur appartenance au fan-club de Jean-Paul II. En effet, plusieurs coupures de presse faisant état de phénomènes mystiques qui lui sont attribués ont été placardées dans le hall d'entrée. On remarque aussi deux affiches destinées aux fidèles qui voudraient se rendre en pèlerinage à Lourdes ou à La Salette, là où Marie serait apparue au milieu du XIX ème siècle. Juste à côté, apparaît la photo d'un des visionnaires de Medjugorje, petite ville de Bosnie où la Madone se manifeste de temps à autre depuis plus de vingt-cinq ans, ce qui fait grincer quelques dents au Vatican. Je suis très sensible à ces choses. Voilà pourquoi, je jette un coup d'œil avant d'aller à l'intérieur. Je sais exactement ce qui m'amène. On abordera ce point crucial un peu plus loin. En tout cas, c'est un jour qui sort de l'ordinaire car ma belle-mère, si dévouée à sa famille, est décédée le jour d'avant des ''suites d'une longue et douloureuse maladie''. Disparue à seulement soixante-quatre ans, elle n'aura hélas pas eu le temps de voir grandir ses petits-enfants.


Ce matin-là, je viens peut-être de pénétrer dans un des laboratoires de recherche les plus perfectionnés de la planète. Certes, je ne me trouve pas dans les couloirs du CERN ou dans la cour principale de l'IAS (Institute for Advanced Studies) de Princeton. Pourtant, ici même, je réaliserai dans les minutes qui suivent une expérience qui révèle un des secrets les plus jalousement gardés de l'Univers. Sans m'en douter un seul instant, je suis sur le point d'être brutalement projeté dans les méandres de la science du XXI ème siècle : la science de l'Ascension.


Comme pour toute expérience décisive, une longue et minutieuse préparation est nécessaire afin d'être capable de la réaliser correctement. Celle-ci, encore davantage que les autres puisqu'elle requiert un engagement total. C'est le cas en ce qui me concerne car des méditations quotidiennes furent mon régime de base pendant plusieurs années, en plus de mes entraînements de course à pied et des différentes charges familiales qui sont les miennes.


Je venais de passer ce que je savais être les dernières fêtes de Noël avec ma belle-mère. Sans chercher le moins du monde à s'informer du résultat des derniers dosages, mais à en juger sim­plement par son état, je l'ai très vite compris. Dans ce genre de situation, en méditant il est possible de suivre les ''préparatifs'' en cours dans l'au-delà. Pour cette raison, je restais relativement serein. Je pressentais que le ''passage'' serait assisté, toutefois j'étais loin d'imaginer l'incroyable dénouement. Il faut dire que mes beaux-parents ont toujours été agnostiques, voire critiques à l'égard de toute pratique religieuse. Chacun est libre de ses convictions. Ceci étant, l'approche de la mort peut s'avérer plus éprouvante encore pour ceux qui pensent qu'il s'agit du ''termi­nus''. D'autant plus que je demeurais circonspect : aurait-t-elle à rendre des comptes ? Le moment n'était-il pas venu pour elle de mettre de l'ordre dans ses ''affaires'' spirituelles ? Telles étaient les questions que je me posais le plus sérieusement du monde. Je ne suis pourtant pas un fondamentaliste. Mais, je sais juste que la mort n'est sans doute rien d'autre qu'une étape plus ou moins bien réussie. Je le ''vois'' assez facilement grâce à la méditation justement. Le mystère de la mort me paraît cependant plus épais que jamais, surtout après ce qui s'est passé.


A la fin du séjour, au moment de prendre congé, je me suis retrouvé en face d'elle, gêné et silencieux. On l'imagine aisément, j'avais le ventre noué ? Les relations n'ont pas toujours été au beau fixe, mais sur le fond je n'avais rien à lui reprocher. Mettons ça, si l'on veut, sur le compte de l'incompatibilité de caractère. Bien sûr, je la voyais pour la dernière fois vivante. A ce moment là, j'aurais voulu revenir en arrière et rattraper certaines de mes erreurs passées. Le courage dont elle avait fait preuve tout au long de cette épreuve me laissait perplexe.


Le dernier week-end de sa vie restera gravé dans ma mémoire. Les circonstances firent que je restai seul, à plus de six-cent kilomètres d'elle. Je tenais à maintenir ma participation, quoi qu'il arrive ou presque, à l'inter-régional de cross court auquel je devais participer. Je ne voulais pas faire faux bond à mon club. Une telle décision n'aurait de toute façon rien changé.


Le soir, j'observai de l'intérieur ce qui était en train de se passer si loin de moi. Je me sentis comme suspendu, à cheval entre le monde des vivants et celui des morts. Le lendemain, en route pour le championnat, je ne cessai secrètement d'y songer, assis au milieu de mes coéquipiers insouciants. C'est seulement en fin d'après-midi, une demi-heure après la fin de l'épreuve que le téléphone portable devait finalement retentir : ma mère m'appelait pour m'annoncer ce qui était devenu de toute façon inéluctable. Mon beau-père venait à peine de l'informer, aussi par un coup de fil. Quelques instants seulement après que le décès de sa femme eût été constaté. Sonné, je raccrochai. Je réalisai alors que je me trouvais exactement là où je voulais être pour apprendre cette terrible nouvelle : dans un magnifique endroit de verdure, entouré de coureurs enthousiastes, comme si, à ce moment là, il ne pouvait s'agir que d'une célébration de la vie et non plus d'une mort. Curieusement, je me rendis compte que quelque chose d'inhabituel venait de se passer. Quoi ? Je ne savais pas encore. Dans le minibus du retour, je commençai à ressentir les premières ondes de choc. Elles s'amplifièrent peu à peu, comme si une explosion thermonucléaire venait de se produire à distance.


Il me fallut attendre le soir pour, seul, commencer à comprendre. Quelque chose de phénoménal s'était en effet produit. Dans les dernières heures, ma belle-mère avait totalement ouvert son cœur. Elle avait été comme aspirée et elle était allée directement au ciel avec les anges et les saints ! Comment dire les choses autrement ? Contrairement à ce que l'on croit, je ne suis pas sûr que cela arrive si souvent que ça. Jamais d'ailleurs, je n'aurais pu prévoir ce coup de théâtre ! L'aide soignante qui s'est occupée d'elle alors que tout était en train de basculer, une femme remplie de compassion et dotée d'une capacité d'écoute inhabituelle, confirma de manière indépendante plusieurs détails remarquables. Une certaine paix, contrastant avec l'angoisse et la souffrance des jours précédents, semblait avoir envahie la mourante. Elle avait souri à plusieurs reprises. A un moment, elle avait même demandé d'où provenait cette ''lumière dorée'' autour d'elle. Aucun autre propos plus spécifique n'a été porté à ma connaissance. Elle ne chercha pas, par exemple, à changer les dispositions relatives à ses obsèques, des arrangements excluant toute cérémonie et toutes références religieuses. Sans doute se trouvait-elle alors en état de demi-conscience ?


Le phénomène le plus directement observable, et donc le plus probant, devait toutefois se produire le lendemain de sa disparition, là où je viens donc de m'asseoir pour prier et méditer au sujet du ''miracle'' qui s'était produit la veille. Que le lecteur essaye donc d'imaginer : je suis encore sous le choc ! Ce qui s'est produit ne me semble pas concevable. Cela me paraît même injuste pour les autres. Comment se faisait-il que ma belle-mère, qui avait été guidée toute sa vie durant par une vision athée, puisse se retrouver dans une sorte de paradis quatre étoiles réservé aux ''élus'' ? Bien sûr, c'est une façon de parler. Quoi qu'il en soit, je n'arrive toujours pas à en croire mes yeux et je cherche à ''comprendre'' le sens de tout ça. La parabole des ouvriers de la dernière heure ne me donne guère l'impression d'être une explication satisfaisante. Cette épiphanie de dernière minute ressemble plutôt à un épisode de la série télévisée MacGyver où, au dernier moment, le héros arrive à s'en sortir grâce à du bricolage spirituel. Je m'érige, encore pour quelques instants, en arbitre suprême de la destiné des âmes. Mais plus pour très longtemps car, d'un coup, je suis frappé par une énergie d'amour d'une puissance infinie qui durera quelques minutes. C'est une irradiation qui me consume jusqu'aux fondations de mon être. Aussitôt, je comprends deux choses fondamentales :

  • 1. L'Esprit est une source d'amour illimité. Il est le seul apte à juger. Ses décisions n'appartiennent qu'à lui. Il est donc impensable de porter un jugement sur les autres. Une grâce extraordinaire a été accordée à ma belle-mère. Pour quelles raisons ? Je ne sais pas.
  • 2. En signe de reconnaissance, je dois absolument tenir une promesse : témoigner. Ce que je fais aujourd'hui.

Peu après, je sors de l'église dans un état de confusion mentale bien compréhensible, dérouté à la fois par la profondeur, mais aussi par la simplicité des vérités qui viennent de m'être assénées d'un coup. Une fraction de seconde plus tard, un troisième message m'est envoyé : bientôt, je verrai des mes propres yeux les ''conversions de masse'' au cours desquelles les gens tomberont ''comme des mouches''. Je commence à tituber en recevant cette ''révélation''. Pour m'achever, arrive finalement un quatrième message qui me concerne personnellement. Je ne peux plus me retenir dès lors de pleurer à chaudes larmes, écrabouillé sous le poids de l'émotion.


Il faut des années, parfois des décennies, afin de prendre toute la mesure des implications d'une expérience aussi capitale. La physique moderne découle d'une poignée d'expériences inexplicables. Par exemple, celles portant sur la vitesse de la lumière ou le rayonnement du ''corps noir''. J'ai plus que de bonnes raisons de penser que la physique du futur devra beaucoup aux expériences similaires à celle que je viens de relater. Ce livre a pour but, non pas de ''prouver'' une telle assertion, car je sais une telle chose impossible, mais d'expliquer comment j'ai été conduit à adopter ce point de vue. Cette nouvelle physique sera également une nouvelle spiritualité et une nouvelle philosophie : c'est la science de l'Ascension.

 

Jean-Michel  COULOMB


Extrait du livre  « l'ascension, une nouvelle science » (prologue)

Editions INTERKELTIA -  ISBN 978-2-35778-009-5

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Vendredi 29 mai 2009

Tout ce qu'il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l'expérience au quotidien d'être un soi séparé - un individu apparent disposant d'une volonté, d'un pouvoir de choix et d'une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l'homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d'être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C'est l'Etre rêvant qu'il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n'a jamais cessé d'être. C'est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d'un « esprit » intelligent et capable de compréhension s'accompagne apparemment du pouvoir d'opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l'individu semble faire l'expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l'esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu'il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d'insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L'entité séparée ne peut que tenter d'imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d'un but ou d'un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l'enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu'il ne peut saisir. Tout cela est expression de l'Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu'il connaisse... en perpétuelle agitation et constante anticipation. C'est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d'un élan vers quelque chose qu'il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l'apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l'influencer tout au long d'un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n'est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l'Etre bien qu'apparaissant en tant que rêveur en recherche, n'est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l'objet. Etre ne requiert absolument rien... il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n'a besoin d'être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu'Etre simplement Soit. L'apparence de séparation est simplement l'expression de l'Etre. L'idée même de quelque chose qui aurait besoin d'approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L'Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d'indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l'effort soutenu, l'abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d'inéluctabilité logique et d'indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l'effort assure joyeusement la prorogation de l'expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l'histoire d'une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu'en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

Deux voies traditionnelles s'attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.

Dans la méditation, il semble possible, par l'intermédiaire d'une guidance et de choix apparents, d'atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l'effort assidu à la méditation va cristalliser l'état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenants à l'intérieur de l'histoire rêvée. Ainsi à l'instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.

Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l'individu à pour but de choisir d'agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l'esprit, joie et fin de toute souffrance.

Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi.» Toute cette activité se fonde sur le principe de l'acquisition et du maintien d'une possession personnelle de l'unicité.

L'effet de l'état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécure... Un peu comme être dans une cage de verre d'où la vie peut être observée sans que l'observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l'histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.

La conscience du déroulement de la vie n'est pas Etre la vie.

De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l'endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d'un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l'état conscient n'est simplement qu'un autre refuge au sein du rêve de la séparation.

Tout cela est simplement l'expression de l'Etre.

Une autre façon pour le rêveur d'éviter d'être, simplement, est de tenter de comprendre ou d'éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l'Etre. » ou « il n'est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n'aborde ni n'éclaire l'apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l'essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d'Etre.

Dire constamment qu'être éveillé ou assoupi n'a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n'est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C'est de l'idéalisme pur. Bien sûr, il n'existe rien de tel qu'être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.

Le message du Secret Ouvert n'est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d'un autre possible, situé au-delà de l'expression verbale. C'est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l'esprit.

La notion d'enseignement prescriptif, l'idée de guider ou d'offrir une assistance en est simplement absente. C'est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l'individu, mais invariablement le chercheur rêvé n'en continuera pas moins à croire qu'il y a ici quelque chose d'offert... Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n'y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n'y a rien à vendre.

Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l'ultime compréhension n'est pas la libération. Cela dit, tout cette communication conceptuelle est secondaire en regard d'un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s'agit du déploiement impersonnel de la vie... la vibrante merveille implicite dans le simple fait d'Etre. C'est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l'illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l'esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu'il n'est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l'Etre.

Il semble que l'esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d'histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d'autres dogmes se disputent le fait d'avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l'indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d'éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l'objet de farouches affrontements.

L'esprit adore l'idée d'une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d'omniscience, d'omniprésence, d'omnipotence et de toute une ribambelle d'autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu'elle soit assortie d'une interminable errance dans les affres de « l'obscure nuit de l'âme », d'innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l'action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n'ayant aucun sens. »

Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c'est. Quand cela passe inaperçu, c'est.

Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n'est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C'est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s'emparer de l'ultime se relâche et que la vibrante énergie d'être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d'autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s'agit de tout ce qui déjà est.

Tony PARSONS - 1er juillet 2006

Source :  http://www.theopensecret.com/french.htm

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Vendredi 22 mai 2009

Extrait d'un entretien avec Eric BARET.

Ce qui est dit dans nos entretiens provient d'une évidence sans forme et peut sembler contraire à certains systèmes de pensée. Si des éléments ébranlent notre état émotionnel, nous blessent ou laissent une forme de conflit, il faut en discuter, chercher ensemble et voir comment se présente cet inconfort. Considéré humblement, sans a priori, tout conflit devient source de maturation. C'est l'antagonisme qui fait grandir.


Vous dites qu'il n'y a rien à faire avec ce qui est là - émotion, tension... - et que ça va se résorber. Cela signifie-t-il qu'il ne doit finalement pas y avoir de tension ? N'est-ce pas contradictoire ?


Lorsque vous sentez une tension, vous n'avez pas le choix. Quand vous vous mordez la langue, vous ne pouvez pas revenir en arrière, sentir la réaction dans toute la structure du visage, ou plus. Savoir s'il était justifié de se mordre la langue, si c'était une erreur, si vous méritiez de vous mordre, est un questionnement qui a son intérêt, mais il vaut pour les gens qui n'ont pas mal à la langue.


Avec la douleur, vous n'avez pas le temps de réfléchir au pourquoi. Vous restez avec la sensation de la langue... Que se passe-t-il ? La langue mordue n'est pas quelque chose de statique ; c'est une vibration, une masse électrique, des éclairs qui jaillissent dans tous les sens... Votre système physiologique est fait de telle manière que vous n'avez rien à faire pour ressentir cette réaction. Vous n'avez pas à vous concentrer sur la langue pour sentir ce qui s'y passe.


Vous remarquez également que, lorsque vous vous mordez la langue, le goût des aliments dans la bouche, la musique que vous écoutez, le film que vous regardez perdent pendant quelques instants de leur substance. Ils deviennent sensoriellement secondaires par rapport à votre sensation de la langue. Vous n'avez donc pas à choisir d'arrêter ceci ou d'arrêter cela. C'est la langue qui choisit, c'est la langue qui devient votre objet de contemplation, de ressenti.


La langue vibre, elle saigne, elle élance... Tout cela apparaît dans votre organisme. Il y a d'abord eu cet éclatement, cette sensation très forte. Par la nature même de votre organisme, de tout le système immunitaire, de la structure de la cellule, petit à petit le traumatisme va se réduire, le sang va s'arrêter de couler, la douleur va s'étaler dans le très grand espace du visage et, graduellement, se vider. Il n'y avait aucun choix, aucun dilemme, il n'y a eu aucune réflexion.


Quand on vous suggère d'écouter la situation, c'est de cela que l'on parle. Il n'y a de place ni pour un choix ni pour une volonté ; la langue elle-même, par sa propre qualité, va résoudre le problème. La situation qui paraît conflictuelle ne l'est que parce qu'on la voit coupée de son environnement. Vous laissez la situation, comme la langue, devenir sensible, et l'élément conflictuel va également disparaître. Il va rester ce qui est là : un événement qui peut amener un désordre physiologique dans votre organisme, mais qui sera ressenti sans conflit psychologique.


Dans un moment de disponibilité sensorielle, il n'y a pas de place pour un conflit psychologique. Mais généralement, quand on se mord la langue ou quand un conflit apparaît dans la vie, on recouvre la sensation de douleur de la langue, la sensation propre du conflit, par un imaginaire, c'est-à-dire par une réflexion sur le pourquoi et le comment. Ce que nous suggérons ici, c'est de se rendre compte de ce mécanisme qui existe en nous. Par la magie des choses, quand on se rend compte profondément de quelque chose, la chose cesse sans qu'on le veuille. Quand vous constatez que ce que vous preniez pour un serpent est une corde, vous n'avez aucun effort à faire pour ne plus croire que c'est un serpent. La vision de la corde dissout le serpent. Vous ne voyez pas la corde pour supprimer le serpent, mais, du fait que vous avez laissé la vision de ce qui était là s'imposer en vous, l'élément imaginaire a magiquement disparu.


Tout élément problématique disparaît de la même manière. Il n'y a aucune activité là-dedans ; ce n'est pas quelque chose que vous faites, c'est quelque chose que vous enregistrez. Vous enregistrez le fait que vous êtes disponible à un conflit et que ce conflit se résorbe. Vous enregistrez le fait que vous résistez à un conflit et qu'il demeure en tant que conflit.

Vous n'avez aucun choix. Plus vous vous en rendez compte, plus vous constatez que vous laissez les conflits être de plus en plus libres en vous et que vous les percevez de moins en moins comme conflictuels. Il y aura toujours des événements qui vous sembleront plus ou moins harmonieux, mais cette apparente disharmonie ne vous fera pas quitter le ressenti de l'harmonie.


Au travail, je suis entouré de personnes qui, comme beaucoup de gens, pensent que le bonheur se trouve dans un compte en banque important, de belles voitures, ce genre de chose. Ce genre de conversation les intéresse naturellement. Je n'ai aucune compétence particulière ni en matière de voitures ni en matière de Bourse, mais en même temps j'ai envie de continuer de discuter avec eux. Comme je ne crois plus à tout ça, je n'arrive plus à communiquer.


Il faut en profiter pour apprendre ! [Rires.]

Jean Klein était intarissable sur les placements boursiers. Il s'est d'ailleurs ruiné plusieurs fois à cause de cela. Il a aussi ruiné quelques élèves et en a enrichi d'autres. Quand quelqu'un parle de voitures, il faut écouter. C'est fascinant, quelqu'un qui a la connaissance de ces étranges machines. Si on écoute vraiment, on trouve là de très belles choses, comme dans tout le reste. Ce n'est rien en soi, mais c'est extraordinaire aussi.


Si l'on écoute vraiment, sans préjugé, la magie de la Bourse, la magie des placements est une chose extraordinaire. On ne peut pas comprendre les événements économiques, politiques, militaires, si l'on ne comprend pas cela. Donc, si on le regarde avec une vision claire, rencontrer un homme d'affaires de haut niveau, parler avec lui de placements et d'économie est très intéressant. Cela dévoile des tas de choses sur les problèmes politiques et sociaux de notre temps. C'est une forme d'œuvre d'art.


Dans l'écoute, rien n'est inintéressant. Pas un métier, pas une activité, pas une passion n'est absurde ; c'est notre regard qui l'est parfois. Tout est fascinant. Quand nous croyons être avec des gens qui vivent de manière superficielle, c'est nous qui sommes superficiels. Quand on écoute leur fonctionnement, on trouve l'essentiel en cela aussi. À leur manière, ces gens ne font que parler de la tranquillité.
On s'aperçoit que ce que l'on écoute ne parle que de la tranquillité, même si cela s'exprime à travers des propos politiques ou économiques. Un autre dialogue peut alors s'engager.


Faire un, faire corps avec ce qui se présente. Rien n'est étranger. Les gens que je rencontre, c'est mon milieu ; j'écoute. Quand je ne connais pas, j'interroge, non pour savoir quelque chose, mais parce qu'il y a une forme de résonance. Il n'y a rien qui soit étranger. Sinon, je suis dans un projet. Si je pense qu'il vaut mieux méditer, faire du yoga, je suis coupé de la société. C'est normal que je me sente isolé ! Non... Quand je fais du yoga, je fais du yoga. Quand je suis dans une salle de casino, j'écoute, je regarde.


C'est extraordinaire, ce que l'on découvre sur l'être humain, sur la beauté dans n'importe quel endroit, quand on écoute. Que ce soit en prison, dans la salle d'attente d'une clinique, dans un restaurant de gare, il faut écouter, regarder. Regarder la joie, la souffrance, l'agitation, les préoccupations, l'anxiété, les besoins, comment les gens fonctionnent... Déjà, une résonance se fait.
Quand une chose m'est étrangère, quelle qu'elle soit, c'est que je vis dans ma prétention. Je regarde alors en moi-même et je remarque que je suis encore en train de prétendre qu'il y a des choses supérieures à d'autres. Cette prétention est une histoire. La beauté est partout. C'est à moi d'écouter et de la découvrir dans toutes les situations.


Certaines sympathies sont plus évidentes que d'autres, bien sûr ! Il y a des gens pour qui la porcelaine chinoise bleu et blanc est ennuyeuse. Il y a des gens pour qui la musique orientale est ennuyeuse. Mais, à un moment donné, la période qui vous passionne est celle qui est devant vous. Avec un policier, je suis passionné par la police. Avec un banquier, je suis passionné par la banque. Pour rien, pour la joie, parce que c'est passionnant de voir comment quelqu'un voit le monde, comment il fonctionne. Je me vois exactement comme lui : les mêmes peurs, les mêmes attentes, le même fonctionnement. Une forme de sympathie est présente. Quand je trouve quelque chose d'antipathique, je tourne la tête et je vois que c'est moi qui n'écoute pas.


Ce n'est pas au monde de m'écouter, c'est à moi d'écouter le monde. Quand j'écoute le monde, il y a une résonance. Mais si je demande au monde de m'écouter, de voir les choses comme moi, si je demande au banquier de mâcher du riz entier, il y a séparation. Le banquier suit sa route, exactement comme tout le monde, l'homme d'affaires aussi, le prêtre aussi ; il n'y a aucune différence. Il faut profiter du milieu où l'on est ; pas pour apprendre quelque chose, pas pour devenir banquier ou quoi que ce soit d'autre, mais pour la simple joie d'apprendre.


C'est un peu comme quand on joue avec un enfant. On n'apprend pas les règles du jeu dans le but de gagner ou de perdre, mais pour jouer. De la même manière, quand on se trouve mêlé à tel ou tel milieu social, on écoute, on apprend les règles par résonance, par affection pour l'environnement. Il n'y a plus de sentiment de séparation. Bien sûr, je fonctionne d'une certaine manière. Je ne vais peut-être pas dans les mêmes restaurants que certains hommes d'affaires, j'ai peut-être une voiture différente, mais ça, c'est la vie qui le décide pour moi. Ce n'est pas mieux, ce n'est pas moins bien. Les grosses voitures ne sont pas moins que les petites voitures. C'est la même chose.


J'écoute ce qui m'entoure. Si demain je me trouve dans un milieu de produits diététiques, j'apprendrai également là ! Mais ce n'est pas mieux. Il n'y a pas de différence. Écouter, découvrir, aimer. C'est ce qui est là quand je ne prétends pas que cela devrait être autre chose, quand je ne prétends pas savoir ce qui est juste. Ce qui est intéressant, c'est ce qui est sous mes yeux. À moi de m'en rendre compte.


Je dois bien prendre des initiatives dans la vie... !


C'est merveilleux que vous le sentiez comme ça. Mais ces initiatives que vous prenez sont une réponse biologique à la situation. Si quelqu'un vous donne une gifle, vous prenez l'initiative d'avoir la joue rouge. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un grand homme, vous prenez l'initiative de la joie. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un homme misérable, vous prenez l'initiative de la dépression... C'est spontané.


Il n'y a pas d'initiative volontaire. Ce que vous aimez dépend de ce que vous avez mangé les premiers jours ou les premiers mois de votre vie. Le fait que vous préférez le salé ou le sucré, les choses solides ou liquides, vient de situations très anciennes, très profondément enfouies. Vous ne pouvez pas décider d'aimer la nourriture indonésienne ou de détester la nourriture japonaise. Vous pensez décider, mais c'est biologiquement inscrit en vous.


Vous ne pouvez pas décider d'aimer l'architecture moghole et de ne pas aimer l'architecture rajput, ou le contraire. L'une vous émeut plus que l'autre. Où est le choix ? Vous ne pouvez pas décider de trouver telle femme plus attirante qu'une autre. Vous ne décidez pas si vous préférez telle odeur, tel rythme, tel grain de peau, tel son de voix. Vous ne décidez pas si vous préférez les films violents ou ceux qui montrent la beauté.


Qu'est-ce que vous décidez vraiment ?
Vous ne décidez pas de vos maladies. Vous ne décidez pas comment vous vous sentez quand votre femme fait des compliments sur la beauté du voisin. Quand vous avez une augmentation de salaire, quand vous perdez de l'argent, vous ne décidez pas comment cela vous touche. Quand vos enfants sont malades ou en bonne santé, vous ne décidez pas de vos émotions. Profondément, qu'est-ce que vous décidez ?


Mais il y a quand même des choix par rapport à ce que l'on fait. Vous suggérez bien d'écouter...


Selon tout ce que vous êtes, l'écoute se fait ou non. Quand on fait une suggestion, il ne s'agit pas tellement de suivre la suggestion, mais de vibrer avec elle.
Sur un certain plan, on peut dire qu'avant que l'hiver arrive on le sent venir. Quand on dit « voyez que vous n'écoutez pas » ou « écoutez », ça veut dire que ce mécanisme est déjà en train de s'actualiser. On ne le fait pas s'actualiser, mais le fait même de poser une question signifie que la réponse est en train d'être vécue, ou, plus précisément, la question signifie la réponse en train d'être vécue. Quand on répond, on n'ajoute rien, on ne fait que participer au questionnement en cours. Sans cette compréhension, la question ne serait pas possible. Donc, la réponse ne donne rien. Elle coule exactement comme la question ; elle vient du même endroit : d'un pressentiment. C'est pour cela que ce n'est pas la peine d'écouter les réponses. Les choses se passent comme elles doivent se passer. La réponse verbalise l'inévitable ; ce n'est pas quelque chose à faire, c'est quelque chose qui est en train de se faire.


N'est-ce pas de la passivité ?


Poser une question est ce qu'il y a de plus éminemment actif. Cela veut dire que l'on se situe dans l'humilité. L'humilité est ce qu'il y a de plus actif. La personne qui pose une question admet un « je ne sais pas », donc elle est disponible. Elle n'affirme plus, elle n'a pas la prétention de savoir. Quand on sait, on ne pose pas de question. Quand on pose une question, c'est que l'on écoute ; on écoute la question jaillir ; dans cette écoute, la réponse jaillit. La question et la réponse ont exactement la même origine, ces deux formulations véhiculent la même chose : l'écoute dans laquelle toutes deux jaillissent. Poser une question est ce qu'il y a de plus profond, à condition de ne pas chercher une réponse, sinon on se situe encore dans le projet.


Je pose une question, librement, parce que c'est ma résonance. Je sens un conflit dans ma vie et j'exprime ce conflit sans l'orgueil de vouloir le résoudre. Je constate qu'il y a un conflit, clairement. Cela suffit, tout est là. La solution est dans cette soumission à la réalité, à ce qui est là maintenant.
De ce « je ne sais pas », toute action, toute initiative va jaillir. C'est une initiative, une action qui vient de l'écoute de ce qui est là ; ce n'est pas une action qui veut « changer ».

Je sens une restriction dans ma vie et je l'exprime, j'écoute en moi cette restriction. C'est l'écoute de la solution. La réponse est une vibration au même niveau que la question, vibration qui se réfère à ce qui est au-delà de l'une comme de l'autre. Il n'y a pas de réponse à suivre, pas plus qu'à écouter. Il y une résonance, qui est l'humilité dans laquelle la question est posée. Là est la réponse. La réponse est avant la question. C'est parce que l'on pressent la réponse que l'on peut poser la question. Parce qu'il y a cette humilité, qui constitue la suprême activité... Mais il faut une certaine maturité pour comprendre cela.


Est-ce que vous pouvez, Éric, essayer d'éclaircir un peu ce que vous avez dit cet après-midi, à savoir que l'on ne décide rien et, en même temps, qu'il y a une liberté suprême, que la liberté est totale ?


Il faudrait être un poète pour en parler avec justesse. Ce n'est malheureusement pas une de mes qualifications. Tout ce qui perçu est conditionné. La joie, elle, est non conditionnée. Autrement dit, les moments de joie profonde ne sont pas liés à ce qui est perçu. Mais cela ne fait pas partie d'un cadre de réflexion. La pensée a sa valeur pour des choses plus concrètes, mais il ne faudrait pas polluer la manière d'aborder la vie par la formulation, par la pensée. On ne prétend ici à aucune compréhension de ces choses. Je n'ai aucune compétence lorsque je les exprime. Il y a une résonance en moi ; cette résonance ne connaît rien, ne sait rien ; même ma pensée, ma formulation, n'a pas de qualification pour raffiner cette expression. C'est une résonance, une conviction. C'est informulable.


Est-ce le même « je ne sais pas » que celui de Socrate ?


Quand un petit enfant regarde un sapin de Noël pour la première fois, il est ce « je ne sais pas ». Avant de prétendre savoir, nous avons tous la même disponibilité, Il n'y a rien de personnel là-dedans, cela ne fait pas partie de l'arsenal qu'une personnalité peut avoir ou non.


Il n'y a donc pas de projet possible ?


Le poète véritable est sans projet. Son projet est de célébrer du mieux qu'il peut ce qu'il a pressenti, ce qui le dépasse. Il trouve en lui une facilité à se présenter comme celui qui célèbre, celui qui reçoit la louange, comme la louange elle-même. L'art est cette ouverture aux différentes possibilités. Le poète peut jouer le rôle du serviteur et le rôle de celui qui est servi. Il peut aussi n'être que louange, il peut jouer celui qui est séparé de celui qui cherche, celui qui cherche, celui qui trouve... Cela fait partie de la poésie, cela fait partie de l'art. Cela exprime des émotions profondes. Mais elles ne sont pas progressives.


Le drame, dans les recueils de poésies - je pense un peu à Lalehsvari, mais on trouve cela également chez Rûmî -, c'est que souvent les traducteurs doivent classifier les poèmes. Il existe ainsi une traduction (anglaise) du livre de Laleshvari, La Progression du soi, qui met au début les versets où elle cherche Dieu et à la fin les versets où elle l'a trouvé. C'est la dégénérescence de la pensée moderne ! Ce devrait être le contraire : d'abord les versets où elle a trouvé, ensuite ceux où elle cherche. Plus que ça, d'ailleurs : un passage incessant de l'un à l'autre.


Quelqu'un qui est libre de tout projet peut profondément vibrer de la présence de l'essentiel, mais aussi de l'absence de l'essentiel. Présence et absence sont deux phases de l'essentiel. L'une n'est pas plus que l'autre. Que ce soit dans l'absence ou dans la présence, le poète a la capacité d'exprimer cet essentiel avec une telle beauté, avec un tel rythme, avec une telle liberté (ne se contredit-il pas d'un poème ou d'un verset l'autre ?), qu'il laisse le lecteur dans une grande liberté. C'est pour cela que la poésie, la musique et l'architecture sont toujours plus près du pressentiment de l'essentiel que ne l'est la pensée.


Les textes suprêmes des grands maîtres de l'Inde sont des textes de célébration. Les grands textes de Shankarâ ne sont pas ses analyses métaphysiques sur l'Atman et le Brahman, ce sont ses hymnes de louange ; c'est là qu'il y a une puissance extraordinaire ! Même chose pour Abhinavagupta. Les œuvres de jeunesse des grands maîtres sont souvent des œuvres métaphysiques, de réflexion, et leurs œuvres tardives des textes de célébration. Finalement, ils quittent toute conceptualisation pour être pure adoration.


Quand j'ai rencontré le grand Gopinath Kaviraj, il demeurait à l'ashram de Mâ Ananda Moyî. Avant de partir pour l'Inde, j'avais demandé à Jean Klein si Gopinath était un homme « libre » - pour employer une expression poétique - et il m'avait répondu : « Il l'était il y a vingt ans, donc il doit l'être encore... » Cet homme a fini sa vie en écrivant des textes d'adoration de la déesse sous la forme de Mâ Ananda Moyî.

Dans les derniers moments de sa vie, Jean appelait souvent la déesse et voyait les femmes autour de lui comme telles.


Chez quelqu'un dénué de projet, ces moments de profonde dévotion sont toujours là.
La pure admiration coiffe la métaphysique. Évidemment, il ne faut pas dire cela à des métaphysiciens... Dans un moment de clarté, on est obligé de renoncer à tout savoir. Tout savoir s'avère être une forme d'agitation. Il n'y a rien que l'on puisse savoir. C'est là le seul savoir accessible. La disponibilité découle de cette évidence.

Pour la personnalité, vivre dans un non-savoir est une terreur absolue, mais du point de vue de la créativité c'est la liberté absolue. Quand vous vous rendez compte que vous n'avez rien à devenir, vous pouvez tout devenir ; plus aucune barrière, plus aucun empêchement. Mais tant que l'on veut devenir quelque chose, on vit dans une prison.


Tout est à notre disposition, toute l'extraordinaire fantaisie du monde. On la refuse parce que l'on veut être Napoléon. On veut savoir. On veut posséder. Tant que l'on possède quelque chose, on ne possède rien. Quand on se rend compte que l'on ne possède rien, alors on peut dire - et ce n'est pas un concept - que l'on possède tout. Tout ce que l'on voit est à nous.


Quand vous avez un objet d'art et que vous pensez que vous avez l'objet d'art, vous n'avez rien ! Quand vous savez que, profondément, vous n'avez rien, tous les objets d'art que vous rencontrez sont les vôtres. Vous allez une fois au Metropolitan Museum et vous regardez un merveilleux bronze népalais. Il est à vous à jamais et il ne sera jamais aux gens du musée. Il vit avec vous, il est avec vous. Celui-là est vraiment à vous. Mais ce n'est pas un souvenir, c'est une résonance. Si la vie fait que vous le mettez sur votre cheminée, vous devez lui assurer un confort maximum. Mais vous n'en êtes que le gestionnaire, pas le propriétaire.


Si l'on se prend pour un facteur, on n'est qu'un facteur. Mais si vous vous rendez compte que vous n'avez pas de coloration proprement dite, alors lorsque vous rencontrez un banquier, sur un certain plan vous êtes aussi un banquier, et lorsque vous rencontrez un policier et que vous écoutez, vous êtes également un policier. Tout ce que l'on rencontre, on le partage. À certains moments, on exerce certains métiers plus précis que d'autres, mais tout ce que l'on rencontre, on l'est profondément.


La personnalité, l'ego sont trop mièvres ; ils se contentent de trop peu. Il ne suffit pas d'avoir quelques pièces, il faut tout avoir. Tant que l'on n'a pas tout, on sent que l'on n'a rien. Tant que l'on a un projet, une identité, quoi que ce soit que l'on peut appeler « mien », on se sent pauvre. Quand je n'ai pas la prétention d'être autre chose que ce qui se présente dans l'instant, toute la perception est mienne.

Il n'est pas dit que physiquement, psychologiquement, certaines situations ne sont pas plus faciles que d'autres. Mais, même dans les situations qui nous sont moins familières, on peut trouver une profonde sympathie, une profonde résonance.


C'est l'essence de la démarche tantrique. Tout ce qui se présente est à moi ; pas dans un sens personnel ou psychologique, mais profondément. Tout ce qui se présente est ma résonance. Il n'y a rien qui me soit étranger. C'est cela, le tantrisme.


Ce texte constitue le chapitre 15 du livre Le Seul Désir : dans la nudité des tantra, par Éric Baret, Éditions Trait d'Union, Montréal, février 2002, ISBN2-922572-84-6.

 

Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Vendredi 8 mai 2009

Dans mes précédents articles, notamment « la vie, c'est du cinéma » , j'ai souvent insisté sur l'importance de l'attention et de l'intention pour se rappeler en permanence (ou le plus souvent possible) de son désir profond. Il me paraît utile d'élaborer sur ce thème... fondamental : Ci-dessous 2 articles qui décrivent assez bien, selon moi, les enjeux du rappel de Soi en lui-même. Ensuite, selon ses sensibilités spirituelles, chacun « (dé)meublera » à sa façon cet espace d'hyper-conscience : auto-analyse, méditation, vide mental, prière...etc. Dans tous les cas, le rappel soi est une invitation a choisir quel est notre vrai désir : s'endormir à nouveau ou s'éveiller davantage ?  
Christalain
 

 

1) SE RAPPELLER DU RAPPEL DE SOI ...

 

Construire un cercle vertueux - Une des difficultés du rappel de soi est justement, d'acquérir le réflexe du rappel de soi. Une façon d'augmenter la fréquence et l'intensité des rappels de soi consiste à introduire dans le processus un "ancrage temporel". Concrètement, lorsque l'on se rappelle de soi on doit se dire : quand est-ce que je me rappellerai de moi-même la prochaine fois ? De même, lorsque l'on se rappelle de soi la fois d'après on doit se dire : quand est-ce que je me suis rappelé de moi-même pour la dernière fois ?


Sans énergie, pas de conscience.
- Ainsi, peu à peu, il est possible d'augmenter la fréquence des rappels. Celui-ci est directement lié aux taux énergétiques. Sans énergie, il est difficile de maintenir une distance entre soi et la matrice, parce que nous avons un besoin crucial d'énergie, et nous la recherchons comme une drogue. Une fois que la prédation dont nous souffrons est réduite et que notre effort de rappel de soi empêche également de prendre (moins) d'énergie chez les autres, dans ce cas nous commençons à être autonomes. La marche vers un état de parfaite autonomie se reflètera dans notre capacité à nous rappeler de nous-mêmes : pour une même quantité d'efforts, nous serons plus conscients qu'auparavant. Nous commencerons même à sentir qu'une "conscience minimale" reste active et que nous ne nous "endormissons" pas constamment.

 


Ce cercle peut devenir "vicieux" (involutif) ou "vertueux" (évolutif). Si le feu de la pensée en miroir est toujours entretenu, ce désir ardent finit par créer les conditions énergétiques nécessaires à la venue de la conscience. Avec l'aide de ce feu, les rappels de soi se "déclencheront" très souvent, plus souvent encore s'ils fonctionnent par association, c'est-à-dire, s'ils sont associés à des stimuli sensoriels, gestes, émotions, sentiments, pensées. Le réflexe devient : "je ressens ceci -> je suis conscient de ressentir ceci". "J'ai ce sentiment -> je suis conscient d'avoir ce sentiment". "Je pense ceci -> je suis conscient de penser ceci".

 

Par JSF.  Source : forum opus-news of tomorrow

 

 


2) LE RAPPEL DE SOI


Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.


Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.


Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre mon .Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons - vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !


Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.


En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.

 

Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.

Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :

 

« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]

 

De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :

 

« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]

 

Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.


L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.


Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.


Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.


Webmestre Zone-7   - Source : http://zone-7.net

Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Vendredi 8 mai 2009
L'origine des (véritables) humains enfin dévoilée !



Par contre, j'ai oublié la source... désolé.
Par Christalain - Publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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MISE A JOUR LE :

26 juin 2009 :  


* " L'homme aux mille visages "

* " Y a t-il eu résurection ? " 
 
 
* " L'âme et le Saint-Esprit " par Burt Harding (videos) 

* "Plus je suis amour, plus je suis moi-même"  par F.Hatem.

* " La fille d'or "  par E.Withworth. (poésie christique)

*   Edito, Video  musicale  qui m'a inspiré le 1er article (videos 2009) + une citation remarquable d'un Cours en miracle dans le pavé plus bas.




Prochaine mise à jour probable le: 31 juillet 2009
Bonnes vacances !


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Toute reproduction d'articles issus de ce blog est autorisée à condition qu'elle ne soit pas partielle et que la source complète soit citée (
http://axial-media.over-blog.org).  Merci

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Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Tu n'as pas à chercher loin pour le salut. Chaque minute et chaque seconde te donnent une chance de te sauver toi-même. Ne perds pas ces chances, non pas parce qu'elles ne reviendront pas, mais parce qu'il n'est pas besoin de retarder la joie". (T9-VII-1)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Agenda JUIN 2009

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