Présentation

"Le plus grand voyageur n'est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même". (Anonyme)

 

"On ne s'échappe définitivement que d'un rêve heureux" 
 (inspiré par UCEM)
  
 

 Bienvenue sur le blog Axialmedia, dédié à l'exploration critique du "nouvel âge", l'étude du genre humain, et la connaissance de Soi. Une approche holistique à travers des articles, des partages, et des informations à la fois personnelles et collectives. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, un peu de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser l'éveil... et le réveil !. 

Tout les mots que vous lirez sur ce blog sont à la fois VRAIS et FAUX:  Vrais s'ils éveillent en vous une aspiration à la libération de l'âme, faux s'ils engendrent  incompréhension, refus ou révolte.  La vérité ultime est à l'extérieur des mots, et à l'intérieur du coeur.  (Christalain).

Présentation complète cliquer ici: "AXIALMEDIA". 

                 Contact :  christalain.2012@wanadoo.fr

 ___________________________  édito   du  2 janvier   2008  ______________________

 

Voici quelques-unes de mes « bonnes résolutions » pour l'année 2009, mûries au cours de l'année précédente. Je les partage en vous souhaitant beaucoup de lumière, de joie et de paix. Ces seuls attributs vous garantiront alors la santé, l'abondance, l'amour et la concrétisation de vos souhaits restés trop longtemps inexaucés. Vive 2009, année des révélations.

 

« Je demande à Dieu l'inspiration, la vision et la clairvoyance afin d'être juste dans mes pensées, juste dans mes paroles, et juste dans mes actions. Que mon Intention soit la plus élevée possible, que mon Attention soit la plus intense possible, que mon retour à la source soit ainsi le plus rapide possible. J'entend chaque jour davantage la voix de mon soi divin qui me guide, me conseille, me rassure, me soutient, m'encourage, et dans lequel je me confond graduellement. »

 

Christalain

Vendredi 19 septembre 2008

Voici le genre de message qui a circulé sur le net  cette semaine :.

 






« Il est proposé de supprimer toutes les lumières et, si possible, tous les appareils électriques, et notre planète peut 'respirer'.
Si la réponse est massive, les économies d'énergie peuvent être brutales.
Seulement 10 minutes, et voir ce qui se passe.
Oui, nous sommes 10 minutes dans le noir, on allume une bougie et simplement on regarde, nous respirons et notre planète aussi.
N'oubliez pas que l'union fait la force et via l'Internet nous pouvons l'être et nous pouvons faire quelque chose de grand.
Passez l'info et si vos amis sont dans d'autres pays envoyez leur aussi.. »

 

Quelque chose de grand...hum...!  D'abord, on peut se demander QUI propose ? qui est à l'initiative de ce projet...une association ?, un particulier?, ou l'état ? même si cela fait peu d'importance sur le fond. On peut se demander aussi si ce n'est pas les pannes qui vont être "brutales", à cause des brusques variations dans le réseau d'EDF, biens des techniciens le pensent. Tout cela pour une économie insignifiante...

 

Action symbolique ? Alors c'est un symbole dérisoire et pathétique. « A bas l'essentiel, discutons de l'accessoire ». Les écologistes du dimanche et autres moutons « branchés » vont s'empresser d'aller bêler dans le troupeau, histoire de se donner bonne conscience, au moins 10 minutes. Le lendemain, tout sera oublié, et une partie des mêmes « bon élèves » laissera les lumières allumées toute la journée au travail..."Oui, mais, c'est pas pareil...Et tant que c'est les autres qui payent... "

 

Mais, apres tout, si on peut s'éclairer à la bougie 10 minutes, pourquoi pas plus longtemps ? Je vous dis que sous peu nous aurons droit à des campagnes de sensibilisation du genre :

« Lavez votre linge à la main, c'est écologique, c'est bon pour la Planète ».

Tous les moyens sont bon pour maintenir cette culpabilité rampante et sournoise à travers un matraquage médiatique systématique. (voir la fin de la météo de TF1). Comment ne pas adhérer au message en effet ? Même s'il s'avère que l'augmentation du CO2 comme cause du réchauffement climatique est un gros mensonge, on pourra toujours rétorquer qu'un peu d'instruction écolo-civique ne peut pas nuire.

 

Respecter la nature, OK, mais respectes-t-on la population ?  Est-ce qu'on parle des vrais problèmes ? NON , la campagne écologique  anti-réchauffement , c'est  « l'arbre qui cache la forêt. », c'est aussi l'occasion d'imposer toutes sortes de taxes, de normes contraignantes (exemple : bilan énergétique de votre habitation,  écotaxes, et contrôles auto toujours plus strictes). Bref, on nous saigne à blanc pour la "bonne cause"...Croyez-vous vraiment que l'état soutiendrait toute cette vague verte si elle n'y trouvait pas un intérêt financier ?

 

Pendant ce temps,  rien de nouveau sous le soleil...on continue à s'entretuer sur terre, s'éthno-purifier, à mourir de faim, à persécuter,  emprisonner, museler, harceler,  à  perdre son emploi, sa santé, ses nerfs, et finalement sa raison,  dans un monde en complète perdition... Mais n'oubliez surtout pas d'éteindre vos lumières ! soyez citoyen modèle et obéissant...Continuez d'écoper le Titanic avec une petite cuillère...vous serez tellement occupés à cela que vous n'aurez pas le temps de réfléchir aux vrais causes de vos malheurs..., ni  à ceux de la planète bleue.

 

Continuez à foncer tête baissée en poursuivant des bouc-émissaires, à tourner en rond dans l'enclos rectangulaire de votre télévision. Qui aura la bonne idée de lancer cette idée : " éteignez aussi votre télévision pendant 10 minutes  piur écoutez un peu la voix du silence..."

« Vous n'y pensez-pas, il y a foot ce soir... ! »

Oui, peut-être que beaucoup de lumières se sont éteintes le 17 septembre, mais combien se sont allumées dans l'esprit des gens ?

 

La bipolarisation annoncée a bien commencée...un monde ancien s'écroule sûrement, avec tous ceux qui restent attachés, collés aux énergies 3D bientôt caduques. Parallèlement , un monde nouveau se construit discrètement sur les plans subtils, avec ceux et celles qui sont prêt, ou se préparent à changer de paradigme. Je vous souhaite de tout cœur d'en faire partie, pour quitter le monde de la folie...et accueillir celui qui vient...mais après bien des tribulations sans doute ...

 

Christalain

par Christalain publié dans : MES ARTICLES ECLECTIQUES
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Vendredi 19 septembre 2008

Voici un entretien  avec Jean-Yves Leloup, paru dans le magazine « Nouvelles clefs ». C'est l'auteur du livre  "Tout est pur pour celui qui est pur", qui apporte, par l'intermédiaire des extraits suivants, un éclairage intéressant sur les relations « spirituelles ».

Christalain


Dans le fouillis de nos sentiments, Jean-Yves Leloup distingue l'amour du bébé, qui "mange" sa mère, de l'érotisme, qui donne des ailes à la gourmandise. mais Éros reste rivé au manque. Il se sublime en philantropie et, plus tard, en don inconditionnel : l'Agapé. Deux phrases donnent le ton de cet entretien avec un prêtre orthodoxe fort peu conformiste : "Un vrai mariage est une alliance entre deux confiances, deux libertés" ; et "Jésus a une préférence pour Jean, mais il aime autant Judas. Être fidèle à ses préférences n'exclut personne"


Nouvelles Clés : Le problème, quand on parle d'amour en français, c'est que nous utilisons le même mot pour aimer une femme, aimer Dieu, aimer les framboises, aimer un pays ou aimer un chien. Est-ce une pauvreté de notre langage ou parle-t-on bien de la même "chose" ?

Jean-Yves Leloup : Les philosophes distinguent traditionnellement toute une échelle d'états qui vont du pathos, l'amour passion qui vous enchaîne, jusqu'à l'agapé, l'amour inconditionnel qui ne demande rien en échange. Personnellement, j'ai tendance à penser qu'il s'agit de différents degrés d'une même force de vie qui, en s'élevant, prend des visages différents, mais toujours en obéissant à la même loi : tu deviens ce que tu aimes. Si vous aimez l'argent, vous devenez vénalité. Si vous aimez Dieu, vous élevez votre âme. Il est des amours qui élèvent, d'autres qui rabaissent.

Dans la pensée juive, l'être humain ne devient entier que dans sa relation avec l'autre.

La Genèse dit : "Au commencement, Dieu créa l'homme et la femme, homme et femme. Il les créa." Ce qui est "à l'image de Dieu", ce n'est pas l'homme ou la femme, c'est leur relation.

Le désir de connaître Dieu passe par la relation entre l'homme et la femme, par la rencontre de l'autre.

L'histoire du christianisme place cette rencontre comme un chemin décisif vers Dieu. D'où l'importance des Évangiles apocryphes, celui de Marie, ou celui de Philippe : on y voit Jésus en relation avec une femme, Myriam de Magdala. Cette rencontre est aussi l'image de Dieu. C'est la capacité de rencontrer une altérité. On sait que l'humain est androgyne, il pourrait être heureux tout seul. Mais si l'on revient au texte biblique émerge une anthropologie où "il n'est pas bon que l'homme soit heureux seul" (lotov en hébreu).

Pour ceux qui aiment le côté cabaliste, au niveau de la lettre : Adam, avant de recontrer Ève, se dit Adam et la somme de ses lettres correspond au mot "quoi" ; après sa rencontre avec Ève, son nom devient Aadam, et la somme des lettres donne "qui". Comme si, pour passer de l'état d'objet à celui de sujet, il fallait passer par la relation avec l'autre. À ce moment-là, comme dans l'Évangile de Philippe, le mot amour devient le mot alliance. Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s'inclinent l'un devant l'autre. On n'est plus dans un registre de complémentarité. L'autre n'est pas là pour combler le manque. Ce sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n'est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction, c'est une alliance qui porte du fruit. Le fruit peut être un enfant, mais aussi une œuvre - ou bien le plaisir ! -, mais dans tous les cas, c'est une façon de mettre Dieu au monde. Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l'être de Dieu.

Si vous voulez aller plus loin, cet "être de Dieu" se révèle comme trinité. La trinité veut dire que Dieu est relation d'amour : ce n'est pas le un, ce n'est pas le deux, c'est le trois, le chiffre de l'alliance, la révélation de ce que peut être Dieu. C'est pour cela que les grands monothéistes, tels Hallaj ou Rûmî, disent : "Dieu est un, comme l'Amour, l'Amant et l'Aimé sont un."

La relation elle-même est un dévoilement du Dieu-un, qui est à la fois un et trine.

Le Dieu-Relation. C'est la révélation de celui qui est entre les deux. Du troisième...


N. C. : On peut imaginer de nombreuses relations d'amour, par exemple celle d'un parent pour son enfant, ou celle qui relie deux amis, mais est-ce entre un homme et une femme que cela atteint son apogée ?

J.-Y. L. : Oui, il y a là quelque chose d'autre. Il ne s'agit pas d'aimer son enfant comme on aime son mari ou sa femme, on serait dans l'inceste. En grec, ce n'est pas le même mot. L'amour que j'ai pour mon père, ou ma mère, ou mon fils, ou ma fille, n'est pas celui que j'ai pour ma femme, ou pour mon chien, ou pour Dieu. C'est bien le même amour, mais chaque relation est une qualité propre, qu'il ne s'agit pas de mélanger aux autres. Quelquefois, il y a là confusion.


N. C. : Dans Aimer malgré tout (Entretiens avec Marie de Solemme, éditions Dervy), vous parlez de la métamorphose des qualités de l'amour les unes dans les autres. Tout commence par la pornéia, l'amour du bébé, qui "dévore" le sein de sa mère. Puis l'amour nourriture s'allège en amour érotique, qui donne des ailes à la gourmandise infantile, lui évitant de s'alourdir en voracité. Mais éros, malgré ses ailes, vit encore dans le manque. Alors vient l'amour philanthropique, philia, qui est plein, apaisé, et relie les vrais amis dans un partage égal. Mais cela ne s'arrête pas là : philia elle-même quitte le plan de la simple amitié pour s'élèver encore plus haut, là où règne l'amour inconditionnel, l'agapé...

J.-Y. L. : La pornéia est charmante chez un nourrisson "gourmand de sa mère" ; elle est laide chez un homme de cinquante ans, vieux bébé qui cherche à se nourrir de l'autre pour exister - heureusement qu'il a cette pulsion, qui le maintient en vie, mais à partir d'un certain âge il est dommage d'en rester là, à "consommer" l'autre et à le consummer, au lieu de communier. Le chemin consiste à passer de la consommation à un amour qui communique, la philia ; puis de là, à un amour qui communie, l'agapé. Aujourd'hui, on développe beaucoup la communication, mais pas beaucoup la communion.


N. C. : Pourquoi éros reste-t-il dans le manque ?

J.-Y. L. : Éros est un jeune dieu, dommage qu'on en fasse parfois un vieux cochon ! C'est le désir ailé, c'est l'amour du beau - où l'on rejoint ces mystiques qui, dans la femme, peuvent découvrir Dieu. C'est l'amour platonicien qui, à travers un beau corps, trouve l'idée qui le structure et, au-delà de l'idée, la beauté pure. C'est la démarche érotique, qui est déjà une contemplation.

Mais eros est le fils de pénia, c'est-à-dire du manque. Éros est toujours dans le manque. C'est toujours la soif qui cherche son eau vive, le vase qui voudrait être rempli, comblé. Un Éros bien orienté est quelque chose de magnifique, mais lui-même n'est pas source. C'est la différence avec l'agapé. Dans nos amours il y a souvent beaucoup de soif, mais pas beaucoup de fontaines qui débordent ! L'agapé, c'est quand on ne cherche plus l'amour, mais qu'on est capable de le donner, pour rien, gratuitement.


N. C. : Qu'est-ce qui rend possibles les métamorphoses des états de l'amour ?

J.-Y. L. : Lorsque l'enfant a été bien nourri, sa Pornéia satisfaite peut lui permettre de rencontrer l'autre au-delà de sa faim, par une communication, une parole. Quand on a sereinement parlé avec quelqu'un, qu'il y a eu de la philia, de l'amitié, un échange, on peut aller au-delà, pour s'approcher d'une pure présence commune. Et là, on devient capable d'amour gratuit, comme dans l'enseignement du Christ, qui dit : Agapé te aléios. C'est-à-dire : Aimez-vous les uns les autres (comme je vous ai aimés). Il ne dit pas : Soyez amoureux les uns des autres... Ce n'est pas le mot éros. Il ne dit même pas : Soyez amis. C'est important, parce qu'on ne peut pas être l'ami de son ennemi. Un ennemi est un ennemi, mais on peut l'aimer - en tant qu'ennemi, nuance importante. Il ne nous est jamais demandé de devenir l'ami de nos ennemis, ni d'être amoureux des gens qui nous font du mal. Quand Saint Jean dit "Dieu est amour", il utilise le mot agapé - la capacité d'entrer en relation avec l'autre de façon légère, gratuite, en respectant sa liberté, comme la vie le respecte. C'est à ce niveau-là que l'on peut aimer son ennemi : il a le droit d'exister. Mais devenir son ami (a fortiori son amoureux) peut s'avérer impossible, parce que l'échange avec lui n'existe pas, il reste enfermé dans sa haine. Mais l'agapé accepte que l'autre ne nous aime pas. C'est un autre mot pour dire liberté intérieure. C'est aimer, comme l'émeraude est verte.

N. C. : Il y a là quelque chose de bouddhique !

J.-Y. L. : C'est l'amour comme état d'être. Or, il ne faut pas opposer les deux : la spécificité des traditions sémitiques, c'est d'apporter l'amour comme alliance, c'est- à-dire comme rencontre de deux états d'être. C'est peut-être la différence entre la bonté et l'amour. On peut développer en nous un état de bonté, comme le soleil rayonne... Mais ce n'est pas encore la relation. Il ne s'agit pas simplement d'être un soleil, mais de rencontrer un autre soleil ! (rire) et de faire quelque chose ensemble. L'autre existe dans son altérité, il n'est pas seulement l'occasion pour moi d'aimer.


N. C. : Et comment mieux différencier amour et amitié ? En disant qu'on peut avoir beaucoup d'amis mais un seul amour ?

J.-Y. L. : Être fidèle à quelqu'un, c'est être à son égard dans une relation d'amour plus grande que nos instincts et nos impulsions, qui ne sont pas du tout fidèles. Si notre amour se situe au niveau de l'amitié, il peut respecter la parole donnée et se montrer fidèle à... je dirais à une préférence. C'est une question importante. Quand je regarde Jésus, je vois qu'il aime tous les êtres, mais il a des préférences. Pour moi, c'est le signe qu'il était vraiment humain : le propre de l'amour humain est d'avoir des préférences. Cela ne signifie pas qu'il aime plus Jean que Judas. Mais il préfère Jean. La préférence relie les êtres sur la même longueur d'onde, le même accord. Jésus aime autant Marthe que Marie-Madeleine, simplement il a un accord particulier avec la seconde. L'amour, c'est être fidèle à ses préférences. Mais cela n'exclut pas les autres. Le fait que Jésus aime Marie-Madeleine ne l'empêche pas d'aimer les autres femmes, mais différemment. Quand on aime vraiment quelqu'un, c'est toujours d'une manière unique, irremplaçable. "Parce que c'était toi, parce que c'était moi." Cela ne signifie pas qu'on n'aimera plus jamais personne, mais qu'on n'aimera plus jamais personne de cette façon-là.


N. C. : Nous vivons une époque très turbulente, sur ce plan-là aussi, avec une sorte d'écartèlement entre deux images fortes : d'un côté celle du couple éternel (Adam et Ève, Roméo et Juliette), de l'autre celle de l'amour libre entre des sujets libres, responsables de leurs nombreuses rencontres amoureuses.

J.-Y. L. : Je crois qu'il s'agit de tenir ensemble le sens de l'universel et du particulier. Beaucoup de gens qui disent : "Moi, j'aime tout le monde", laissent entendre en sourdine : "Moi, je n'aime personne." Il n'y a pas d'engagement ni de fidélité possibles. D'autres disent plutôt : "Moi, je n'aime que telle personne, et rien qu'elle." Entre cet universalisme qui ravale tout le monde au même niveau, et cette sorte d'amour particulier qui exclut l'universel, il s'agit de trouver un équilibre. On peut rencontrer beaucoup de femmes, beaucoup d'hommes, mais on risque tellement de se disperser ! Alors que le fait d'en choisir une (ou un) et d'approfondir cette relation, le plus loin possible, va me faire déboucher sur l'universel. C'est étrange et naturel : on découvre l'universel au cœur du particulier. Dans une femme, je peux découvrir toutes les autres femmes.

Comment choisir un préférentiel qui n'enferme pas ? On rêve : ça supposerait d'être libre de la jalousie, de la possessivité, de toutes nos peurs d'enfant, de savoir vraiment se situer au niveau de l'alliance. Bref, je crois que d'avoir choisi quelqu'un peut nous ouvrir aux autres, et non pas nous fermer. Que Jésus puisse avoir des préférences peut choquer certains (les apôtres eux-mêmes lui demandaient de justifier sa préférence pour Marie-Madeleine), mais c'est cela qui lui permet de mieux aimer les autres.


N. C. : Entre l'image d'Épinal d'un Christ éthéré et puceau et celle qui fait de lui un homme ordinaire, avec plusieurs épouses et des marmots, peut-on parler d'une "sexualité du Christ" ?

J.-Y. L. : Je reprends l'adage des Pères de l'Église : Tout ce qui n'est pas assumé n'est pas sauvé. Donc si le Christ n'a pas assumé la sexualité humaine, elle n'est pas sauvée ; et si elle n'est pas sauvée, elle est mauvaise ; et si elle est mauvaise, elle va nous rendre coupables ; et si elle nous rend coupables, elle va nous rendre malades. Le tout est de savoir de quelle sexualité nous parlons : celle qui reste pulsionnelle et animale ? ou celle d'un être qui a transformé sa libido en amour, et cet amour en capacité d'alliance ? Donc, évidemment que le Christ assume sa sexualité, autrement ce n'est pas un homme, c'est un castrat, un infirme - ce qui serait blasphématoire. C'est une des occasions que la réflexion philosophique a peut-être manqué : celle d'évangéliser la sexualité, de la transfigurer, d'y introduire le sacré. Bien sûr que Jésus a une sexualité, mais il la vit de manière plus intelligente, plus généreuse, plus aimante et plus sacrée. Ce n'est pas la divinité qui a été sexualisée. Il a divinisé la sexualité : elle aussi peut être un lieu d'épiphanie, de rencontre de Dieu. Et c'est ce que dit l'Évangile de Philippe : le lieu où l'on prie vraiment, aujourd'hui, à Jérusalem, c'est la chambre nuptiale. Le saint des saints, c'est là où un homme et une femme se rencontrent. La présence créatrice y est à l'œuvre. Donc, Dieu est réellement présent. Mais on est bien d'accord que, là, nous sommes en présence d'une humanité dont la sexualité est tout entière habitée par la lumière, par l'innocence, par un amour agapé. Il est terrible de penser que, pour certains, parler de la sexualité du Christ est vécu comme une déchéance : c'est là une humanité malade ! Jésus est-il moins divin parce qu'il est plus humain et aime une femme ? Quelle drôle d'image de la femme ! On sait que l'Église, depuis saint Paul et saint Augustin, a produit des milliers de textes charriant cette image, poussée par des peurs compréhensibles mais nullement chrétiennes. C'est nier à la femme le statut de sujet. On ne peut pas aimer quelqu'un et le regarder de haut. C'est pour ça que Jésus lave les pieds de ses disciples, pour les regarder d'en bas, pour les soigner, pour les guérir, pour les remettre debout.


N. C. : Transposez-vous directement tout ce que vous venez de dire à la relation amoureuse entre homosexuels ?

J.-Y. L. : De nouveau, quand on regarde le Christ, il a des préférences pour certaines femmes et pour certains hommes. Cette qualité d'amour, de relation, peut être vécu avec des hommes comme avec des femmes. Une parole très intéressante de saint Paul dit : "En Christ, il n'y a plus ni mâle ni femelle." Quand on a éveillé en soi le sujet, on n'est pas seulement des mâles ou des femelles, mais des personnes humaines en relations singulières, des relations de sujet à sujet, qu'ils soient masculins ou féminins.


Source :
http://antahkarana.forumzen.com

Merci a Ambre pour ce partage

par Christalain publié dans : ARTICLES SUR LES RELATIONS (couples, FJ...)
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Vendredi 19 septembre 2008

                                 
Tout ce que j'aime dans ce monde me trahira et m'abandonnera lorsque mon petit tour de carrousel sera terminé.  Tout ce qui était si important :  mes dettes, mon travail, ma famille, mes amis, ma renommée, le jugement des autres, tout cela reprendra la place qu'il aurait dû toujours avoir.  Tout cela sera sans importance car je ne serai plus dans ce film où il n'y a que ceux qui restent qui semblent réels et vivants. Je disparaîtrai et je ne deviendrai qu'un souvenir que l'on oubliera rapidement.


            Il n'y a que la Vérité qui reste avec moi pour toujours.  C'est la seule chose qui m'aime vraiment et qui a la capacité de m'aimer.  La Vérité n'est pas une illusion utilisée pour décevoir le Fils de Dieu et ensuite l'abandonner sans remord  à des souffrances atroces.  La Vérité ne connaît aucun jugement, aucune comparaison avec laquelle elle m'enlèverait ma valeur et Son Amour.  La Vérité sait que Dieu m'a créé et que c'est de là que vient ma valeur.


            La Vérité ne peut que protéger, aimer, donner, accepter et cela d'une façon constante.  À chaque seconde elle est là, restant la même, toujours prête à tout me donner si je me tourne vers elle.  Laissons aller les faux protecteurs dans l'ego : l'argent, l'amour romantique, les plaisirs du corps, le travail, le pouvoir. Ils ne peuvent qu'échouer à nous protéger.  Laissons aller tout ce dont nous croyons avoir de besoin, sauf la Vérité.  N'acceptons qu'elle comme besoin et comme protecteur.  Nous n'avons besoin de rien d'autre dans ce monde.  Elle nous donnera tout ce que l'illusion n'a pas réussi à nous donner et beaucoup plus.


            Pourquoi vouloir l'échec lorsque la réussite est à notre portée?  Pourquoi vouloir la souffrance lorsque la joie nous est offerte?  Pourquoi vouloir la mort lorsque la vie nous est offerte?  Il suffit seulement d'avouer que nous avons tort et que tout ce que nous avons fabriqué ne peut réussir à nous rendre heureux.  Toute ma belle fabrication,  ce monde, ce corps, ne sont qu'une erreur monumentale, une mauvaise expérience ratée.


Ce monde semble être si merveilleux avec ses fleurs, ses arbres et ses êtres vivants de toutes  formes et de toutes  couleurs, ses océans immenses, ses fleuves, ses lacs remplis de vie et de beauté, son ciel rempli d'astres et d'étoiles, si vaste,  presque infini.  Que de beauté!  Que de grandeur!


             Malheureusement, toute cette beauté et toute cette magnificence n'apportent qu'un bien faible réconfort en comparaison à toute la violence, la cruauté et la mort dont elle est la source.  Le froid qui gèle et tue,  l'eau qui inonde, le feu qui brûle, le vent qui détruit, la mer qui engouffre, la sécheresse qui dessèche et tue.  Et que dire de tous ces magnifiques animaux qui s'entre-tuent les uns les autres!  C'est la loi du plus fort, du plus rusé, du plus beau:  tuer avant d'être tué, et se repaître des entrailles de sa victime afin de survivre.  Et que dire de toujours avoir la peur dans le ventre, que quelqu'un ou quelque chose vienne nous voler le peu de vie que nous avons réussi à voler à d'autres, en attendant la mort qui est certaine et qui viendra au rendez-vous?


            Tout ceci, mon frère, n'est que folie fabriquée par la folie pour nous faire croire à ce que nous appelons la beauté du monde et l'amour du monde:  l'amour d'une mère pour son enfant, l'amour d'une femme pour un homme, deux corps qui se vouent un amour éternel mais qui ne dure  qu'un court instant avant de mourir.


            Voilà notre fabrication dont nous sommes si fiers, celle à laquelle nous sommes si attachés.  Comment, mon frère ne pas se poser les vraies questions lorsque Jésus, à travers le Cours en Miracles, nous rappelle que Dieu n'a rien à voir avec le monde, le corps, la souffrance et la mort ?  Alors tout cela vient de nous,  tout ceci est notre erreur et il nous faut admettre que ce corps et que ce monde sont impossibles et qu'ils ne nous rendront jamais heureux.


            Mon frère, réutilisons le pouvoir créateur dont Dieu nous a fait cadeau, pour faire Sa Volonté et non plus la nôtre.  J'ai quitté la maison du Père en pensant que je serais plus heureux dans ma propre maison sans Lui.  Je me suis trompé.  Je veux retourner à la maison, là où la folie n'existe pas, là où la souffrance et la mort n'existent pas. Je ne peux plus croire à la réalité de ce monde, de ce corps.  Je suis esprit éternel et le Fils bien-aimé de Dieu.  J'accepte humblement mon héritage et ma place au Paradis.



F.Corbeil.

A suivre :  « Notre condition dans le rêve du monde »

par Christalain publié dans : UN COURS EN MIRACLE : Synthese de F.Corbeil communauté : Le cours en miracles
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Vendredi 19 septembre 2008

Nous aimerions prendre un moment pour réfléchir sur les baromètres d'équilibre dans votre vie. Voyez-vous, ils sont avec vous tout le temps. Que sont-ils ? Ce sont les signes extérieurs qui sont là pour vous - créés par vous - pour vous aider à comprendre dans quel équilibre vous êtes.


Equilibre est un mot tellement intéressant. C'est un élément intéressant de la Nouvelle Energie. Voyez-vous, tant d'humains ne sont pas équilibrés. Que voulons-nous dire par cela ? Et bien, ils ne sont pas en équilibre dans leur masculin et leur féminin, ou ne sont pas équilibrés dans leur lumière et dans leur côté sombre. Ils ne sont pas en équilibre dans leur abondance et dans leur manque d'abondance. Il y a tant de choses différentes par lesquelles ils peuvent être en déséquilibre et, quand vous mettez ensemble assez de ce genre de choses, cela crée des choses comme les collisions, de la confusion et une sorte de paralysie spirituelle.


Il y a des signes dans la vie de tous les jours - les baromètres de votre équilibre - c'est une bonne chose d'y faire attention. Pour vous aider à comprendre si vous êtes vraiment en équilibre ou si vous tendez au déséquilibre du fait d'autres choses dans votre vie -de personnes, d'événements ou même par les clarifications et les processus que vous traversez - indications dont vous avez besoin pour vérifier votre équilibre.


Votre voiture est l'un des baromètres de l'équilibre. Votre voiture. Actuellement, votre voiture est l'une de vos extensions. C'est, comme vous le direz Andra, l'un de vos aspects. C'est, en fait, un aspect métallique qui fonctionne d'une manière très, très ancienne énergie par l'utilisation du carburant. Mais, c'est l'une de vos extensions. Aimez-vous votre voiture ? Avez-vous un petit nom pour votre voiture ? (Tobias rit) Voulez-vous avoir une meilleure voiture ? Est-ce que votre voiture est plutôt propre, même si vous ne l'amenez pas au lavage et ne la nettoyez pas souvent ? Est-ce que votre voiture ronronne quand vous roulez ou est-ce qu'elle toussote ?


Si votre voiture fait des bruits étranges, si votre voiture a d'étranges problèmes électriques, dont on n'arrive pas à trouver la vraie cause, si votre voiture consomme plus d'huile qu'elle ne le devrait, si votre consommation d'essence a soudainement baissée, si votre voiture tire à gauche ou tire à droite, si vos essuie-glaces ne marchent pas, si vos lumières clignotent bizarrement, si d'autres phénomènes de ce genre ont lieu c'est le moment de regarder votre équilibre. Votre voiture est un merveilleux indicateur de vous-même et particulièrement de votre biologie mais aussi de votre mental et de votre esprit.


Si vous pestiez contre votre voiture récemment, vous demandant pourquoi elle fonctionne mal, regardez votre propre équilibre. Et nous allons y venir dans une minute, parler de comment se rééquilibrer. Votre voiture vous renvoie seulement un signal disant qu'il y a quelque chose qui a besoin d'attention. Le voyant d'alarme du moteur s'allume-t-il ? Est-ce que le voyant de vos freins est allumé ? Toutes ces choses sont très, très simples et symboliques, et elles vous disent quelque chose à votre sujet. C'est l'un des baromètres d'équilibre. Si vous n'avez pas de voiture, ne vous inquiétez pas.


Encore une chose très importante, regardez s'il est temps d'avoir une nouvelle voiture - en d'autres mots, si elle a été trop utilisée par d'autres, si vous en avez hérité ou si vous l'avez achetée d'occasion après qu'elle ait été possédée par de nombreuses personnes. Quand allez-vous prendre possession de vous-même ? Achetez votre propre voiture. Achetez-en une nouvelle, pas d'occasion car c'est l'un de vos aspects.


Extrait du Shoud 4 - « Les dix engagements de l'Esprit » par Tobias

Présenté au Crimson Circle le 15 décembre 2007

Source : www.cerclecramoisi.com.

par Christalain publié dans : ARTICLES DIVERS SELECTIONNES SUR LE WEB
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Samedi 13 septembre 2008

Conférence Gary Renard à Paris. Conférence de 15h.

Transcription de la conférence.


Traduction : Platipus.


* passage ou mot non compréhensible dans l'enregistrement.

Bonjour tout le monde, je m'appelle Gary et c'est ma toute première visite en France.
[...]
Pour commencer je voudrais remettre ce qui se passe et se dit aujourd'hui ; tout remettre entre les « mains » du SE (Saint-Esprit). Me mettre au loin pour ainsi dire. Je voudrais faire cela en vous citant un extrait du Cours En Miracles. C'est comme ça que je mets le SE au volant de l'aventure. Moi, je vais fermer les yeux en récitant et si vous voulez bien laisser entrer la présence du SE en vous je pense que ça nous aiderait bien

 

(T2, chap18, ver2à6)
« Je suis ici dans le but uniquement d'être véritablement aidant, utile »
« Je suis ici pour représenter celui qui m'a envoyé »
« Je n'ai pas besoin de me soucier de ce que je vais faire ou dire »
« Car celui qui m'a envoyé, va me diriger »
« Je me contente de me rendre là où il le désire, en sachant qu'il m'y accompagne »
« Je serais guéri en le laissant me guérir et m'apprendre à guérir ».
Et voilà...
Ah, c'est sympa, parce que là je me suis déchargé... c'est bon... ne pas se soucier de quoi choisir ou faire.


Ce que je voudrais faire c'est vous parler un peu de mes livres et vous verrez que beaucoup de choses qui sont dans mes livres, les enseignements, constituent comme une clarification du Cours En Miracles.
Vous verrez que dans ces livres remontent plusieurs thèmes récurrents, et je voudrais passer en revue plusieurs de ces thèmes.


Je pense que l'idée la plus importante est l'idée d'expérience spirituelle. Car il n'y a que l'expérience qui puisse rendre véritablement heureux. Les mots ne peuvent pas vous rendre heureux. La théologie non plus. Et le Cours En Miracles dit que les mots ne sont que des symboles de symboles. Ils sont éloignés de la réalité par 2 niveaux... donc, si on y réfléchit, comment, bon sang !... comment des symboles de symboles pourraient nous rendre heureux. Comment est-ce que cela pourrait apporter un sentiment de complétude, de plénitude, de satisfaction, de paix*... ils ne peuvent car il ne s'agit que de mots...
Hors ce qui vous rendra effectivement heureux, c'est une expérience* de la Réalité.


Mais une simple description de la Réalité ne vous rendra pas heureux. Car là, il ne s'agit que de paroles. Mais, ce qui vous rendra heureux c'est une expérience de la Réalité. Car la Réalité dont je parle, c'est quelque chose qui est plein, complet, dont il ne manque rien; entier. Et la Réalité dont je parle est ce que le Cours appellerait Esprit. Mais le Cours En Miracle, n'utilise pas le mot esprit comme il est couramment utilisé. Le Cours rattache sa propre signification aux termes.


Souvent quand on dit esprit, c'est plus proche du concept de l'âme [qu'il n'y parait]*. Donc, lorsqu'on parle de l'esprit qui sort du corps, c'est l'idée de quelque chose qui continue après la mort. La seule chose qui perdure après un décès, ressemble d'une manière bizarre à cette chose que je viens de citer. Dans cette idée là, il y a la séparation. Car l'âme requiert une réalisation*, une existence individuelle [ndlr : séparée]. Et en faite, c'est ce que le Cours En Miracle appelle l'ego. Ce qui signifie une existence séparée de sa source. L'ego est l'idée de la séparation.


L'Esprit dont je parle est quelque chose qui n'est pas séparé de sa source.
En faite, il est exactement identique à sa source.
Et sa source qui est Dieu, est quelque chose qui constitue l'unité parfaite.
Dans un Cours En miracles, on peut dire que les mots comme le Ciel, Dieu, l'Esprit sont complètement synonymes.
Et le Cours En Miracles décrit le Ciel comme étant une condition de parfaite unité. Dans la connaissance du fait qu'il n'existe rien d'autre en dehors de cette unité et rien d'autre à l'intérieur. Lorsque le Cours utilise le mot esprit c'est d'un concept qu'il parle.


Ce qui est dit c'est que, ce que vous êtes, ce qu'est votre Réalité, n'est rien d'autre que Dieu tout simplement.
Votre Réalité en faite, c'est quelque chose qui serait une parfaite unité avec Dieu, quelque chose de totalement illimité, immortel, invulnérable, quelque chose qui ne peut être affecté, diminué, menacé par absolument rien de ce monde. Il est tout à fait possible de faire l'expérience de cette réalité tout en étant dans ce monde, en étant dans un corps physique. Et c'est bien cette expérience là qui vous rendra effectivement heureux, car il s'agit de plénitude, de complétude... Ce qui fournit également la réponse à toutes nos questions les plus difficiles...


Quelqu'un me pose souvent la question du genre : « comment ça se fait que je suis ici ? », et je lui réponds, d'après le Cours, « vous n'êtes pas ici », « bon, oui d'accord, mais comment j'en suis arrivé là ? »... Il y a dans un chapitre du Cours (faut savoir que l'auteur du Cours, c'est J, Jésus), et J dit, effectivement, l'ego va poser toutes les questions auxquelles le Cours ne répond pas !.


« Comment l'impossible s'est-il produit », et par l'impossible, il veut dire, comme quoi nous pourrions être séparé de notre source. Ensuite il dit quelque chose de très intéressant : « il n'y a pas de réponse, il n'y a que dans l'expérience, recherchez uniquement cela et ne vous laissez pas retarder par la théologie ». Ce qu'il dit là, c'est que la véritable réponse à nos questions les plus épineuses, ne va pas nous venir sous la forme de paroles, ni sous la forme de concepts intellectuels, mais va venir sous la forme d'une expérience, d'une expérience de ce que nous sommes véritablement. Et ça c'est la véritable réponse à toutes nos questions. Car dans cette expérience, tous nos questionnements disparaissent. Et c'est bien cette réponse là qui nous satisfera.


J dit bien que la théologie n'est pas quelque chose qui nous rendra heureux... une théologie universelle est impossible, mais une expérience universelle n'est pas seulement possible mais essentielle.
Ensuite, il précise que c'est vers cette expérience que le Cours vise à nous amener...


Lorsque les gens découvre le Cours En Miracles, ça a l'air de prime abord très intellectuel. Mais on voit bien que si on utilise les mots de la manière dont on vous indique à le faire... ces mots sont conçus pour vous amener à l'expérience qui est au-delà de toutes paroles. Ce qui facilite cette expérience, c'est quelque chose que le Cours appellerait Pardon. Mais encore une fois le mot Pardon, n'est pas utilisé dans le Cours comme l'approche couramment utilisé. La plupart des gens utilisent le mot pardon, s'il l'utilise, plutôt pour évoquer l'idée de séparation. Quelque chose du genre : « bon ! je te pardonne... mais effectivement tu as fait une grosse faute... (il est très hautain), c'est chez toi qu'est le problème, mais... je te pardonne, moi je suis meilleur que toi... et moi... j'ai Jésus avec moi... pas toi... peut être qu'un jour, si tu es d'accord sur tout, et bien sur si tu es chrétien... pas n'importe chrétien... la branche qui est la juste... cad la mienne... peut être qu'un jour aussi, tu pourras aller au ciel.. mais bon j'en doute... »


C'est ce genre de pardon qui préserve intacte dans l'inconscient beaucoup d'idées. Beaucoup de gens présupposent que c'est le conscient qui est le plus important. Effectivement, il est important de savoir de quelle manière on utilise le conscient, mais c'est pas ça qui est votre moteur...


Il existe un niveau plus profond de l'esprit, qui est entièrement sous la surface. La conscience c'est comme la partie visible d'un iceberg. Et la plupart de l'esprit est caché, en dessous de la surface, de même que la majorité de l'iceberg est sous la surface. Chacun de nous a un océan d'inconscience dont il n'a pas conscience. Car s'il en avait conscience, ce ne serait plus de l'inconscience... et c'est ça qui est le carburant qui fait fonctionner le moteur du monde entier... C'est lui (l'inconscient) qui est responsable de toute la folie que nous voyons quotidiennement dans le monde, toutes les guerres, la criminalité, les massacres, les problèmes personnels des gens, les dépendances, tout ça est dirigé par quelque chose que les gens ne voient pas. Pour l'instant nous allons utiliser un terme globale pour décrire tout ce qui est là dans l'inconscience : la culpabilité. Une culpabilité massive qu'on peut remonter très très loin, jusqu'à l'idée originale : que nous serions séparé de notre source.


Et tant que l'inconscient ne sera pas guérit... il y a bien ce fameux dicton : « plus ça change, plus c'est pareil »... plus donc cette culpabilité va continuer à être consommée (recyclée)... Mais il existe une manière de guérir cela.


Il y a une manière d'utiliser le conscient pour modifier ce que l'on a dans son inconscient... mais nous ne pouvons pas le faire seul, si nous essayons de le faire seul, nous ne ferons que renforcer l'idée de séparation.


Donc, le genre de pardon dont nous allons parler aujourd'hui, est une autre forme de pardon, qui n'est pas basé sur l'idée de séparation, mais sur l'Unité, d'être complet, entier...
Par exemple dans cette forme de pardon, le point de départ, c'est se vivre en tant que cause et non pas un effet des choses.


Et c'est pour ça que le Cours se dit être un Cours sur la cause et non pas sur l'effet. La plupart des gens passe sa vie entière à creuser dans l'effet ; bien sur que le monde est réel, alors les problèmes sont aussi réels. Si les problèmes sont dans le monde, là, à l'extérieur, les solutions doivent s'y trouver aussi... Mais le problème n'est pas là, à l'extérieur...


Si vous avez lu mes livres, vous savez que j'adore le cinéma... c'est mon passe-temps préféré. Donc, je suis au cinéma, et mon attention est attirée par l'écran, et je commence à me laisser embarqué par l'histoire... un moment, je dis « non, non, ne rentre pas là... !» mais j'oublie que sur cet écran, il ne se passe rien, et si je voulais changer quelque chose à ce qui se passe sur cet écran, ça ne m'aiderait pas beaucoup d'aller bidouiller quelque chose sur cet écran...j'aurais peut être un impacte temporaire... car la chose qui crée l'image que je vois sur l'écran va continuer à tourner.


Si je voulais avoir un effet permanent sur l'écran, il faudrait que je me souvienne de quelque chose : qu'il y a un projecteur là-bas derrière... il est bien caché au fond... mais si je voulais modifier de manière permanente ce qui est à l'écran, il faudrait que je trouve le projecteur et que je change ce qui est dans le projecteur... à ce moment là, je serais remonté au niveau de la cause. Et ce que nous regardons là, à l'instant même, c'est également une projection... Pour la plupart des gens, non seulement ils ne trouvent pas le projecteur, mais ils ne savent même pas qu'il existe... Et c'est là que le projecteur est caché dans l'inconscient... c'est de là que vient la projection que l'on visionne à travers le conscient. Et l'on oublie complètement que le film que nous regardons, ça nous appartient, c'est nous qui l'avons créer, c'est notre film... et donc on subit le film au lieu de le vivre comme en en étant à l'origine.


Les grands maîtres spirituels comme le Bouddha, ou Jésus partait d'un autre point de départ que le reste du monde. Ils comprenaient quelque chose que la majorité des gens n'ont jamais compris. Ils comprenaient que le monde n'est pas quelque chose qu'on leur faisait (subir)... mais c'est quelque chose qui est fait par eux. Que ce n'est pas quelque chose qui venait vers eux, ce qui a tendance à mettre l'esprit dans un état de réaction. Mais que c'était quelque chose qui venait de chez eux, les plaçant à l'origine de la chose.


Et le résultat de tout cela, c'est une autre forme de pardon. Dans ce genre de pardon, on pardonne aux gens non pas parce que ils ont fait quelque chose, qu'on y peut rien... on leur pardonne parce qu'en faite, ils n'ont rien fait. Car, en premier lieu, c'est nous qui avons tout inventé et placé ces gens là... pour une raison qui nous paraissait bonne au départ... mais qui s'est avérée être une erreur. Donc si vous êtes cause et non pas effet, le pardon s'utilise... mais si vous subissez l'événement, le pardon ne peut être justifié... pas vraiment... car votre attitude c'est qu'on vous a fait quelque chose vraiment, ce qui veut dire que vous être une victime. Mais comme dit le Cours, je ne suis pas victime du monde que je vois, car c'est moi qui en suis à l'origine... donc, le pardon est justifié... ainsi, de la même façon, la colère n'est jamais justifiée.


Ça ne veut pas dire que vous ne vous mettrez plus en colère, il est dit que ce n'est pas justifié... il suffit qu'on se souvienne de cela, et plus vite on pardonnera et moins on souffrira... donc ce genre de pardon a une origine tout à fait autre... la plupart des gens vivent leur vie comme victime, en la subissant... et ils supposent que ce monde fut créer par Dieu... Si ce monde là est effectivement créé par Dieu, vous serez alors victime de Dieu... vous serez victime d'une force extérieure qui vous aurez fait ces choses là... Mais si le monde provient de l'intérieur de vous, Dieu est innocent... Ce que fait Jésus dans le Cours, il nous donne l'image d'un Dieu qui est amour parfait. La bible dit aussi que Dieu est amour parfait, mais dans les mêmes pages, il nous dépeint un Dieu assassin, qui veut se venger, qui aime régler des comptes... et moi, je soupçonne cette vision d'être au niveau humain, mais Dieu n'est pas humain, il ne pense pas comme un humain, il est vraiment amour parfait. La seule chose que l'amour parfait sait faire est l'amour parfait... s'il pouvait faire autre chose que l'amour parfait, ce ne serait pas l'amour parfait. Le Cours nous donne un Dieu d'amour parfait... ce qui fait qu'on a notre demeure en Dieu qui est parfaite.


Et nous devrions nous réjouir que Dieu n'ait rien à voir avec ce monde... car sinon Il serait aussi fou que nous... Ce que le Cours En Miracles nous donne, c'est une manière de défaire l'idée de séparation d'avec Dieu. Le Cours nous montre comment rentrer au bercail, dans un monde parfait. Comme dans l'histoire du fils prodigue... Jésus dit écoutez bien cette histoire... rappelez vous cette histoire... ce fils qui se dit, « tiens ça serait une bonne idée de m'en aller, je quitte la maison de mon père », n'oubliez pas qu'il n'a pas été viré, il a décidé de partir, si je faisait mon truc... c'est ce « je », l'idée d'individualité, d'existence personnalisée... il part, et ne rencontre que la pénurie... on ne peut vivre la pénurie dans l'unité parfaite, on ne peut pas la trouver, on a tout... lorsqu'on sort de l'unité, on ne trouve que l'individualité... au lieu d'unité, on la dualité, plusieurs sujets et objets... alors qu'avant, dans l'unité parfait, il n'y avait que Dieu... alors maintenant, il y a vous et Dieu... le résultat de cela, c'est que cela crée des opposés... au Ciel, il n'y a pas d'opposé... le contraire de l'amour, c'est la peur... mais ce qui englobe le tout, ne peut avoir d'opposé. Dans le monde de la dualité, il n'y a pas que de l'abondance, on a également de la pénurie, et elle va se manifester inévitablement à un moment donné. Dans le monde des contraires, on a pas que la vie, on a également la mort, et cette mort est obligée de se manifester inévitablement un jour... Il n'existe pas de mort au ciel, aucune pénurie, car il n'y a pas de division, de séparation... mais dans ce monde-ci, nous avons des contraires, donc on va finir par se heurter à la mort et à la pénurie...


Et c'est la véritable raison pour laquelle dans le livre de la Genèse, on trouve, « vous ne mangerez par du fruit de l'arbre de la Connaissance et du bien et du mal, car le jour où vous en mangerez, vous mourrez »... le bien et le mal, sont des contraires... là où se trouve des opposés, il y a la mort... hors au Ciel, il n'y a que la vie, il n'existe pas de vie en dehors du Ciel. Comme le Cours le dit, là où Dieu a créé la Vie, là doit être la Vie... Nous supposons qu'ici, ce trouve la vie... mais en faite, il s'agit d'une projection de la vie... s'il n'y a pas le pouvoir de Dieu derrière, tout finira par se décomposer et mourir...


Le but principal dans le Cours En Miracle, n'est pas d'améliorer votre vie mais l'ironie quand même, c'est qu'en suivant le Cours, accessoirement votre vie risque de s'en trouver améliorée... mais vous aurez transférer votre focalisation non plus sur l'écran mais sur le projecteur... et le résultat final est de rentrer chez soi, auprès de Dieu...


Vous vous souvenez que le fils prodigue, finit par gagner sa vie en donnant à manger aux porcs... il aurait bien eu envie de manger ce qu'il donnait aux porcs... mais lorsqu'il se réveille, il se rend compte qu'il n'existe qu'un seul problème, le problème fut son départ de chez lui... et donc la solution est de rentrer chez lui... mais il rentre avec des idées bizarres sur lui... il se croit coupable... il pense qu'il a péché contre Dieu, il se croit indigne de son père. Mais peut être que si je rentre chez mon père, il me laissera commencer en bas de l'échelle et regagner son estime... et il ne comprend pas ce fils, que Dieu ne partage aucune de ses idées qu'il a à son sujet, et pourquoi ? Parce que Dieu est toujours amour parfait... Et l'amour parfait ne peut faire que dans l'amour parfait...


Donc, dans l'histoire de Jésus, le fils prodigue rentre, et son père l'aperçoit au loin... et le père court vers lui et le prends dans ses bras... le père dit « mon fils était mort, et maintenant il est à nouveau vivant »... et ils commencent à faire la fête... Dieu aime faire la fête... et Dieu n'a qu'une envie, c'est que nous rentrions au bercail... nous sommes comme le fils prodigue, c'est que nous nous croyons coupable... et dans certain cas, cette croyance n'arrive même pas au niveau conscient... cette croyance est inconsciente...


Ce genre de pardon dont je parle, c'est un pardon qui accomplit certaines choses [je comprends pas la traductrice*]... c'est une idée qu'on peut retrouver dans la kabbale... une idée qu'on inventa dans le mysticisme judaïque... pour ceux qui ne serait pas encore au courant, Jésus n'était pas chrétien... c'était un mystique juif... et l'idée fondamentale dans le mysticisme judaïque, le ciel c'est la proximité avec Dieu, et l'enfer l'éloignement de Dieu... Jésus aimait bien rire quand même... mais il ne faisait aucune compromissions... il allait au fond des choses... Pour Jésus, le Ciel est l'unité parfait avec Dieu, et l'enfer serait tout ce qui est séparé de Dieu... cela réduit tout a un seul choix, soit on a l'unité parfaite avec Dieu, soit on a tout autre chose... tout autre chose c'est l'enfer... beaucoup de gens se soucie d'aller en enfer... mais ils n'ont pas compris, ils y sont déjà... Car dans la pensée de Jésus, le seul paradis possible c'est l'unité avec Dieu, tout autre chose c'est l'enfer... et c'est pour ça que le pardon qu'il enseigne dans le Cours en Miracle, est conçue pour vous ramener à cette unité parfaite... Dans l'évangile selon Thomas qui fut le premier évangile, Jésus a utilisé le mot plénitude, car en anglais dans le mot Holly (saint), il y a le mot all (entier et plein)... cela veut dire la même chose.


Et dans la forme de pardon que pratiquait Jésus, il comprenait l'idée de parfaite unité avec Dieu mais avait également aussi conscience de l'existence de l'inconscience et c'était grâce aux expériences mystiques qu'il avait faites... il comprenait que notre inconscient connaît tout... notre inconscient a conscience de toutes informations qui existent depuis toujours dans le monde spatio-temporel... Jésus comprenait très bien les enseignement du Bouddha et notamment le concept de défaire l'ego... Dans le Cours, le salut c'est le défaire... la bonne nouvelle dans le monde, c'est qu'on a pas besoin de lutter pour être parfait, vous êtes déjà parfait... la seule chose que vous ayez à faire, c'est de défaire le faux vous... si vous défaisiez la fausse image de vous, il ne resterez que le vrai vous... le Cours dit, ce Cours n'a pas pour but d'enseigner la signification de l'Amour, car cela est au-delà de ce qui peut être enseigner... mais il vise à enlever les obstacles qui empêche l'Amour, et c'est notre héritage naturel et rien de moins... et ça c'est le but d'Un Cours En Miracles...


Alors votre inconscient connaît tout... une des choses qu'avait compris le Bouddha et Jésus, c'était le concept de l'ego... comme quoi il n'existe qu'UN seul ego, qui apparaît sous la forme de la multitude... on a donc un seul être qui croit être séparé de sa source et il se présente sous de multiple apparition... c'est ce que les indous appellent le monde de la multiplicité... il n'y a qu'un seul individu qui se croit ici, c'est vous cet individu, il ne s'agit pas de quelqu'un d'autre... il n'existe pas quelqu'un d'autre, il n'y a que la projection des autres... mais il n'existe qu'un seul projecteur... et c'est pour ça que nous percevons tous cette salle, une seule salle, ensuite l'ego se divise et chacun de nous voit cette salle sous un angle différent... et si nous partons d'une perspective différente, nous finirons tous par avoir une interprétation différente, et en ayant tous une interprétation différente, ça finira par poser problème... et l'un de nous devra mourir !... car c'est ça le prolongement logique de l'ego... le système de pensée de l'ego n'est pas basé sur l'unité, la plénitude mais sur la séparation et la division...


Et le système de pensée qu'utilisaient les gens comme Jésus et le Bouddha, était basé sur l'unité. Donc, Jésus avait compris la véritable nature de Dieu... et que les gens croyaient être séparé de Dieu... mais que cela n'était jamais vraiment possible sauf dans les illusions des gens.


Le Cours dit vous êtes chez vous en Dieu et vous rêvez d'exil mais vous êtes parfaitement capable de vous éveiller à la Réalité... Et c'est pour ça que le Bouddha disait « Je suis éveillé ». Il s'éveilla à la réalité, son ego s'était complètement défait... Et Jésus a réalisé le même parcours... Et par son amour de Dieu... il a rajouté un petit morceau supplémentaire... Ce qui est sur c'est que Bouddha avait compris Dieu, mais il décrivait ça comme le Tao... le Tao c'était une tranquillité immobile absolue... et cette tranquillité totale existe parce qu'elle est parfaite... si elle bougeait ou changeait, elle ne serait pas parfaite, elle serait en évolution... et quelque chose qui continue à évoluer n'est pas parfait... Et c'est pour cela que Platon disait « le bien est Un et que cela ne peut pas changer »... le Cours dit ce qui est parfait est éternel et ne peut ni changer ni être changer... Donc l'expérience du Ciel, n'est pas une expérience qui s'enchaîne avec autre chose, elle est simplement... il n'y a qu'une expérience d'unité parfaite qui ressemble à un orgasme éternel... et en faite nos relations intimes dans ce monde sont une pâle imitation inventée de la relation parfaite d'avec Dieu...


Donc Jésus disait tout comme dans l'histoire du fils prodigue, que les gens s'imaginent coupables... mais lui Jésus, au lieu de penser comme le veut les gens, s'appliquait à penser comme Dieu... ce que font la plupart des gens c'est qu'ils abaissent Dieu à leur niveau, mais ce que nous avons besoin de faire c'est nous élever jusqu'à son niveau... et puisque Jésus comprenait tout ça, il a décidé qu'il allait vivre en voyant les gens tels qui sont en réalité plutôt que comme ils se croyaient être devenus.


Donc chaque fois que Jésus était en interaction avec quelqu'un, il pensait à la personne non pas comme un corps physique, non pas comme un être humain, et comme étant rien de moins que Dieu... il passait outre le corps en apparence séparé, et il voyait l'autre comme étant totalement innocent et il savait bien qu'il fallait que cela s'applique à tous... même pour Judas... car pour que cela ait une réalité dans notre vécu, il faut que cela soit universel... sinon ce n'est pas total, pas complet... et lorsque Jésus disait qu'il avait dépassé le monde, il voulait dire qu'il avait pardonné complètement le monde... si vous pardonnez de manière partiel, vous serez partiellement pardonné...


Et c'est pour ça que dans le Cours, Jésus dit que l'innocence n'est pas un attribut partiel... mais uniquement lorsque cela devient une perspective avec une implication universelle que ça devient la sagesse, car vous ne pouvez le vivre qu'ainsi et pas autrement... Car Jésus s'était rendu compte que si un seul « dort » ici et si l'inconscient sait cela aussi, et si je traverse ma vie, en jugeant et condamnant les autres, même si c'est dans la subtilité, même si c'est pas exprimé, juste dans les pensées, qu'est-ce que je fait ? en faite je suis en train de me juger et me condamner moi-même... car il n'existe réellement personne en face, à l'extérieur pour projeter tout cela... c'est un piège de l'ego... car il y a un aspect de l'ego que nous ne connaissons pas... l'ego aime bien cette idée de séparation, il a besoin de perpétuer cette idée... (son illusoire existence en dépend)...

 

Alors, si je roule sur l'autoroute, et que quelqu'un me fait une queue de poisson, et que je dit « ah le salaud ! », c'est moi, que je viens de traiter de salaud sans m'en rendre compte... en apparence c'est là-bas que je l'envoie, mais comme il n'y a personne réellement en face... donc mon inconscient qui sait que nous sommes Un seul ici, il va interpréter ce message de moi, à moi-même, sur moi-même et ça va déterminer comment je vois et me perçois...
Les gens demandent pourquoi ils dépriment... hein ?


Ils ne comprennent pas que c'est à cause de toutes ces pensées pourries qui les remplissent depuis toujours... et c'est pour ça que le Cours dit qu'un esprit non formé ne peut rien accomplir... vous êtes bien trop indulgent avec vos errances mentales...
Comment vous vous sentez est déterminé par vous-même... et c'est fonction de comment vous percevez les autres... il y a une loi de l'esprit très importante dans le Cours que nous confie Jésus : « tel que vous le voyez, ainsi vous vous percevrez »...


Et une fois que vous avez compris cela, je pense que vous allez commencer à faire plus attention par rapport à vos pensées sur les autres... car en faite, vous ne faites que vous jugez vous-même par ces pensées... ce qui va déterminer votre perception de vous-même, comment vous vous sentez et même va finir par déterminer l'identité que vous vous fixez... car si c'est vrai que selon cette loi, tel que vous voyez l'autre, ainsi vous allez vous voir... que si vous croyez que l'autre est un corps, alors vous êtes un corps, si vous croyez que l'autre est coupable, alors votre inconscient va traduire que vous êtes coupable... c'est incontournable...


Donc Jésus vivait cela toute sa vie, en restant dans la vision des gens comme ils sont vraiment... ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas eu des relations normales avec des corps physiques... il a été marié avec Marie-Madeleine... ça ne veut pas dire que vous n'allez plus vivre des relations intimes ou amicales... ça veut dire que vous allez percevoir les autres, penser aux autres, comme étant des esprits parfaits, même si le monde est une illusion, ce qui était toujours enseigné par les indous et bouddhiste... et cette vérité sera confirmé de nos jours pas de nombreux physiciens quantiques... et d'ailleurs il y a beaucoup de physiciens qui prouverons* qu'il est impossible que cet univers soit ici... d'ailleurs ça ne veut pas dire qu'on doit continuer à vivre sa vie en disant que tout ça, ça n'a pas d'importance... car s'il est vrai que tel vous voyez l'autre, ainsi vous allez vous voir... et si vous voyez le monde et les autres comme étant juste qu'une illusion, alors vous finirez par vous voir vous-même comme une illusion, vous finirez par vous retrouver dans un sentiment de vide et de solitude et probablement de dépression...


Et donc pour commencer, ce serait d'aller peut être vers ce que beaucoup de gens disent : namasté... traduit comme : « la divinité en moi s'incline devant la divinité qui est en toi »...


Donc c'est une bonne idée déjà, mais c'est encore trop limité... la véritable signification de ce mot là, devait être : « toi, tu es la divinité, mais tu n'es pas limité à un grain de poussière dans le spatio-temporel »...


Jésus percevait chaque personne, pas seulement comme en faisant parti de la chose, mais il voyait la personne comme en voyant le tout. Donc, même si il a eu des relations normales avec les gens, il voyait la personne comme incluant tout, rien de moins que le tout, et c'est ainsi qu'il arrivait à se percevoir lui-même... il voyait l'innocence partout... il voyait l'esprit partout... et quand je parle de voir, je parle pas de la perception des yeux du corps... je parle de voir au niveau spirituel et par la manière de pensée...
Et le Cours dit : « ne cherchez pas à changer le monde, cherchez plutôt à changer votre perception du monde »... l'ironie, c'est que si vous changer le projecteur, la projection va peut être aussi être modifiée, mais c'est pas sur cela que l'on se focalise... on se focalise dorénavant sur la cause et non pas sur l'effet...


Et l'on se rend compte que la manière de changer le film qui tourne dans le projecteur, c'est de transformer sa vision du projecteur... car dorénavant vous avez à faire à l'esprit...
Je ne dis pas qu'il ne faille pas prendre plaisir dans la projection... quand le film finira, je sais qu'il ne s'agit pas de la Réalité... mais ça ne m'empêche pas de m'amuser...
Car lorsqu'on pratique cette sorte de pardon quoi qu'il se passe, c'est que c'est vous qui êtes pardonné... ce n'est peut être pas ce dont ça à l'air... mais en faite à chaque fois que vous pardonnez à quelqu'un, vous êtes pardonné en même temps par le Saint-Esprit... à condition que vous utilisiez la forme de pardon qui est basé sur l'unité... et non pas l'autre modèle souvent utilisé...
Et au fur et à mesure que vous êtes guéri, la culpabilité dont je parlais tout à l'heure est automatiquement enlevée de votre inconscient... donc progressivement on se retrouve à trimbaler de moins en moins de culpabilité... ce qui fait qu'on prend de plus en plus de plaisir à vivre, et pas moins qu'avant...
[...]


Et lorsque les gens commencent cette forme de spiritualité, ils ont l'impression qu'on leur demande de renoncer à quelque chose... mais non... au fur et à mesure qu'on pardonne et que votre ego est défait, à la fin toute l'ancienne culpabilité sera dégagé de votre inconscient, et donc vous n'avez pas besoin de renoncer au monde... il n'existe pas de monde !
Et pourquoi ? Parce qu'il s'agit en faite d'une projection... il n'existe pas d'univers dans l'espace et le temps... il n'existe qu'une projection d'un univers spatio-temporel... les amérindiens disait autrefois « contemplons le grand mystère », le Cours dit « contemplons la grande projection ! »...
Donc vous n'avez pas besoin de renoncer à quoique ce soit dans cette projection... si vous croyez que vous devez renoncer à quelque chose, vous lui donnez autant de réalité qu'avant... si vous donnez réalité à ce monde, c'est que vous avez envie de le garder...


Donc, la bonne nouvelle, c'est que l'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre, aussi... on peut vivre sa vie normalement, avoir tout ce que l'on aurait eu de toute façon... mais simplement la perception de ces choses est dorénavant différente...
Et grâce à cette perception différente, on va finir par s'éveiller... quelqu'un me dit, par exemple, Gary : « si je vivais dans cette spiritualité, et si tout ça est illusion, j'imagine que j'aurais à renoncer à faire l'amour, l'art, l'argent et plein de choses que j'adore »... j'ai dit « j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer... d'ici 30 ou 40 ans, il va falloir que de toute façon vous y renonciez ! car le corps, lui, ne va pas tenir à tout jamais... donc pourquoi pas profiter de ces 30 ou 40 ans, pour mettre en place quelque chose qui lui va durer éternellement... »


L'ironie là-dedans, c'est que chemin faisant, non seulement, on se rend compte qu'on peut garder toutes ces choses qu'on aurait eu de toute façon... mais qu'en plus, en prime, on va y trouver plus de plaisir... donc difficile d'être perdant dans ce type de spiritualité... En faite il ne s'agit que de cela, d'une spiritualité...
Le Cours En Miracle n'est pas une religion, c'est un Cours d'auto-etude, que l'on fait en autonomie, entre soi-même et le Saint-Esprit, ou Jésus si vous préférez... ce n'est pas quelque chose auquel il faille croire... ce n'est pas quelque chose qu'il faille partager avec d'autres, pas forcement, sauf si par choix personnel, on a envie d'en parler... mais ça relève d'une décision que vous prendrez avec le SE...
Ce n'est pas quelque chose où l'on trouve beaucoup de règles... c'est une manière de défaire l'ego qui vous permet de vous réapproprier votre puissance...


Pour Jésus, l'essentiel était toujours de permettre à l'autre de révéler et rétablir sa propre puissance... il ne fut jamais son intention de fonder une religion...
Mais ce que font les gens, après la vie d'un grand maître spirituel, ils supposent qu'ils avaient compris ces enseignements, bien que ce ne soit pas le cas, et ensuite, ils concoctent une religion basée sur leur propre interprétation à eux... et plutôt que de suivre l'exemple de Jésus, ils ont inventé quelque chose qui empêche les gens de suivre son exemple... c'est pour ça que Nietche à dit « il n'y eu qu'un seul chrétien, et il est mort sur la croix »...
Je ne suis pas là pour dire que le type de pardon que pratiquait Jésus est facile à faire... mais c'est faisable... Et une chose que fait le manuel pour enseignant du Cours, il entraîne et forme l'esprit pour y arriver...


Donc, tout à l'heure, en partant d'ici, je vous suggère de vous rappeler les choses suivantes : « tel que vous voyez l'autre, vous vous verrez »
Et vous avez le pouvoir de changer votre perception de vous-même et vous finirez par vous réveiller en Dieu...


Je vais vous donner un exemple de mon 2eme livre... comment je perçois les gens... lorsque vous allez rencontrer quelqu'un, je vous propose d'essayer cette vision de la personne, ça se fait en silence et intérieurement... quoique vous fassiez, je vous en supplie, ne dites pas à quelqu'un que vous êtes en train de lui pardonner... ça va vraiment le faire suer... c'est un pardon qui se fait toujours au niveau de l'esprit et jamais au niveau du monde... Tout l'enseignement du Cours En Miracles devrait être appliqué au niveau de l'esprit et non au niveau du mental... c'est pour cela que le Cours dit ne cherchez pas à changer le monde... mais votre perception du monde... En ce qui concerne les choix personnels que vous faites au cours de votre vie, ça devrait se négocier entre vous et le Saint-Esprit, ça ne regarde que les 2... au fur et à mesure de votre pratique, votre mental revient au niveau de votre esprit, et vous avez davantage accès à des idées élevées, inspirées...
Donc, tranquillement, quand vous aurez le temps d'y réfléchir, voyez une manière que vous pouvez envisager pour percevoir quelqu'un d'autre... je vous propose les 3 phrases suivantes :


« vous êtes pur esprit »
« entier et innocent »
« tout est pardonné et libéré »


Et à un moment donné, vous pouvez vous rappeler, que c'est vous-même qui bénéficiez de ce pardon...
Car s'il est vrai que tel vous voyez l'autre tel ainsi vous vous voyez, alors si l'autre est pur-esprit, votre inconscient finit par traduire ça comme quoi vous, vous êtes pur-esprit...
Si l'autre est entier et innocent, alors vous, vous êtes innocent...
Si l'autre est pardonné et libéré, alors vous, vous êtes pardonné et libéré...


Donc, c'est vraiment un cadeau que l'on se fait à soi-même... vous n'êtes pas obligé de ressentir le moment même où vous le faites... parfois, vous en ferez l'expérience à retardement...
Pardonnez lorsque vous portez un jugement sur quelqu'un... lorsqu'on porte un jugement, on peut se sentir bien parfois... le seul problème c'est que 3 ou 4 jours plus tard, vous aurez peut être mal au ventre ou un accident de voiture... parce que vous n'aviez pas compris qu'à ce moment là vous condamnez vous-même... ce qui dans votre inconscient vous donne l'impression d'être coupable et indigne...


Parfois, lorsqu'on pardonne à quelqu'un, vous ne vous sentirez pas forcement très bien... et vous pourrez vous dire des fois, mais pourquoi j'ai pardonné à ce salaud là... mais si vous pardonnez, peut être que 4 ou 5 jours plus tard... vous allez vous retrouver tranquillement chez vous... et sans aucune raison, tout à coup, vous vous sentez archi bien... sans savoir d'où ça vient... on se sent en paix... et vous vous rendrez compte que vous vous sentez tellement bien parce que vous avez fait ce pardon là...
Et si vous le pratiquez de plus en plus, à un moment donné quelque chose va se produire... qui autrefois vous contrariait toujours... ça va se produire... face à cette situation, vous serez étonné de voir que vous n'êtes pas contrarié...


Je me mettais toujours très en colère sur l'autoroute, lorsque quelqu'un se collait juste derrière... je détestais, je faisais ce geste dans le rétro [le majeur dressé]... et un jour, sur l'autoroute, ça n'a pas loupé, quelqu'un s'est collé juste derrière... j'ai regardé dans le retro... j'étais sur le point de réagir... et j'ai pas fait... et j'ai pris conscience que ça ne m'a pas dérangé...
[...]


Dans ce genre pardon, il y a énormément de liberté... de libération... autrefois, j'avais une peur bleue de me lever et de prendre la parole en public... maintenant ça ne me dérange pas plus que de prendre ma brosse à dent... et ça devrait être ainsi... il est possible d'arriver au stade, où un jour on vit sa vie entière, sans aucune peur... et ça c'est quelque chose qui est inestimable...
Si vous étiez et viviez plus en paix, qu'est-ce que ça ferait au niveau de votre pensée*, de votre cœur, tension artérielle, est-ce que ça changerait votre capacité à réfléchir, à résoudre des problèmes...


L'ironie là-dedans, c'est lorsqu'on voit plus clair, on résout mieux les problèmes... on va finir par être plus efficace dans le monde...
Donc c'est un système qui est efficace et qui marche sur tous les tableaux... à tous les niveaux... et l'on garde le bénéfice de rentrer chez soi, auprès de Dieu...


[Gary montre les livres... la conférence touche à sa fin...]

Encore un grand merci à Platipus pour son travail de Titan...

SOURCE : le blog MONDE RELLE de RAKSHA : http://mondereel.over-blog.net

par Christalain publié dans : UN COURS EN MIRACLE : Articles divers
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Vendredi 12 septembre 2008








Nous avions  le même idéal,  et aussi le même credo

Et  pourtant  le démon de l'involution  nous a sépa   

Nous avons trop d'amour à partager pour rester ami

Viens donc le faire et  le refaire avec moi sur le sofa

Puis,  enivrés de lumière,  se laisser rouler  sur le sol  
Nos pensées intimes fusionnent  et nous aimons cela

Jouer de notre union sur toute la gamme,  de do à si 

 

Restons près l'un de l'autre, sans jamais être do à do

Partons en  vacances,  en villégiature  sur  l'île de

Vivons entier l'amour qui peut se concevoir à  demi

Laisse-moi être ton oméga afin que tu sois mon alfa

Demande moi la lune, alors nous décollerons du sol

Le paradis me semble  si accessible  lorsque tu es la

Tu en doutes encore parfois,  mais je t'assure que si.

 

Retrouvons ensembles le jardin d'Eden,  l'eldorado

Oublions les mots,  soyons  comme l'enfant  illett

Oublions les règles,  soyons cet adolescent insoumi

Qui fuit les maîtres,  et les moniteurs  avec leur bafa