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Un cours en miracles


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Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:37

 Sri Siddharameshwar Maharaj Une conférence de Sri Siddharameshwar Maharaj (date non précisée).

 

Parution dans la revue InfoYoga n°51, février 2005/mars 2005, p. 20 sous le titre:" la création et la destruction du monde".

 

Attention, il ne s'agit pas de Nisargadatta Maharaj, mais du maitre de Nisargadatta qui fut donc son disciple.

 

Une introduction, en quelques sortes, pour les prochains extraits à venir de Nisargadatta, le disciple devenu maitre. 

 

 

Introduction

 

Siddharameshvar Maharaj est né en 1888 à Pathri, un petit village dans l'état du Maharashtra, en Inde. Il a réalisé par la voie de la méditation enseignée par son Maître Bausaheb Maharaj. La méditation est un chemin long et difficile que l'on nomme “le chemin de la fourmi” (Pilpilya marg) dans la philosophie du Védanta. Siddharameshvar Maharaj enseigna plus tard le chemin de l'oiseau (Vihanga marg), c'est-à-dire le chemin de la connaissance ou la voie directe. Une fourmi peut mourir en chemin avant d'atteindre la cime de l'arbre alors que l'oiseau vole de branche en branche avec tant d'aisance !

 

Bien qu'il enseignait les principes de la philosophie non-dualiste (Advaïta Vedanta), Siddharameshvar Maharaj s'est distingué de l'enseignement classique en bien des domaines. En effet, il insistait sur le fait que le maître doit dévoiler le but ultime sans attendre que le disciple ait franchi un certain nombre d'étapes sur la voie de la connaissance de soi, comme le préconisent certaines méthodes traditionnelles.

 

L'enseignement classique pose en effet pour condition première le renoncement au monde alors que pour Siddharameshvar Maharaj il est nécessaire de comprendre avant de renoncer. Le renoncement sans la compréhension n'a aucune valeur. Il devient possible pour le disciple, quand par la compréhension, il peut discerner l'essence de l'apparence. Mais Siddharameshvar Maharaj précise que le renoncement est encore du domaine de l'ego, aussi demandait-il ensuite à ses disciples de renoncer au renoncement. L'origine du monde est le zéro et sa fin également, alors puisque ce n'est rien, à quoi renonce-t-on ? Le disciple retourne alors dans le monde, mais en sachant que tout n'est qu'illusion. La source de la conscience ou connaissance (Sat-chit-ananda) est encore une illusion, car la réalité est audelà de l'ignorance et de la connaissance.

 

Enfin, Siddharameshvar Maharaj utilisait un langage accessible à tous, puisant ses exemples dans la vie quotidienne de l'auditeur pour qu'il puisse sans peine discerner sa vraie nature. “Puisque nous sommes tous la réalité, où est donc la difficulté et combien de temps cela prend-t-il pour accomplir ce que nous sommes déjà ? Il n'y a ni temps ni espace entre nous et nous-même”. Siddharameshvar Maharaj était un maître d'une envergure exceptionnelle qui a donné la compréhension ultime à de nombreux disciples (dont Ranjit Maharaj et Nisargadatta Maharaj) avant de quitter son corps à l'âge de 48 ans en 1936.

 

Des entretiens de Siddharameshvar Maharaj ont été publiées en français sous le titre de La clef de la réalisation de soi, aux Editions des deux Océans, Paris. 1996. Une nouvelle compilation regroupant deux cents de ses entretiens publiés en partie en anglais sous le titre de Amrut laya est actuellement en cours de traduction. Cet ouvrage sera disponible aux Editions Innerquest en 2005. En voici un extrait.

 

«  Que veut-on dire par création, maintien et destruction du monde ? Que signifie la compréhension spirituelle ? Les quatorze moyens de connaissances  (Les quatorze moyens de connaissance : C'est l'antakaran ou sens interne constitué des indryas (facultés) qui sont : la conscience individuelle, le mental, l'intellect, l'ego, les cinq organes fonctionnels et les cinq organes des sens)  et les soixante-quatre formes d'art concernent l'existence dans le monde, c'est-à-dire qu'ils ne sont là que pour satisfaire la vie matérielle. Quand on ne connaît pas le remède à son mal, la peur nous fait accepter celui que propose le médecin. Mais les docteurs n'ont appris, et n'exercent leur art, que dans le but d'en faire leur moyen de subsistance.

 

Toutes ces connaissances ne concernent donc que le monde, cet apprentissage d'une connaissance particulière, qui n'a d'autre but que d'accumuler de l'argent, est appelé ignorance ou fausse connaissance. La motivation du professeur comme celle de l'étudiant dans la transmission de ces connaissances est, bien entendu, le profit. Maintenant voyons ce que signifie la véritable connaissance et ce qu'elle vise. Elle élucide le mystère de la création, de son fonctionnement et de son développement futur. Qui est le Dieu antérieur à tout ?

 

Cette connaissance ne porte pas sur la vie mondaine de l'homme mais sur la condition de tous les êtres et de leur créateur. Passer sa vie à se préoccuper de son estomac est digne d'un animal, mais c'est pourtant ce que font tous les êtres pourvus d'une faculté mentale inférieure. Vous ne pensez pas. Réfléchir aux grandes choses de la connaissance spirituelle concerne les grands esprits. L'apprentissage spirituel vise la connaissance de vous-même et du cosmos ; et c'est cela la véritable connaissance.

 

Le disciple demande au maître : “Quelle est ma véritable identité, celle du maître et celle de Dieu ?” Le maître répond que, puisque vous avez pris naissance dans un corps humain, vous devez discerner le Soi de ce qui ne l'est pas, et vous défaire ainsi de tout ce que vous n'êtes pas. Vous comprendrez alors qui vous êtes et qui est le maître. A l'école, on vous apprend à faire des additions et des soustractions. De même ici vous devez appliquer une méthode soustractive, en éliminant votre mental, votre intellect et tout le corps subtil, et ce qui restera c'est le corps causal ou l'ignorance.

 

 Mais êtes-vous réellement cette ignorance, ce vide ? Que reste-t-il si vous rejetez ce ‘rien’ ? Si vous vous dégagez de l'ignorance, celui-là même qui s'y emploie se maintient, et c'est ‘vous’ en tant que connaissance. Vous êtes la pure connaissance qui est témoin de tout, et qui dit ‘je’. Vous êtes cela. La nature de ce ‘vous’ est donc la connaissance et celui qui le sait est un éveillé, alors que celui qui s'identifie au corps est un ignorant. Votre être n'est rien d'autre que la connaissance incarnée. “Vous êtes cela”, et vous pouvez appeler ‘cela’, le ‘je’ ou Dieu ou encore Shiva. Celui qui dit être la connaissance est Shiva, et celui qui persiste dans la croyance qu'il est le corps est Jiva, l'ignorant. Je suis la conscience qui est à l'arrière plan des pensées et lorsque celles-ci sont au repos pour un moment, on appelle cet état sommeil. Cette conscience est appelée Dieu et elle recèle tout le potentiel du pouvoir. C'est parce que j'existe que toute chose apparaît comme étant réelle, sinon il n'y a rien.

 

Celui qui attribue le caractère divin au Dieu du monde réside au plus profond de notre coeur. C'est ce Dieu que l'on habille et que l'on pare, c'est lui que l'on vénère et à qui l'on fait des offrandes. Je suis Dieu, et le monde me doit sa grandeur. D'ailleurs si celui qui dit ‘je’ quitte le corps, la vie n'est plus. En sanscrit aumkar signifie ‘je suis’. Le monde entier est créé à partir du aum ou l'êtreté. Il est l'origine du son et des mots. l'êtreté a émergée à partir du Brahman. Ainsi Aumkar est la connaissance, et ahamkar est l'ego ou “je suis le corps”, c'est-à-dire l'ignorance. La réalité finale est dévoilée lorsque la connaissance et son contraire, l'ignorance, sont absentes, et c'est là que se situe mon véritable Soi.

 

La connaissance ‘je suis’ ne saurait être la réalité finale. A-t-on besoin d'une lampe pour se voir soi même ? C'est seulement lorsque nous devons parler aux autres que nous avons besoin de dire ‘je suis’, on ne se dit jamais ‘je suis’ à soi-même. Quand on se réveille du sommeil, l'êtreté se révèle. Et lorsqu'on laisse ce ‘je’ derrière soi, il ne reste que la réalité finale.

 

Le quatrième état est turya, c'est l'état dans lequel on affirme : “je suis la connaissance”. Tu signifie ‘vous’ et rahya : rester. Dans le sommeil profond, on n'est conscient de rien, pas même de l'instant où le sommeil nous submerge. Mais la réalité finale est au-delà de cet état du sommeil profond, car dans notre état naturel il n'y a ni conscience de soi ni ignorance, il n'y a ni espace, ni aucun concept d'aucune sorte. La conscience pure, c'est-à-dire la connaissance ‘je suis’, est appelée Dieu. Savoir signifie devenir Dieu. Quand ce pouvoir de connaître conceptualise, la manifestation entière devient perceptible, et lorsque tous les concepts sont abandonnés la manifestation s'évanouit.

 

Tant que vous vous accrochez à la manifestation, elle existe, et dès que vous la délaissez, elle s'évanouit. Dans le sommeil, vous quittez les sens, les objets, le mental et l'intellect, mais dès que vous vous réveillez, vous les réintégrez et vous y accrochez. C'est ainsi que la création, la préservation et la destruction s'imposent à vous. Mais en fait rien ne ‘vous’ arrive, ce n'est pas parce que vous mangez du tamarin que vous devenez âpre, ou parce que vous mangez du sucre que vous êtes doux! Le sucre a une saveur douce, mais qui finit par se dissiper, alors que vous, vous restez tel que vous avez toujours été.

 

Les différents corps se sont surimposés à la pure connaissance ‘je suis’ comme les films passent sur l'écran pour disparaître finalement. Que peuvent-ils vous faire ? La nourriture digérée par votre corps et qui est maintenant sous forme de matière fécale en vous, vous ennuie t-elle ? Les attributs (gunas) signifient ce qui n'est pas (gu : excréments). Si cette matière fécale qui est en vous ne vous dérange pas, alors que peuvent bien vous faire les attributs du corps ? Ainsi si les sens, le mental et l'intellect, qui sont présents en vous ne vous affectent pas, il n'est pas davantage question d'être touché par les qualités comme le péché ou le mérite qui en sont le produit.

 

C'est le mental qui a créé les concepts de Brahma, Vishnou et Mahesh  (autre nom de Shiva)  et les a dotés respectivement des caractéristiques de création, de préservation et de destruction. Le mental a donné quatre mains à Vishnou, il a dénudé le seigneur Shiva et recouvert son front de cendres, mais il échoue dans sa tentative de contempler le Soi, le seigneur de tous. Le Soi, qui est fondamentalement sans qualités, ne peut pas s'adjoindre péché ou mérite, car ce sont des attributs du mental. Puisque le mental ne peut pas saisir le Soi, ce dernier qui est le véritable ‘je’ est appelé Kailas loka, la fin de tous les corps. (Les quatre corps ou voiles qui recouvrent le Soi.) Kai signifie corps ou enveloppe, la ou laya : dissolution, ainsi kailas signifie ce qui reste après la dissolution des corps. Le corps grossier qui est éphémère appartient au monde des plaisirs terrestres, et le corps subtil jouit du monde de la création perpétuelle. Le corps causal est l'oubli ou l'ignorance, il est lié au monde de la destruction. Le corps supra-causal quant à lui est le monde de la connaissance.

 

Au-delà de ces quatre corps, vous êtes, la réalité finale. Vous êtes toujours pareil à vous-même, sans aucun changement. Que les différents états de veille ou du sommeil ou quoi que ce soit d'autre vous recouvrent, cela n'a aucune importance pour vous. Vous êtes toujours antérieur à tout, la création comme la destruction ne vous affectent en aucune manière. La conscience qui est en vous disparaît comme l'air s'évanouit dans l'espace, mais vous, la réalité finale, restez inchangé sans aucune altération, vous n'êtes jamais soumis à la dissolution. Même les ignorants se renseignent à propos de leurs vies antérieures, cela signifie bien que vous existiez avant les diverses incarnations !

 

Tout ce qui apparaît doit forcément disparaître, tout finit par se dissoudre, mais vous, vous existez éternellement. Celui qui comprend cela est l'être réalisé, l'ignorant qui reste soumis à l'illusion ne peut pas le comprendre. C'est seulement si vous cherchez à acquérir la connaissance du maître que vous parviendrez au but. Reconnaissez celui-là qui est sorti de l'illusion. Voici le signe qui vous aidera à le distinguer : il est celui qui ne subit aucune altération. Tout ce qui apparaît n'est qu'illusion et quand tous les concepts sont éliminés, c'est la fin de l'univers.

 

C'est une illusion que de dire : ‘je’, ‘vous’, Dieu ou démon… Même la prière est une illusion ! Si la pensée se forme à partir de la connaissance elle se déroule correctement, mais si par contre elle se développe à travers l'ignorance, il n'en résulte qu'une perception faussée. Dans l'épopée du Mahabaratha, celui qui perçoit appartient au clan des Pandavas et ce qui est vu à celui des Kauravas. Kaurava signifie : prospérer par le corps (raurava : prospérer et kaya : corps). Les êtres humains, les animaux, les dieux et les démons, le ‘je’, le ‘vous’, l'adorateur et l'adoré apparaissent tous dans ‘ce qui est vu’. Tout cela est illusion, et quand celle-ci se dissout, seul le Soi reste. Vous ne pouvez pas le comprendre parce qu'elle s'est tant développée qu'elle a recouvert le Soi d'un voile épais.

 

L'être réalisé sait que tout est illusion, mais celui qui en est la proie considère le monde comme vrai et ne s'agite que dans le but d'obtenir la satisfaction par la nourriture et les biens matériels. Il ne voit pas que tout cela est illusion. Même Dieu et la vénération qu'on lui porte sont illusion ! Tant que l'on n'a pas la connaissance de soi, l'illusion peut nous leurrer de mille manières, toutes imprévisibles. Le mental imagine tellement de choses et produit tant de simulacres ! S'il fait de vous un ascète, il vous suggèrera de vous laisser   pousser les ongles ou de vous promener tout nu ! Ou alors il vous poussera à ne manger que certains aliments sous certaines conditions ou à ne pas manger du tout, il pourra aussi vous convaincre de contrôler les sens par toutes sortes de techniques etc.

 

Voilà le genre de concept qui peut soudain germer dans votre mental ! Le véritable ascète est celui dont le mental est libre de tout concept, les bons comme les mauvais car ils ont perdu toute signification pour lui. Si l'on donne une importance à une chose en particulier, on s'éloigne de sa véritable nature. Pour celui qui se connaît cela ne fait aucune différence s'il mange plusieurs fois par jour ou s'il jeûne, s'il dort dans un lit royal ou dans le caniveau ! Il sait que toutes ces choses ne concernent que le corps.

 

Le véritable sage est celui qui connaît le Soi ultime. Il n'a plus d'illusions, il sait que sa véritable nature est la seule vérité et que tout le reste n'est que le jeu des pensées. L'illusion, c'est de chercher à l'extérieur ce qui est en vous. La croyance dans les bons et les mauvais présages est à mettre au crédit de l'illusion ainsi que de prier pour la paix de l'âme d'un défunt, etc. Certains se perdent dans la pratique des rituels prônés par leur religion et s'imaginent réalisés alors que leurs actes prouvent le contraire. Enseigner la connaissance sans la véritable expérience à l'appui est une tromperie ! De même celui qui pratique le yoga sans tendre vers la connaissance de sa véritable nature se contorsionne inutilement. Tout cela est illusion, et que choisir dans l'illusion ?

 

A part votre Soi réel, qui est sans attributs, tout le reste est faux. Les gens pensent que s'ils vénèrent le samadhi  (Ici samadhi signifie mausolé ou stèle funéraire) d'un être réalisé, des miracles se produiront et que leurs désirs seront exaucés. Mais pour réaliser le Soi suprême, il faut être libre de tous ces concepts. Il est rare celui qui n'a aucune illusion, mais lui seul est sage, tous les autres sont atteints de folie ! Mais puisque vous avez pris naissance en tant qu'être humain, vous devez obtenir l'expérience ultime pour ne pas gaspiller votre vie en vain.

 

L'expérience effective de la vérité est la preuve finale. Si vous la cherchez uniquement par la logique du raisonnement il n'en résultera que déception pour vous. L'ignorance entrave tous les êtres humains. Certains tentent d'atteindre la réalité finale par la pratique des rituels, ou par des méthodes qui impliquent la torture du corps. Ils s'enferrent dans la souffrance par la douleur qu'ils s'infligent eux mêmes, et dépérissent insatisfaits à jamais. Tous les êtres souffrent dans ce monde, même s'ils ne le montrent pas. Le monde est atteint d'une fièvre que personne n'arrive à identifier.

 

Même si vous considérez le monde comme vrai, vous ne pouvez nier qu'il est souffrance, la nature vous prouverait le contraire. L'approche juste est donc de rechercher sincèrement à acquérir la connaissance dispensée par le maître. Sinon, une illusion en remplacera une autre : celui qui vient de perdre l'illusion qu'il était habillé, souffre maintenant de l'illusion d'être dénudé ! En bref toutes sortes d'illusions vous affectent d'une manière ou d'une autre. Celui dont le mental en est complètement affranchi est libre du doute.

 

On entre dans le cercle de l'existence mondaine par l'ego, mais on ne peut pas en sortir de la même manière. Abhimanya  (Abhimanya était le fils d'Arjuna l'un des Pandavas de l'épopée du Mahabharata.) signifie ‘orgueil’. Dans la guerre relatée par l'épopée du Mahabharata, Abhimanya a pu pénétrer la formation labyrinthique que les armées Kauravas avaient adoptées, mais il ne savait pas comment en sortir. Seul le disciple authentique du maître peut se dégager du labyrinthe des idéologies mondaines ou spirituelles. Celui qui s'accroche au Soi se réalisera.

 

Pratiquez sincèrement ce que vous dit le maître. Après avoir atteint la conscience pure, si l'orgueil s'immisce à nouveau, vous retomberez inévitablement dans l'ignorance. Il est bon d'expérimenter le Soi en tant que créateur de la manifestation, car si vous ne faites que raisonner à son propos, sans pratique ni expérience, toute cette connaissance spirituelle sera vaine. Dans l'absence de l'expérience on est assailli par les doutes quant au Soi, et on devra alors mener une rude bataille pour se prémunir des pièges tendus par l'existence mondaine. Avoir une ferme conviction quant à notre véritable nature est l'attitude juste à adopter car celui qui doute est une personne perdue. Je vous dispense cette connaissance pour que vous puissiez accéder à la compréhension. Trouvez donc qui est l'agissant. Celui qui n'a pas encore compris d'où

l'illusion émerge doit continuer à y réfléchir sans relâche, l'esprit toujours alerte.

 

© 2005 Shri Sadguru Siddharameshwar Adhyatma Kendra et L. Le Doaré

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