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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


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A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 18:12

N : Si nous l'abordons de front, cette question, à moins d'être faible ou malhonnête intellectuellement, la dimension supérieure de Sri Aurobindo saute aux yeux. On a le droit de le laisser de côté, ok, on peut « rechigner », mais s'imaginer qu'il est juste un christ supplémentaire, ou un prophète, ou un « penseur », c'est une erreur... Prétendre que diviniser les cellules, c'est inutile, parce que la matière est une illusion, cela, c'est carrément blasphématoire, parce que Seul le plus haut Divin, peut le faire. Le Christ ne le peut pas, ou ne l'a pas encore fait, et il ne pourra pas le faire sans le supramental. Sri Aurobindo, c'est une brèche, ce n'est pas comparable, son projet ne peut être ni dévalorisé ni surestimé à partir d'une comparaison, car c'est autre chose. C'est au-delà du baratin des dieux, puisque leurs paroles deviennent des formules passe-partout, des réclames pour le ciel, et peut-être faudra-t-il en finir : l'homme qui veut vivre sa propre existence, la sienne, loue les services d'un Saint-Esprit quelconque à un « mentor » supérieur, qui donne clés en mains les clés du royaume, à condition que. Je semble intransigeant, mais où sont les résultats ? Ces combines transcendantales n'ont pas mené loin, parce que cette matière qui n'existe pas, ce corps transitoire, résiste avec une puissance inouïe à la lumière. La transformation de l'homme, toujours annoncée, n'a jamais débuté. Et des choses du type du Saint-Esprit, la terre en a toujours disposé, sans que cela n'entraîne de changements majeurs... Quelques initiés bénéficient du darshan du gourou, quelques apôtres sont soulevés dans l'Amour, quelques maîtres de lignée tirent une shakti de quelque part, mais, dans l'ensemble, est-ce suffisant pour diviniser l'espèce ?

Décidément,  des lecteurs ont du dire beaucoup de mal de Sri Aurobindo pour que tu le défende aussi âprement. Mais ce qui est vrai a t-il besoin d'autant de défense ?

Aujourd'hui, il « descend » entre trois et huit énergies d'excellence par an, et j'ai l'honneur de ressentir leur arrivée quand elles débarquent, mais leur pouvoir est extrêmement limité. C'est comme les drogues, il en faut de plus en plus, puis on s'accoutume, et le pouvoir diminue. (Je suis intarissable là-dessus, mais qui ça intéresse vraiment ? Cela va trop loin d'un coup, une telle « démystification », et seuls les amants de la Vérité peuvent l'entendre, les autres s'imaginent que je me la pète). Oui, trouver un Saint-Esprit ou quelque chose d'équivalent, c'est un premier pas, non négligeable... Cela peut même devenir un appui, mais si nous jouons au petit remorqueur, si nous nous faisons traîner par des « vibrations de lumière », on retombe dans un système, et puis on finit par tourner en rond, ou dépendre du dispensateur de darshan, à moins qu'une bulle supérieure ne nous emprisonne, qui nous donnera le change en nous enfermant dans la certitude de la Vérité.

 

Non, tu te la « pète pas »... Mais ressentir les vagues d'énergies n'est pas si rare que cela...ou alors il y a 90% de menteurs sur les forums « spirituels ».
 
Oui, nous pouvons aller plus loin.

Le travail est à faire dedans, c'est tout simple, et plus on s'encombre de belles représentations, moins ça avance vite... Le mental enrobe le processus, le commente, le savoure, et depuis de milliers d'années, ces petites percées sont insuffisantes, voilà pourquoi quelques millions d'être humains ont laissé tomber les vieux paradigmes, et ont compris que seul le supramental pouvait réussir ce que d'autres énergies, d'autres consciences, ont échoué. Peu importe la durée nécessaire, l'autre chose se produit, et Dieu n'est plus bradé à ses thuriféraires, il devient plus que ce que l'on a toujours rêvé, il devient accessible. En revanche, son exigence est telle, qu'Il trouve peu d'êtres humains pour le recevoir.

Oui, nous pouvons aller plus loin, oui, le travail est simple une fois reconnu...

Oui, grâce à ton mail, cher ami, j'ai fait une expérience merveilleuse : j'ai été possédé quelques secondes par la Mère divine, il s'est passé quelque chose de très intense, et c'est comme si elle était très en colère contre l'humanité, et comme à ce moment-là j'étais Elle, j'étais catégorique aussi, c'est le moment où j'ai dicté à un ami la phrase suivante : « Mais tous les espoirs que l'humanité a nourris pour se libérer de la matière en se forçant à la considérer comme une illusion ont été déçus. Aujourd'hui, la matière s'est vengée, elle a montré qu'elle était souveraine dans l'univers et qu'elle permettait l'émergence de la vie. Elle n'a jamais voulu œuvrer contre Dieu, elle voulait au contraire servir de socle à l'élaboration de la conscience dans des fragments dispersés qui deviendraient des âmes, et ce projet n'est pas terminé, bien qu'on puisse penser qu'il a échoué. »


Hé bien, j'aurais au moins servi à quelque chose ! Mais mes cheveux se dressent sur ma tête quand j'entend que la Mère divine est très en colère... pauvre humanité coincée entre un sous-Dieu christique et une mère divine vengeresse...le chemin est décidément bien tortueux avec le supramental non ?...

Voilà, ce passage est de la mère divine Elle-Même, j'ai eu presque du mal à contenir cette énergie, c'était la conscience éternelle qui parlait, pour laquelle le temps est une sorte de minuscule espace toujours renouvelé, et je dois bien avouer que j'ai un peu pleuré en comprenant ce que cela voulait dire : Pour le moment, nous sommes à côté de la plaque, car nos « spiritualités » se sont détachées du monde contingent, et la matière est restée rejetée, obscure. Elle s'est vengée, cela veut dire que nous portons les conséquences d'avoir séparé la matière et l'Esprit, dans la mesure où un matérialisme sans âme s'est emparé du pouvoir et menace les sociétés et l'écologie terrestre. Cette vengeance de la matière divine délaissée, puis prostituée par l'esprit humain, nous met en demeure, aujourd'hui même et dans l'urgence, d'œuvrer pour une réconciliation du Spirituel et du matériel afin de sauver la terre.

Etrangement, nous sommes presque d'accord ici : la matière n'est pas à mépriser mais plutot à embrasser : ce que l'on regarde disparait, ce à quoi on résiste persiste... 

Sri Aurobindo et moi-même en l'occurrence, évoquons le Divin, le Divin pur, (dont le Christ n'est pas représentatif), qui seul peut mettre en œuvre la volonté de la Mère Divine, qui est de racheter la matière, intégralement, complètement. Les shaktis surmentales serviront d'intermédiaires, et connectées vers le Supérieur, elles pourront normalement disposer d'une efficacité meilleure, « soutenues par le haut », en quelque sorte. Nous avons donc tous intérêt à voir le Supramental se manifester, puisqu'Il soutiendra d'autres projets qui vont dans le même sens, et les mouvements qui permettent l'essor du Divin dans l'homme, correctement, même à partir d'énergies moins puissantes, seront conservés et légitimés. Aujourd'hui, le Divin a une chance d'être plus efficace à travers le Supramental qu'avec ses plans dérivés et multiples, mais encore une fois, quand on voit les choses en trompe-l'œil, il n'y a pas de perspective, donc le Christ et Sri Aurobindo peuvent sembler sur le même plan... Alors qu'évidemment, ce n'est pas le cas, et je ne pouvais pas me taire sur ce point capital. 

Comme Sri Aurobindo, je veux une transformation de l'existence terrestre, et non la libération de quelques individus de plus. Et cette volonté n'est pas la mienne, elle m'est largement supérieure, et je la suis dans ses grandes lignes. Tout le travail que je fais pour libérer les autres des autorités provient de cette source, et moi-même je ne demande pas d'être considéré comme une autorité. C'est donc une révolution spirituelle, qui remet les compteurs à zéro. Chaque être humain peut se donner directement au Divin, Sri Aurobindo et moi en sommes garants, en revanche l'exploration du moi va beaucoup plus loin que dans les enseignements du surmental, où il y a toujours une carotte... Et à ce titre, je m'oppose farouchement à tous les prédicats, qu'ils viennent du Christ ou d'autres maîtres ascensionnés, qui stipulent que la matière constitue une illusion. C'est exact, à la rigueur, sur le plan surmental, c'est faux sur le plan supramental. C'est leur vision sur leur plan, ce plan n'est pas le nôtre.


On ne peut pas libérer TOUS les hommes contre leur gré, c'est une planète de libre arbitre ici non ?. Les quelques individus « libérés », comme tu dis ont fait le choix du retour à Dieu, et tous les hommes pourront, à un moment ou à un autre user de leur libre arbitre (le seul véritable outil disponible ici) pour faire de même... Ceci dit, je nie aucunement l'existence d'un plan supramental, mais pourquoi serait-il incompatible avec d'autres formes d'émancipation spirituelle ? 

L'accès au Supramental, ce n'est pas le même projet que celui des enseignements du surmental, et c'est normal, cela vient de plus haut, et c'est beaucoup moins naïf. Mon expérience est inattendue... Je l'avoue, même moi, j'ai mis trente ans à réaliser ce qui m'arrive... Depuis Mère et Sri Aurobindo, et le militantisme de Satprem, peu d'êtres humains « déboulonnent » le Surmental, qu'on continue donc de prendre pour ce qu'il n'est pas : le sommet, et on s'imagine que le Christ dispose d'une connaissance absolue, alors qu'elle n'est que relative, par rapport à ce qui doit advenir pour que l'évolution terrestre continue... Dans cette fameuse Matière.


Une expérience est par définition , personnelle, ce qui n'enlève rien à la valeur qu'elle a...pour toi. On dirait que tu est « faché »  avec le christ qui n'est pas à la hauteur du supramental ? 

La considérer comme une illusion est le meilleur moyen de s'en débarrasser... À moins que le prédicat soit contenu dans une seule perspective pédagogique, comme le font les maîtres bouddhistes, en disant que les événements eux-mêmes son illusoires. La formule n'a pour but que de renvoyer à la toile de fond de l'Immuable, le soi, ou bien de donner à l'esprit le courage de dépasser l'interprétation perpétuelle du contingent. Mais il ne s'agit pas d'abandonner le travail intérieur en le bradant à un consolateur. Si nous rejetons la matière, ou notre corps physique, nous laissons le subconscient faire ses petites affaires dans son coin, tandis que nous nous enivrons des paroles de Jésus ou de Bouddha, en croyant tenir le fin mot de l'histoire. Je veux bien que la matière n'existe pas, qu'elle soit un rêve ou une illusion. Cela m'arrange beaucoup : Il n'y a jamais eu de juifs déportés, seulement des âmes perdues dans des corps qui n'ont pas eu de chance, il n'y a jamais eu de génocides exotiques, mais seulement des âmes d'étrangers qui sont tombées au mauvais endroit, la haine de l'homme pour l'homme n'existe pas, elle fait partie de la grande illusion de la matière...

La haine de l'homme pour lui-même, son immense culpabilité inconsciente projetée sur les autres, voilà la cause des génocides, la matière n'a rien a voir la dedans me sembles t-il, qu'elle soit illusoire ou réelle, elle n'empêche pas la maladie de l'esprit, là ou est la cause de tous les mots : dans l'ego.  

Bien sûr qu'on peut se détacher jusqu'à un certain point des contingences matérielles, mais soyons clairs, si nous nions l'existence de la matière, il faut nier le physique, ne manger que par dépit, ne jamais jeter les yeux sur un éventuel partenaire sexuel, et prétendre que rien ne se passe, il faut faire comme si ce corps physique était un malentendu, et passer par-dessus lui. On l'a déjà fait, et les meilleurs se sont retrouvés dans le Soi, privés d'identité personnelle, adombrés par le tao, le Brahman, conscients de tout et de rien, sans fracture. Mais même cette identité impersonnelle, si difficile à obtenir, ne dissout pas la matière. La vie lui appartient toujours, et à ce titre, la matière ne peut pas être une illusion, ou bien il faudrait que notre corps physique, lui, ne soit pas matériel, mais de quoi serait-il fait alors ? Aujourd'hui, c'est une imposture de poser l'irréalité de la matière, car même si nous entendons par là qu'elle est poreuse, qu'elle est le sommeil de l'Esprit, cela n'empêche en rien qu'elle soit infiniment concrète, et qu'elle possède notre condition, à travers le corps physique. Pinailler sur son existence, son apparence, changer les noms qui la caractérisent, tout cela peut certes mener à l'indispensable recul qu'il est nécessaire d'entretenir à son égard, mais rien n'abolit la roche qu'on gravit, la fleur qu'on respire, le corps qu'on doit entretenir jusqu'à son dernier souffle.


Décidément, tu est très choqué par ce concept de matière irréelle. Mais encore une fois, comment expliquer en 2 lignes ce qui est expliqué en 1400  pages ? la matière est irréelle dans le sens ou elle est périssable, éphémère, contrairement à la réalité immortelle du pur esprit, celle du monde de Dieu.

DANS TES REVES NOCTURNES , TU TE COGNES CONTRE DES MURS, ET DES INDIVIDUS, prétends-tu pourtant, au réveil, que ton rêve était réel ? NON, tu dis que c'était une illusion...pourtant, tu y croyais fermement ! comme nous croyons aujourd'hui fermement en la matière.

Elle est toujours là, même si elle demeure « une illusion pérenne », même si lui donner des noms quantiques ou des noms d'oiseaux permet de la voir sous un autre jour, qui la démystifie ou lui donne une place plus petite, et en général plus légitime... Et c'est pour cela que je ne me suis pas arrêté à cette étape, où, comme le christ, je pouvais prétendre que la matière était illusion. Quelque chose m'a poussé plus loin : cette illusion ne disparaissait pas, alors même que j'étais éveillé, et elle tenait dans ses griffes le monde entier, alors j'avais envie d'aller plus loin... 

Oui, cher C, le prédicat que la matière est une illusion est exact le temps nécessaire pour amener certaines prises de conscience, mais à chaque pas, la vision évolue, et l'enseignement du christ, aussi beau soit-il, est, figure-toi, un simple b a ba pour certains, même s'ils sont peu nombreux, et n'imagine pas qu'ils aient dépassé ce stade par amour de l'exploit. S'ils n'étaient pas infiniment utiles à l'univers, ils ne pénétreraient pas les dernières arches des secrets, et il est impossible qu'ils accèdent ici par simple intérêt personnel : ils représentent toute l'humanité, qu'ils commencent à exposer au feu éternel, à l'Agni des veda, et ils se mettent à accomplir les premiers pas de la prochaine humanité.
 
Et ce stade, là où j'en suis, si « je » veut encore dire quelque chose, c'est peut-être du balbutiement de chez maternelle dans d'autres galaxies, alors, prends tout ce que tu peux, guette la vérité avec détachement, mais n'infère pas depuis ton niveau ce que sont les échelons supérieurs, ou bien tu perdras sincérité et humilité. L'inférieur ne peut pas comprendre le supérieur, c'est la loi même de la vie, aussi vraie pour toi que pour moi, aussi impitoyable pour l'homme ordinaire que pour l'avatar, qui ne peut pas anticiper sur ce qui reste encore à découvrir. Le protozoaire se cherche un dieu dans le moustique, le moustique peine à comprendre les motivations d'un batracien, qui, lui, interroge un poisson souverain, tiens par exemple le mérou qui a l'air méchamment conscient déjà, mais le mérou, il prendra peut-être le dauphin pour un abruti, se gaussant de sa différence. Et le dauphin, il a beau être tout ce qu'il est de plus mieux que les autres, ne lui demande pas de comprendre l'homme, à la rigueur, il cherche à séduire la chercheuse qui vient tous les jours nager avec lui, et s'y frotte, mais ça ne va pas plus loin, I am sorry. Et parmi les hommes, ne demande pas à gugusse moyen d'interpréter la relativité d'Einstein, de dédier sa vie à la vérité, ou de vivre pour le Supramental. Tiens, il n'y a pas si longtemps, des types bien comme il faut torturaient au nom de Dieu la conscience tranquille, alors, à chacun sa liberté, ne nous fâchons pas autour de « représentations » incompatibles, cela n'en vaut pas la peine.

Me parler d'humilité est un peu fort cher N !  tu subodores que j'interfères avec les échelons supérieures sans rien connaître de ma vie intérieure: tu me surestimes!... très simplement, je me contente d'intercepter la sagesse que je peux comprendre, sans chercher à savoir si cela vient du surmental, du supramental, ou du christ... peu importe, je l'appelle St-Esprit par commodité et je cherche seulement à savoir si cela m'aide dans la vie, si cela est pertinent... tu me prêtes des intentions métaphysiques que je n'ai pas encore !


Voilà, je n'y peux rien, je suis à part, un mutant malgré lui, qui estime Jésus ou le Christ, mais qui a été capturé par autre chose, qu'ils ne pouvaient pas connaître, car ce « supramental » n'était pas disponible à leur époque. ... (Le secret des veda, Sri Aurobindo). Tu l'auras compris, le supramental est au-dessus de tout le reste, et plus vite on le saisit, plus on évite les détours, et plus on place « Dieu » là où Il se trouve vraiment, c'est-à-dire plus haut que prévu, et donc capable de plus de choses... Ceci dit, les raccourcis sont souvent trompeurs, et c'est donc à toi de savourer ta vie, tes prédicats, tes doutes et tes certitudes, et de m'envoyer balader si je ne suis pas assez conforme à la complicité qui t'aurait fait plaisir, ou de m'accepter tel quel, avec ce qui te paraît des prétentions insoutenables, et qui sont peut-être autre chose, des connaissances absolument nouvelles et fraîches. A une époque apocalyptique, mon témoignage permettra aux plus fervents de ne pas perdre de temps avec les « représentations mentales » et d'aller droit au but.  Avec le web, je ne suis rien d'autre qu'un miroir pour toi, et je ne demande rien de plus. Chacun de nous, sans doute, fait ce qu'il peut avec les moyens du bord, et je ne doute pas de ta sincérité, je te reproche de supposer que j'ai la vue courte, et je fais de même. Chaque être humain appelle Spirituel ce qui l'arrange, ou le comble, et voit si peu du reste... Moi-même, je ne connais pas toutes les articulations des enseignements supérieurs, (comment être exhaustif dans ce domaine ?) et j'ai encore la capacité d'en surestimer certains ou d'en dévaloriser d'autres, mais, à quelque chose près, dans l'ensemble, les enseignements sont insuffisants dans une perspective de véritable « changement » des valeurs. Pour toute la terre. C'est l'échec des trois mille dernières années, et te ranger du côté de ceux qui suivent un enseignement, c'est déjà un peu partir perdant, alors je souhaite que cela soit provisoire, que tu trouves en toi le père, le guide, le maître, pour trouver ta voie hors des sentiers battus.

Cher mutant, Si tu penses que je pense que tu as la vue courte ( !) c'est que tu n'est vraiment pas sûr de ta vue ! car cela ne m'a même pas effleuré l'esprit, je ne me mêle pas de ta vue, et de ta vie, je te serais juste reconnaissant de respecter la mienne, et celle des autres en général. Je n'ai rien a défendre, et rien à attaquer...Dieu et le St-Esprit sont bien assez grands pour se défendre eux même !

Conclusion sérieuse au fait : si le Saint-Esprit existe, on le rencontre automatiquement à un certain niveau de pureté (ce n'est donc pas la peine de suivre un enseignement), comme on rencontre automatiquement n'importe quel plan transcendant quand on est prêt, le Soi demeurant la référence en la matière.

OUI ! 

L'appropriation du mot « divin » est toujours à la clé des enseignements, pour appâter le chaland, et sans une démarche soutenue, on peut mettre dans le même panier toutes sortes de « divins », en s'imaginant qu'ils sont sur le même plan, au risque de se tromper évidemment, et de prendre des vessies pour des lanternes... La libération de la personnalité par une reconnaissance mentale du divin, peut s'effectuer jusqu'à un certain point, avec des prédicats qui ne sont pas entièrement justes, comme celui qui veut que la matière soit une illusion. Mais si ces prédicats, pratiques, mais incomplets, laissent une empreinte définitive dans l'esprit de l'adepte, il risque de manquer l'étape suivante dans laquelle l'Esprit et la matière sont un, puisque le Divin peut entièrement s'y infuser et la transformer au lieu de la mettre de côté pour le profit de l'âme.

A chaque étape, un prédicat... est-on obligé de garder les mêmes prédicats toute sa vie ? NON !

 

Comme d'habitude, je sais que certains s'imagineront que j'attaque le Christ, ce qui est pour eux rempli de bénéfices secondaires, leur bonne conscience jubile, ils se débarrassent d'un gêneur, ils se sentent du bon côté de la barrière, ils savent... Je ne fais qu'émettre les limites de son enseignement, rendues beaucoup plus nettes par la descente du Supramental. L'humanité doit énormément à l'authentique enseignement chrétien, mais il s'avère que l'évolution terrestre continue sa route. La magnifique révélation du pardon n'a pas suffi à transformer l'humain, pas plus que la révélation de Bouddha n'a fait de l'orient une véritable contrée spirituelle. Dans les deux cas, il est beaucoup question d'illusions.

Si l'humanité avait appliqué réellement les enseignements, ne serait « QUE » du christ, au lieu des valeurs falsifiées de l'église, elle n'en serait pas là !  ce n'est pas les insuffisances du christ qu'il faut blâmer, mais celles des humains très très long à se réveiller, et de leurs geoliers... et encore, il n'y a personne à blâmer, à juger, mais seulement à regarder avec les yeux de l'amour et du pardon.

Or le concept même d'illusion n'a pas plus de validité que celui du néant. Si une illusion constitue « ce qui n'existe pas, » ce qui n'est pas foncièrement réel, à quoi bon s'en débarrasser, à quoi bon partir à la chasse à ce qui n'existe pas, et avec quoi tirer le gibier, mon cher Watson... Se méfier des illusions rajoute une couche de brume sur tout ce qui nous est déjà demandé d'accomplir, puisque, d'un autre côté, tout peut être suspecté d'être illusoire et on ne s'en sort pas... On n'en finit jamais avec ces « illusions réelles », et elles piègent toujours la pensée. Leur panier est immense : la matière est illusion, le mental est illusion, la mort est illusion, le moi ou l'ego est illusion, le samsara est illusion, dans le parabrahman, même le samadhi est une illusion, tout ce qui n'est pas le Soi est mensonge, comme dit le dernier maître allemand, et, dans Savitri, j'en ai pleuré, les réalisations des sages sont aussi des illusions, ou simplement des rêves. La chasse à l'illusion ne fait que renforcer les dualités, car les illusions sont bien « réelles », comme on peut dire des erreurs qu'elles le sont.


Une illusion constitue ce qui n'existe pas, certes, mais elle fait croire en sa réalité, et c'est bien là sa caractéristique première non ?  on sous-estime dans ce débat LA PERCEPTION... mais cela nous entraînerait sans doute très, trop loin... 

Un autre monde veut se manifester, et toutes nos représentations spirituelles, par rapport à lui, ne sont que de simples caricatures.
 
Oui, il est dangereux de penser que la matière est une illusion, cela donne un coup de fouet à l'esprit, mais nous pouvons continuer de nous cogner, en dépit du fait que nous voudrions considérer les circonstances comme de simples nuages. Alors, bien sûr, pour ne pas perdre la face, on se dit, tiens ce bleu, sur mon coude, c'est une illusion, et quand on tombe dans l'escalier, on se casse une jambe illusoire qui reçoit un plâtre hallucinatoire, alors à quoi bon traiter la fracture ? Oui, le mental ment tout le temps, surtout dans ses décrets, quand il emprisonne le réel dans une formule croustillante, qui se voudrait définitive, non, il n'y a pas de sésame, car chaque moment est spécifique, pas de formule, pas de mode d'emploi du réel, où tout s'imbrique à chaque instant. Alors, je me répète, seule l'expérience que l'on a soi-même est authentique, tout le reste est « illusion »... Cessons de broder, si ce n'est pas trop vous demander...

OUI !!!! seule l'expérience que l'on a de soi-même est authentique !!!  raison de plus pour respecter celle des autres et accepter leur authenticité, même si on ne la comprend pas, soyons cohérents...

C'est à travers toute la résistance du concret que nous nous sentons appartenir à cette matière qui nous compose... Elle est là, imprescriptible, et nous avons même des os, soit de la pierre, dans notre corps sculpté par l'évolution, et sans eux, nous n'aurions pas pu aller bien loin : la posture debout, qui ouvre la tête au Ciel dans son axe, aurait été impossible. Nous sommes nés dans un monde de souffrance et nous trouvons que ça ne colle pas avec l'immense chance que nous avons d'être dépositaire de la Conscience... Alors le combat continue pour nous affranchir de la matière, tout en restant en son sein, comme des enfants amoureux de leur propre vie qui se dessine.

 P.S : Seul celui qui traverse les murs peut établir que la matière est une illusion, et je ne sache pas que tu en sois là. Fais-le, et je respecterai ton opinion, sans rancune...

 

N.

 

Ce qui prouve clairement que tu ne respectes pas mon opinion actuelle...voilà qui a le mérite d'être clair... ! mais peu importe. Tant que l'affranchissement de la matière est un combat, elle est vouée a l'échec, car la combattre revient à renforcer son existence. Elle est intrinsequement neutre tout simplement, résultat de notre pensée, de nos croyances mais il est sur qu'elle ne va pas disparaître du jour au lendemain. Tout comme on ne change pas nos croyances du jour au lendemain.  (relire au besoin l'allégorie de la caverne de Platon).

 

Je me moque bien cher N., de ta moquerie, car le supramental, jusqu'à preuve du contraire, ne te permet pas plus que moi de traverser les murs...!  Il y a déja tant à faire pour traverser le nuage dense de notre inconscience, de nos peurs, de nos culpabilités, de nos croyances périmées... le travail commence par là et comme je ne veux pas brûler pas les étapes, il m'importe peu de passer à coté de « l'occasion supramentale ». Le timing du Divin est parfait et je lui fait confiance en faisant de mon mieux, c'est la FOI, simplement. On verra bien ce qui se présente à la prochaine étape...En attendant, preuve est faite qu 'on ne peut pas se comprendre si l'on utilise des terminologies différentes, et c'est dommage...

 

Pour ma part, je respecte ton opinion, (contrairement à toi), mais ce n'est tout simplement pas la mienne actuellement, désolé si cela te contrarie, car cela n'ôte en rien l'estime que j'ai pour tes écrits en général. Je préfère pour l'instant mon « petit » Dieu, mon "petit" Christ qui n'est pas vengeur et colérique, mais rempli d'amour, de patience, de sagesse pratique, et me conduit dans un chemin toujours plus léger, joyeux et libérateur...

 

Bonne route avec le supramental, et sans rancune !

 

Christalain

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Published by Christalain - dans MES ARTICLES ECLECTIQUES
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commentaires

Joyeux 29/03/2015 19:57

"C'est la Personne intérieure qui survit à la mort tout comme elle préexiste à la naissance; car cette survie constante est une traduction, en termes de Temps, de l'éternité de notre Esprit intemporel.
Ce que nous exigeons normalement, c'est une survie similaire de notre mental, de notre vie et même de notre corps : le dogme de la résurrection du corps témoigne de cette dernière exigence qui a été aussi à l'origine de l'effort de l'homme, à travers les âges, pour découvrir l'élixir d'immortalité ou des moyens magiques, alchimiques ou scientifiques de vaincre physiquement la mort du corps. Mais cette aspiration ne pourrait se réaliser que si le mental, la vie ou le corps pouvaient revêtir une part de l'immortalité et de la divinité de l'Esprit qui demeure au-dedans."

"Cet accomplissement d'une triple immortalité : immortalité de la nature complétant l'immortalité essentielle de l'Esprit et la survie psychique à la mort, pourrait bien être le couronnement de la renaissance et une indication capitale de la conquête de l'Inconscience et de l'Ignorance matérielle jusque dans les fondations mêmes du règne de la Matière. Mais la véritable immortalité serait malgré tout l'éternité de l'Esprit : la survie physique ne pourrait être que relative, interrompue à volonté, signe temporel de la victoire de l'Esprit ici-bas sur la Mort et la Matière."

"Même si la science — physique ou occulte — parvenait à découvrir les conditions ou les moyens nécessaires à une survie indéfinie du corps, mais que par ailleurs le corps ne pouvait s'adapter suffisamment pour devenir un instrument d'expression approprié de la croissance intérieure, l'âme trouverait une manière de l'abandonner et de passer à une nouvelle incarnation. Les causes matérielles ou physiques de la mort ne sont ni sa vraie ni sa seule raison d'être : sa vraie cause intrinsèque est qu'elle est spirituellement nécessaire à l'évolution d'un être nouveau."

Sri Aurobindo, La Vie Divine, Chapitre XXII: La renaissance et les autres mondes: le karma, l'âme et l'immortalité".

Christalain 29/03/2015 22:00

Bonsoir,

Désolé pour ma suspicion à priori erronée de prosélytisme à votre encontre. Je ne suis aucunement sur la défensive et accepte volontiers le débat. Je vous invite cependant à vous poser cette question en toute honnêteté: “Qu'est-ce qui peut bien vous pousser intérieurement à venir poster votre commentaire-argumentaire dans mon blog ?”.
Question débat, le problème est surtout pour moi un cruel manque de temps car comme je vous le disais, je mène une vie très normale avec un emploi du temps classique. Et il faudrait beaucoup de temps pour répondre point par point à vos interventions. Cette réponse rapide est donc la dernière que je puisse faire avant longtemps car demain commence une nouvelle semaine !

Vous partez du postulat inexact que UCM se réclame d'une non-dualité classique de type ADVAITA, or, il s'agit d'une forme de non dualité unique dans laquelle ce n'est pas Dieu – contrairement aussi à l'école Aurobindo – qui a crée ce monde sensible et matériel.

Autre élément: il ne faut pas associer illusion à immatériel et réalité à matérialité, même les physiciens vous le diront. Quand “nous” disons que ce monde est illusion, nous disons en fait qu'il n'est pas le monde réel qui est notre demeure. Nous ne disons pas qu'il est sans importance, Il le sera seulement quand nous réaliserons, par contraste, à quel point le monde réel est différent.

Enfin, sachez que mon blog ne signifie pas que UCM est ma seule référence et seule source d'inspiration spirituelle. Selon moi, il est clair que tout nous est donné dans notre vie quotidienne pour s'éveiller, à condition d'adopter une attitude de désir sincère, d'humilité et de vigilance vis à vis de toutes les occasions d'apprendre. A cet égard, la guidance intérieure n'est pas un vain mot pour moi, elle ne m'a jamais trahi. N'allez donc pas penser que je fais une confiance aveugle à UCM, aux livres et autorités extérieures en général. L'important n'est pas UCM, mais l'Esprit de vérité vers lequel il pointe. Vous me semblez trop intelligent pour faire l'erreur de regarder le doigt du sage (UCM) plutot que la lune.(la vérité) . Après, c'est une expérience intérieure et aucun argument ne pourra vous convaincre de quoi que ce soit et je ne cherche donc pas – contrairement à certains lecteurs – à convaincre qui que ce soi...

Sinon, désolé mais j'ai parfois du mal à toujours vous suivre dans votre prose parfois complexe et je n'ai pas votre culture littéraire. Ce qui se conçoit simplement devrait s'énoncer clairement. Je ne comprend pas trop ce que vous cherchez à me dire à propos de la non dualité comme spiritualité “incomplète”. Si vous le pensez, c'est peut être parce que vous prenez UCM pour une non dualité qu'elle n'est pas. Ce qui est sûr, c'est que vous ne la prendrez jamais en défaut au niveau de sa cohérence. (sauf à moins de la mésenterpréter). J'ai testé Auribondo et pour moi, il y a un problème dans les postulats de départ... étonnant non ? Pourquoi ne pas admettre que nous ne sommes pas obligés de tous suivre la même voie ? Pourquoi changer ce qui fonctionne pour soi ?

Bien à vous
Christalain

Annexe: différence UCM/advaita

85 - Un Cours en Miracles et l’Advaïta Vedanta

 Question : Dans l’Advaïta/non-dualisme des pays orientaux, il n’y a pas de place pour des relations du genre Cause/effet, Père/fils, Créateur/création. Alors pourquoi maintenir qu’Un Cours en Miracles est essentiellement « nondualiste » ? N’est-ce pas semer de la confusion ?

 Réponse :
Le cours utilise des termes dualistiques dans son enseignement uniquement parce que Jésus sait que le langage de la séparation, ou de la dualité, est tout ce que nous pouvons comprendre à présent. Jésus est très clair sur ses intentions de langage dans le cours. Donc, afin de répondre à votre question nous allons simplement laisser parler le cours par lui-même en offrant ici quelques références pertinentes :
 L’instruction la plus claire est la suivante :
« Étant donné que vous pensez être séparé, le Ciel se présente à vous comme étant séparé aussi. Non pas qu’il le soit en vérité, mais parce que le lien qui vous a été donné pour rejoindre la vérité peut vous permettre de l’atteindre par le biais de ce que vous comprenez. Père, Fils et Saint-Esprit sont Un, comme tous vos frères se joignant dans l’Un en vérité. Le Christ et son Père n’ont jamais été séparés, et le Christ demeure dans votre compréhension, dans la partie de vous qui partage la Volonté de Son Père.  L’Esprit Saint relie l’autre partie, le petit désir fou d’être séparé, différent et spécial, au Christ, afin de rendre clair ce qu’est vraiment le Un. Dans ce monde ce n’est pas compris, mais cela peut être enseigné. La fonction de l’Esprit Saint est de vous enseigner comment cette unité est expérimentée, ce que vous devez faire pour qu’elle le soit, et où vous devriez aller pour que cela se fasse.
 Tout cela prend compte du temps et du lieu comme s’ils étaient réels, parce que tant que vous pensez qu’une partie de vous est séparée, le concept de l’Unité, d’être joint dans le Un est dénué de sens. Il est évident qu’un esprit si fractionné ne pourra jamais être l’Enseignant d’une Unité qui joint toute chose au sein d’Elle-même. Et ce qu’il y a dans cet esprit, cette Partie qui unit toute chose ensemble, doit donc être Son Enseignant. Mais Il doit utiliser le langage [dualiste] que cet esprit peut comprendre, dans l’état [de séparation] dans lequel il pense être.»
(T.25.I.5 6: 4 7: 1, 2, 3, 4).
 Il existe plusieurs autres endroits où Jésus montre clairement que la base métaphysique du cours est non-dualiste, malgré le caractère dualiste du langage employé. Par exemple, en parlant du Père et du Fils, des mots qui suggèrent deux êtres distincts, il dit : « Ce qu’Il [le Père] crée n’est pas mis à part de Lui, et nulle part le Père prend fin et le Fils commence comme quelque chose qui est séparée de Lui. »
(Leçon 132.12:4).
 Et plus loin dans le livre d’exercices, il enseigne : « L’Unité est tout simplement l’idée que Dieu est. Et dans son Être, il englobe toute chose.  Aucun esprit ne contient autre chose que Lui. Nous disons ‘ Dieu est ‘, et puis nous cessons de parler, parce que dans cette Connaissance les mots sont dénués de sens. Il n’existe aucune lèvre pour parler et aucune partie de l’esprit suffisamment distincte pour ressentir qu’il a maintenant conscience de quelque chose qui n’est pas lui-même. Il s’est uni à sa Source. Et comme sa Source elle-même, il est simplement.
 Nous ne pouvons pas parler et écrire, ni même penser à cela. Cela arrive à chaque esprit lors de la reconnaissance totale que sa volonté est celle de Dieu qui lui a été complètement donnée et reçue. Il retourne à l’esprit dans le présent sans fin, où le passé et l’avenir ne peuvent pas être conçus. Il se
situe au-delà du salut ; au-delà de toute pensée de temps, de pardon et du Saint visage du Christ [qui sont tous des concepts dualistes]. Le Fils de Dieu a simplement disparu dans son Père, comme son Père a disparu en Lui. Le monde n’a jamais été du tout. L’éternité reste un état constant.» (Leçon 169.5, 6).
Et dans le contexte des relations Cause/effet, parmi les termes dualistes définis que vous mentionnez, Jésus commence en termes apparemment dualistes, mais il fait apparaître sa propre nature non-dualiste : « Père, j’ai été créé dans Ton Esprit, une Pensée Sainte qui n’a jamais quitté sa Demeure. Je suis toujours ton effet, et Toi pour toujours et à jamais ma Cause. Tel que Tu m’as créé, je suis resté encore et toujours. Là où Tu m’as établi je demeure. Et tous Tes attributs reposent en moi, parce que c’est Ta
volonté d’avoir un Fils, tellement pareille à sa Cause que la Cause et son Effet ne se distinguent pas.»
(Leçon 326.1: 1,2, 3, 4,5).
 Et donc, tandis que beaucoup d’enseignements du cours sont présentés dans un langage dualiste, il faut comprendre que l’objectif est de nous amener au-delà, de dépasser notre croyance dans la dualité, pour aller vers l’Unité qui est notre seule réalité.
Ken Wapnick

Joyeux 29/03/2015 19:47

Cher Christalain,
en réponse à votre précédente réponse concernant votre suspicion de prosélytisme et de votre défensive vis à vis de ce qui n'est qu'une ouverture d'esprit de ma part, mon message n'avait aucun vocation de convaincre ou de présumer que la voie de Sri Aurobindo soit la "meilleure", n'en déplaise à votre débat que vous avez eut avec un certain Natarajan.
Mon propos était d'ouvrir à une largesse d'esprit qui est plus inclusive que la non-dualité, qui pour le coup semble bien duelle dans sa façon d'être et de concevoir le monde ainsi qu' envers ceux qui y voient aussi le lieu de la présence divine, manifesté par Elle. C'est récurrent chez les non-dualistes ce positionnement vis à vis d'une vue plus large et plus intégrale tel qu'un Sri Aurobindo ou encore bien avant lui un Ramanuja en ont montré les limites, celles issues de l'héritage de l'Advaita shankarien et du monisme exclusif en général. Si vous remarquez bien et si vous êtes un peu plus attentif à mon précédent message, vous n'y verrai aucunement un propos se voulant prosélytiste, ni avançant que la voie de Sri Aurobindo est meilleure, c'est vraiment antinomiste de l'enseignement de Sri Aurobindo et de ce qu'il était lui-même. Le point de vue que j'apporte sur ACIM (= A Course In Miracle) et sur le fait que la non-dualité n'est pas ce qu'elle prétend être, a pour intention d'ouvrir le champ de la réalité à plus large que ce que le non-dualisme ne laisse paraître. Le monisme des Upanishads originelles n'a jamais dissocié le monde manifesté de l'Absolu! Quand à ce que vous dites sur les étudiants d'ACIM qui ont mal fini je constate que les cas ne sont donc pas sporadiques. Il ne s'agit pas de porter un jugement sur ACIM mais d'en souligner quelques limites qui peuvent conduire à certaines déconvenues dont j'ai pu être témoin. Ce qui me réconforte dans votre réponse, c'est le message porté par ces meilleurs enseignants qui font des mise en gardes quant au déni. Déni si je le comprend bien, découlant de ce point précis de l'illusionnisme, pouvant aboutir à une vision acosmique. Me réconforte aussi votre réponse sur les phases délicates du processus concernant notamment comme vous le dites si bien "celle ou la projection de la culpabilité est retirée puis retournée contre Soi." Cette gestion de la culpabilité, au regard de ce qu'est j'ai pu constaté est en effet une pierre d'achoppement dans ce processus. Mais il n'y a pas besoin du credo des églises ou du système psycho-spirituel d'ACIM pour y faire face, mais de s'en remettre en toute simplicité, honnêteté et sincérité au Christ dans ce qu'il est de plus proche au fond de nous. Peut -être est -ce la différence entre l'enseignement du Christ qui comme en témoignent les Evangiles, est vivant, oral, non-figé, non-systématisé, alors que les credos de la religion ont voulu le récupérer pour en faire un dogme maîtrisable par le pouvoir sacerdotal, et ACIM par voie channelisé a voulu établir un système déterminé en se prévalent d'être issue du Christ pour faire autorité et valider un enseignement psycho-spirituel.
Par ailleurs en ce qui concerne ce que vous dites à propos de >, cela reste une vue qui a sa part de vérité, car tout n'est que la projection de notre état de conscience en effet, mais reste incomplète, car le monde est dans l'âme et le corps est dans la conscience, par conséquent le travail continue aussi dans la matière qui n'est que de la conscience-énergie condensée. C'est une autre "libération", qui implique une transformation, une descente. Ce n'est pas "en vain" puisque c'est le divin lui-même qui manifeste tout. Donc c'est participer à l'évolution voulue par le divin.
De plus quelle différence dans l'attitude et l'intention de vouloir spiritualiser la matière au sens alchimique mais aussi supramental du terme, et la présomption de créer des miracle dont ACIM se prévault? Quel est donc ce paradoxe??? Il y a là me semble-t-il une incohérence, tout aussi nocive dans sa projection à vouloir transformer le monde et sa vie que de faire des disciples d'ACIM des faiseurs de miracles... pour preuve les 5O points du chapitre 1 d'ACIM sur la signification des miracles. Si le monde est illusion, s'il n'est pas réel comme le soulignes les auteurs d'ACIM dans leur préface, pourquoi alors tant d'affairement autour du miracle, si tout est illusion quel motif anime le besoin d'apprendre le Miracle? Point 15 "Chaque jour devrait être consacré aux miracles". Point 24 : "Les miracles vous permettent de guérir les malades et de relever les morts parce que vous avez fait la maladie et la mort vous -même, et pouvez par conséquent abolir les deux". Pourquoi cela si tout est illusion, si le monde est indépendant du divin?
J'irai par conséquent même plus loin en avançant que ACIM interprété d'un point de vue non-duel radical au sens monisme exclusif est une erreur et qu'ACIM est tel qu'il est incomplet et qu'il peux se lire et se vivre dans une perspective regénérée à l'aune du monisme original, du Vedanta intégral, tel que l'a retrouvé Sri Aurobindo et à l'aune de la réalité supramentale. Ce peut -être un outil en ce sens d'apporter une meilleure intégration dans le processus de transformation cher à certaines traditions, notamment toute la tradition alchimique issue du Christianisme gnostique. D'ailleurs la préface d' ACIM précise que "Ce Cours est un début, pas une fin (...)" (Livre de Travail P.487). Donc transmettre l'esprit de non-dualisme radical et sans concession d'ACIM est lui-même une interprétation issue du positionnement non-duel de " le monde est illusion". Cela peut servir en effet votre voie non-duelle au sens où vous l'entendez, mais aussi être inclue et servir dans une voie intégrale au sens du Vedanta Intégral et d'un Advaita Réaliste. Et c'est avec ce nouveau regard que j'aborde ACIM maintenant, loin de mon attitude de l'avoir rejeté au début en raison d'expérience malencontreuse dont j'ai été témoin.
Bien à vous.

Joyeux 29/03/2015 00:41

On ne peux convertir personne à son point de vue ou prétendre qu'une voie est mieux qu'une autre. Tout peut mener au supramental, pour peut que l'on ne se berce pas de fausses illusions justement. Le supramental ne peut être comparé avec Acim, Acim est du non-dualisme radical, tout est illusion , ce qui est l'antinomie du point de vue de l'approche métaphysique de Sri Aurobindo et de la réalisation supramentale. Mais là encore gare à toute mystification !
Pour avoir lu l'oeuvre complète de Sri Aurobindo et celle d'acim et cotoyé des personnes de l'un et l'autre de ces chemins, je me permet de vous donner mon point de vue sur le cours en miracle. Je ne peux laisser sous silence ce que j'ai constaté par rapport à ce "cours" et je vous en fait donc part parce que vous semblez emballée. Une personne très proche que je connais depuis des années à beaucoup cherché après avoir eut une expérience d'éveil spirituel dans sa jeunesse et explorée de nombreuses voies. Elle a découvert le cours des années plus tard et s'est voué à lui pendant des années, à le traduire, le transmettre, le diffuser, l'appliquer à fond.Le cours lui a développé beaucoup de capacité de vision (jusqu'à 30x/j tout les jours). Mais cela l'a mené au désastre car sa vie s'est écroulée en peu de temps, malgré les visons et les conseils des êtres d'autres dimensions et les leçons du cours sa vie elle a perdu la santé, fait des choix qui l'on mené au chaos tant au niveau de la santé physique que psychique, qu'au niveau matériel, rien ne bouge tout s'est empiré de semaine en semaine et s'accrochait encore et encore au cours persuadé d'y trouvé l'enseignement ultime, celui de Jésus, qui selon elle est le seul qui a réussi à transcender le corps, à sortir de son tombeau , à laisser l'illusion du corps physique pour devenir un corps d'amour. Et impossible de remettre en question son système (car malheureusement ACIM est un système, et tout système limite l'accès à la Vérité, vers la quelle le chemin est infini) ; sinon tout s'effondrerai en elle, elle ne peut que difficilement accepter d'autres points de vue, et malgré l'impasse dans laquelle elle est encore , elle à toujours la propension à aider l'autre, à avoir des visions et des conceptions issues de l'enseignement d'acim dans le but de toujours donner une aide à l'autre partant de ce point de vue. Mais ce que je peux constater c'est que c'est très conceptuel, qu'il y a beaucoup de demi-vérités, que le point de vue récurent style "le temps est une illusion", "ce corps est une illusion" peuvent mener à de graves déconvenues sur le plan de la vie incarnée. Le non-dualisme selon l'advaita des mayadavins est en général mal compris et encore plus perverti dans des enseignements comme acim. Cette amie a traduit le cours, l'a investit corps et âme , l'a enseigné, a été thérapeute sur cette base et se retrouve avoir tout perdu actuellement dans sa vie. Je ne rentre pas dans les détails mais je peut vous dire que c'est depuis qu'elle s'est engagée dans acim que sa vie s'est petit à petit restreinte sur tous les plans. Alors bien sûr le flot de visions et la certitude que tout est illusion est toujours là mais la question est de se demander d'où cela vient et qu'elle en est la cohérence par rapport à l'intégration dans la vie quotidienne . J'ai lu des versions traduite du cours, et pour tout vous dire je n'ai jamais pu m'y retrouver dans cet enseignement. Plus un enseignement est basé sur un système plus le rouage est fragile, et acim est la démonstration de ce qu'est un enseignement qui se voulant complet est tombé dans le travers de la systèmatisation. Enfin j'ose espérer que c'est de comment on se sert de l'outil plus de comment est l'outil qui a son importance, mais j'en doute franchement pour certains sources channelisées du Christ, qui a été source de beaucoup de déformation et de mensonges. Est-ce que l'ultime vérité c'est l'Illusion? Voilà, je me permet simplement de rentrer en réflexion par rapport à ce que vous écrivez. Pour suivre le Jésus Christ mon expérience s'appuie sur l'aspiration, la connexion en esprit avec son énergie et sa conscience et loin surtout pas de laisser le corps de côté, tout au contraire, certaines expériences me l'ont montré. Pourquoi passer par des channelings pour rencontrer et suivre l'enseignement du Christ? Pourquoi ne pas faire confiance à son enseignement authentique et accéder directement à lui par l'aspiration et la dévotion? Acim était peut être ce qui convenait à la personne qui la reçu, pourquoi en faire un système pour tous? Le travail de Ma Suryananda Lakshmi (Noutte Genton-Saunier) est extraordinaire sur le christianisme et le Christ, notamment je recommande la lecture de "L'ascension de Jésus Christ". Il est en tout cas important de s'enrichir de plusieurs sources comme vous le faite, ne pas être exclusif, suivre une voie mais s'écouter et savoir remettre en question nos propres références et même nos propres réalisations. Pour ma part je ne prends pas le corps de lumière d'Orin et Daben comme la Vérité ultime ou ce qu'il y a de mieux, je propose de le transmettre pour qui se sent pouvoir en bénéficier quelque soit son niveau d'évolution spirituel comme j'ai pu moi-même en bénéficier au-delà de mes espérance. C'est auprès de Sri Aurobindo et de son enseignement que l'on trouve trouve la plus grande cohérence et la vision la plus complète sur la spiritualité, encore faut-il s'y s'atteler. "La Vie divine" est un excellent ouvrage pour voir comment ce sage décortique la Réalité suprême, tout les points de vue par rapport à la Vérité et l'objectif de la révéler dans la vie matérielle qui est tout autant divine que le reste. C'est passionnant et à mon avis , même si on ne choisi pas de suivre la voie de Sri Aurobindo on en tire des bénéfices immense en s'intéressant à ses écrits pour ne pas s'enfermer dans l'éveil tel qu'il est conçu et développé et enseigné à l'heure actuel par de nombreux "éveillés".
L'enseignement de Sri Aurobindo se résume au fait qu'il n'y pas d'enseignement à proprement parler, pas de systématisation, pas de technique, pas de voie exclusive. C'est l'aspiration sincère qui prévaut et c'est ce qui permet d'avancer face à tous les pièges.

Voilà, en m'excusant pour le ton un peut trop" radical" que j'ai peut être utilisé et le droit que je me suis octroyé de vous donner mon avis sur Acim et mes points de vue, mais avant tout je pense que c'est dans le partage de nos vécus spirituels que l'on peut sincèrement avancer.

Bien à vous.

Christalain 29/03/2015 10:58

Bonjour Joyeux,

Je vous remercie d'avoir pris tout ce temps pour me donner votre avis sur UCM (ou ACIM comme vous dites). Vous n'êtes pas le premier à essayer de me convaincre que la voie de Sri Aurobindo est “meilleure” que celle d'ACIM et je m'interroge sur ce prosélytisme récurrent, qui, et je suis désolé de vous décevoir, ne me détournera pas de ma voie.
Je connais Aurobindo et j'avais apprécié “le Cycle humain” ou la “vie divine” il y a une dizaine d'année. Mais comme vous dites, il n'y a pas qu'un chemin vers la vérité, bien que nous soyons tous destinés à retourner au même endroit, ou plutot au même état !
J'ai aussi entendu parler de ces étudiants UCM qui ont mal fini, mais qu'est-ce que cela est censé prouver ?
Excusez moi la comparaison osée, mais doit-ton condamner tous les airbus parce qu'un pilote n'a pas su/voulu le maitriser ?
Vous oubliez de préciser que ACIM est écrit sur un plan métaphorique, et il est donc facilement sujet à de mauvaises interprétations ou incompréhensions.
Il est évident que s'arrêter au fait que tout est illusion ne peut mener qu'au désespoir ! Mais ce n'est pas la philosophie réelle d'ACIM, et ses meilleurs enseignants (K.Wapnick et G.Renard) ont souvent mis en garde sur ce point: Attention au déni. Ce monde est à pardonner, à transcender, pas à rejeter en bloc dans une fuite improductive.
Le meilleur moyen d'éviter cet écueil (syndrôme de l'ermite) est de mener une vie “normale” car la voie du Cours porte sur le fond, l'esprit (la cause), pas sur la forme, la matière (l'effet).
Pour ma part, c'est ce que je fais et je me porte très bien merci, pas d'envie suicidaire mais une paix toujours plus grande :-).
Certes, il y a dans le processus une phase délicate dont certains ne sont pas ressortis indemnes: celle ou la projection de la culpabilité est retirée puis retournée contre Soi. Mais cette nuit sombre de l'âme est hélas un passage obligé dans toute voie sérieuse qui transforme vraiment l'être en une version plus élevée...
Et ce qui peut mener tout autant au désespoir que le “tout illusion”, c'est chercher à spiritualiser (en vain) une matière qui n'est que l'effet d'une cause dans notre esprit.

Bien cordialement
Christalain