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Jeudi 5 novembre 2009

Ce passage de la version urtext a été complètement enlevé du livre bleu,  sans doute parce qu’il était trop technique, en plus de contenir des références nominatives. Il traite du monde de l’inconscient tel qu’il a été compris par les grands psychanalystes (Freud, Jung, Rank). Il  rectifie les erreurs principales de leurs théories tout en soulignant leurs aspects positifs.  (en photo: Carl G. Jung) 

 

 

Vous et Bill avez été effrayés à un moment ou à un autre par Dieu, par moi, par vous-mêmes et par pratiquement toutes les personnes que vous connaissez. Cela n'est possible que parce que vous avez tous deux mal créé et que vous croyez dans ce que vous avez créé. Nous avons déjà passé pas mal de temps là-dessus, mais ça n'a pas beaucoup aidé.

 

Vous ne l'auriez jamais fait si vous n'étiez pas effrayés par vos propres pensées. Ceux qui sont vulnérables sont essentiellement des mauvais créateurs parce qu'ils perçoivent mal la création. Ce que vous et Bill désirez essentiellement, c'est accepter ce qui ne change pas trop votre esprit. En plus de ce qui vous laisse libres de garder votre esprit sans surveillance la plupart du temps. Vous persistez à croire que quand vous n'observez pas votre esprit consciemment, il ne pense pas. Le moment est venu maintenant de regarder le monde de l'inconscient, le monde de l'esprit non observé.

 

Cela vous fera peur parce que l'inconscient est justement la source de la peur. Vous pouvez le considérer comme une nouvelle théorie du conflit de base si vous le souhaitez. Ce ne sera pas totalement une approche intellectuelle parce que je doute que la vérité vous échappe entièrement. L'esprit non observé est responsable de tout le contenu de l'inconscient, le niveau qui repose au-dessus du niveau des miracles. Tous les théoriciens psychanalytiques ont fait des contributions à la vérité en rapport avec ça, mais aucun d'eux ne l'a vu dans sa véritable totalité. (La grammaire correcte ici est un signe de votre meilleure coopération. Merci Helen.)

 

La meilleure contribution qu'ait apportée Jung était une conscience du niveau inconscient individuel par rapport au niveau inconscient collectif. Il a aussi reconnu la place majeure de l'esprit religieux dans son schéma. Ses archétypes étaient aussi des concepts significatifs. Mais sa zone d'erreur majeure repose dans le fait qu'il a considéré le niveau de l'inconscient le plus profond comme pouvant être partagé en termes de contenu.

 

Le niveau le plus profond de l'inconscient est plutôt partagé en tant que capacité. Comme état d'esprit de miracles, le contenu (ou les miracles particuliers qu'un individu peut arriver à accomplir) n'a pas du tout d'importance.  En effet les miracles seront entièrement différents les uns des autres. Puisque c'est moi qui les dirige, je fais en sorte d'éviter la redondance. À moins qu'un miracle guérisse vraiment, ce n'est pas un miracle.

 

Le contenu du niveau des miracles n'est pas enregistré dans l'inconscient de l'individu. S'il l'était le miracle ne serait pas automatique et involontaire, et nous avons répété qu'il doit l'être. Cependant le contenu est matière à enregistrement dans les Annales, lesquelles ne sont pas à l'intérieur de l'individu lui-même.

 

Tous les psychanalystes ont fait une erreur commune. Ils ont tenté de découvrir le contenu de l'inconscient. Vous ne pouvez pas comprendre l'activité inconsciente en ces termes parce que le contenu s'applique seulement au niveau inconscient le plus superficiel. À ce niveau, l'individu lui-même y contribue. C'est le niveau dans lequel il peut facilement introduire la peur et c'est habituellement ce qu'il fait.

 

Freud avait raison d'appeler ce niveau pré conscient et de souligner qu'il y a un inter-échange passablement facile entre le matériel pré conscient et le matériel conscient. Il avait aussi raison de regarder le censeur comme étant un agent de protection de la conscience de peur.

 

Son erreur majeure repose dans l'insistance que ce niveau soit absolument nécessaire dans la structure psychique. Si la psyché contient des niveaux remplis de peur d'où on ne peut pas échapper sans se fissurer, l'intégration est menacée de façon permanente. Il est donc essentiel, non pas de contrôler, ce qui est effrayant, mais d'éliminer la peur.

 

Ici le concept de volonté de Rank fut particulièrement bon, sauf qu'il a préféré ne l'allier qu'avec la propre capacité créative de l'homme. Mais il ne l'a pas étendu à son union appropriée avec la Volonté de Dieu.

 

Son « traumatisme de naissance » une autre idée valide, était aussi trop limitée en ce qu'elle ne se référait pas à la Séparation, laquelle était véritablement une fausse idée de la naissance. La naissance physique n'est pas un trauma en elle-même. Elle peut cependant rappeler à l'individu la Séparation, qui elle a été une cause très réelle de peur.

 

L'idée de « thérapie de la volonté » était une idée potentiellement très puissante, mais Rank n'a pas vu son vrai potentiel parce que lui-même utilisait une partie de son esprit pour créer une théorie de l'esprit, et l'autre partie pour attaquer Freud.

 

Ses réactions envers Freud ont découlé de son illusion dans le concept de privation, une acceptation malheureuse du manque qui elle-même découle de la Séparation. Cela l'a conduit à croire que sa propre création mentale ne peut se maintenir qu'en autant que s'effondre la création d'un autre. En conséquence sa théorie a souligné, plutôt que minimisé, la nature à double tranchant des défenses. C'est une caractéristique remarquable de ses concepts parce que c'est tout à fait vrai en ce qui le concerne.

 

Il a aussi mal interprété le trauma de la naissance; d'une manière qui a rendu inévitable pour lui de tenter une thérapie dont le but était d'abolir la peur. C'est caractéristique de tous les théoriciens ultérieurs. Ils n'ont pas essayé de se détacher de la peur comme Freud l'a fait lui-même dans sa propre forme de thérapie.

 

Personne jusqu'ici n'a reconnu pleinement la valeur thérapeutique de la peur, ni la seule manière dont elle peut véritablement finir. Quand l'homme mal crée, il souffre. Le principe fondamental de cause et effet est ici un véritable expédient temporaire. En fait la Cause est un terme appartenant de façon appropriée à Dieu, et l'effet, qui devrait aussi être écrit en lettre majuscule est Sa Filiation.  Cela entraîne un jeu de relation de causes et d'effets qui sont totalement différentes de celles que l'homme a introduites dans la mal création.


Source : uncoursenmiraclesurtext.com

Par Christalain - Publié dans : UN COURS EN MIRACLE : Articles divers externes - Communauté : Le cours en miracles
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