Présentation

Bienvenue sur le blog Axialmedia, dédié à l'exploration de la conscience et à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages, et des informations à la fois personnelles et collectives. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, un peu de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser l'éveil et le rappel de notre véritable nature. Mais surtout une approche de l'éveil dans l'esprit d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.

" Si je pouvais te toucher en cet instant et, mettant simplement ma main sur ton épaule, faire disparaitre de ta vision le brouillard qui t'a empêché de voir ta propre divinité, je ferais de toi une victime. Car il y aurait une force extérieure à toi qui pourrait t'apporter quelque chose. Cela voudrait dire aussi que Dieu t'aurait créé captif et non pas âme libre".   Jesus-christ - Dialogue sur l'éveil.


___________________________Edito du 18/12/09_________________________

 

P1000479.jpgJe suis sur le point de terminer ce livre dont je parle depuis quelques temps. « L’Esprit d’Un cours en miracles ». Je connais certes une satisfaction d’arriver au bout de  ce projet, mais au moment de le finaliser et le rendre « publique », l’ego s’en mêle dans une crise d’indignité/culpabilité surprise. C'est vrai, je manque totalement de recul par rapport à ce travail dans lequel je me suis beaucoup investi et certaines peurs font surface genre : « Pour qui te prends-tu pour triturer le Cours en miracle et en briser l’intégrité originale ? Qui espères-tu intéresser ? Tu ferais mieux d’agir au lieu d’étudier encore… etc ».

Que l’ego ait  « raison » ou « tort » devrait pourtant peu m’importer car ma démarche est sincère et sans arrière pensée. Ce livre s’est plus imposé à moi  que je me suis imposé de l’écrire pour une quelconque reconnaissance. Alors je me dis que même s’il n’ aucune légitimité « publique », même s’il n’aide qu’une personne (moi même ? :-), je n’aurais pas complètement perdu mon temps. Il m’aura au moins aidé à comprendre le Cours plus en profondeur, ce qui me permettra de mieux l’appliquer au quotidien. Pour le reste, et bien nous verrons cela début 2010.. je lâche prise, je lâche prise encore… merci Saint Esprit. 


Christalain

Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:18

Autrement-dit, le calendrier Maya est-il conciliable avec la spiritualité non-dualiste du type "Cours en miracles" ,  et si non, est-ce forcément un problème ?

 

J'ai commencé à aborder la question plus générale du  « mélange des genres » dans mon article précédent (transition printanière).  Dans l'optique des enseignements non-duels du Cours, « Est-il nécessaire de faire quoi que ce soit pour changer sa vie dans un monde d'illusion et de s'intéresser à ce qu'il s'y passe ? ». L'article publié à la suite de celui-ci  (« Fin du calendrier Maya : 2011 ou 2012 ? ») est une première occasion d'y réfléchir. Celui-ci présente t-il un intérêt alors que la pensée du Cours nous conseille de se tourner vers l'intérieur et surtout de se méfier de ce qui fait référence au passé... ou à l'avenir ?

 

Je me suis d'abord dit que si une partie de moi était fortement attirée par le calendrier Maya, il était inutile de nier cela, mais plus productif d'aller au bout de cet engouement pour voir en quoi les informations de son décryptage pouvait m'aider...ou me ralentir dans mon processus de réveil au monde réel. J'ai cherché aussi à évaluer la pertinence de sa grille d'interprétation des événements historiques, non seulement en observant l'actualité, mais aussi ma propre histoire. Le résultat est intéressant et l'on peut en effet voir se dessiner l'influence des cycles (les jours et les nuits) ainsi qu'une accélération du flux des événements depuis 10 ans.

 

Tout cela est mieux expliqué dans l'article de Johan Calleman, y compris le fait que la calendrier Maya est différent de tous les autres et n'est pas calqué sur les cycles astronomiques, il se réfère à un temps « quantique ». Je me suis donc naturellement demandé si le processus de réveil que je connaissais, ainsi que bien d'autres personnes,  depuis 10 ans, pouvait avoir un rapport avec ce calendrier. S'il n'y en a pas, alors il s'agit d'une « sacrée » coïncidence...!  En tout cas, et en ce qui me concerne, le début de la grande aventure « consciente » a vraiment commencé (brutalement) en 1999, tout comme l'inframonde universel, l'avant dernier cycle du calendrier Maya.

 

D'accord, nous ne sommes pas notre histoire, nous ne sommes pas le passé, et une fois cette corrélation faite et l'efficacité du calendrier prouvée, j'ai décidé de tracer un trait sur  mon passé (c'est a dire, ne pas le renier, mais simplement le mettre de coté). Mais si le calendrier a vu juste dans la succession des grand changements planétaires jusqu'à présent, ne pourrait-il pas être d'un grand secours pour les prochaines années? Notamment pour ceux qui acceptent l'idée que rien n'arrive par hasard ?   Oui et Non !

 

Non car il pourrait laisser penser certains qu'il suffit de laisser le processus divin se dérouler jusqu'en...2011 (ou 2012... voir article), sans rien changer à sa vie, et surtout à sa manière de la penser. Ce n'est pas pour rien que le symbole 2012 a été récupéré par la vague new-age, histoire de se focaliser sur une hypothétique libération automatique dans le futur. Rien de tel pour être encouragé à  se vautrer dans les habitudes qui ont maintenu le monde dans l'état de confusion que nous nous connaissons. Donc non s'il est abordé à la légère, sans discernement.

 

Oui dans la mesure ou il permet d'anticiper les grands mouvements économiques et sociologiques et donc de s'y préparer, à la fois intérieurement et sur un plan pratique. Le monde a beau être une illusion, il est toujours plus confortable de comprendre comment cette illusion va évoluer (avant de se dissiper, mais ça, c'est pas pour tout de suite !). Ne plus être surpris par les aléas du monde contribue à garder une tranquillité d'esprit et donc favorise le processus d'éveil. La zone de manœuvre  est certes étroite entre la politique de l'autruche : fermer les yeux sur le monde,  et la politique consistant à « trop » le regarder , le croire, et donc le rendre plus réel encore. C'est tout l'enjeu des enseignements du Cours et assimilés. Faire passer un chameau par le chas d'une aiguille !

 

Par exemple, il est clair, et pas seulement selon l'analyse de J.Calleman, que la situation va plonger plus franchement dans le chaos cet automne, en lien avec le début de la « nuit 6 ». Le jour 6 dans lequel nous sommes actuellement ayant permis de « temporiser la chute ». A ceux qui me disent : « Ce calendrier ne fait qu'engendrer une peur inutile » , je leur répond : « préférez-vous gérer (et transmuter) dès à présent une inquiétude au sujet de l'avenir (ce qui fait clairement partie du travail spirituel), ou fermer les yeux et vous laisser surprendre par une peur bien plus grande (et donc plus difficile à gérer) le moment venu ? ». De plus, l'arbre de la dernière nuit du cycle universel (1 année) ne doit pas cacher la foret de l'immense potentiel de libération qui s'en suivra. Mais certainement, l'accouchement risque d' être un peu difficile pour pas mal de monde.

 

Encore une fois, il n'y a pas d'attitude « juste ou fausse», il n'y a rien a juger. Chacun doit vivre son processus comme il l'entend, en s'aidant du calendrier ou pas. Je donne juste mon point de vue ici : tenir compte des potentialités révélées par le calendrier Maya peut constituer une aide appréciable pour naviguer par les temps qui courent. Bien sur, il ne fait pas le travail à notre place et nous laisse libre de continuer à croire jusqu'au bout à  ce monde...ou pas.

 

Savoir que notre processus d'éveil s'inscrit dans un mouvement bien plus vaste : planétaire, et même galactique, devrait être rassurant. Nous avançons tous ensembles dans la même direction et non plus séparés, seuls, chacun de notre coté (à l'ancienne !). Le temps des ermites est fini, la lumière venue du centre galactique nous tracte (plus ou moins rapidement, selon les choix d'âme de chacun) hors du champ de bataille dont nous commençons enfin à  nous lasser. Il est juste nécessaire de rester concentré sur sa bonne volonté, son désir de libération du coeur, pour accompagner avec le moins de douleurs possible le processus.

 

Christalain


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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:17

Titre original : "Les dangers concernant la croyance que le Calendrier Maya se termine le 21 Décembre 2012 !"

par
Carl Johan Calleman

Il y a environ huit ans, John Major Jenkins et moi-même avons eu une discussion au sujet de la signification de la date de la fin du calendrier Maya, la question étant de savoir plus précisément si les énergies du Compte Long se terminent le 28 Octobre 2011 ou le 21 Décembre 2012. Ceci demeure encore le point le plus important auquel est confrontée toute personne s'intéressant au « phénomène 2012 », mais alors qu'à l'époque le débat aurait pu paraître théorique, voire même donner matière à tergiverser, c'est à présent un sujet qui a des conséquences considérables et concrètes quant à notre façon d'envisager le futur.

Alors que de nombreuses personnes voudraient occulter le sujet ou ménager la chèvre et le chou concernant cette date butoir, personne ne peut le faire tout en gardant intacte son intégrité intellectuelle.

Depuis cette discussion, Jenkins est apparu dans un documentaire sur une Chaîne télévisée consacrée à l'Histoire (la History Channel), où le 21 Décembre 2012 est présenté comme une date déterminée à l'avance comme celle d'un « Jugement Dernier »  où le monde toucherait à sa fin. Je reçois un bon nombre de courriers, provenant parfois de jeunes gens qui s'inquiètent du fait que le monde va se terminer à cette date depuis qu'ils ont vu ce documentaire posté sur YouTube.


Alors que la plupart des personnes instruites rejetteraient certainement cette manière de présenter le calendrier Maya, il est tout de même important de se poser la question à qui cela bénéficie.  En dehors des gens participants à de tels documentaires, je ressens qu'il y a également effectivement beaucoup de personnes qui prétendent que le calendrier Maya va s'arrêter le 21 Décembre 2012 . Cependant, je ne crois pas que le fait que nous n'entendions pas parler dans les médias du 28 Octobre 2011 est dû au hasard. Pour commencer, autant que je sache, aucune personne adhérant à la date du 28 Octobre 2011 n'a jamais présentée celle-ci comme une date de fin du monde déterminée à l'avance et donc associant indûment le calendrier Maya à la peur.


Depuis la discussion mentionnée plus haut, deux cultures intellectuelles différentes ont émergées autour de ces deux dates de fin possibles, l'une basée sur la croyance (21 décembre 2012) et l'autre fondée sur l'évidence (28 Octobre 2011). Ces deux cultures sont aussi différentes l'une de l'autre qu'elles ne le sont elles-mêmes de l'utilisation du calendrier Grégorien.


Concernant la proposition du 21 Décembre 2012, cette date de 2012 est basée sur une croyance non prouvée que le cycle précessionnel a en réalité une signification pour l'évolution humaine, et étonnamment, autant que je sache, il n'y a personne défendant cette date butoir qui semble avoir jamais tenté d'essayer de prouver cette hypothèse élémentaire. La date du 28 Octobre 2011 est en contraste fondée sur une immense évidence scientifique comme quoi les Neuf Inframondes et les Treize Ciels (ou 13 Paradis) - connus grâce à des sources provenant des anciens Mayas - décrivent effectivement l'évolution cosmique sous tous ses aspects. De plus, tandis qu'il existe une évidence considérable que les Mayas ont basé leur prophétie et leur prédiction sur les changements entre baktuns, katuns, tuns, etc, il n'y a pas un seul ancien texte Maya qui mentionne les 26.000 ans du cycle précessionnel.


Etant donné que les défenseurs de la date du 21 Décembre 2012 ne reconnaissent pas ces points de changements du calendrier Maya les amenant vers leur date de fin, leur hypothèse est alors invérifiable à partir des prédictions qui ont été faites, ce qui caractérise toute théorie scientifique sérieuse. Donc, cela se qualifie plutôt comme une croyance que comme de la science. En conséquence, une culture a émergé autour du 21 Décembre 2012, basée sur rien de plus qu'une croyance, étant donné qu'elle sert une projection idéale pour les fantasmes, les peurs et les espoirs plutôt que quelque chose qui peut être prouvé et compris, scientifiquement fondé sur les patterns du calendrier Maya.


La date de fin du 28 Octobre 2011 peut cependant être comprise de manière rationnelle. Il a également été vérifié par plusieurs prédictions, plus récemment par les miennes, qu'un effondrement économique adviendrait et qu'alors : « quelle que soit la forme qu'un tel écroulement [financier] pourrait prendre, il semble que le meilleur pari est qu'il pourrait avoir lieu autour du moment où la cinquième NUIT commencera, en Novembre 2007 [plus exactement le 19] ». (The Mayan Calendar and the Transformation of Consciousness, page 233).



Conformément à cette prédiction, les économistes sont à présent d'accord que cela a commencé en Décembre 2007 (voir Fig.1). En fait, cette prédiction avait été déjà été formulée dans mon premier livre en Anglais, Solving the Greatest Mystery of Our Time: The Mayan Calendar écrit en 1999 et publié en 2001 (page 187). C'est véritablement en parallèle avec la fameuse prédiction d'Edgar Cayce concernant le crash boursier de New York, réalisée cependant dans ce cas, près de dix ans auparavant, et donc faite bien avant que n'importe quel économiste professionnel aurait pu même considéré une telle débâcle financière.

  
Je ne revendique cependant pas avoir des capacités psychiques hors du commun, au lieu de cela cette prédiction atteste du fait qu'avec la date correcte du 28 Octobre 2011, le mystère du calendrier Maya a été parfaitement résolu et que ces prédictions sont exactes, pouvant être vérifiées par toute personne qui désire examiner les pages correspondantes dans mes livres.

En contraste, il n'y a personne ayant prétendu que la date de la fin du calendrier Maya est le 21 Décembre 2012 qui ait fait de prédiction similaire et surtout ne peut prétendre avoir fait une seule prédiction exacte basée sur le calendrier Maya. Ceci devrait déjà être une alerte rouge pour quiconque recherche une manière de comprendre l'évolution de la civilisation basée sur le calendrier Maya.


Avant d'aller plus avant quant aux  conséquences concrètes qu'implique l'adhésion à l'évidence fondée sur les faits, ou à elle à celle d'une croyance dans l'interprétation du calendrier Maya, je crois cependant qu'il est nécessaire de reparler de la nature du temps et de ce qui rend le calendrier Maya si particulier. En d'autres mots, il est important de savoir si nous avons une bonne raison au départ de nous intéresser au calendrier Maya. Pourquoi le calendrier Maya a-t-il une date de fin contrairement à tous les autres ? La réponse à cela est que le calendrier Maya exprime une notion du temps totalement différente des autres calendriers.


La plupart des calendriers, qu'ils soient Grégorien, Musulman, Bouddhiste ou Juif, sont basés sur les cycles astronomiques et reflètent un temps ininterrompu. Ils décrivent un temps mécanique mesurable, c'est l'aspect du temps que les Grecs appelaient Chronos, qui est également le seul qui est reconnu par le monde moderne. Que ce soient des cycles lunaires, terrestres ou précessionnels, les cycles astronomiques continueront dans les prochains billions d'années, il n'y a cependant aucune raison que des calendriers basés sur ces cycles ne parviennent jamais à une fin. Puisque le calendrier Maya a toutefois une date de fin, ceci doit évidemment être fondé sur un autre type de temps que le temps mécanique et sa date d'achèvement doit être discutée en opposition avec les origines du temps établies sur la conscience- que les Grecs appelaient Kairos, et nous devons nous demander quelle est l'origine de ceci.


Si nous retournons aux anciennes sources pour découvrir les informations se rapportant au Compte Long Maya, elles ne disent jamais que ceci serait établi sur quelque cycle astronomique
(1). Au lieu de cela, les sources Maya - par exemple au Temple des Inscriptions de Palenque, disent explicitement que le Compte Long est fondé sur l'Arbre du Monde ou ce à quoi d'autres cultures se réfèrent comme l'Arbre de Vie. Comme je le décrirai dans mon prochain livre The Purposeful Universe (Inner Traditions, December 2009) le temps Maya est en fait quantifié et décrit différents états quantiques de l'Arbre de Vie Cosmique.


C'est toujours en opposition aux origines de tels changements quantiques dans le temps, et non pas au flux continuel des cycles astronomiques, que nous pouvons comprendre les moments décisifs de nos vies mais aussi des civilisations humaines. Derrière ces changements quantiques, l'Arbre de Vie Cosmique au centre de notre univers n'a été découvert qu'en 2003 par la science moderne.
Pourtant, le fait que cela est réel, et non pas un simple symbole ou un mythe, appelle à une révolution quant à notre façon de voir toute notre existence. Cela affecte non seulement la science, mais également la manière dont nous comprenons les prophéties religieuses, qui incluent souvent des références à l'Arbre de Vie. D'où, par exemple, le Livre des Révélations qui se réfère à cela et il semble que cela nous revient juste au bon moment à la conscience.


Puisque le calendrier Maya qui a pris source dans l'Arbre de Vie non seulement chacun de ses jours mais aussi chaque katun, baktun, pictun, etc... sont associés à un symbole comme le signe du jour et à un nombre, symboliques de ses différents états quantiques. Ces états créent par la suite les ères géologiques et historiques de l'évolution cosmique auxquelles les Mayas se réfèrent en tant qu'Ages.


Le calendrier Maya touchant à sa fin, de nombreuses personnes sont dans l'attente - à juste titre - d'un changement quantique, mais par définition, un cycle astronomique continuel ne permet jamais à des changements quantiques de se produire. La raison pour laquelle le calendrier Maya est capable d'expliquer de si nombreux sauts quantiques dans les archives fossiles et les changements de paradigmes dans l'histoire de l'humanité (qui est loin d'être lente et continuelle) est le fait même que contrairement aux autres calendriers, il est quantifié.


La compréhension du temps quantifié Maya nous fournit une manière significative de regarder la soi-disant date de fin qui n'est même pas potentiellement une fin du monde préprogrammée. (C'est pourquoi personne adhérant à la date du 28 Octobre 2011 n'a été jusqu'à affirmer qu'il y a une fin du monde préprogrammée). La date de fin reflète simplement un point dans le temps où l'Arbre de Vie Cosmique atteint son état quantique le plus haut.


Cela implique également que ce n'est pas le commencement d'un nouveau cycle et c'est uniquement sur cette base qu'il est rationnellement compréhensible que cet état servirait à créer un millénaire de paix dans la "Nouvelle Jérusalem » tel que le nouveau monde est appelé dans le Livre des Révélations. Pour utiliser à la place une métaphore Hindoue, il devient logique que l'avènement de ce plus haut état signifie la libération des cycles du Karma.


Pour l'étudiant du calendrier Maya fondé sur l'évidence, il saura que pratiquement tous les conflits et les guerres dans l'histoire de l'humanité trouvent leur origine dans les changements quantiques entre les énergies cosmiques, et c'est seulement à l'approche de leur achèvement qu'il y a une sérieuse raison d'espérer l'émergence d'un monde en harmonie. Donc, avec cette interprétation du calendrier Maya, il n'y a absolument aucune raison de penser que la date de la fin signifie la fin de la vie ou d'un « Jugement Dernier » où le monde serait préprogrammé à se terminer.


Ce que la date de fin signifie réellement est que le 28 Octobre 2011, les changements entre les énergies verront leur achèvement et il n'est pas étonnant qu'il y en ait beaucoup qui sentent intuitivement que l'année 2012 qui suivra sera très spéciale. Les processus qui ont dirigé l'évolution cosmique jusqu'à présent ne seront plus opérants et après le temps nécessaire pour que les choses se positionnent, les êtres humains seront laissés à eux-mêmes afin de créer leur évolution.


De mon point de vue, ce que cela veut dire est que la date de fin n'est pas un changement de plus. Cela constitue plutôt la fin des changements qui ont été causés par les alternances entre les états quantiques de l'Arbre de Vie jusqu'à ce point, illustré par le changement quantique mentionné ci-dessus qui a mené au déclin de l'économie pendant que la cinquième NUIT commençait. Une telle vision du jardin d'Eden (quoique à un niveau supérieur) manque évidemment de tout support rationnel parmi ceux qui défendent ce que nous regardons dans le calendrier Maya comme basé sur les cycles astronomiques mécaniques, où un nouveau cycle commencera  alors.

Comprendre la libération de l'humanité et un futur retour au Jardin d'Eden nécessite néanmoins un temps quantifié. Ceci illustre un principe important, à savoir que même si le calendrier Maya fondé sur l'évidence n'est pas difficile à comprendre, il n'est pas insignifiant. Le calendrier Maya est fondamentalement différent de tous les autres calendriers, comment et pourquoi cela est ainsi est quelque chose qui a besoin d'être profondément honoré et respecté.


De cette perspective où nous approchons de la fin des changements cycliques et de l'état quantique le plus haut de l'univers, il est également logique que la débâcle financière dans laquelle nous sommes actuellement n'est pas simplement une « récession » ou une « dépression », comme nous les avons connues lorsque nous y avons été précipités par le passé au cours des NUITS du calendrier.


Le déclin est plutôt le commencement de la fin des cycles de l'économie. Pourtant, à partir de l'étude du calendrier Maya, depuis que nous savons que les périodes de temps où l'économie se contracte sont les NUITS, nous pouvons faire certaines prédictions quant à comment cette fin des cycles économiques va se jouer. La première impulsion qui a conduit la croissance économique vers le bas est ainsi apparue avec la cinquième NUIT et a aboutit à une baisse rapide de la croissance, une chute des indices de valeurs, et des augmentations des licenciements et des saisies.


Nous sommes actuellement dans une période entre de telles NUITS, le Sixième JOUR (voir Fig.2), où les mêmes processus continuent plus lentement et peuvent même être légèrement inversés. Approximativement au moment où la Sixième NUIT va commencer, le 8 Novembre 2009, nous pourrons cependant nous attendre à ce que la débâcle s'intensifie et que le dollar américain s'effondre et avec lui le système mondial monétaire établi. Beaucoup de choses peuvent déclencher un tel évènement, mais il est important de comprendre que quoi que ce soit qui le déclenche, c'est l'énergie de cette NUIT qui le mettra à jour. Par la même occasion, c'est aussi pourquoi ce qui sera mis en place au cours de l'énergie de la Renaissance au milieu du Sixième JOUR est si important.


Nous ne pouvons qu'imaginer ce qu'un tel effondrement veut dire, mais je ressens qu'il est clair pour tout le monde que les conséquences dans nos vies de tous les jours seront considérables. A cause des épreuves, beaucoup pourront perdre la foi en cette Création ou penser que nous somme entrain d'être punis. Je pose sur cela un regard différent : la conscience de l'Inframonde Galactique est déjà pré-planifiée pour établir un mécanisme de protection pour la planète en mettant fin en premier lieu à la croissance, ce qui est ce que tout cancérologue ferait avant que toute guérison ne puisse s'effectuer
(2).  Le lecteur peut à présent réaliser que nous sommes arrivés à un point où la discussion sur la date de la fin du calendrier Maya est une question cruciale puisque la manière dont nous envisageons le futur dépendra directement de cela. Ceci n'est ni du pinaillage ni des fantaisies New-Age irresponsables. Ceux qui défendent la date du 28 Octobre 2011 fondée sur l'évidence pourront en fait conseiller les gens de se préparer à l'avance pour cette débâcle économique à venir dans la Sixième NUIT.


Ceux qui parlent du 21 Décembre 2012 sont cependant probablement susceptibles, dans leur logique, de continuer à faire des projections sur cet écran fantasmagorique dans le futur. En fait, ce que ces personnes disent aux autres est « Ne vous préparez pas pour le Nouveau Monde maintenant ! Attendez que le changement du 21 décembre 2012 advienne ! » puisqu'ils ne reconnaissent aucun changement quantique avant ce point dans le temps. Connaître la date exacte de la fin est alors une question d'une importance capitale pour les gens, car c'est leur seule manière de savoir quel changement quantique ils sont entrain d'expérimenter dans le moment présent.


Pendant que de nombreuses personnes défendant la date du 21 décembre 2012 sont simplement entrain de prendre le train en marche afin de se mettre en avant  (et de vendre certains produits) je ressens qu'il est temps qu'ils considèrent quel type de responsabilité ceci implique aussi pour d'autres personnes. Ce n'est probablement pas le fait du hasard que le film de la Major Hollywoodienne « 2012 » - sûrement planifié afin de semer la confusion chez les gens concernant le calendrier Maya - a été annoncé pour sa sortie en Novembre 2009 lorsque la Sixième NUIT va commencer.


Les médias dirigeants utiliseront alors la date du 21 Décembre 2012 pour manipuler la vérité et il y en a bien sûr toujours qui sont prêts à jouer le jeu. C'est assez facile de voir à qui cela profite que le calendrier Maya soit projeté de cette manière dans un temps dans le futur où il sera trop tard pour s'aligner avec lui.  Pendant que le système monétaire international établi s'effondre au cours de la Sixième NUIT, les choses peuvent aller essentiellement vers l'une ou l'autre de deux directions. Cela ira soi vers la direction de l'organisation locale d'une nouvelle économie sans banques ni intérêts ou vers celle d'une croissance au service de la création d'un monde sans domination.


Un effondrement du système monétaire international - surtout s'il est lié à un moratoire de toutes les dettes - a le potentiel d'ouvrir la voie vers un monde véritablement égalitaire, fondé sur la coopération volontaire et où la cupidité ne détruira pas le monde. Ceci, bien sûr, exclut l'existence d'un système bancaire et monétaire organisé dans l'intérêt d'une minorité et conduit par la soif de valeurs abstraites plutôt que par les besoins humains.  

Je pense cependant qu'il serait naïf de croire qu'une telle mise en œuvre d'un Nouveau Monde en accord avec le plan cosmique adviendrait sans résistance. Certains veulent conserver le pouvoir sur les autres. Qui plus est la chute de l'ordre dominant établi leur serait intolérable car cela anéantirait leur sécurité acquise dans un monde auquel ils se sont habitués. Les banques, les gouvernements, les médias et les entreprises mondiales chercheront alors naturellement à établir une nouvelle monnaie unique et à garder le contrôle, ce à quoi ils sont très bien préparés.


Ceci est spécialement le cas si les gens ignorent le calendrier Maya fondé sur l'évidence sans avoir la capacité de voir cette période difficile comme faisant partie d'un processus conçu pour nous amener vers un nouveau monde. Je suis pourtant convaincu que le prochain Inframonde Universel apportera une nouvelle conscience d'unité entraînant un immense bonheur d'exister, l'amour et la compassion pour toutes choses telles qu'elles sont.

Par conséquent, les choses peuvent ne pas « s'améliorer » dans le sens dont en parle l'ancienne économie, mais la vie sera plus agréable grâce à un nouveau niveau de conscience par lequel les choses seront perçues d'une autre manière. Dans les années à venir nous serons donc confrontés à un mélange déroutant de développements apparemment contradictoires. La connaissance que le calendrier Maya fondé sur des preuves évidentes se termine le 28 octobre 2011 est un aspect crucial de la préparation à tout ceci, ce qui donne au moins aux gens un point de repère quant aux rythmes auxquels les choses vont évoluer même si cela prendra un certain temps pour que tout se mette en place après cela.

La vision qui est entrain d'émerger pour les prochains temps n'est donc ni que « le monde touche à sa fin » ni que « nous planerons joyeusement » à une certaine date à venir préprogrammée. Nous voyons plutôt un scénario assez complexe basé sur la meilleure évidence que nous ayons pour la compréhension du futur.
Cela a beaucoup en commun avec le scénario de la naissance difficile de la "Nouvelle Jérusalem" telle qu'elle est présentée dans le Livre des Révélations.  Comme ce livre nous le fait remarquer ce monde n'est toutefois pas accessible pour tous et c'est un scénario qui demandera quasi certainement de l'endurance par la force spirituelle et par l'intégrité. Je ne veux ajouter aucune connotation religieuse à cette discussion, mais il apparaît clairement que toute personne qui aspire à entrer dans ce nouveau monde doit sincèrement chercher la vérité et éviter les explications simplistes.


Même si le calendrier Maya est donc universel et fondamentalement connecté au Livre des Révélations, il est néanmoins important de savoir comment les Mayas de notre époque voient leur date de fin. Naturellement, certains d'entre eux sont heureux que leur calendrier ait reçu une attention mondiale et croient simplement à ce que les archéologues leur ont dit, c'est-à-dire à la date du le 21 Décembre 2012 (le Compte Long actuel sur lequel est basée cette date est hors d'usage chez les Mayas depuis longtemps aussi celle-ci leur a été avancée par les archéologues modernes).


Mais des sources qui font autorité comme Don Alejandro Oxlaj du Conseil des Aînés ne prennent pas le train en marche. Comme toute personne qui a vu l'entretien que j'ai fait avec lui il y a deux ans (disponible en DVD à MayanMajix) il dément la date du 21 décembre 2012 comme étant une erreur de calcul (ce qui en fait m'a surpris à l'époque). Il apporte également la prophétie des Treize Baktuns et 13 Ahau, en accord avec la date du 28 octobre 2011(qui est 13 Ahau). Il ne stipule cependant pas comme moi une date de fin, même si nous sommes d'accord que le dernier changement de katun (commencement de la dernière période prophétique de 7200 jours) s'est mise en place en 1992. Aux alentours de ce changement de katun le 10 février 1992 nous pouvons aussi voir très clairement que des évènements majeurs ont pris place, ce fut un changement quantique façonnant le monde entier : la fin de la Guerre Froide et l'effondrement de l'Union Soviétique (le 25 décembre 1991), l'institution de l'Union Européenne (le 7 Février 1992) et le lancement de l'Internet (Août 1991).


Au moment du changement de katun préconisé par les personnes défendant le 21 Décembre 2012 - (John Jenkins donne le mois d'Avril 1993 dans le documentaire « Doomsday » sur une Chaîne télévisée consacrée à l'Histoire (History Channel) -  le nouveau monde était donc déjà établi. Ainsi, dans l'avenir, les personnes adhérant à cette date de fin demeureront toujours dans les eaux stagnantes coupés de ce qu'il se passe réellement dans le monde.

Ceci démontre que la date de fin est de la plus extrême importance et que ceux qui veulent faire consciemment partie des changements quantiques à venir et surfer sur les vagues de la création que ces derniers génèrent, rateront cette opportunité s'ils rejettent le calendrier Maya fondé sur les preuves évidentes dont la date de fin est le 28 Octobre 2011. Si vous ignorez l'évidence et écoutez les prophètes de « l'alignement »
(3) du 21 Décembre 2012, vous êtes alors susceptibles de devoir en payer vous-mêmes les conséquences. Avec l'accélération du temps de l'Inframonde Galactique, la différence de 420 jours entre les deux dates de fin est littéralement aussi grande que le jour et la nuit.


Seattle Le 15 mai 2009


(1)-Aucun ancien texte Maya ne parle de la signification de la date de la fin du Compte Long. Le commencement du Compte Long est cependant discuté en divers endroits et une bonne source à ce sujet est celle de Freidel, Schele et parker, Maya Cosmos, pages 59-122, La Terre et l'Arbre. Une très bonne source de compréhension sur la manière dont la vie politique des anciens Mayas était soumise aux cycles du temps non astronomiques est Maya Political Science de Prudence Rice. Ceux qui sont intéressés sur la manière dont leurs prophéties étaient fondées sur des cycles non astronomiques peuvent étudier les prophéties des katuns dans Les Livres de Chilam Balam.


(2)-Personnellement je ne crois pas qu'il y a un Dieu qui intervient dans la Création afin d'en changer le cours (ceci impliquerait pour commencer que la création ne serait pas parfaite).
La manière dont cela fonctionne est que l'Inframonde Galactique favorise le cerveau droit au détriment du cerveau gauche qui sert de médiateur aux valeurs abstraites et c'est ainsi que nous voyons à présent un effondrement de ces valeurs par l'intermédiaire par exemple des digits des ordinateurs bancaires et des chèques. Bill Clinton a mentionné dans un entretien avec Larry King il y a quelques mois, qu'un tiers de la richesse mondiale avait été anéantie l'année dernière.
C'est un excellent exemple de réflexion en termes de valeurs abstraites. En réalité aucune valeur réelle n'a été anéantie. Ce qui a été balayé est le tiers des données contenues dans les ordinateurs bancaires. Cet effondrement des valeurs abstraites est encore loin d'avoir touché le fond.


(3)-Ce soi-disant alignement a eu lieu en fait en 1998, mais si cela avait été présenté avec exactitude cela n'aurait eu aucun intérêt pour les médias qui commercialisent en ce moment le « phénomène 2012 ».

Biogrphie : Carl Johan Calleman a obtenu un PH.D. en Biologie Physique à l'Université de Stockholm et a été cité plus de 1500 fois dans la littérature scientifique validée. Il a été un Chercheur Senior dans la Santé Environnementale à l'Université de Washington à Seattle et a travaillé au service du WHO en tant qu'expert cancérologue. Avec son livre Solving the Greatest Mystery of Our Time: The Mayan Calendar (Garev 2001) il a initié l'étude du calendrier Maya fondé sur les évidences qui a été suivi de The Mayan Calendar and the Transformation of Consciousness (Bear and Co, 2004) et son prochain livre The Purposeful Universe (Bear and Co, December 2009). Ce prochain livre décrit pour la première fois en 150 ans la réalité physique de l'Arbre de Vie présentant une alternative complète au Darwinisme.


Sa page web :
www.calleman.com

Texte Original : The risks of believing that the
Mayan calendar ends December 21, 2012!

Vous trouverez une discussion sur cet article ici : http://mayanmajix.com/portal/

Traduit par Pascale-Linda Steketee
pascalelinda@wanadoo.fr

Source de l'article traduit : http://www.letransmuteur.net


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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:16

Extrait d'un entretien avec Eric BARET.

Ce qui est dit dans nos entretiens provient d'une évidence sans forme et peut sembler contraire à certains systèmes de pensée. Si des éléments ébranlent notre état émotionnel, nous blessent ou laissent une forme de conflit, il faut en discuter, chercher ensemble et voir comment se présente cet inconfort. Considéré humblement, sans a priori, tout conflit devient source de maturation. C'est l'antagonisme qui fait grandir.


Vous dites qu'il n'y a rien à faire avec ce qui est là - émotion, tension... - et que ça va se résorber. Cela signifie-t-il qu'il ne doit finalement pas y avoir de tension ? N'est-ce pas contradictoire ?


Lorsque vous sentez une tension, vous n'avez pas le choix. Quand vous vous mordez la langue, vous ne pouvez pas revenir en arrière, sentir la réaction dans toute la structure du visage, ou plus. Savoir s'il était justifié de se mordre la langue, si c'était une erreur, si vous méritiez de vous mordre, est un questionnement qui a son intérêt, mais il vaut pour les gens qui n'ont pas mal à la langue.


Avec la douleur, vous n'avez pas le temps de réfléchir au pourquoi. Vous restez avec la sensation de la langue... Que se passe-t-il ? La langue mordue n'est pas quelque chose de statique ; c'est une vibration, une masse électrique, des éclairs qui jaillissent dans tous les sens... Votre système physiologique est fait de telle manière que vous n'avez rien à faire pour ressentir cette réaction. Vous n'avez pas à vous concentrer sur la langue pour sentir ce qui s'y passe.


Vous remarquez également que, lorsque vous vous mordez la langue, le goût des aliments dans la bouche, la musique que vous écoutez, le film que vous regardez perdent pendant quelques instants de leur substance. Ils deviennent sensoriellement secondaires par rapport à votre sensation de la langue. Vous n'avez donc pas à choisir d'arrêter ceci ou d'arrêter cela. C'est la langue qui choisit, c'est la langue qui devient votre objet de contemplation, de ressenti.


La langue vibre, elle saigne, elle élance... Tout cela apparaît dans votre organisme. Il y a d'abord eu cet éclatement, cette sensation très forte. Par la nature même de votre organisme, de tout le système immunitaire, de la structure de la cellule, petit à petit le traumatisme va se réduire, le sang va s'arrêter de couler, la douleur va s'étaler dans le très grand espace du visage et, graduellement, se vider. Il n'y avait aucun choix, aucun dilemme, il n'y a eu aucune réflexion.


Quand on vous suggère d'écouter la situation, c'est de cela que l'on parle. Il n'y a de place ni pour un choix ni pour une volonté ; la langue elle-même, par sa propre qualité, va résoudre le problème. La situation qui paraît conflictuelle ne l'est que parce qu'on la voit coupée de son environnement. Vous laissez la situation, comme la langue, devenir sensible, et l'élément conflictuel va également disparaître. Il va rester ce qui est là : un événement qui peut amener un désordre physiologique dans votre organisme, mais qui sera ressenti sans conflit psychologique.


Dans un moment de disponibilité sensorielle, il n'y a pas de place pour un conflit psychologique. Mais généralement, quand on se mord la langue ou quand un conflit apparaît dans la vie, on recouvre la sensation de douleur de la langue, la sensation propre du conflit, par un imaginaire, c'est-à-dire par une réflexion sur le pourquoi et le comment. Ce que nous suggérons ici, c'est de se rendre compte de ce mécanisme qui existe en nous. Par la magie des choses, quand on se rend compte profondément de quelque chose, la chose cesse sans qu'on le veuille. Quand vous constatez que ce que vous preniez pour un serpent est une corde, vous n'avez aucun effort à faire pour ne plus croire que c'est un serpent. La vision de la corde dissout le serpent. Vous ne voyez pas la corde pour supprimer le serpent, mais, du fait que vous avez laissé la vision de ce qui était là s'imposer en vous, l'élément imaginaire a magiquement disparu.


Tout élément problématique disparaît de la même manière. Il n'y a aucune activité là-dedans ; ce n'est pas quelque chose que vous faites, c'est quelque chose que vous enregistrez. Vous enregistrez le fait que vous êtes disponible à un conflit et que ce conflit se résorbe. Vous enregistrez le fait que vous résistez à un conflit et qu'il demeure en tant que conflit.

Vous n'avez aucun choix. Plus vous vous en rendez compte, plus vous constatez que vous laissez les conflits être de plus en plus libres en vous et que vous les percevez de moins en moins comme conflictuels. Il y aura toujours des événements qui vous sembleront plus ou moins harmonieux, mais cette apparente disharmonie ne vous fera pas quitter le ressenti de l'harmonie.


Au travail, je suis entouré de personnes qui, comme beaucoup de gens, pensent que le bonheur se trouve dans un compte en banque important, de belles voitures, ce genre de chose. Ce genre de conversation les intéresse naturellement. Je n'ai aucune compétence particulière ni en matière de voitures ni en matière de Bourse, mais en même temps j'ai envie de continuer de discuter avec eux. Comme je ne crois plus à tout ça, je n'arrive plus à communiquer.


Il faut en profiter pour apprendre ! [Rires.]

Jean Klein était intarissable sur les placements boursiers. Il s'est d'ailleurs ruiné plusieurs fois à cause de cela. Il a aussi ruiné quelques élèves et en a enrichi d'autres. Quand quelqu'un parle de voitures, il faut écouter. C'est fascinant, quelqu'un qui a la connaissance de ces étranges machines. Si on écoute vraiment, on trouve là de très belles choses, comme dans tout le reste. Ce n'est rien en soi, mais c'est extraordinaire aussi.


Si l'on écoute vraiment, sans préjugé, la magie de la Bourse, la magie des placements est une chose extraordinaire. On ne peut pas comprendre les événements économiques, politiques, militaires, si l'on ne comprend pas cela. Donc, si on le regarde avec une vision claire, rencontrer un homme d'affaires de haut niveau, parler avec lui de placements et d'économie est très intéressant. Cela dévoile des tas de choses sur les problèmes politiques et sociaux de notre temps. C'est une forme d'œuvre d'art.


Dans l'écoute, rien n'est inintéressant. Pas un métier, pas une activité, pas une passion n'est absurde ; c'est notre regard qui l'est parfois. Tout est fascinant. Quand nous croyons être avec des gens qui vivent de manière superficielle, c'est nous qui sommes superficiels. Quand on écoute leur fonctionnement, on trouve l'essentiel en cela aussi. À leur manière, ces gens ne font que parler de la tranquillité.
On s'aperçoit que ce que l'on écoute ne parle que de la tranquillité, même si cela s'exprime à travers des propos politiques ou économiques. Un autre dialogue peut alors s'engager.


Faire un, faire corps avec ce qui se présente. Rien n'est étranger. Les gens que je rencontre, c'est mon milieu ; j'écoute. Quand je ne connais pas, j'interroge, non pour savoir quelque chose, mais parce qu'il y a une forme de résonance. Il n'y a rien qui soit étranger. Sinon, je suis dans un projet. Si je pense qu'il vaut mieux méditer, faire du yoga, je suis coupé de la société. C'est normal que je me sente isolé ! Non... Quand je fais du yoga, je fais du yoga. Quand je suis dans une salle de casino, j'écoute, je regarde.


C'est extraordinaire, ce que l'on découvre sur l'être humain, sur la beauté dans n'importe quel endroit, quand on écoute. Que ce soit en prison, dans la salle d'attente d'une clinique, dans un restaurant de gare, il faut écouter, regarder. Regarder la joie, la souffrance, l'agitation, les préoccupations, l'anxiété, les besoins, comment les gens fonctionnent... Déjà, une résonance se fait.
Quand une chose m'est étrangère, quelle qu'elle soit, c'est que je vis dans ma prétention. Je regarde alors en moi-même et je remarque que je suis encore en train de prétendre qu'il y a des choses supérieures à d'autres. Cette prétention est une histoire. La beauté est partout. C'est à moi d'écouter et de la découvrir dans toutes les situations.


Certaines sympathies sont plus évidentes que d'autres, bien sûr ! Il y a des gens pour qui la porcelaine chinoise bleu et blanc est ennuyeuse. Il y a des gens pour qui la musique orientale est ennuyeuse. Mais, à un moment donné, la période qui vous passionne est celle qui est devant vous. Avec un policier, je suis passionné par la police. Avec un banquier, je suis passionné par la banque. Pour rien, pour la joie, parce que c'est passionnant de voir comment quelqu'un voit le monde, comment il fonctionne. Je me vois exactement comme lui : les mêmes peurs, les mêmes attentes, le même fonctionnement. Une forme de sympathie est présente. Quand je trouve quelque chose d'antipathique, je tourne la tête et je vois que c'est moi qui n'écoute pas.


Ce n'est pas au monde de m'écouter, c'est à moi d'écouter le monde. Quand j'écoute le monde, il y a une résonance. Mais si je demande au monde de m'écouter, de voir les choses comme moi, si je demande au banquier de mâcher du riz entier, il y a séparation. Le banquier suit sa route, exactement comme tout le monde, l'homme d'affaires aussi, le prêtre aussi ; il n'y a aucune différence. Il faut profiter du milieu où l'on est ; pas pour apprendre quelque chose, pas pour devenir banquier ou quoi que ce soit d'autre, mais pour la simple joie d'apprendre.


C'est un peu comme quand on joue avec un enfant. On n'apprend pas les règles du jeu dans le but de gagner ou de perdre, mais pour jouer. De la même manière, quand on se trouve mêlé à tel ou tel milieu social, on écoute, on apprend les règles par résonance, par affection pour l'environnement. Il n'y a plus de sentiment de séparation. Bien sûr, je fonctionne d'une certaine manière. Je ne vais peut-être pas dans les mêmes restaurants que certains hommes d'affaires, j'ai peut-être une voiture différente, mais ça, c'est la vie qui le décide pour moi. Ce n'est pas mieux, ce n'est pas moins bien. Les grosses voitures ne sont pas moins que les petites voitures. C'est la même chose.


J'écoute ce qui m'entoure. Si demain je me trouve dans un milieu de produits diététiques, j'apprendrai également là ! Mais ce n'est pas mieux. Il n'y a pas de différence. Écouter, découvrir, aimer. C'est ce qui est là quand je ne prétends pas que cela devrait être autre chose, quand je ne prétends pas savoir ce qui est juste. Ce qui est intéressant, c'est ce qui est sous mes yeux. À moi de m'en rendre compte.


Je dois bien prendre des initiatives dans la vie... !


C'est merveilleux que vous le sentiez comme ça. Mais ces initiatives que vous prenez sont une réponse biologique à la situation. Si quelqu'un vous donne une gifle, vous prenez l'initiative d'avoir la joue rouge. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un grand homme, vous prenez l'initiative de la joie. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un homme misérable, vous prenez l'initiative de la dépression... C'est spontané.


Il n'y a pas d'initiative volontaire. Ce que vous aimez dépend de ce que vous avez mangé les premiers jours ou les premiers mois de votre vie. Le fait que vous préférez le salé ou le sucré, les choses solides ou liquides, vient de situations très anciennes, très profondément enfouies. Vous ne pouvez pas décider d'aimer la nourriture indonésienne ou de détester la nourriture japonaise. Vous pensez décider, mais c'est biologiquement inscrit en vous.


Vous ne pouvez pas décider d'aimer l'architecture moghole et de ne pas aimer l'architecture rajput, ou le contraire. L'une vous émeut plus que l'autre. Où est le choix ? Vous ne pouvez pas décider de trouver telle femme plus attirante qu'une autre. Vous ne décidez pas si vous préférez telle odeur, tel rythme, tel grain de peau, tel son de voix. Vous ne décidez pas si vous préférez les films violents ou ceux qui montrent la beauté.


Qu'est-ce que vous décidez vraiment ?
Vous ne décidez pas de vos maladies. Vous ne décidez pas comment vous vous sentez quand votre femme fait des compliments sur la beauté du voisin. Quand vous avez une augmentation de salaire, quand vous perdez de l'argent, vous ne décidez pas comment cela vous touche. Quand vos enfants sont malades ou en bonne santé, vous ne décidez pas de vos émotions. Profondément, qu'est-ce que vous décidez ?


Mais il y a quand même des choix par rapport à ce que l'on fait. Vous suggérez bien d'écouter...


Selon tout ce que vous êtes, l'écoute se fait ou non. Quand on fait une suggestion, il ne s'agit pas tellement de suivre la suggestion, mais de vibrer avec elle.
Sur un certain plan, on peut dire qu'avant que l'hiver arrive on le sent venir. Quand on dit « voyez que vous n'écoutez pas » ou « écoutez », ça veut dire que ce mécanisme est déjà en train de s'actualiser. On ne le fait pas s'actualiser, mais le fait même de poser une question signifie que la réponse est en train d'être vécue, ou, plus précisément, la question signifie la réponse en train d'être vécue. Quand on répond, on n'ajoute rien, on ne fait que participer au questionnement en cours. Sans cette compréhension, la question ne serait pas possible. Donc, la réponse ne donne rien. Elle coule exactement comme la question ; elle vient du même endroit : d'un pressentiment. C'est pour cela que ce n'est pas la peine d'écouter les réponses. Les choses se passent comme elles doivent se passer. La réponse verbalise l'inévitable ; ce n'est pas quelque chose à faire, c'est quelque chose qui est en train de se faire.


N'est-ce pas de la passivité ?


Poser une question est ce qu'il y a de plus éminemment actif. Cela veut dire que l'on se situe dans l'humilité. L'humilité est ce qu'il y a de plus actif. La personne qui pose une question admet un « je ne sais pas », donc elle est disponible. Elle n'affirme plus, elle n'a pas la prétention de savoir. Quand on sait, on ne pose pas de question. Quand on pose une question, c'est que l'on écoute ; on écoute la question jaillir ; dans cette écoute, la réponse jaillit. La question et la réponse ont exactement la même origine, ces deux formulations véhiculent la même chose : l'écoute dans laquelle toutes deux jaillissent. Poser une question est ce qu'il y a de plus profond, à condition de ne pas chercher une réponse, sinon on se situe encore dans le projet.


Je pose une question, librement, parce que c'est ma résonance. Je sens un conflit dans ma vie et j'exprime ce conflit sans l'orgueil de vouloir le résoudre. Je constate qu'il y a un conflit, clairement. Cela suffit, tout est là. La solution est dans cette soumission à la réalité, à ce qui est là maintenant.
De ce « je ne sais pas », toute action, toute initiative va jaillir. C'est une initiative, une action qui vient de l'écoute de ce qui est là ; ce n'est pas une action qui veut « changer ».

Je sens une restriction dans ma vie et je l'exprime, j'écoute en moi cette restriction. C'est l'écoute de la solution. La réponse est une vibration au même niveau que la question, vibration qui se réfère à ce qui est au-delà de l'une comme de l'autre. Il n'y a pas de réponse à suivre, pas plus qu'à écouter. Il y une résonance, qui est l'humilité dans laquelle la question est posée. Là est la réponse. La réponse est avant la question. C'est parce que l'on pressent la réponse que l'on peut poser la question. Parce qu'il y a cette humilité, qui constitue la suprême activité... Mais il faut une certaine maturité pour comprendre cela.


Est-ce que vous pouvez, Éric, essayer d'éclaircir un peu ce que vous avez dit cet après-midi, à savoir que l'on ne décide rien et, en même temps, qu'il y a une liberté suprême, que la liberté est totale ?


Il faudrait être un poète pour en parler avec justesse. Ce n'est malheureusement pas une de mes qualifications. Tout ce qui perçu est conditionné. La joie, elle, est non conditionnée. Autrement dit, les moments de joie profonde ne sont pas liés à ce qui est perçu. Mais cela ne fait pas partie d'un cadre de réflexion. La pensée a sa valeur pour des choses plus concrètes, mais il ne faudrait pas polluer la manière d'aborder la vie par la formulation, par la pensée. On ne prétend ici à aucune compréhension de ces choses. Je n'ai aucune compétence lorsque je les exprime. Il y a une résonance en moi ; cette résonance ne connaît rien, ne sait rien ; même ma pensée, ma formulation, n'a pas de qualification pour raffiner cette expression. C'est une résonance, une conviction. C'est informulable.


Est-ce le même « je ne sais pas » que celui de Socrate ?


Quand un petit enfant regarde un sapin de Noël pour la première fois, il est ce « je ne sais pas ». Avant de prétendre savoir, nous avons tous la même disponibilité, Il n'y a rien de personnel là-dedans, cela ne fait pas partie de l'arsenal qu'une personnalité peut avoir ou non.


Il n'y a donc pas de projet possible ?


Le poète véritable est sans projet. Son projet est de célébrer du mieux qu'il peut ce qu'il a pressenti, ce qui le dépasse. Il trouve en lui une facilité à se présenter comme celui qui célèbre, celui qui reçoit la louange, comme la louange elle-même. L'art est cette ouverture aux différentes possibilités. Le poète peut jouer le rôle du serviteur et le rôle de celui qui est servi. Il peut aussi n'être que louange, il peut jouer celui qui est séparé de celui qui cherche, celui qui cherche, celui qui trouve... Cela fait partie de la poésie, cela fait partie de l'art. Cela exprime des émotions profondes. Mais elles ne sont pas progressives.


Le drame, dans les recueils de poésies - je pense un peu à Lalehsvari, mais on trouve cela également chez Rûmî -, c'est que souvent les traducteurs doivent classifier les poèmes. Il existe ainsi une traduction (anglaise) du livre de Laleshvari, La Progression du soi, qui met au début les versets où elle cherche Dieu et à la fin les versets où elle l'a trouvé. C'est la dégénérescence de la pensée moderne ! Ce devrait être le contraire : d'abord les versets où elle a trouvé, ensuite ceux où elle cherche. Plus que ça, d'ailleurs : un passage incessant de l'un à l'autre.


Quelqu'un qui est libre de tout projet peut profondément vibrer de la présence de l'essentiel, mais aussi de l'absence de l'essentiel. Présence et absence sont deux phases de l'essentiel. L'une n'est pas plus que l'autre. Que ce soit dans l'absence ou dans la présence, le poète a la capacité d'exprimer cet essentiel avec une telle beauté, avec un tel rythme, avec une telle liberté (ne se contredit-il pas d'un poème ou d'un verset l'autre ?), qu'il laisse le lecteur dans une grande liberté. C'est pour cela que la poésie, la musique et l'architecture sont toujours plus près du pressentiment de l'essentiel que ne l'est la pensée.


Les textes suprêmes des grands maîtres de l'Inde sont des textes de célébration. Les grands textes de Shankarâ ne sont pas ses analyses métaphysiques sur l'Atman et le Brahman, ce sont ses hymnes de louange ; c'est là qu'il y a une puissance extraordinaire ! Même chose pour Abhinavagupta. Les œuvres de jeunesse des grands maîtres sont souvent des œuvres métaphysiques, de réflexion, et leurs œuvres tardives des textes de célébration. Finalement, ils quittent toute conceptualisation pour être pure adoration.


Quand j'ai rencontré le grand Gopinath Kaviraj, il demeurait à l'ashram de Mâ Ananda Moyî. Avant de partir pour l'Inde, j'avais demandé à Jean Klein si Gopinath était un homme « libre » - pour employer une expression poétique - et il m'avait répondu : « Il l'était il y a vingt ans, donc il doit l'être encore... » Cet homme a fini sa vie en écrivant des textes d'adoration de la déesse sous la forme de Mâ Ananda Moyî.

Dans les derniers moments de sa vie, Jean appelait souvent la déesse et voyait les femmes autour de lui comme telles.


Chez quelqu'un dénué de projet, ces moments de profonde dévotion sont toujours là.
La pure admiration coiffe la métaphysique. Évidemment, il ne faut pas dire cela à des métaphysiciens... Dans un moment de clarté, on est obligé de renoncer à tout savoir. Tout savoir s'avère être une forme d'agitation. Il n'y a rien que l'on puisse savoir. C'est là le seul savoir accessible. La disponibilité découle de cette évidence.

Pour la personnalité, vivre dans un non-savoir est une terreur absolue, mais du point de vue de la créativité c'est la liberté absolue. Quand vous vous rendez compte que vous n'avez rien à devenir, vous pouvez tout devenir ; plus aucune barrière, plus aucun empêchement. Mais tant que l'on veut devenir quelque chose, on vit dans une prison.


Tout est à notre disposition, toute l'extraordinaire fantaisie du monde. On la refuse parce que l'on veut être Napoléon. On veut savoir. On veut posséder. Tant que l'on possède quelque chose, on ne possède rien. Quand on se rend compte que l'on ne possède rien, alors on peut dire - et ce n'est pas un concept - que l'on possède tout. Tout ce que l'on voit est à nous.


Quand vous avez un objet d'art et que vous pensez que vous avez l'objet d'art, vous n'avez rien ! Quand vous savez que, profondément, vous n'avez rien, tous les objets d'art que vous rencontrez sont les vôtres. Vous allez une fois au Metropolitan Museum et vous regardez un merveilleux bronze népalais. Il est à vous à jamais et il ne sera jamais aux gens du musée. Il vit avec vous, il est avec vous. Celui-là est vraiment à vous. Mais ce n'est pas un souvenir, c'est une résonance. Si la vie fait que vous le mettez sur votre cheminée, vous devez lui assurer un confort maximum. Mais vous n'en êtes que le gestionnaire, pas le propriétaire.


Si l'on se prend pour un facteur, on n'est qu'un facteur. Mais si vous vous rendez compte que vous n'avez pas de coloration proprement dite, alors lorsque vous rencontrez un banquier, sur un certain plan vous êtes aussi un banquier, et lorsque vous rencontrez un policier et que vous écoutez, vous êtes également un policier. Tout ce que l'on rencontre, on le partage. À certains moments, on exerce certains métiers plus précis que d'autres, mais tout ce que l'on rencontre, on l'est profondément.


La personnalité, l'ego sont trop mièvres ; ils se contentent de trop peu. Il ne suffit pas d'avoir quelques pièces, il faut tout avoir. Tant que l'on n'a pas tout, on sent que l'on n'a rien. Tant que l'on a un projet, une identité, quoi que ce soit que l'on peut appeler « mien », on se sent pauvre. Quand je n'ai pas la prétention d'être autre chose que ce qui se présente dans l'instant, toute la perception est mienne.

Il n'est pas dit que physiquement, psychologiquement, certaines situations ne sont pas plus faciles que d'autres. Mais, même dans les situations qui nous sont moins familières, on peut trouver une profonde sympathie, une profonde résonance.


C'est l'essence de la démarche tantrique. Tout ce qui se présente est à moi ; pas dans un sens personnel ou psychologique, mais profondément. Tout ce qui se présente est ma résonance. Il n'y a rien qui me soit étranger. C'est cela, le tantrisme.


Ce texte constitue le chapitre 15 du livre Le Seul Désir : dans la nudité des tantra, par Éric Baret, Éditions Trait d'Union, Montréal, février 2002, ISBN2-922572-84-6.

 


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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:15

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil").

         J'ai oublié qui j'étais et d'où je venais.  Je me suis endormi d'un profond sommeil.  Si profond, que mon rêve est devenu ma seule réalité et ma seule référence.  Je n'ai aucun souvenir du fait que j'existe à l'état d'éveil.  Pourtant, dans cet état d'éveil je serais conscient d'une toute autre réalité que celle du rêve.  Les lois qui régissent l'éveil sont complètement différentes de celles du rêve.  Dans un rêve tout est chaotique, instable, imprévisible et sans réalité durable.  Dans l'éveil tout est ordonné, stable, constant et durable.

         Oui, la vie que je possède et qui semble m'avoir été donnée, n'est qu'un rêve.  Un mauvais rêve rempli de peur, de souffrance et d'espoir de bonheur constamment trahi et brisé.  Un rêve chaotique et instable ne pouvant m'assurer d'un bonheur durable et me vouant tôt ou tard à la mort.  Ce rêve me laisse frêle et à la merci de tous les imprévus et malheurs qui frappent un jour, tous ceux qui font partie du rêve.

         Quelle folie de croire que ce rêve que j'appelle ma vie soit la réalité et qu'il soit possible dans ce cauchemar de se donner une sécurité ou un amour quelconque qui durerait.  L'essence même du rêve est l'absence de sécurité et d'amour.  Seule la réalité peut satisfaire un fils de Dieu.  Dans mon rêve, je ne peux qu'être frustré et en état de manque.  Je ne vois que des ombres et des images qui disparaissent aussitôt que je m'approche pour les attraper.

         Aussi longtemps que mon rêve est un rêve de peur, de souffrance et de victimisation, je ne peux m'éveiller.  C'est pour cela qu'il est important pour moi de défaire dans mon rêve, tout ce que Dieu n'a pas créé.  Tout ce que Dieu a créé est réel et aimant.  Tout ce que Dieu a créé ne peut apporter la souffrance ni la mort.  Alors, tout ce qui n'est pas joie, amour, paix et vie éternelle n'est pas de Dieu.  Ce sont donc des illusions et le pardon les effacera sans problème, si telle est ma volonté.

        Oui, je peux m'éveiller à la réalité, et ce, même dans mon rêve.  Le cours appelle cet état, le rêve heureux.  Dans cet état, la réflexion du Paradis est ressentie.  Je suis alors conscient que je rêve et que rien dans le rêve n'est réel.  Par conséquent, rien dans le rêve n'a le pouvoir de me causer plaisir ou souffrance.  Il n'y a que ce qui vient d'au-delà du rêve qui m'affecte et c'est la Réalité, c'est l'Amour de Dieu.

         Lorsque toutes les illusions seront disparues, je ne pourrai plus avoir peur ni souffrir.  N'ayant plus ma foi pour les soutenir, les illusions retourneront dans le néant d'où elles proviennent.  Mon travail sera alors terminé.  Je laisserai à Dieu le soin de m'utiliser comme Il le souhaite, Le laissant décider du moment où je retournerai à la réalité de l'Esprit, là où les rêves n'ont aucune prise et où l'Amour d'un Père pour Son fils et celle d'un fils pour son Père est la seule réalité. Amen

F. Corbeil

 

A suivre : l'image que j'ai de moi.


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander - Communauté : Le cours en miracles
Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 21:04

Compte-tenu de la période de flottement actuelle, je me suis dit que parler de ma réticence actuelle à écrire des articles pouvait constituer en soi...une idée d'article ! car il n'agit pas uniquement de paresse. En fait, cette période bizarre fait partie du processus de transition, je « mute », comme vous tous...!  et j'espère devenir papillon avant le dernier hiver de ma vie terrestre.

 

D'abord, c'est ne pas qu'il n'y ait rien a dire, rien à raconter, mais parler de ses expériences spirituelles, de ses sentiments subtils  devient de plus en plus complexe en utilisant de simples mots. J'aimerais recourir plus souvent à la poésie pour faire passer des messages, mais je n'ai pas le talent ni le temps requis. De plus, il est m'est difficile de m'exprimer sur ma vie privée pour illustrer les processus en cours, ce qui restreint les témoignages à des vues plutôt générales, et donc de moindre intérêt. C'est un peu comme si un flot d'idées, d'émotions aimeraient s'extérioriser, mais ne trouvent pas les concepts adéquats, les circonstances favorables et le temps nécessaire pour s'exprimer véritablement.

 

Des articles d'opinion  sur l'actualité ? j'aimais bien cela avant, mais je me rend qu'il est de plus en plus difficile d'écrire quelque chose de sensé et complètement aligné avec l'esprit non duel du Cours en miracles. Chaque mot prononcé me semble être un pré-jugé, une approximation, une vision qui peut sembler juste un jour puis inappropriée le lendemain. L'ego adore avoir une opinion sur tout, notamment sur tous ces « manipulateurs qui nous gouvernent ». Et puis, il y a pleins de sites qui se délectent déjà de stigmatiser les « méchants illuminatis ». Je reconnais que la tentation est grande de dénoncer les ficelles qui nous ligotent doucement et sûrement dans le nouvel ordre mondial et la dictature, mais le chemin non-duel consiste d'abord a défaire les cordes qui emprisonnent notre esprit.

 

D'ailleurs, avec cette saine habitude de voir toutes choses de ce monde formel comme insignifiantes, volatiles, aléatoires, trompeuses, il est certain qu'on se sent enclin à en « faire » le moins possible. Y compris écrire, expliquer, analyser, commenter... à quoi bon ? l'ancien acteur se reconvertit en observateur et ne répond plus qu'aux sollicitations, au "plan". Il laisse venir...et répond par l'acceptation de ce qui est. Pour cela, il faut « être », simplement être, rien de plus.

 

Je me rend compte également que mon blog est partagé, à travers les textes publiés,  entre des enseignements purement non-duels, comme UCEM, et des écrits plus « classiques », ou encore à caractère spéculatif (comme le calendrier Maya). Si j'étais totalement cohérent (intègre dirait Ian Lungold), je ferais un choix de textes plus strict, ou créerait un 2ème blog dédié aux enseignements « qui croient encore que Dieu a crée l'univers que nous voyons, et que donc la solution à nos problèmes est possible ici pour engendrer un paradis terrestre».

 

Un petit extrait vaut mieux qu'un long discours pour préciser ce que je veux dire par là:

«  Ne te méprend pas : il y a une différence de niveau entre cet enseignement et les autres. Ces derniers exercent une action dans un univers qui n'est pas réellement là. C'est comme déplacer des meubles dans une maison en feu. Bien sur, ça peut être plus joli pendant un bref moment, mais ça ne règle pas le vrai problème. D'un autre coté, le Cours en miracles défait tout cela et suscite le retour à la seule chose qui soit réelle. »  (Pursha parlant à Gary dans « Et l'univers disparaîtra ». )

 

On peut trouver cela présomptueux au premier abord, et pourtant, plus on avance dans l'étude du Cours, plus cette formule  semble couler de « source » (évidemment !). Combattre les effets, les illusions ne suppriment pas les causes, les idées qui en sont à l'origine. « Les idées ne quittent pas leur source ». On pourra alors légitimement se demander : à quoi bon alors manger bio, préserver la nature,  pratiquer le tantrisme, sauver des enfants de la famine, rouler en vélo pour ne pas polluer, se soigner par les plantes...etc. Bien, voila une bonne idée d'article en effet, je vais donc m'y pencher prochainement.


Christalain


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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 21:02

Un nouvel extrait écrit de la fameuse conférence de Ian Lungold  sur le calendrier Maya.   A voir ici

L'accélération exponentielle des changements mondiaux représentent un réel problème pour le mental. Nous avons développé ce mental pendant 2 millions d'années pour mettre en place la conscience similarité/différence. Il a une vitesse limite : 24 pensées par seconde : c'est la vitesse de fonctionnement maximale du mental. C'est de cette façon dont les films fonctionnent et les effets spéciaux. Donc, quand toujours plus d'informations sont stockées dans le mental,  il peut de moins en moins en traiter. Cela occasionne du stress dans tout le système. Cela fait partie de notre évolution, c'est construit ainsi. Si quelque chose  ne vous convient pas, votre corps ressent des tensions . Vous recherchez alors à remédier à la situation, c'est très naturel. Mais nous ne vivons pas de façon si naturelle, nous cherchons à nous adapter au stress, ce qui cause de graves problèmes physiques , des défaillances mentales, des problèmes de violence, sur la route, au travail, dans les couples. Et la tuerie de Colombine, et le terrorisme. Tout ceci est les syndrome de la violence.

 

Le mental a alors un plan : s'il ne peut pas supporter tout ce stress, alors il devient inconscient, ou bien il fait semblant de ne pas voir. Nous voyons tout ceci autour de nous. Les gens se jettent dans toutes sortes de distractions   pour ne pas être conscients de ce qu'il se passe réellement dans leur vie. Donc le mental a un problème, et tant que l'homme sera associé a son mental, croyant en ce qu'il lui dit, il continuera a avoir des problèmes. Par contre, il y atout un autre système à notre disposition, et qui est inné, il est appelé l'INTUITION.  Il est assez évident que le mental va s'emballer, très bientôt. Parce que l'accélération va se poursuivre. Ce que vous pensiez faire 15 minutes plus tôt, vous ne pourrez plus le faire à cause de votre agitation mentale. Le mental va partir en vrille.

 

Votre intuition n'a pas de vitesse limite, elle n'a pas de vitesse du tout. Votre intuition est votre propre connexion  avec votre connaissance innée, personnelle, qui fait partie de tout ce qui peut être connu. C'est à peu près comme suit :

  

 

 

 

 

 

 

 








Votre conscience est orientée dans le temps et l'espace. Dans ce moment de temps et d'espace, c'est ce que nous appelons la 3D, qui est une émanation de  plus haut, appelons cet « endroit » la 5ème dimension. Tout le potentiel existant. Tout ce qui peut se passer , l'infinité et tout ça. De ce point se déverse un flux d'événements. Nous recevons ce flux de potentialités de 5D à travers la 4D jusqu'à la 3D. comme une descente d'escalier. Le flux vient de la potentialité pure à travers le temps, et entre en manifestation, dans un certain temps et endroit.

  

Avez-vous remarqué que votre intuition est toujours juste ? Et qu'elle est plus juste que votre mental ? Que vous disaient vos profs pendant les examens ? Fiez-vous toujours a votre 1ère idée, parce que la 2ème sera fausse, parce qu'elle vient  de votre mental, alors que la 1ère vient de votre intuition. Donc votre intuition est juste, mais pourquoi ? Il est possible que, quand on est dans l'intuition, quand on est centré, dans un temps et un espace donné, on se sente comme sur la bonne voie. Les athlètes l'appellent « la Zone » . Quand on est dans cette zone, tout semble naturel. On sait quelle est la bonne chose à faire. On est centrée. Il est possible que cet endroit soit le niveau d'ou l'on puisse créer le futur . Cela expliquerait pourquoi l'intuition semble si juste. Vous créez l'instant suivant , et nous allons voir comment c'est possible.


Nous percevons le flux de la création en moments successifs, mais il est en fait continu et simultané.  Votre conscience peut s'accorder à ce flux. Connaissez-vous le mot « entraînement » ? C'est un mot scientifique pour un phénomène inexpliqué. C'est la façon dont les mécanismes  et certainement les organismes vivants entrent en synchronisme. Si l'on place 2 machines l'une à coté de l'autre, elles vont se mettre à accorder leur rythmes. (#5) Deux horloges mécaniques, ou plusieurs, sur un mur, réglées à des heures différentes vont se mettre à sonner en même temps au bout d'une semaine. Les choses accordent leur  rythme, c'est un phénomène très naturel.

 

Ce calendrier n' a jamais été un calendrier, il a toujours été un compteur, un compteur de la création. Jour après jour, il a suivi le fil du flux, du niveau et du but de la création. Je pense qu'il n'y a qu'une loi dans l'univers, une simple loi, et que tout découle de là :  « Ce à quoi vous prêtez attention, vous en devenez conscient ».  

 

On ne peut pas briser cette loi. Une fois que vous avez prêté attention à  quelque chose, vous en devenez alors conscient.  Il y a donc un seul but au calendrier Maya , à sa civilisation et à la notre aujourd'hui:  Si on prête attention jour après jour au flux de la création, de quoi devient-on alors conscient ? Du flux de la création !  Il contient tout ce qui peut être connu , y compris votre intuition. Ça simple trop simple, mais la vérité est toujours simple. Ce sont les mensonges qui compliquent tout.

 

Donc, l'intuition va être notre guide au travers des situations à venir. Vous n'allez pas avoir le temps d'analyser tout ce qui va se présenter à vous. Vous allez juste devoir agir (« Just do it »). Nouveau slogan Nike : « Vous êtes plus rapide que votre pensée ». Le but du calendrier Maya est de réveiller, de s'ouvrir à  votre intuition  (explication de la concordance avec le calendrier grégorien dans un livre qu'il montre. EX : jour 5* : le 5 représente l'énergie de l'autorisation et du centrage et l'étoile représente l'énergie de l'abondance, comme une étoile qui donne continuellement = abondance autorisée à grandir).

 

Il y a une façon d'aborder la 3D . D'un endroit et d'un temps donné, nous prêtons attention à ce qui est en face de nous , à ce qui fait partie de notre réalité. Votre mental va avoir du mal à le faire, car il n'existe pas dans le présent. Il existe soit dans le passé, soit dans le futur. Quand vous êtes vraiment présent à ce que vous faites, vous ne pensez à rien d'autre, vous agissez seulement. Mais quand vous n'y êtes pas, votre mental est comme en pose et sans frein : dans le futur, la passé, tout ce qui aurait dû être, nous connaissons tous cela...

 

Nous devons donc aborder la 3D en prêtant attention au moment à et  l'endroit dans lequel nous sommes. Nous développons alors une intention qui est une concentration de notre attention. Que désirez-vous que vous apporte l'instant suivant ?  Plus votre attention est focalisée, plus votre intention est puissante. (Ex : « jouer au frisbee avec quelqu'un qui n'en avait pas envie ? »..).

 

Une fois que l'intention est là, il y a autre chose de très important : l'intégrité. Nous abordons l'univers physique avec notre propre intégrité qui nous est personnelle. Vous dites que vous allez faire quelque chose ? vous le fates non ? c'est votre intégrité. Vous avez prêté attention, vous avez eu une intention , ensuite, c'est le moment d'utiliser votre intégrité pour matérialiser tout ça. Sans elle, rien ne se passe.

 

Donc, ensuite, il y a l'intuition : c'est savoir quoi faire au bon moment. (Ex : accident de la route dont on réchappe : attention + intention + intégrité + intuition : on sait exactement quoi faire ou ne pas faire pour s'en sortir. Le mental n'est pas intervenu, il s'affole...après coup et le choc intervient quand il se remet à fonctionner : syndrome post-traumatique ). Ce genre d'événement imprévu va arriver de plus en plus souvent au fur et a mesure de l'évolution de la conscience. Vous deviez vous fier à votre savoir personnel sans y réfléchir. Donc l'intuition est la clef, et ce n'est pas nouveau, tous les livres en parlent. La meilleure façon de la développer est de  l'entretenir. Maintenant, l'heure est venue de passer aux travaux pratiques.


Nous sommes tous des créateurs, mais ce que nous voulons le plus créer, c'est la paix de l'esprit. Je pense que c'est ce qui est le plus utile, une base stable. (#6) de laquelle vous pourrez opérer. Une connaissance paisible, la certitude, la paix de l'esprit. Mais la paix de l'esprit fait des allé-retours. Pourquoi ne reste-elle pas ? Je me suis rendu compte qu'à chaque fois que quelque chose d'imprévu arrivait dans ma vie, la paix de mon esprit s'envolait. Que ce soit quelque chose d'excitant, de surprenant, ou de profondément déprimant, ou encore d'exaspérant...j'étais bouleversé et mon mental reprenait le pouvoir. Adieu la paix de l'esprit, adieu l'intuition. (Ex : perdre son porte-feuille...oublier un numéro de tél...) .


Comment développer la paix de l'esprit et la retrouver à chaque fois ? Elle ne survient que lorsqu'on est centré.  Le fait d'être centré vient de la certitude. Quand on est ancré dans la certitude,  alors on est centré. (Ex : cours de danse : une fois que vous avez assimilé les repères associés à la danse, la certitude s'est installée. Alors l'impression d'être centré, l'équilibre, et la paix de l'esprit vous ont accompagné sur la piste de danse. Pareil lorsqu'on apprend à conduire...ect). La moindre chose que l'on a faite a suivi ce schéma. Quand on assimile les repères, alors on devient certain, puis centré, et ensuite la paix de l'esprit s'installe.

 

Donc, maintenant, il faut apprendre à chaque fois que la paix de l'esprit est perturbée, à utiliser immédiatement les repères. J'ai trouvé un repère, un modèle, à chaque fois que j'ai examiné la situation. J'avais déjà eu cette expérience auparavant, peut-être au travers d'une situation différente,  mais j'avais eu les mêmes sentiments, les mêmes réactions. Il y avait donc des repères, un schéma. Alors immédiatement, je sentais en moi la certitude : j'étais certain que j'étais bouleversé, plutôt que d'être simplement bouleversé.  La différence ? soit vous ne faites juste que crier, pleurer et vous lamenter, soit vous constatez votre état : « je suis bouleversé », c'est une grosse différence.

Plus vous connaissez les repères, plus vous devenez certain et centré, et plus vous pouvez contrôler la situation. Ce sont des outils que nous avons déjà. Pas besoin d'acheter quoi que ce soit, ni de lire un autre livre. Pas le temps de lire des livres !     


Ian LUNGOLD - 2005


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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 21:01


ENTREZ DANS LE MOMENT PRÉSENT, PEU IMPORTE LES CIRCONSTANCES

 

J'ai toujours pensé que la véritable illumination n'était possible qu'à travers l'amour qui existe dans une relation entre un homme et une femme. N'est-ce pas ce qui nous fait retrouver notre com-plétude ? Comment pouvons-nous nous épanouir dans notre vie avant que cela n'arrive ?


Est-ce vrai dans votre cas ? Est-ce que cela vous est arrivé ?


Pas encore. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Je sais que cela surviendra.


Autrement dit, vous attendez qu'un événement d'ordre temporel vienne vous sauver. N'est-ce pas cela l'erreur fondamentale dont nous venons de parler ? Le salut ne se trouve pas ailleurs, ni dans un lieu ni dans le temps. Il est ici et maintenant.


Qu'est-ce que cela veut dire exactement ? Je ne comprends pas. Je ne sais même pas ce que « sa-lut » veut dire.


La plupart des gens recherchent les plaisirs du corps ou diverses formes de gratification psy-chologique parce qu'ils croient que ces choses les rendront heureux ou les libéreront de leur senti-ment de peur ou de manque. Ils perçoivent donc le bonheur comme une sensation accrue de vitalité engendrée par les plaisirs du corps, ou bien comme une sensation plus totale et plus forte de leur moi procurée par une gratification psychologique quelconque. Leur recherche du salut s'effectue donc à partir d'un état d'insatisfaction ou de manque. Invariablement, la satisfaction que ces gens obtiennent est de courte durée. Par conséquent, ils projettent habituellement de nouveau la condition de leur satisfaction sur un point imaginaire se trouvant loin de l'ici maintenant. « Quand j'aurai ceci ou que je serai libéré de cela, alors je serai bien. » Voilà l'état d'esprit inconscient qui crée l'illusion que le salut se situe dans le futur.


Le véritable salut, c'est la satisfaction, la paix et la vie dans leur plus grande plénitude. C'est être qui vous êtes, sentir en vous le bien qui n'a aucun opposé, la joie de l'Être qui ne dépend de rien d'autre que de lui-même. Il se ressent non pas comme une expérience passagère, mais comme une présence durable. Dans un langage religieux, on dirait que c'est « connaître Dieu » non pas comme quelque chose d'extérieur à vous, mais comme ce qui est votre essence la plus profonde. Le véritable salut, c'est se connaître soi-même comme faisant indissociablement partie de l'Un intemporel et sans forme qui confère à chaque chose l'essence qui l'anime.


C'est aussi un état de libération. Libération de la peur, de la souffrance, d'une sensation de manque et d'insuffisance, et par conséquent, libération de tout désir, besoin, attachement et de toute cupidité. C'est se dégager de la pensée compulsive, de la négativité et surtout du passé et du futur en tant que besoin psychologique. Votre mental vous dit que vous ne pouvez pas y arriver à partir de là où vous êtes. Que quelque chose doit nécessairement se passer, sinon il vous faudra devenir ceci ou cela avant d'être libre et comblé. Que vous avez besoin de temps et de trouver, sélectionner, faire, accomplir, acquérir, devenir ou comprendre quelque chose avant de pouvoir être libre ou complet. Pour vous, le temps est l'instrument du salut, alors qu'en vérité il en est le plus grand obstacle. Selon vous, vous ne pouvez y accéder à partir des circonstances dans lesquelles vous vous trouvez et à partir de ce que vous êtes dans le moment parce que vous n'êtes pas encore assez accompli ou assez parfait.

La vérité, c'est que l'ici-maintenant est le seul point à partir duquel vous pouvez parvenir au salut. En réalité, vous y accédez par le fait même de prendre conscience que vous y êtes déjà. Vous trouvez Dieu dès l'instant où vous réalisez que vous n'avez pas besoin de le chercher. Il n'y a donc pas de chemin unique pour découvrir le salut : n'importe quelle situation peut vous y conduire, mais aucune situation particulière n'est requise. Il n'existe qu'une seule porte pour y accéder : le moment présent. Il ne peut y avoir de salut en dehors de l'ici-maintenant. Vous n'avez pas de partenaire et vous vous sentez seul ? Entrez dans l'instant à partir de cette situation. Vous êtes en relation ? Entrez aussi dans l'instant à partir de cette situation.


Rien de ce que vous pouvez faire ou atteindre ne vous rapprochera plus du salut que ce mo-ment-ci. Un esprit habitué à penser que tout ce qui en vaut la peine se situe dans le futur aura peut-être de la difficulté à saisir cela. Et rien de ce que vous avez jamais fait ou qu'on vous a fait dans le passé ne peut vous empêcher de dire oui à ce qui est et de porter intensément votre attention sur le moment présent. Ceci ne peut se faire dans le futur. Vous le faites maintenant ou pas du tout.

 

LES RELATIONS D'AMOUR ET DE HAINE


À moins d'avoir atteint la fréquence vibratoire de la présence consciente ou jusqu'à ce que ce-la soit, toutes les relations, et en particulier les relations intimes, sont profondément faussées et en définitive dysfonctionnelles. Elles peuvent sembler parfaites pendant un certain temps, par exemple quand vous êtes amoureux, mais cette apparente perfection en vient invariablement à s'effriter quand les disputes, les conflits, l'insatisfaction et la violence émotionnelle ou même physique se produisent à un rythme de plus en plus fréquent. Il semble que la plupart des relations amoureuses deviennent tôt ou tard des relations à la fois d'amour et de haine. Sans la moindre difficulté, l'amour se transforme en sauvage agressivité, en sentiment d'hostilité ou encore en un retrait complet de l'affection l'un envers l'autre.

On considère ceci comme normal. La relation oscille alors pendant quelque temps, quelques mois ou quelques années entre les polarités de l'amour et de la haine, et vous procure autant de souffrance que de plaisir. Il n'est pas rare que des couples restent accrochés à ce cycle de polarités, car ce climat de mélodrame les fait se sentir vivants. Quand l'équilibre entre les polarités positive et négative se rompt et que les cycles négatifs et destructifs se produisent à une plus grande fréquence et plus intensément, ce qui semble survenir tôt ou tard, il faut peu de temps avant que la relation ne vole finalement en éclats.


Si seulement vous pouviez éliminer les cycles négatifs ou destructifs, tout irait bien et la relation pourrait fleurir magnifiquement, pensez-vous. Hélas, ceci est impossible. Les polarités sont mutuellement interdépendantes. L'une ne va pas sans l'autre. Le positif comporte déjà en soi le négatif non encore manifesté. Ces deux polarités sont en fait les différents aspects d'une même dysfonction. Je parle ici de ce que l'on appelle en général les relations romantiques et non pas du véritable amour qui, lui, n'a pas d'opposé parce qu'il prend sa source au-delà du mental. L'amour en tant qu'état vécu continuellement est encore très rare, aussi rare que les êtres humains conscients. Il est cependant possible d'avoir de fugitifs et brefs aperçus de l'amour lorsqu'il y a une discontinuation dans le flot des pensées.


Il est bien sûr plus facile de reconnaître comme dysfonctionnel le côté négatif d'une relation que son côté positif. Et il est également plus facile de reconnaître l'origine de la négativité chez votre partenaire que chez vous. Cette négativité peut se manifester sous bien des formes : possessivité, jalousie, contrôle, fermeture et ressentiment non exprimé, besoin d'avoir raison, insensibilité et préoccupation excessive de soi, exigences et manipulations émotionnelles, besoin de tenir tête, de critiquer, de juger, de blâmer ou d'attaquer, colère, revanche inconsciente provoquée par une blessure infligée autrefois par un parent, rage et violence physique.


Le côté positif, c'est que vous êtes amoureux de votre partenaire. Au début, cet état est pro-fondément satisfaisant, car vous vous sentez intensément vivant. Votre existence vient soudaine-ment de prendre toute sa signification parce que quelqu'un a besoin de vous, vous veut et vous donne l'impression d'être quelqu'un de spécial. Et c'est la même chose pour votre partenaire. Quand vous êtes ensemble, vous vous sentez complets. Ce sentiment peut atteindre une intensité telle que le reste du monde s'estompe et devient insignifiant. Par contre, vous aurez peut-être remarqué que cette intensité est teintée de besoin et de dépendance. Vous devenez dépendant de l'autre personne, qui a ainsi sur vous l'effet d'une drogue.

 Vous êtes au septième ciel quand la drogue est disponible, mais la seule éventualité ou pensée que cette personne ne soit plus là pour vous déclenche jalousie, possessivité, tentatives de manipulation par le chantage émotionnel, reproches, accusations et peur de perdre. Si, effectivement, votre partenaire vous quitte, ceci peut se traduire par l'hostilité la plus intense qui soit ou par le chagrin et le désespoir les plus profonds. D'un moment à l'autre, la tendresse amoureuse peut se transformer en une lutte sauvage ou en un terrible chagrin. Qu'est-il ad-venu de l'amour ? L'amour peut-il se transformer en son opposé, la haine, en un instant ? Était-ce vraiment de l'amour ou une simple dépendance vous incitant à vous accrocher désespérément ?

 

LA DÉPENDANCE ET LA RECHERCHE DE COMPLÉTUDE


Pourquoi devenons-nous dépendants d'une autre personne ?


La raison pour laquelle la relation amoureuse romantique est une expérience si intense et si universellement recherchée est la suivante : elle semble libérer les gens d'un sentiment profondé-ment installé de peur, de besoin, de manque et d'incomplétude. Cet état émotionnel fait partie de la condition humaine dans sa phase non rachetée et non réalisée. Il comporte aussi bien une dimension physique que psychologique.


Sur le plan physique, et de toute évidence, vous n'êtes pas complet et ne le serez jamais : soit vous êtes un homme, soit vous êtes une femme. C'est-à-dire la moitié du tout. Sur ce plan-là, l'aspiration à la totalité, à la complétude, c'est-à-dire le retour à l'Un, se manifeste sous la forme de l'attraction entre sexes masculin et féminin, du besoin de l'homme d'avoir une femme et de celui de la femme d'avoir un homme. Il existe une pulsion presque irrésistible à s'unir avec l'énergie opposée ou l'autre polarité. Cette pulsion physique est d'origine spirituelle. C'est l'aspiration à mettre un terme à la dualité, à revenir à l'état de complétude. Sur le plan physique, l'union sexuelle est ce qui se rapproche le plus de cet état-là.

Voilà pourquoi celle-ci est l'expérience la plus profondément satisfaisante que le plan physique puisse offrir. Mais l'union sexuelle n'est rien de plus qu'un fugace aperçu de la totalité, qu'un moment d'extase. Tant et aussi longtemps que vous recherchez inconsciemment dans l'union sexuelle votre porte de salut, vous visez à mettre fin à la dualité sur le plan de la forme, là où justement on ne peut la trouver. Il vous est donné là un aperçu fugitif et fort allé-chant du paradis, mais vous n'avez pas le droit d'y rester et vous vous retrouvez de nouveau dans un corps distinct.


Sur le plan psychologique, ce sentiment de manque et d'incomplétude est certainement encore plus grand que sur le plan physique. Aussi longtemps que vous êtes identifié au mental, le sens que vous avez de votre moi provient de l'extérieur. En d'autres termes, vous vous appropriez le sens de ce que vous êtes par le biais de choses qui, en fin de compte, n'ont rien à voir avec ce que vous êtes : votre rôle social, vos possessions, votre apparence physique, vos réussites et vos échecs, vos systèmes de croyances, etc. Ce faux moi, créé par le mental, par l'ego, se sent vulnérable, peu assuré, et cherche sans arrêt de nouvelles choses auxquelles s'identifier afin de donner au mental l'impression d'exister. Mais jamais rien ne suffit à lui procurer une satisfaction durable. Sa peur perdure. Et son impression de manque et de besoin reste.


Puis cette relation si spéciale se présente. Elle semble être la réponse à tous les problèmes de l'ego et combler tous ses besoins. Du moins, c'est ainsi que les choses paraissent au début. Toutes les autres choses qui venaient vous procurer le sens que vous aviez de votre moi auparavant de-viennent dorénavant relativement insignifiantes. Un seul objet d'attention remplace alors tout le reste, donne un sens à votre vie et vous permet de définir votre identité : la personne dont vous êtes amoureux. Vous n'êtes plus ce fragment isolé dans un univers hostile. C'est du moins l'impression que vous avez. Votre monde a maintenant un centre : la personne aimée. Le fait que ce centre soit à l'extérieur de vous et que, par conséquent, vous définissiez encore votre identité en fonction de quelque chose d'extérieur à vous semble tout d'abord ne pas avoir d'importance. Ce qui compte, c'est que les sentiments sous-jacents d'incomplétude, de peur, de manque et d'insatisfaction si caractéristiques de l'ego soient disparus. Le sont-ils vraiment ? Se sont-ils dissipés ou existent-ils encore sous la surface de ce prétendu bonheur ?


Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l'amour que son opposé, c'est-à-dire l'hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attache-ment de l'ego, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l'agressiez l'instant d'après. L'amour vrai n'a pas d'ennemi. Si votre « amour » en a un, c'est que ce n'est pas de l'amour mais plutôt un grand besoin de l'ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l'autre. Pour l'ego, il s'agit d'un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l'impression qu'il s'agit de cela.


Mais vient un moment où votre partenaire adopte des comportements qui ne réussissent pas à combler vos besoins, ou du moins ceux de votre ego. Les sentiments de peur, de souffrance et de manque qui font intrinsèquement partie de l'ego, mais qui étaient passés à l'arrière-plan grâce à la relation amoureuse, font de nouveau surface. Comme avec toutes les autres dépendances, vous êtes au septième ciel quand vous avez de la drogue, mais vient invariablement le moment où celle-ci n'a plus d'effet sur vous. Quand ces émotions souffrantes refont surface, vous les sentez donc avec encore plus d'acuité qu'avant. Qui plus est, vous percevez maintenant votre partenaire comme étant à leur origine. Cela veut dire que vous les projetez à l'extérieur et que vous agressez l'autre avec toute la violence sauvage que votre douleur contient. Cette agressivité peut éveiller la souffrance de votre partenaire, qui contre-attaquera. Rendu à ce point-là, l'ego espère encore inconsciemment que son agressivité ou ses tentatives à vouloir manipuler constitueront une punition suffisante qui amènera l'autre à changer de comportement. Ceci lui permettra de se servir à nouveau de ces comportements pour occulter votre souffrance.


Toute dépendance naît d'un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché - l'alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne -, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu'un pour dissimuler votre douleur. C'est pour cette raison qu'après l'euphorie initiale il y a tellement de tourments et de souffrance dans les relations intimes. Mais ces dernières n'en sont pourtant pas la cause. Elles font simplement ressortir la souffrance et le tourment qui se trouvent déjà en vous. Toutes les dépendances agissent ainsi. Toutes les dépendances atteignent un point où elles n'ont plus d'effet sur vous, vous ressentez alors la souffrance plus intensément que jamais.


D'ailleurs, la plupart des gens essaient toujours d'échapper au présent et cherchent le salut dans le futur, quel qu'il soit. La première chose sur laquelle ils pourraient buter s'ils concentraient leur attention sur le moment présent, c'est leur propre souffrance. Et c'est justement ce dont ils ont peur. Si seulement ils savaient combien il est facile de trouver dans le présent le pouvoir qui dissipe le passé et la souffrance, la réalité qui met un terme à l'illusion. Si seulement ils savaient à quel point ils sont près de leur propre réalité, de Dieu.


La réponse n'est pas non plus d'éviter les relations afin d'éviter la souffrance. Celle-ci est là de toute façon. Trois relations qui n'ont pas fonctionné en autant d'années vous amèneront fort probablement plus à vous réveiller que trois années sur une île déserte ou reclus dans votre chambre. Par contre, si vous réussissiez à être intensément présent à votre solitude, cette solution fonctionnerait peut-être pour vous.


 

DES RELATIONS DE DÉPENDANCE AUX RELATIONS ÉCLAIRÉES


Pouvons-nous transformer une relation de dépendance en une véritable relation ?


Oui, c'est possible. En étant présent et en intensifiant votre présence, et en amenant votre attention davantage dans le « maintenant ». Que vous viviez seul ou avec un partenaire, ceci reste la clé. Pour que l'amour puisse fleurir, la lumière de votre présence doit être suffisamment forte pour que vous ne vous laissiez plus contrôler par le penseur ou le corps de souffrance et que vous n'assimiliez plus ceux-ci à ce que vous êtes. Vous connaître comme étant l'Être derrière le penseur, le calme derrière le parasitage du mental, l'amour et la joie derrière la souffrance, c'est cela la liberté, le salut, l'illumination. Se désidentifier du corps de souffrance, c'est devenir présent à la souffrance et ainsi la transformer. Se dissocier de la compulsion à réfléchir, c'est être le témoin silencieux des pensées et des comportements, en particulier des scénarios mentaux qui se répètent et des rôles joués par l'ego.


Si vous cessez d'insuffler une existence au mental, celui-ci perd son aspect compulsif, qui est fondamentalement l'obligation de juger et, par conséquent, à résister à ce qui est. Ceci crée conflits, mélodrames et nouveaux chagrins. En fait, dès l'instant où le jugement cesse par l'acceptation de ce qui est, vous êtes libéré du mental. Vous avez fait de la place pour accueillir l'amour, la joie, la paix. En premier lieu, vous cessez de vous juger vous-même, et vous arrêtez ensuite de juger votre partenaire. Le plus grand déclencheur de changement dans une relation, c'est l'acceptation totale de votre partenaire tel qu'il est, sans aucun besoin de le juger ou de le changer de façon quelconque. Cette acceptation vous transporte immédiatement au-delà de l'ego. Tous les jeux du mental et les dépendances profondes sont alors révolus. Il n'y a plus ni tyran ni victime, ni accusateur ni accusé. Ceci met aussi un terme à toutes les dépendances et au fait que vous êtes attiré par les scénarios inconscients d'une autre personne et que vous leur permettez ainsi de se perpétuer. Soit vous vous séparez dans l'amour, soit vous plongez encore plus profondément dans le présent ensemble, dans l'Être. Cela peut-il être aussi simple que ça ? Oui, ça l'est.


L'amour est un état. L'amour n'est pas à l'extérieur, mais au plus profond de vous. Il est en vous et indissociable de vous à tout jamais. Il ne dépend pas de quelqu'un d'autre, d'une forme extérieure. L' immobilité de la présence intérieure vous permet de sentir votre propre réalité intemporelle et sans forme, c'est-à-dire la vie non manifeste qui anime votre forme matérielle. Elle vous permet aussi de sentir cette même vie au plus profond de chaque autre être humain et de toute autre créature. Vous voyez dorénavant au-delà du voile de la forme et de la division. Ceci est la réalisation de l'unicité. Ceci est l'amour.


Qu'est-ce que Dieu ? C'est la vie éternelle et omniprésente qu'abritent toutes les formes de vie. Qu'est-ce que l'amour ? C'est sentir la présence de cette vie au plus profond de vous et de toutes les autres créatures. C'est être cette présence. Par conséquent, tout amour est amour divin.

 

L'amour n'est pas sélectif, tout comme la lumière du soleil. Il ne fait pas en sorte qu'une per-sonne soit spéciale. L'amour n'est pas exclusif. L'exclusivité n'est pas le propre de l'amour divin, mais celui de l'ego. Par contre, l'intensité selon laquelle le véritable amour est ressenti peut varier. Il se peut qu'une personne vous reflète l'amour qui est en vous plus nettement et plus intensément que les autres. Et si cette personne ressent la même chose face à vous, on peut dire que vous êtes en relation d'amour avec elle. Le lien entre vous et cette personne est le même que celui qui existe entre vous et la personne assise à côté de vous dans l'autobus, ou que celui qui existe entre vous et un oiseau, un arbre ou une fleur. Seul diffère le degré d'intensité avec lequel vous sentez ce lien.


Même dans une relation habituellement faite de dépendance, il peut y avoir des moments où quelque chose de plus réel transparaît, quelque chose se situant au-delà de vos besoins mutuels de dépendance. Ce sont des moments où votre mental et celui de votre partenaire se calment briève-ment et où le corps de souffrance se retrouve temporairement dans un état latent. Ceci peut se produire parfois quand il y a intimité des corps, quand vous assistez ensemble au miracle de la naissance, quand vous êtes en présence de la mort ou encore lorsque vous êtes gravement malade. En fait, cela survient quand quelque chose rend le mental impuissant. Quand cela arrive, votre Être, généralement enfoui sous les scories du mental, se révèle et c'est ce qui rend une vraie communication possible.


La véritable communication, c'est la communion, la réalisation de l'unicité, qui est amour. Habituellement, ces moments s'estompent rapidement, sauf si vous réussissez à rester suffisamment présent pour empêcher le mental et ses scénarios d'entrer de nouveau en scène. Dès que le mental et l'identification au mental entrent en scène, vous n'êtes plus vous-même mais seulement une image mentale de vous-même. Vous recommencez à jouer des rôles et des petits jeux afin de combler les besoins de votre ego. Vous redevenez un mental humain, prétendant être un être humain, qui interagit avec un autre « mental » et joue avec lui le mélodrame de l'amour.


Bien que de brèves incursions de l'amour soient possibles, celui-ci ne peut fleurir à moins que vous ne soyez définitivement libéré de l'identification au mental et que vous soyez intensément et suffisamment présent pour avoir pu dissiper le corps de souffrance. Ou encore à moins que vous puissiez rester présent en tant qu'observateur. Ainsi le corps de souffrance ne peut plus prendre possession de vous et détruire l'amour.


 

LES RELATIONS EN TANT QUE PRATIQUE SPIRITUELLE


De la même manière que l'ego et toutes les structures sociales, politiques et économiques qu'il a créées entrent dans la phase finale de leur chute, les relations entre hommes et femmes reflètent le profond état de crise dans lequel l'humanité se trouve de nos jours.


Comme les humains sont devenus de plus en plus identifiés à leur mental, la plupart des relations ne sont pas ancrées dans l'Être et se transforment donc en source de souffrance du fait qu'elles sont régentées par les problèmes et les conflits.


Des millions de personnes vivent actuellement seules ou en familles monoparentales parce qu'elles sont incapables d'établir une relation intime ou qu'elles ne veulent pas répéter la folie des mélodrames connus dans leurs relations passées. D'autres passent d'une relation à une autre, d'un cycle plaisir-souffrance à un autre, en quête de l'inatteignable objectif de réalisation personnelle par le biais de l'union avec la polarité énergétique opposée. Plusieurs autres encore font des compromis et persistent à vouloir rester ensemble dans une relation dysfonctionnelle au sein de laquelle pré-domine la négativité. Elles le font pour les enfants, par besoin de sécurité, par habitude, par peur d'être seules ou pour tout autre avantage mutuel. Ou bien encore parce qu'elles sont inconsciemment dépendantes de l'excitation que leur procurent les mélodrames et la souffrance.


Chaque crise représente pourtant non seulement un danger mais également une occasion de transformation. Si les relations attisent et amplifient les schèmes mentaux et activent le corps de souffrance, comme c'est le cas présentement, pourquoi ne pas accepter cet état de fait au lieu d'es-sayer d'y échapper ? Pourquoi ne pas coopérer au lieu d'éviter les relations ou de continuer à pour-suivre le fantôme du partenaire idéal qui doit prétendument solutionner tous vos problèmes ou vous combler ? L'occasion de transformation que comporte chaque crise ne se manifestera pas, à moins que vous ne reconnaissiez et n'acceptiez totalement tous les faits propres à une situation donnée. Aussi longtemps que vous niez les faits, que vous vous en détournez ou que vous souhaitez que les choses soient différentes, vous restez fermé à l'occasion qui se présente et continuez à être pris au piège de cette situation, qui restera telle quelle ou se détériorera.

 

Reconnaître et accepter les faits amène aussi un certain degré de libération par rapport à eux. Par exemple, quand vous reconnaissez qu'il y a un manque d'harmonie et que vous vous appropriez cette prise de conscience, un nouveau facteur entre en jeu grâce à celle-ci, et le manque d'harmonie ne peut rester tel que. Quand vous reconnaissez que vous n'êtes pas en paix avec vous-même, cette reconnaissance crée une atmosphère de calme qui accueille le désaccord dans un mouvement tendre et aimant et le convertit par la suite en paix. En ce qui concerne la transformation intérieure, vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas vous transformer vous-même à volonté, pas plus que vous ne pouvez changer votre partenaire ou quelqu'un d'autre. Tout ce que vous pouvez faire, c'est ménager un espace au sein duquel la métamorphose peut se produire, afin que la grâce et l'amour puissent venir.


Alors, chaque fois que la relation entre vous et votre partenaire ne fonctionne pas, qu'elle suscite en vous deux la « folie », réjouissez-vous, car ce qui était inconscient vient d'être amené à la lumière. C'est là une occasion d'accéder au salut. À chaque instant, appropriez-vous la reconnaissance de ce moment, en particulier celle de votre état intérieur. S'il y a de la colère, reconnaissez-là. S'il y a en vous de la jalousie, une attitude défensive, une pulsion à vouloir vous disputer, un besoin d'avoir raison, si votre enfant intérieur exige amour et attention, ou bien si vous ressentez une quel-conque souffrance émotionnelle, peu importe ce que c'est, reconnaissez la réalité de ce moment et appropriez-vous-la. La relation devient alors votre sadhana, votre pratique spirituelle. Si vous identifiez chez votre partenaire un comportement inconscient, sachez vous approprier cette prise de conscience dans une attitude d'amour afin de ne pas réagir. L'inconscience et la reconnaissance de ce qui est ne peuvent pas cohabiter longtemps, même si la reconnaissance se produit chez l'autre et non pas chez la personne qui agit par inconscience. Pour la forme d'énergie qui sous-tend l'hostilité et l'agressivité, la présence de l'amour est absolument intolérable. Si vous réagissez d'une façon quelconque aux attitudes inconscientes de votre partenaire, vous devenez vous-même inconscient. Mais si vous vous rappelez de reconnaître votre réaction, alors rien n'est perdu.

 

L'humanité subit actuellement une grande pression pour évoluer, car c'est sa seule chance de survie en tant qu'espèce. Ceci concerne tous les aspects de votre vie, en particulier les relations intimes. Jamais auparavant les relations n'ont été aussi problématiques et conflictuelles qu'elles le sont actuellement. Comme vous avez peut-être pu le remarquer, elles ne sont pas là pour vous rendre heureux ni pour vous combler. Si vous continuez à utiliser les relations pour trouver le salut, vous serez constamment déçu. Par contre, si vous acceptez qu'elles existent pour vous rendre conscient et non pas heureux, elles vous amèneront effectivement le salut et vous serez alors en harmonie avec la conscience supérieure désireuse de voir le jour dans ce monde. Pour ceux qui s'accrochent aux vieux scénarios, il y aura une intensification de la souffrance, de la violence, de la confusion et de la folie.


Je suppose qu'il faut que les partenaires soient déterminés à faire de leur relation une pratique spi-rituelle, ainsi que vous le suggérez. Par exemple, mon partenaire réagit encore en fonction de ses vieux schèmes comportementaux de jalousie et de contrôle. Je le lui ai fait remarquer à maintes reprises, mais il est incapable de le voir.


Combien de personnes vous faut-il pour faire de votre vie une pratique spirituelle ? Peu im-porte que votre partenaire coopère ou pas. La conscience et la santé mentale ne peuvent advenir dans ce monde que par vous. Pas besoin d'attendre que le monde soit sensé ou que quelqu'un d'autre devienne conscient pour vous réaliser. Vous pourriez attendre indéfiniment. Ne vous accusez pas réciproquement d'être inconscients. Dès l'instant où vous commencez à vous disputer, c'est que vous venez de vous identifier à une position du mental et que vous défendez non seulement cette position mais également le sens de votre identité. C'est l'ego qui prend les choses en main, et vous tombez alors dans l'inconscience. Il est parfois approprié de faire remarquer à votre partenaire certains aspects de son comportement. Si vous restez très vigilant, très présent, vous pouvez y arriver sans faire entrer en jeu l'ego, sans proférer de reproches, sans accuser l'autre ou lui donner tort.


Lorsque votre partenaire se comporte avec inconscience, renoncez à tout jugement. Car, d'un côté, le jugement amène à associer le comportement inconscient d'une personne avec ce qu'elle est en réalité ou, de l'autre, à projeter votre propre inconscience sur l'autre personne et à prendre cette projection pour ce que cette personne est en réalité. Renoncer au jugement ne signifie pas que vous ne sachiez pas reconnaître une dysfonction ou l'inconscience quand vous les voyez. Cela veut dire que vous êtes « celui ou celle qui reconnaît » au lieu d'être « celui ou celle qui réagit » et qui juge. Vous serez alors totalement libéré de la réaction ou vous réagirez en reconnaissant que vous le faites, créant ainsi un espace où vous observerez la réaction et lui permettrez d'être. Au lieu de vous battre contre l'obscurité, vous faites la lumière. Au lieu de réagir face à l'illusion, vous la voyez et, en même temps, vous voyez à travers elle. Quand vous êtes celui ou celle qui reconnaît, vous ménagez un espace d'ouverture et de présence aimante qui permet à toute chose et à toute personne d'être telles qu'elles sont. Il n'existe aucun catalyseur aussi puissant que celui-ci pour aller vers la transformation. Si vous vous entraînez à agir ainsi, votre partenaire ne pourra pas rester avec vous tout en restant dans l'inconscience.

 

Tant mieux si vous tombez tous les deux d'accord pour faire de votre relation une pratique spirituelle. Cela vous permettra l'un l'autre d'exprimer vos pensées, vos sentiments et vos réactions aussitôt qu'ils se présentent. De la sorte, vous ne créerez pas le décalage temporel qui amène une émotion ou une doléance non exprimée ou non reconnue à s'envenimer et à grandir. Apprenez à dire ce que vous ressentez sans faire de reproches. Sachez écouter votre partenaire de façon ouverte et non défensive. Laissez-lui l'occasion de s'exprimer. Soyez présent. Accuser, attaquer, se défendre, tous ces scénarios destinés à protéger et à renforcer l'ego ou à combler ses besoins deviendront alors désuets. Il est vital de faire de la place aux autres et à soi-même. L'amour ne peut s'épanouir sans cela. Une fois que vous aurez éliminé les deux facteurs de destruction d'une relation, c'est-à-dire que le corps de souffrance sera métamorphosé et que vous ne serez plus identifié à votre mental et à ses positions, et que votre partenaire aura fait de même, vous connaîtrez tous deux l'extase que représente l'épanouissement d'une relation. Au lieu de vous refléter l'un l'autre votre souffrance et votre inconscience, au lieu de satisfaire les besoins mutuels de vos ego dépendants, vous vous refléterez l'un l'autre l'amour que vous sentez au plus profond de vous, celui qui advient avec la réalisation que vous ne faites qu'un avec le Grand Tout. Et ceci est l'amour qui n'a pas d'opposé.


Si votre partenaire est encore identifié au mental et au corps de souffrance alors que vous en êtes déjà libéré, ceci représentera un défi de taille. Non pas pour vous, mais pour votre partenaire. Il n'est pas facile de vivre avec une personne illuminée, ou plutôt, c'est si facile que l'ego trouve cela extrêmement menaçant. N'oubliez pas que l'ego a besoin de problèmes, de conflits et d'ennemis pour renforcer le sentiment de division dont dépend son identité. Le mental du partenaire qui ne s'est pas réalisé sera profondément frustré parce que plus rien ne s'opposera à ses positions fixes, ce qui voudra dire que celles-ci deviendront « chambranlantes » et affaiblies. Elles courent même le risque de « s'effondrer » complètement, ceci se traduisant par la perte du sens de soi. Le corps de souffrance exige une réaction et ne l'obtient pas. Son besoin de disputes, de mélodrames et de conflits n'est pas satisfait. Mais faites attention ! Certaines personnes qui ne réagissent pas, qui sont repliées sur elles-mêmes, insensibles ou coupées de leurs émotions peuvent penser et essayer de convaincre les autres qu'elles sont illuminées ou du moins que tout va bien chez elles mais que tout va mal chez leur partenaire. Les hommes ont plus tendance que les femmes à agir de la sorte et à considérer leur partenaire comme irrationnelle ou trop émotive. Mais si vous pouvez ressentir vos émotions, c'est que vous n'êtes pas loin du corps subtil radieux qui se trouve juste en dessous. Si vous êtes principalement dans votre tête, la distance est beaucoup plus grande, car vous devez d'abord ramener la conscience dans le corps émotionnel avant de pouvoir atteindre le corps énergétique.


S'il n'émane aucune joie, aucun amour, aucune présence totale ni aucune ouverture face à tous les êtres, alors il n'y a pas illumination. L'autre signe indicateur montrant si une personne est illuminée ou non, c'est son comportement. Quand les choses vont mal, dans des situations difficiles ou placée devant un défi, comment réagit-elle ? Si votre prétendu illumination n'est qu'une illusion de l'ego, alors la vie se chargera très vite de vous lancer un défi qui amènera votre inconscience à se manifester sous une forme ou une autre, soit la peur, la colère, la défensive, le jugement, la dépression, etc. Si vous êtes en relation, un grand nombre de ces épreuves se présenteront à vous par l'intermédiaire de votre partenaire. Par exemple, une femme sera mise au défi par son lien avec un partenaire fermé qui vit presque totalement dans sa tête. C'est son incapacité à l'entendre, à lui accor-der de l'attention et à lui faire de la place qui constituera ce défi. Tout ceci parce qu'il manque de présence.

L'absence d'amour dans la relation, généralement ressentie avec plus d'acuité par la femme que par l'homme, déclenchera des réactions dans le corps de souffrance de celle-ci, qui attaquera alors son partenaire en lui faisant des reproches, en le critiquant, en lui donnant tort, etc. Cela devient cette fois le défi du partenaire. Pour se défendre des attaques de sa compagne, qu'il considère d'ailleurs comme indues, il se retranchera davantage derrière ses positions en se justifiant, en se défendant ou en contre-attaquant. Il se peut que tout cela déclenche des réactions dans son propre corps de souffrance. Quand les deux partenaires sont totalement devenus le jouet de leur corps de souffrance, ils atteignent un profond niveau d'inconscience, de violence émotionnelle et d'agressivité sauvage. Et ainsi de suite jusqu'à ce que les corps de souffrance aient été rassasiés et retournent à un état latent. Jusqu'à la fois suivante.


Ceci n'est qu'un des scénarios parmi les multiples possibles. De nombreux ouvrages ont été écrits, et bien d'autres pourraient l'être, sur les manières dont l'inconscience ressort dans les rela-tions entre hommes et femmes. Mais comme je l'ai mentionné plus tôt, une fois que vous avez compris l'origine du dysfonctionnement, vous n'avez pas besoin d'en explorer les innombrables manifestations.


Penchons-nous de nouveau brièvement sur le scénario que je viens d'exposer. Chacun des défis qu'il contient est en fait une occasion cachée de trouver le salut, et il est possible de se libérer de l'inconscience à chacune des étapes du processus dysfonctionnel. Par exemple, l'hostilité de la femme pourrait devenir un signal indiquant à l'homme de sortir de son identification au mental, de se réveiller et de revenir dans l'instant, d'être présent, au lieu d'être encore plus identifié à son mental, encore plus inconscient. Au lieu « d'être » le corps de souffrance, la femme pourrait reconnaître et regarder la souffrance émotionnelle qui existe en elle, ce qui lui donnerait accès au pouvoir de l'instant présent et amorcerait la métamorphose de la souffrance. Cela éliminerait la projection compulsive et automatique qu'elle dirige habituellement vers l'extérieur. Elle pourrait donc par la suite exprimer ses sentiments à son partenaire.

 Bien sûr, rien ne garantit qu'il écouterait, mais cela lui donnerait une bonne occasion de devenir présent et de rompre à coup sûr le cycle dément de l'incessante ronde des vieux schèmes mentaux. Si la femme rate cette occasion, l'homme pourrait alors observer ses propres réactions mentales et émotionnelles devant la souffrance de sa compagne, ses propres attitudes défensives, au lieu d'être totalement en réaction. Il pourrait ensuite observer comment son propre corps de souffrance est déclenché et ainsi conscientiser ses émotions. De cette façon, un espace ouvert et paisible de conscience pure verrait le jour, soit la reconnaissance de ce qui est, le témoin silencieux, l'observateur. Cette conscience ne nie pas la douleur mais se situe au-delà de celle-ci. Cette conscience permet à la souffrance d'être ; pourtant, elle la transforme en même temps. Elle accepte tout et transforme tout. Ainsi, une porte s'ouvrirait chez la femme, lui permettant de se joindre facilement à son compagnon dans cet espace-là.


Si vous êtes constamment ou du moins généralement présent dans votre relation, ceci constituera le plus grand des défis pour votre partenaire. Il ne pourra pas tolérer votre présence très long-temps tout en restant dans l'inconscience. S'il est prêt, il empruntera la porte que vous venez de lui entrebâiller et se joindra à vous dans cet état de présence. S'il ne l'est pas, vous vous séparerez comme le font l'eau et l'huile. La lumière est trop douloureuse pour quiconque veut rester dans l'obscurité.


Eckart TOLLE

Extait du livre : "Le pouvoir du moment présent"


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 21:00

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil").

         Lorsque je choisis de perdre tout ce que je peux perdre, afin de retrouver ce qui ne peut être perdu;  lorsque j'accepte que la seule chose que je puisse valoriser est ce qui ne meurt pas, ce qui est éternel, alors seulement, la vérité me rendra libre pour toujours.  Car aucune illusion ne reste pour m'empêcher de connaître ma véritable identité ; celle qui peut me donner tout ce que l'illusion m'a toujours promis, mais ne m'a jamais donné.


        J'ai été créé pour avoir tout et c'est pour cela que je ne peux demander pour autre chose que tout.  Si je demande pour moins que tout, je demande pour rien.  Dieu est le Tout qui contient ma joie, ma sécurité, mon amour et ma vie éternelle.  Je ne dois désirer que le tout, car si je désire des choses spécifiques, je désire pour l'ego, pour ce qui est divisé et partiel, ce qui change et meurt.


        Lorsque je désire une seule chose, l'Amour de Dieu, alors seulement, j'aurai tout ce que je rêve et désire avoir:  l'Amour, la paix, la sécurité, la joie et la vie éternelle.  Il n'y a que la vérité de Dieu qui contient ce que je veux.  Lorsque je désire autre chose que Dieu, je désire des choses matérielles, des biens, des personnes, des pouvoirs, alors je ne pourrai jamais trouver ce que je cherche.  Je serai seul, abandonné, trahi, vide et je mourrai pleurant l'amour que je n'ai pu trouver dans le monde physique.


        Si je cherche pour l'Amour, je dois regarder où il se trouve et non pas là où il n'est pas.  L'Amour se trouve dans l'expérience intérieure de l'esprit;  il est en moi et non pas à l'extérieur de moi.  Si je le cherche en moi, je le trouverai et je serai libéré de toute souffrance. Mais si je le cherche à l'extérieur de moi, je ne le trouverai pas, je souffrirai et je mourrai.


        Dieu veut la vie et l'amour pour son Fils bien-aimé.  Il ne veut pas que Son Fils soit prisonnier de l'illusion et sujet aux lois de mort qui gouvernent l'illusion.  Néanmoins, Il a créé Son fils dans la liberté et l'amour et par conséquent, Il ne peut le forcer à choisir de l'aimer.  Dieu doit être aimé par choix et non par crainte ou désespoir.  L'illusion qui a maintenant tout notre amour doit être volontairement rejetée, sans regret ni sacrifice et la vérité sera acceptée à sa place avec joie et espoir, afin de connaître la libération de toute peur, de toute souffrance et de toute forme de mort.


        Voilà ma situation;  je dois choisir entre tout ou rien.  Maintenant j'aime l'illusion et je suis prisonnier de ses lois.  L'obéissance aux lois de l'illusion n'est récompensée que par la souffrance et la mort.  Mais si je veux échapper à un tel sort, je peux demander à Jésus et à l'Esprit-Saint de m'aider à me libérer de mes lourdes chaînes et à m'apprendre à aimer la vérité.  Alors, mes lourdes chaînes se briseront, je serai libre enfin de toute cette folie, cet esclavage qui ne donnaient rien de réel en retour.  Je connaîtrai l'Amour de Dieu, cet Amour qui ne change pas et qui rend libre pour l'éternité.

 

F. Corbeil

 

A suivre : le rêve heureux


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander - Communauté : Le cours en miracles
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 11:35

Dans mes précédents articles, notamment « la vie, c'est du cinéma » , j'ai souvent insisté sur l'importance de l'attention et de l'intention pour se rappeler en permanence (ou le plus souvent possible) de son désir profond. Il me paraît utile d'élaborer sur ce thème... fondamental : Ci-dessous 2 articles qui décrivent assez bien, selon moi, les enjeux du rappel de Soi en lui-même. Ensuite, selon ses sensibilités spirituelles, chacun « (dé)meublera » à sa façon cet espace d'hyper-conscience : auto-analyse, méditation, vide mental, prière...etc. Dans tous les cas, le rappel soi est une invitation a choisir quel est notre vrai désir : s'endormir à nouveau ou s'éveiller davantage ?  
Christalain
 

 

1) SE RAPPELLER DU RAPPEL DE SOI ...

 

Construire un cercle vertueux - Une des difficultés du rappel de soi est justement, d'acquérir le réflexe du rappel de soi. Une façon d'augmenter la fréquence et l'intensité des rappels de soi consiste à introduire dans le processus un "ancrage temporel". Concrètement, lorsque l'on se rappelle de soi on doit se dire : quand est-ce que je me rappellerai de moi-même la prochaine fois ? De même, lorsque l'on se rappelle de soi la fois d'après on doit se dire : quand est-ce que je me suis rappelé de moi-même pour la dernière fois ?


Sans énergie, pas de conscience.
- Ainsi, peu à peu, il est possible d'augmenter la fréquence des rappels. Celui-ci est directement lié aux taux énergétiques. Sans énergie, il est difficile de maintenir une distance entre soi et la matrice, parce que nous avons un besoin crucial d'énergie, et nous la recherchons comme une drogue. Une fois que la prédation dont nous souffrons est réduite et que notre effort de rappel de soi empêche également de prendre (moins) d'énergie chez les autres, dans ce cas nous commençons à être autonomes. La marche vers un état de parfaite autonomie se reflètera dans notre capacité à nous rappeler de nous-mêmes : pour une même quantité d'efforts, nous serons plus conscients qu'auparavant. Nous commencerons même à sentir qu'une "conscience minimale" reste active et que nous ne nous "endormissons" pas constamment.

 


Ce cercle peut devenir "vicieux" (involutif) ou "vertueux" (évolutif). Si le feu de la pensée en miroir est toujours entretenu, ce désir ardent finit par créer les conditions énergétiques nécessaires à la venue de la conscience. Avec l'aide de ce feu, les rappels de soi se "déclencheront" très souvent, plus souvent encore s'ils fonctionnent par association, c'est-à-dire, s'ils sont associés à des stimuli sensoriels, gestes, émotions, sentiments, pensées. Le réflexe devient : "je ressens ceci -> je suis conscient de ressentir ceci". "J'ai ce sentiment -> je suis conscient d'avoir ce sentiment". "Je pense ceci -> je suis conscient de penser ceci".

 

Par JSF.  Source : forum opus-news of tomorrow

 

 


2) LE RAPPEL DE SOI


Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.


Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.


Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre mon .Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons - vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !


Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.


En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.

 

Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.

Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :

 

« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]

 

De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :

 

« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]

 

Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.


L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.


Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.


Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.


Webmestre Zone-7   - Source : http://zone-7.net


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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 11:32

La Célébration de la Renaissance - Le point du milieu du sixième jour du monde galactique, du 9 au 11 mai 2009 - par Carl Johan Calleman.


Pour comprendre notre situation actuelle d'après le calendrier maya, je crois qu'il est tout d'abord nécessaire de prendre du recul d'une certaine manière et de regarder ce qu'il s'est passé lors du plus important tournant de l'Inframonde Galactique (Fig.1), aussi important que fut celui du commencement de la Cinquième NUIT, le 19 novembre 2007.


Dans mon livre The Mayan calendar and the Transformation of Consciousness, écrit en 2003, j'ai terminé la discussion au sujet de l'économie (p.233) avec une prédiction en rapport avec ce moment précis dans le temps : « quelle que soit la forme qu'un tel écroulement [financier] pourrait prendre, il semble que le meilleur pari est qu'il pourrait avoir lieu autour du moment où la cinquième NUIT commencera, en Novembre 2007 [plus exactement le 19] ».


Cette prédiction était basée sur le fait qu'à travers l'histoire cosmique, la cinquième NUIT est une période où le vieil ordre doit souvent être détruit. Aujourd'hui, les économistes sont d'accord pour dire que la récession économique globale a commencé en Décembre 2007 (Fig.2), nous pouvons donc voir rétrospectivement combien les prédictions sont incroyablement exactes lorsqu'elles sont basées sur le calendrier Maya.
Même si les prédictions de celui-ci ne sont pas gravées dans la pierre, il nous dira cependant quelles sont les périodes qui sont propices à certaines activités et états d'esprit.


Un deuxième tournant important s'est passé avec le commencement du sixième JOUR - Le 12 Novembre 2008 - quand, avec l'élection d'Obama comme président des Etats-Unis une semaine auparavant, une énergie de renaissance s'est 
manifestée. Ceci est également ce qui avait été prédit : que cela commencerait en ce temps particulier qui est symbolisé par Yohalticitl, la déesse de la naissance. Il apparaît que Barack Obama est né sous le signe Maya du jour 9-Ben, qui est identique à celui de l'anniversaire des Etats-Unis, le 4 Juillet 1776, et donc joue un rôle significatif dans l'histoire de cette nation particulière. Il crée par conséquent un cercle complet. Ses intentions de gouverner dans la transparence et dans une relation plus amicale et égalitaire avec les autres nations sont certainement bienvenues en contraste avec plusieurs de ses prédécesseurs. Un sens de renaissance des valeurs éthiques l'a par conséquent entouré, créant une ouverture pour l'unité globale sur une plus grande échelle.


Nous pouvons cependant remarquer que l'économie n'est pas remontée pendant que le Sixième JOUR commençait. Ceci peut s'expliquer à différents niveaux. L'un est économique, dans le sens que la continuation de la croissance économique à travers le crédit est probablement à présent épuisée. Toutes les personnes qui contractent un prêt savent que cela veut dire prendre des ressources du futur et que les limites que l'on a pu repousser ont maintenant été atteintes. Un autre niveau de compréhension est celui du plan cosmique où nous nous trouvons actuellement, l'Inframonde Galactique, qui n'a pas comme but primordial le développement économique et technologique. Au contraire, l'Inframonde Galactique parle d'élargir l'horizon humain vers un point de vue holistique où nous nous montrerons concernés envers toute la création et la planète entière, ce avec quoi le système économique mondial est entré en conflit d'une manière croissante. Nous avons par conséquent des raisons de sérieusement nous demander si le monde expérimentera jamais une période de croissance prolongée bien que les médias continuent de parler de quand la récession va prendre fin. Les banquiers et gouverneurs du monde, y compris Obama, sont entrain de prendre des mesures qu'ils disent aller dans ce sens.


Ce qui est maintenant tenté pour essayer de réactiver la croissance économique est de donner aux banquiers l'argent des taxes pour qu'ils puissent prêter ce même argent aux contribuables de qui ils l'ont obtenu. Cà peut sembler être une plaisanterie ? Pourtant, le fait que tellement de gens ont accepté cela comme étant nécessaire et trop complexe à comprendre pour les gens ordinaires, montre combien la foi dans les vieilles façons de faire est encore présente. La raison pour laquelle la majorité des gens prend pour acquis qu'il y aura à nouveau une période de croissance économique dans le futur est qu'ils sont nés pendant l'Inframonde Planétaire. Et effectivement, si nous étudions le mouvement de la courbe de l'Inframonde Planétaire qui a eu un effet dominant sur nos prises de conscience entre 1755 après JC et 1999 après JC, nous pouvons voir que les périodes de croissance économique alternées avec les récessions ont un lien direct avec les changements entre les NUITS et les JOURS.


Dans l'industrie économique les JOURS signifiaient la reprise et les NUITS le déclin. Cette vague précise de l'Inframonde Planétaire a été cependant exactement ce qui a été dépassé par la cinquième NUIT de l'Inframonde Galactique qui a commencé en Novembre 2007. Dans la situation actuelle, est-ce qu'il sera véritablement possible à qui que ce soit de réactiver la croissance économique ? Personnellement je ne le crois pas sauf peut-être dans certains secteurs et à des degrés limités. Le déclin ralentira peut-être d'une certaine manière pendant ce Sixième Jour, mais il est probable qu'il s'intensifiera autour du moment où la Sixième Nuit commencera vers le 7 Novembre 2009. Le but de l'actuel Inframonde Galactique est en conséquence différent du Planétaire, il est essentiellement là pour initier des relations dans le 
monde basées sur un état d'esprit holistique, global et égalitaire, manifestées par des relations équilibrées entre sexes, nations, races et religions à travers la planète (et actuellement à travers l'univers, mais nous en savons peu à ce sujet). Nous pouvons ainsi regarder toute l'époque de Bush comme empêchant cette conscience de se manifester.


Ainsi, en même temps que je sens que nous sommes dans les énergies du Calendrier Maya (autrement les prédictions n'auraient pas été possibles) je ressens également que nos choix ainsi que ceux des différents dirigeants, influencent la façon dont elles se manifestent. De cette manière, certaines lignes de conduite pratiquées pendant la période Bush peuvent par exemple avoir aggravé la situation. Dans tous les cas, je sens qu'il y a toutes les raisons de prédire des épreuves considérables pour beaucoup d'individus qui actuellement perdent leurs emplois, leurs économies personnelles et leurs maisons et beaucoup d'autres, dans les temps à venir, seront amenés à vivre des circonstances similaires. Un observateur d'une autre planète peut néanmoins regarder tout ceci également d'une perspective assez différente. Il ou elle peut regarder la fin de l'incessante croissance économique comme un signe qu'il y a de l'espoir que le cancer planétaire est entrain de régresser et que l'humanité va survivre et remplir son dessein.


Dans une telle perspective nous pouvons regarder cela comme si le plan Divin a maintenant enclenché un mécanisme protecteur pour la Terre puisqu'il y a une chose dont nous pouvons être certains qui est que si la croissance économique n'arrive pas à son terme, le monde, lui, alors, le fera. Personne ne peut dire si ceci pourrait arriver à cause du réchauffement planétaire, l'épuisement de la vie dans les océans, la destruction des forêts tropicales, la disparition des abeilles ou quoique ce soit d'autre. En fait, nous n'avons pas vraiment besoin de savoir ce qui déclencherait un tel effondrement de l'écosystème planétaire, puisque la chose à réaliser est qu'aucune des ces menaces à notre environnement ne peut être regardée d'une manière isolée des autres. Elles ont toutes une origine commune dans une économie qui, depuis longtemps, a été basée sur une croissance incessante et à présent l'état de conscience porté par l'Inframonde Galactique nous force à faire face aux conséquences de cela.


Je sens que cela veut dire que dans les années à venir nous pouvons nous attendre à devoir faire face à de très difficiles dilemmes à un niveau personnel pour lesquels nous n'avons pas de solutions. « Si je ne m'occupe pas de moi, qui le fera ? Mais si je ne prends pas soin du Grand Tout, qui suis-je ? » Nous pouvons bien sûr reprocher le déclin économique aux banquiers et autres qui ont créé l'économie qui nous a amenés à vivre sur les ressources du futur. Ceci cependant ne change pas grand-chose, et c'est probablement également difficile de trouver quelqu'un qui, d'une manière ou d'une autre, n'en a pas bénéficié matériellement jusqu'à un certain point.


Ainsi, à part quelques exceptions, les êtres humains n'ont pas voulu de plein gré mettre un terme à la croissance. Vous pouvez vous demander ce qui peut être fait dans cette situation ? Si l'économie n'est jamais relancée, qu'est-ce qui émergera à sa place ? Beaucoup réalisent que ce qui doit arriver est une transition vers une économie durable, quelque chose que l'humanité n'a pas expérimenté depuis quelques 5000 ans. Ceci pourrait vouloir dire un retour vers un Jardin d'Eden non-dualiste en équilibre avec l'environnement à un nouveau niveau supérieur, une transition que beaucoup trouveront sans doute très difficile et presque 
incompréhensible à saisir mentalement parlant. Nous pouvons d'ailleurs prendre note du fait qu'aucun leader mondial ou économiste ne prône actuellement un tournant vers une économie durable. Jusque-là, il y en a peu qui ont même commencé à considérer qu'il n'y aura aucune reprise dans l'économie, et quand les gens vont commencer à s'en rendre compte, nous pourrons en effet êtres témoins de toutes sortes d'actes de désespérance et de troubles sociaux prenant des formes diverses au sein des différentes cultures.


De nombreuses structures hiérarchiques risquent de s'effondrer. Une économie durable émergera-t-elle alors ? Et bien il n'y a pas de réponse à cela dans le calendrier Maya, simplement parce que cela dépend des choix que les gens feront dans les temps à venir et sur quoi ils vont déterminer leurs actions. Dans la perspective d'un tel choix collectif déterminant le futur de l'humanité, il apparaît cependant purement et simplement ridicule d'entendre des personnes prétendre que le calendrier Maya prédit la fin du monde à cause d'un basculement des pôles, d'astéroïdes, de désastres naturels, de tâches solaires ou autres évènements physiques à l'extérieur de nous-mêmes. La réalité est que le calendrier Maya décrit l'évolution de la conscience et ne prédit rien pour le futur que ce qui émane, directement ou indirectement, des êtres humains eux-mêmes.


Une autre manière de dire la même chose est qu'il n'y a aucun « tournant dans la conscience » se produisant sur la planète à l'extérieur de nous-mêmes. Le temps exact du déclin de l'économie était prédictible à partir du calendrier Maya pour la bonne raison que c'était le résultat du comportement humain conditionné par la résonnance avec l'Arbre de Vie Cosmique.


Selon les Mayas et d'autres anciennes traditions, l'Arbre de Vie Cosmique est une immense intelligence insondable au centre de l'univers, Hunab-Ku, qui accomplit des sauts quantiques à certains points cruciaux de changement dans le calendrier. L'existence d'un tel axe central de l'univers a récemment été découverte par la science, ce que je crois être l'une des découvertes les plus conséquentes de tous les temps qui développe le futur Dessein de l'Univers (Traditions Internes, Décembre 2009). Ce sont les énergies émanant de cet Arbre de Vie Cosmique qui permettent de synchroniser l'évolution à tous les niveaux de l'univers. C'est à travers notre propre résonance avec cela ainsi qu'avec les changements d'énergie quantique, que nous sommes inspirés à créer notre monde selon la courbe des sept JOURS et six NUITS du plan cosmique.


De cette perspective, parler d'un « jour de la fin du monde » prédéterminé comme cela a été présenté par la « History Channel » ou comme on le verra dans de prochains films Hollywoodiens, paraît tout simplement absurde pour qui que ce soit connaissant le calendrier Maya. De telles pensées servent simplement à instiller la peur et à détourner l'attention des véritables questions immédiates. Même si cela peut être vrai que le monde arrivera à sa fin si nous ne sommes pas capables de passer avec succès vers une économie durable, cela ne serait pas dû à un « jour de fin du monde » programmé à l'avance. Un tel désastre serait au contraire quelque chose que l'humanité s'est collectivement provoqué elle-même. Quoiqu'il en soit, ce serait causé par la manière dont nous avons ignoré le message du calendrier Maya qui est là afin de nous permettre de transiter vers un état de paix dans l'unité. Projeter des peurs ou des rêves sur une date échéance du type « an 2000 » est une manière de penser qui, je le crois, nous coupe de notre pouvoir et de la responsabilité de nos actes présents sur le cours des évènements.
 

Afin d'éviter de telles projections, je sens qu'il est nécessaire d'ancrer nos intentions et nos actions dans le changement des énergies du calendrier Maya que nous vivons actuellement, ainsi que de regarder quels types d'intentions ces énergies vont à présent renforcer en nous. Notre compréhension de celles-ci peut se baser sur des analogies entre les différents Inframondes comme par exemple la date exacte du commencement du déclin économique. Ceci reposait sur l'analogie avec l'année 1932, le commencement de la Cinquième NUIT de l'Inframonde Planétaire qui annonçait le commencement de la Grande Dépression à l'échelle globale. Dans le même raisonnement que celui de faire des parallèles entre chaque Inframonde, nous pouvons aussi maintenant regarder notre situation actuelle pendant que nous nous approchons du centre du Sixième JOUR de l'Inframonde Galactique le 11 Mai 2009 (10 Ahau ) et son prolongement dans la deuxième partie jusqu'au 7 Novembre 2009.


Cette date-tournant est une analogie avec l'année 1962 (qui était le centre du Sixième JOUR de l'inframonde Planétaire) et la deuxième partie de la période 1962-1972. Rappelons-nous ce qu'il s'est passé pendant cette période. 1962 était l'année de la crise des missiles de Cuba, un tournant à partir duquel le dégel de la Guerre Froide a commencé et un an plus tard le phénomène Beatles a explosé.


J'ai eu le privilège d'être en Angleterre à cette époque-là et d'en être le témoin direct avant que cela ne se propage à travers pratiquement toute l'Europe et plus tard aux Etats-Unis. Evidemment, la question n'est pas ici de mettre l'accent sur le phénomène musical en tant que tel, mais de souligner que c'était le début d'une intense vague de nouveauté qui s'avéra créer une immense renaissance culturelle et des expérimentations au niveau social qui, dans les années à venir, ont balayé le monde de Mai 68 en France jusqu'au mouvement hippie « Flower Power », mouvement pour la paix aux Etats-Unis. Ce mouvement était de type différent dans chaque pays et pourtant il était extrêmement synchronisé dans le temps. Il était porté par le désir de tester des nouvelles manières d'être dans chaque domaine de la vie hors du contrôle de l'ordre établi et aucune autorité n'était reconnue comme acquise.


Nous pouvons aujourd'hui trouver ces manifestations excessives, comme par exemple la révolution culturelle en Chine, mais le fait est que notre monde actuel doit encore beaucoup de son égalitarisme et de son ouverture à ce qui fut créé à cette époque-là. Il est inutile de dire que le monde d'aujourd'hui est bien différent qu'en 1962 et qu'il est dominé par un autre Inframonde où la croissance économique est forcée. Pourtant, il me semble que cette forme d'attitude expérimentale est exactement ce dont nous avons besoin actuellement, ce défi majeur pouvant être la base créative d'une économie viable.


Toute période de crise encourage une nouvelle créativité qui peut prendre de nombreuses formes d'auto-organisation collective qui échappe à la dominance des règles hiérarchiques. De plus, si le déclin économique basé sur le calendrier Maya était prédictible, nous avons des raisons de suspecter que toute intense créativité sera soutenue par l'Arbre de Vie dans les temps à venir. Il est déjà devenu clair que dans la situation actuelle les vieux schémas ne fonctionnent pas pour les gens en général et que quelque chose de neuf devra émerger. Je sens que si nous ne comprenons pas ceci maintenant, qu'au cours de la Sixième NUIT, soit du 7 Novembre 2009 au 2 Novembre 2010, il deviendra définitivement clair que le retour à la croissance économique n'est pas possible. On arrivera alors à un point où le gouvernement américain trouvera nécessaire de déclarer un moratoire global sur les dettes, au moins pour les institutions financières majeures, quelque chose qui 
pourrait diminuer les difficultés et dans un même temps représenter un pas essentiel vers l'économie durable.


Pour cette raison, nous vous invitons à participer à une méditation globale du 9 au 11 Mai 2009 pour se concentrer sur la création d'une économie durable pour la première fois en 5000 ans. C'est une intention que partagent des millions de personnes, mais c'est une toute autre histoire que de la voir surpasser la croissance économique et ceci à l'échelle globale.
Ce que nous pouvons faire est de méditer afin de voir qui nous avons besoin d'Etre pour que cela se produise. Je crois également que l'expansion de la conscience de l'Arbre de Vie, actuellement partagée par seulement une très petite minorité de la population terrestre, aidera à créer un accroissement de la compassion dont on aura énormément besoin pendant que l'humanité cherchera de nouvelles voies pour partager les ressources, les emplois, etc...


Ainsi la méditation globale au centre du Sixième JOUR, du 9 au 11 Mai 2009, a besoin d'être animée par un esprit de partage, de collaboration et de compassion. Si les nouveaux chemins n'incarnent pas une telle compassion et collaboration, il est plausible que les anciens comportements se reproduiront.

Il est clair qu'une méditation globale ne peut régler à elle toute seule les problèmes de l'humanité. Mais cela peut aider ! En se concentrant sur la connexion avec l'Arbre de Vie Cosmique ( que l'on retrouve dans les anciens mythes mayas et d'autres peuples et qui ont traversé les différentes époques parcourues par l'humanité), nous pouvons aider à créer la compassion nécessaire pour réaliser notre propre dessein alors que ce mouvement atteint son stade le plus élevé dans l'énergie du 13 Ahau le 28 Octobre 2011.

Lors d'une méditation globale nous pouvons nous concentrer sur l'énergie de la source de toute créativité afin de transiter vers un Jardin d'Eden durable, dont pour ma part, je suis convaincu qu'il est le dessein du plan cosmique.


Carl Johan Calleman,

Seattle, 9 Reed (April 14, 2009) www.calleman.com
Article traduit par Cornemuse et publié sur
http://silver-wolves.forumpro.fr/
Merci a lui pour cette "translation".


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Mise a jour le :


18 décembre 2009



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* Les relations de couples chez les étudiants d'UCEM.

* Comment puis-je pardonner ?

* Les racines de la dépression (video).

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

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Prochaine mise à jour vers le 1er janvier 2010 !

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" Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d'apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sortes que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur, échappant de toute la douleur que t'avait apporté  ce que tu as choisi auparavant . (T31-VIII-3)

 


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