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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:57

Comme nous l’avons évoqué dans le chapitre 11 (Le  rêve de séparation), notre esprit qui a choisi la voie de l’ego s’est retrouvé écrasé sous une immense culpabilité. Une fois identifié à l’ego, nous avons donc opté pour sa stratégie consistant à projeter cette culpabilité « hors de nous » dans un monde de perception. Cette stratégie est ainsi devenue une loi fondamentale de l’esprit : « La projection fait perception ». Ce que nous voyons à l’extérieur de notre esprit est déterminé par ce que nous voyons à l’intérieur. Sur un plan ontologique, la projection est une tentative de placer la culpabilité issue de la séparation en dehors de l’esprit-ego. Le Cours définit alors la projection comme un usage inapproprié de l’extension qui est la fonction initiale du Fils de Dieu. C’est croire que nous pouvons combler le vide ressenti en nous par nos propres idées au lieu de le corriger par la vérité, c’est donc une négation de Dieu. Plus simplement et traduit concrètement, la projection est une défense pour nous éviter de prendre la responsabilité de nos propres pensées d’ego.

 

La projection est née au moment où existait encore un seul esprit-ego, encore unifié, mais « séparé » de la source. Celui-ci a eu l’idée de créer une instance séparée de lui pour tenter d’y déposer sa culpabilité. Mais comme il n’y avait littéralement « personne d’autre à blâmer ou accuser », Il s’est scindé en deux, toujours dans la dynamique de la séparation : Un soi innocent auquel il s’est identifié et un soi coupable. Dans son fantasme délirant, l’esprit-ego voit alors dans ce soi coupable « extérieur » un Dieu courroucé et vengeur en raison du « péché originel ». Toutes ces manœuvres se situent au niveau de la pensée et n’ont pas fait disparaître la culpabilité qui est simplement projetée sur l’autre soi. Mais pour nous convaincre définitivement que nous sommes « d’innocentes victimes », l’ego a déplacé le jeu dans un monde d’espace-temps où chaque soi individuel utilise un autre soi individuel pour faire ses projections.  

 

Cette dynamique « de fuite » s’est donc poursuivie avec le « Big bang métaphysique » au cours duquel l’esprit-ego s’est divisé en milliards de fragments, occasionnant des projections de plus en plus nombreuses et complexes. De manière fractale, chacun de ces fragments a conservé cette dualité « esprit innocent – esprit coupable », le premier se défendant contre un Dieu persécuteur inventé de toutes pièces. A présent, en tant que « fragments du Fils de Dieu », nous semblons jouer un rôle dans ce conflit qui est projeté sur l’écran du monde perçu car la projection fait perception. Chacun de nous essaye d’affirmer son innocence en prouvant la culpabilité d’autres personnes. La création des corps au sein de l’univers d’espace-temps parachève la stratégie de l’ego pour jouer cette pièce de théâtre à l’échelle cosmique. Nous pouvons alors « pointer du doigt » et blâmer d’autres coupables. Mais comme chacun joue le même jeu, nous sommes innocents et victimes pour nous-mêmes mais agresseurs et coupables pour les autres.

 

Dans ce cycle attaque-défense qui semble sans fin, la culpabilité est échangée sans cesse d’un soi à l’autre « comme une patate chaude ». Ainsi, la réalité de notre monde n’est jamais mise en cause, jamais mise en doute et l’ego peut « dormir tranquille ». Comme nous le verrons dans le chapitre consacré au corps, celui-ci est au centre du système de défense de l’ego pour se perpétuer, il s’agit de sa « demeure ». En effet, le corps est faible, vulnérable, fragile et il semble démontrer de façon convaincante que nous sommes impuissants à changer vraiment tout ce qui nous arrive dans le monde. Identifiés à l’esprit faux, et donc au corps, nous nous percevons comme victimes et adoptons les lois de la dualité : « l’un ou l’autre », « les forts ou les faibles », « avoir tort ou raison ». Nous sommes alors dans la compétition, les conflits d’intérêts, les besoins insatiables, et bien sûr la colère, la haine, la peur et tous les sentiments négatifs (ou ostensiblement positifs) propres à l’ego.  

 

Le Cours nous enseigne que toute pensée produit une forme à un certain niveau. Puisque la projection fait la perception, elle est aussi synonyme d’interprétation. Ce que nous appelons « la forme » est l’expression de la pensée à travers la perception, elle n’a pas d’existence réelle puisqu’elle fait partie intégrante du rêve fait par le fils de Dieu. Le contenu à l’origine des formes n’a que deux sources possibles : la pensée de séparation (ego) ou la mémoire de Dieu (St-Esprit). Une fois l’une de ces pensées choisie par le décideur qui est l’agent activateur de l’esprit, la forme pourra se manifester au sein de la projection comme une simple pensée, une émotion, ou bien un comportement, ou encore n’importe quelle forme d’action. Bien qu’illusion, cette forme peut néanmoins nous renseigner sur la nature de la pensée qui en est à l’origine. Si, par exemple, nous sentons que notre colère contre une personne est justifiée, cela signifie que nous avons projeté notre culpabilité inconsciente sur cette personne.

 

En raison de la projection, la perception semble nous enseigner sur le monde alors qu’en fait elle témoigne de ce que nous enseignons par nos croyances, elle est l’image extérieure d’un souhait. S’il est impossible de ne pas croire ce que l’on voit, il est également impossible de voir ce que l’on ne croit pas. Les expériences de l’esprit mènent aux croyances, qui, une fois fixées, stabilisent la perception. Ce que nous croyons, nous le voyons et plus nous le voyons, plus nous le croyons ! C’est pour cette raison que Jésus a déclaré : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ». La perception étant du domaine de la conscience et de l’espace-temps, elle est temporaire. Le Cours l’oppose à la connaissance qui est notre véritable « mode de fonctionnement ». Dans la perception, le tout est composé de parties qui se joignent et se séparent sans cesse de manière différente. Dans la connaissance, il n’y a pas de différence entre la partie et le tout. Le passage à la « perception juste », c’est-à-dire la vision, est une étape importante dans le cursus du Cours pour accomplir l’expiation, le retour à la connaissance.

 

Ce n’est pas un hasard si la notion de projection est si importante à la fois dans le Cours et dans la psychologie contemporaine. Elle éclaire en effet bon nombre de nos comportements. Ken Wapnick a déclaré que sans les travaux de Freud - à qui il rend hommage pour cette découverte - le Cours n’aurait pas pu voir le jour. Il est même impossible de comprendre son message si l’on ne saisit pas précisément pas ce qu’est la projection. Il faut aussi se souvenir qu’Helen Schucman était elle-même docteur en psychologie. Mais dans l’optique de comprendre le fonctionnement de l’ego – et donc s’en libérer - il faut aussi associer à la projection la notion de déni. (Plus communément appelé répression ou refoulement). C’est le déni de la culpabilité, trop lourde à supporter pour l’esprit qui a engendré le phénomène de la projection. D’ailleurs, projeter signifie littéralement « lancer quelque chose loin de soi ». D’où l’expression biblique : « Voir une paille dans l’œil de son prochain et ne pas voir la poutre dans le nôtre ».

 

Christalain - "L'Esprit d'un Cours en miracles" - chapitre 13

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