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ARTICLES DIVERS SELECTIONNES

Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 22:12

Sujet rarement abordé, l'indignité est un sentiment très profond et souvent inconscient chez l'être humain. Pourtant quelquefois, elle montre son bout du nez là où on ne l'attend pas.

L'indignité est une mémoire cellulaire profonde car elle remonte à l'aube des temps. Pour être plus précis, celui de l'âge de la "chute" des anges sur Terre. Repris en cœur par des religieux zélés, l'humanité porte ce fardeau tous les jours pour le malheur de tous.

L'indignité, c'est le sentiment de ne pas être digne, de ne pas être à la hauteur
pour enfin vivre notre vraie divinité intérieure. C'est comme un voile, très subtil mais un voile que peu de personnes ont vraiment eu l'occasion de percer.

Cela commence souvent par une dépréciation de ce que nous sommes, une dépréciation systématique de ce que nous pouvons faire et ne pas faire. Et, de plus, elle est systématiquement amplifiée par un juge implacable qui n'arrête pas de nous rabaisser.


L'indignité, c'est le refus profond de nous même, de nos capacités véritables
qui resteront à tout jamais enfouies dans notre inconscient. C'est le refus de reconnaître que nous sommes des dieux incarnés.

Nous pensons que nous ne sommes pas dignes d'avoir la prospérité, l'amour, la joie et le plaisir de partager. C'est la négation inconsciente qui met en avant que la vie est un combat, une lutte où nous serons finalement la victime.

L'indignité est le résultat d'une expérience de séparation d'avec nous-mêmes, d'avec notre essence vitale, d'avec notre identité véritable.


Alors comment se sortir de ce sentiment de rejet de nous-mêmes ? Que faut-il faire pour carrément l'annihiler ? Faire la guerre avec des missiles mentaux, des envies d'en découdre, des auto-engueulades ?

Point besoin de tout cela car plus vous enverrez des énergies fortes et plus la carapace se renforcera grâce à l'énergie que vous lui enverrez. A chaque pensée que vous penserez être indigne, votre indignité grandira.


Pas facile de lutter contre cela car la lutte est son royaume. Il faut donc passer par l'inverse c'est-à-dire arrêter de penser que vous êtes indignes de ceci ou de cela mais agir naturellement en l'ignorant totalement.


En ignorant l'indignité (dont vous avez pris conscience), vous allez l'affaiblir en ne lui donnant plus ce qui la fait survivre. Par le simple fait de penser et de ressentir profondément que quelque chose est à votre portée et qu'il n'y a aucune raison que vous ne l'ayez pas lui sera fatal.


C'est en ressentant ce droit divin d'avoir ce qui vous est dû (et cela sans véhémence) qui fera que vous obtiendrez à terme des résultats. C'est une forme d'innocence qui ne se pose pas de question.

En vibrant sur ce sentiment que la chose désirée arrivera, vous vous permettez tout simplement de la créer librement et sans effort.


Car rappelez-vous, le moindre doute, la moindre insinuation quelconque sur un probable problème anéantira lourdement votre énergie initiale et fera probablement capoter définitivement votre projet.

L'indignité est une énergie basée sur la séparation et sur le rabaissement de vos propres capacités. Elle est donc du venin à l'état pur dans votre processus de cocréation.


Alors comment cette plaie est-elle venue s'immiscer en vous ? Cela a commencé il y a bien des millénaires mais surtout ce sentiment appartient au collectif humain. Alors le simple fait d'hériter d'un corps physique humain vous fait bénéficier de la chose par la voie génétique.


Contrairement à nos scientifiques bidouilleurs qui pensent qu'une grande partie de notre ADN contient des choses qui ne servent à rien, le futur nous apprendra qu'il s'y cache des merveilles mais aussi des fichiers virolés.


Notre ADN n'est juste qu'un programme binaire d'organisation cellulaire à l'image d'un gros disque dur contenant des fichiers et des programmes. Globalement les programmes ne sont pas trop détériorés mais nombre de fichiers ont été corrompus par le comportement de nos ancêtres.
En effet, chaque individu par son comportement va directement modifier par la dégradation son code génétique. Par exemple, l'alcool, le tabac, les drogues, les maladies vénériennes et bien d'autres petites saloperies vont casser un peu la machine originelle.

Puis quand un "taré" bricole doucettement avec une "tarée", on peut s'attendre à ce qu'un petit "taré" arrive plus tard. Alors pour éviter que les tares se retrouvent et s'affichent au grand jour (problème connu sous le nom de la consanguinité - ceux qui ont le même sang), le brassage génétique a été rendu obligatoire.


Alors des fois, même quand 2 individus apparemment normaux donnent un bébé pas vraiment normal, on a du mal à comprendre le pourquoi. Les anciens mettaient tout cela sur le dos d'un bon Dieu pas vraiment gentil et puis se débarrassaient allègrement de l'anomalie.

 

Les conditions d'hygiène étant souvent déplorables, il n'y avait pas besoin de parler d'euthanasie car la Nature faisait son job en éliminant les "programmes défectueux".


De nos jours, avec les "progrès" les programmes défectueux sont nettement plus visibles bien que l'on fasse tout pour ne pas en parler. On essaye seulement de palier au problème.

 

Par contre, à contrario des programmes, rien ne vient corriger les fichiers défectueux. Donc, chacun d'entre nous porte un certain nombre de "tares" génétiques héritées de ses parents, grands-parents, arrière grands-parents, etc...


Pour rigoler, on peut dire que nous sommes tous des "tarés" et à vrai dire c'est facile à le prouver juste en regardant l'état du monde. Il y a bien quelque chose qui cloche quelque part !
  Le coté moins positif est que lorsque vous vous prenez une murge, mangez des saloperies (produits industriels, coca cola, viande...) ou vous vous exposez à des trucs pas sympas (style tél portable porté en bandoulière toute la journée), vous êtes en train de rajouter des tares.

Certes, sur le moment on s'en fout car, à part la maladie et une mort plus rapprochée, vous ne faites que refiler des problèmes aux générations futures. Le style "après moi le déluge" semble de bonne guerre sauf que par le simple fait de la réincarnation vous allez retrouver ce que vous avez semé !


Alors, d'après vous, qui est le responsable du monde d'aujourd'hui ? Donc point besoin d'aller chercher des excuses à l'extérieur en invoquant des Dieux méchants car nous sommes nos propres bourreaux !
  Maintenant comprenez-vous pourquoi l'indignité nous colle à la peau si facilement ? Notre âme sait et elle le porte lourdement en elle. Alors comment y réagir ?

Vous avez 2 solutions.

 

La première est d'écouter des religieux qui vous disent que vous êtes des pécheurs, des moins que rien, des erreurs nées du péché et qu'il vous faut vous repentir jusqu'à votre dernier souffle ! Vous admettrez qu'ils ont raison totalement mais est-ce en se flagellant tous les jours que nous allons corriger nos âneries du passé. Certes, si déjà on commençait par ne plus fauter, cela serait déjà une bonne chose.


La seconde solution
: Autant l'arrêt de la pollution générée semble possible rapidement autant la dépollution du passé semble insurmontable. C'est à l'image, aujourd'hui, de l'état de notre planète la Terre. Même s'il nous semble possible de construire des trucs plus respectueux pour la Nature dans les temps à venir, cela ne résout en rien la pollution existante. Qu'est-ce qui dépolluera Tchernobyl ainsi que toutes les autres catastrophes non naturelles ?


Ce ne seront pas des Extra-terrestres ni la science du futur car globalement on sera mort avant de s'être mis d'accord soit pour accepter un coup de main de l'extérieur soit dans le second cas pour appliquer les solutions d'une manière radicale à l'humanité entière.

 

Chaque pays joue encore pour lui-même au même titre qu'un individu joue d'abord pour lui. L'égoïsme d'une nation n'est que la somme des égoïsmes la composant.


On peut donc étendre la solution en disant que le sauvetage des nations (et donc du monde) sera la somme des individus ayant décidé de se sauver eux-mêmes de leurs propres tares. En clair, cela veut dire que chacun doit retrouver sa souveraineté en soignant son indignité.
  Même mieux, l'humanité trouvera la véritable voie qui la propulsera vers le monde dont chacun rêve.

Donc le job à faire n'est pas à l'extérieur de nous mais à l'intérieur de nous.

En étant la Paix, nous établirons la Paix.
En étant la joie et le pardon, nous établirons le partage et le respect pour tous.
En étant sage à notre niveau, la justice et l'équité se feront jour parmi les peuples.

La Terre brillera de ses milles feux quand individuellement chacun d'entre nous sera un soleil. Quand les Dieux que nous sommes auront retrouvé leur identité première alors les "sombritudes" de notre passé s'évanouiront.


Aucune organisation, aucun politique, aucune institution ne pourra vous sauver si vous ne vous sauvez pas vous-même. On ne peut décréter que chacun doit s'aimer car c'est par votre libre arbitre  que vous devez y adhérer librement.

 

Virer l'indignité, c'est commencer à prendre conscience que nous sommes dignes d'être notre unicité. Que nous sommes dignes de recevoir ce qui nous appartient et nous revient de droit. Ce qui vous revient de droit n'est pas le pouvoir d'achat, la sécurité de l'emploi ou toute autre sornette pour peureux en puissance. Ce qui vous revient de droit c'est d'exprimer la beauté et la puissance qui nous habitent alors ne les renions plus.


Chacun d'entre nous vaut mieux que tout ce que les autres peuvent dire à son égard.

 

En découvrant qui vous êtes véritablement, vous allez vous permettre de vous sauver et donc indirectement de sauver la planète et tous ses habitants. Certes tout le monde ne va pas briller de mille feux spontanément parce que j'écris ces quelques mots. On n'a jamais dit que tout allait nous tomber dans la bouche sans effort. Rappelez-vous, nous avons créé cette aire de jeu pour voir si nous étions capables de survivre au manque d'amour, à la séparation, à la souffrance, à la mort, au racisme, aux maladies, aux épidémies et aux guerres.


Nous le pouvons et dans des temps records mais pour cela il faut décider maintenant car déjà la planète se meurt car nous sommes déjà sur le lit de mort. Le plus grand des miracles que vous puissiez réaliser est celui de comprendre que vous êtes plus que ce que vous pensez être.
  Alors changez de paradigme, changez l'image que vous avez de vous et le monde changera. Si vous ne le faites pas alors le monde vous donnera un coup de pied au cul pour vous faire avancer.  L'homme dans l'état actuel des choses est un paresseux total ayant remis tous ses pouvoirs dans les mains d'institutions car il préfère être un mouton dans un champ de légumes.

Alors qu'il ne vienne pas se plaindre dans des manifs que son pouvoir d'achat est en berne car en réalité c'est son pouvoir divin qui est totalement en rade. Il s'est vendu à la facilité pour être peinard mais maintenant il lui faut se réveiller.

 

S'il commence à trouver qu'il est indigne de faire souffrir son pouvoir d'achat malgré son état d'esclave au boulot pendant 10, 20, 30 ou 40 ans qui devait normalement lui garantir une meilleure vie, il comprendra qu'il s'est fait berner par des croyances et des modes de pensée totalement erronés.


La richesse est à l'intérieur de nous alors commencez à avoir la dignité de reprendre votre pouvoir en main et d'arrêter de croire que vous n'êtes qu'un grain de sable anonyme et sans intérêt.
  Vous êtes le Créateur en action alors comme l'a dit un collègue, il y a 2000 ans, "lève-toi et marche" car ta croyance à croire que tu es un infirme est suffisamment forte pour que tu le vives vraiment !  Change ta pensée, crois-y suffisamment fort et tu verras que cela marche ! C'est simple, je sais, beaucoup trop simple mais qui a dit que tout devait être compliqué et inaccessible pour que cela marche ?

PS : Je sais, je sais ce sont toujours les mêmes qui nous disent que les voies et voix du Seigneur sont impénétrables... mais en attendant ils continuent à nous saigner... notre sang, notre divinité pour en faire du boudin à 3 sous pour capitalistes, politiciens et marchands de canon...

Laurent DUREAU - Posté le 11 février 2009

Source:
http://www.laurent.dureau.fr/


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 22:12

 
Nous sommes l'Unité. Nous sommes l'incarnation de la Force divine, tout comme vous l'êtes vous-même. Nous sommes comme une goutte d'eau dans l'océan, unis à lui dans l'Unité et lui appartenant, tout en possédant notre propre identité et notre propre perception. Nous nous percevons comme la totalité. Celle qui englobe tout. L'antithèse de la limitation, sous tous les aspects. C'est cette focalisation maximale que vous cherchez présentement à atteindre, que vous en soyez conscient ou non.

 

En vous unissant dans l'Unité avec toute la Création, vous donnez sa pleine expression, dans le contexte de la forme linéaire, à la multidimensionnalité qui constitue votre véritable état d'être. En reconnaissant consciemment l'existence de la connexion et en acceptant son expression illimitée dans votre forme et votre conscience, vous ouvrez la porte à l'expansion et rassemblez les connaissances et les perceptions qui caractérisent cet état d'être.

 

C'est cette union avec les niveaux expansés du soi que vous cherchez à atteindre en cette époque. Le simple fait de lire ces lignes élève votre conscience. Votre connaissance et votre perception de la nature de la réalité transcendent ce qui est reconnu par la plupart comme la nature de ce qui est. Ce qui est ou ce qui n'est pas fait l'objet, dans votre culture, de spéculations considérables. Certains voudraient vous faire croire que la réalité perçue n'est qu'illusion. Bien que vos perceptions soient des représentations symboliques des formes-pensées qui les ont suscitées, elles sont décidément bien réelles.

 

Votre expérience, c'est-à-dire la réalité qui vous est présentée par vos sens, est réelle. Votre monde, c'est-à-dire la réalité que vos actions et vos formes-pensées ont manifestée, de concert avec tous ceux qui l'habitent, est réel. Et votre sens inné de votre connexion  au tissu de la vie, lequel n'est pas perceptible aux sens physiques, est effectivement très réel. C'est à l'exploration de cette connexion, à la compréhension d'un destin où s'entremêlent l'intention et le désir, que nous consacrons nos efforts communs.

 

La réalité telle que vous la connaissez cessera d'exister. Vous ne ressentirez pas ce changement comme une perte, bien que les circonstances qui l'entoureront puissent suggérer cette interprétation. Car, en passant à une octave supérieure de perception, vous manifesterez, au moment même de ce changement, la conscience et la connaissance innées qui accompagnent les états d'être supérieurs vers lesquels votre énergie s'écoule à une vitesse sans précédent.

 

À mesure qu'approchera ce changement de conscience, vous aurez des aperçus de cette réalité expansée. Vous pourrez voir des aspects de la réalité que la plupart sont incapables de percevoir puisque leur perception se limite à celle de leurs sens physiques. Vous connaîtrez la nature de votre état d'être illimité sans en avoir lu la description dans des livres ni entendu exposer le concept par ceux qui se font les visionnaires et les prophètes d'un nouveau paradigme. Finalement, vous ne dépendrez plus de personne puisque vous aurez développé votre propre pouvoir et que vous vous percevrez comme l'aspect de l'Unité que vous êtes vraiment.

 

Cette perception meilleure vous servira de base pour transcender entièrement vos perceptions physiques, lesquelles sont limitées à une vision de la réalité qui s'exprime dans le contexte spatiotemporel. La réalité vers laquelle vous évoluez - sans aucun effort si vous y consentez - n'est pas liée aux concepts linéaires de temps et d'espace. C'est une réalité où la perception physique est superflue par définition. Elle est le résultat d'une fusion, d'une liaison harmonieuse, d'une joyeuse unité de la totalité de votre essence avec ce que vous percevez actuellement comme étant « les autres ».

 

Finalement, il n'y aura plus aucune distinction entre la perception de « soi » et celle des « autres ». Car tous seront l'Unité. Nous sommes cette Unité. Nous sommes l'unité de Tout ce qui Est. Nous sommes l'unité dont vous faites partie et que vous cherchez à retrouver, sciemment ou non. Nous sommes vos cœurs désirant se réunir à la Source de vos origines. Nous sommes votre rêve bien établi de vous relier aux aspects fragmentés de votre essence, dispersés dans toute la Création depuis un temps immémorial. Et nous sommes l'impulsion menant à cette unification. Nous sommes l'invitation à vous éveiller de cette stupeur que vous appelez votre vie. Nous sommes l'occasion de vous débarrasser du bagage karmique que vous transportez et qui témoigne de l'état de séparation que vous manifestez. Nous sommes le cri le plus puissant de votre âme qui demande que les oeillères que vous vous êtes imposées à vous-même soient enlevées afin que vous puissiez voir vraiment.

 

Nous sommes l'aspect de votre soi qui transcende tous les niveaux de la Création et qui aspire, de concert avec vous, à se libérer du carcan d'une réalité définie par les limitations linéaires. Nous sommes le résultat ultime de ce qui s'appelle l'ascension. Nous sommes tels que vous êtes et tels que vous n'êtes pas encore. Vous êtes une parcelle de l'Essence divine, avec une conscience et une identité. Vous êtes un fragment de votre propre expression et de votre propre expérience de l'Un. Vous êtes une capsule temporelle programmée qui se réalise au moment prévu, après avoir récolté une grande richesse d'expériences physiques au cours de son voyage. Finalement, les connaissances tirées de ces aventures vous auront orienté vers une harmonisation incontestable avec la vibration supérieure qui résonne maintenant en vous.

 

Vous avez entrepris de démêler les fils qui s'étaient enchevêtrés au cours de vos existences dans le rêve que vous considérez comme votre réalité. Et vous avez atteint un degré de clarté qui vous permet de reconnaître parmi vos drames existentiels une intention commune et un résultat commun qui ont formé l'identité que vous reconnaissez comme étant vous.


Invisibles sont les expériences qui, perçues profondément, transcendent la conscience que vous retirez de vos expériences présentes. Invisibles, mais fermement ancrées sous la surface de votre conscience, sont les expériences d'incarnations antérieures dont l'influence contribue à l'orchestration des drames que vous vivez. Sous plusieurs aspects, ce que vous êtes est une résonance de la vibration intégrale de tout ce que vous avez été. Cette vie vous fournit l'occasion de transcender une partie de cette programmation. Il s'agit donc désormais pour vous de réaliser votre histoire et, simultanément, d'atteindre et d'intégrer les aspects intemporels du soi qui vous ont échappé jusqu'ici. Ce faisant, vous ferez l'expérience
de votre Unité. Vous deviendrez cette Unité en conjonction avec l'ensemble de vos aspects, qui, dans leur essence fondamentale, sont ce que vous êtes, mais se reconnaissent comme étant séparés de vous.

 

Ce processus est à votre portée. Vous vous efforcez actuellement de l'atteindre, avec tout ce qui se trouve dans votre réalité et au-delà. C'est le voyage que vous avez entrepris en reprenant une forme en cette vie. Et ce voyage pourrait, en cette vie, vous conduire au-delà des limitations de la forme. Il vous fera franchir, au-delà des paramètres du concept de vie, toute la distance vous séparant d'un état d'être constituant l'expression de l'intemporalité. Un état d'être appelé Unité. Nous sommes cette Unité. Et nous sommes venus afin de vous guider jusqu'au foyer originel. 

 

RASHA

 

Extrait du livre « UN »


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 22:11


" L' Homme libre présente un visage privé de masques,

on peut aisément le blesser et même l'occire.

Tel Ulysse, il tente de se tenir au dessus des vagues mouvantes de la mer du monde,

où demeuré seul et nu sur la grève, il apparaît privé de tout secours.

Parfois un malaise obscurcit sa vision,

celui - ci devient, en quelque sorte, le revers d'une espérance naïve,  difficile à évincer quand elle a fait son nid dans le coeur.

 

L'homme libre peut tout d'abord souffrir, être écartelé,

osciller un instant sous le poids de la décharge reçue.

Toutefois son amour n'est jamais entamé, sa foi en la liberté n'est pas compromise.

Il a choisi une voie d'aventure avec les risques d'un parcours difficile. 

Qu'il s'y tienne donc résolument en s'éveillant constamment lui-même ;

sa mission s'exerce dans le secret ; il réveille les consciences somnolentes.

 

Certes, son ouverture et sa liberté inquiètent ;

chez les meilleurs, un tel comportement engendre une dimension plus vaste ;

par contre, elles peuvent non seulement briser les faibles ,

mais aussi dans certains cas les rendre agressifs et méchants ;

étant incapables de recevoir de plein fouet le vent de la libération,

ceux-ci ne peuvent que s'y opposer avec dureté.

 

Ils sentent ou plutôt ils subodorent l'avance de ces hommes en voie de libération.

La jalousie les dévore et les détruits ;

elle distille son poison au dedans et au-dehors,

et les hommes ainsi atteints deviennent leur propre bourreau.  

Le rampant est pris de fièvre maligne devant l'oiseau dont il rêverait de grignoter les ailes.

Qu'il devienne ailé à son tour, il quittera aussitôt son métier de rongeur et pourra prendre son vol. "


Source : http://sens-de-la-vie.com


Extraits de « Un Itinéraire » de M.M . Davy - 1984

 


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 22:02

 

Apres avoir lu cet article, vous allez peut-être voir votre belle-mère d'une manière un peu différente ! (Christalain)


" Légèrement en sueur, vêtu d'une simple tenue de course adaptée aux conditions rigoureuses d'un lundi en plein mois de février, je m'apprête à prendre place dans l'église de Sangatte, la petite localité bien connue située à quelques encablures de Calais. C'est une courte pause avant de repartir par la plage. Par temps clair, on devine au loin la silhouette majestueuse des falaises de la perfide Albion. Pas besoin d'être un catholique pratiquant pour venir se ressourcer ici par intervalles. Les nombreuses statues de saints m'inspirent un sentiment de dévotion profond. Dans un coin, une Vierge haut perchée domine avec autorité les rangées de chaises.

A l'évidence, les responsables de la paroisse Notre-Dame-Du-Blanc-Nez ne dissimulent pas leur appartenance au fan-club de Jean-Paul II. En effet, plusieurs coupures de presse faisant état de phénomènes mystiques qui lui sont attribués ont été placardées dans le hall d'entrée. On remarque aussi deux affiches destinées aux fidèles qui voudraient se rendre en pèlerinage à Lourdes ou à La Salette, là où Marie serait apparue au milieu du XIX ème siècle. Juste à côté, apparaît la photo d'un des visionnaires de Medjugorje, petite ville de Bosnie où la Madone se manifeste de temps à autre depuis plus de vingt-cinq ans, ce qui fait grincer quelques dents au Vatican. Je suis très sensible à ces choses. Voilà pourquoi, je jette un coup d'œil avant d'aller à l'intérieur. Je sais exactement ce qui m'amène. On abordera ce point crucial un peu plus loin. En tout cas, c'est un jour qui sort de l'ordinaire car ma belle-mère, si dévouée à sa famille, est décédée le jour d'avant des ''suites d'une longue et douloureuse maladie''. Disparue à seulement soixante-quatre ans, elle n'aura hélas pas eu le temps de voir grandir ses petits-enfants.


Ce matin-là, je viens peut-être de pénétrer dans un des laboratoires de recherche les plus perfectionnés de la planète. Certes, je ne me trouve pas dans les couloirs du CERN ou dans la cour principale de l'IAS (Institute for Advanced Studies) de Princeton. Pourtant, ici même, je réaliserai dans les minutes qui suivent une expérience qui révèle un des secrets les plus jalousement gardés de l'Univers. Sans m'en douter un seul instant, je suis sur le point d'être brutalement projeté dans les méandres de la science du XXI ème siècle : la science de l'Ascension.


Comme pour toute expérience décisive, une longue et minutieuse préparation est nécessaire afin d'être capable de la réaliser correctement. Celle-ci, encore davantage que les autres puisqu'elle requiert un engagement total. C'est le cas en ce qui me concerne car des méditations quotidiennes furent mon régime de base pendant plusieurs années, en plus de mes entraînements de course à pied et des différentes charges familiales qui sont les miennes.


Je venais de passer ce que je savais être les dernières fêtes de Noël avec ma belle-mère. Sans chercher le moins du monde à s'informer du résultat des derniers dosages, mais à en juger sim­plement par son état, je l'ai très vite compris. Dans ce genre de situation, en méditant il est possible de suivre les ''préparatifs'' en cours dans l'au-delà. Pour cette raison, je restais relativement serein. Je pressentais que le ''passage'' serait assisté, toutefois j'étais loin d'imaginer l'incroyable dénouement. Il faut dire que mes beaux-parents ont toujours été agnostiques, voire critiques à l'égard de toute pratique religieuse. Chacun est libre de ses convictions. Ceci étant, l'approche de la mort peut s'avérer plus éprouvante encore pour ceux qui pensent qu'il s'agit du ''termi­nus''. D'autant plus que je demeurais circonspect : aurait-t-elle à rendre des comptes ? Le moment n'était-il pas venu pour elle de mettre de l'ordre dans ses ''affaires'' spirituelles ? Telles étaient les questions que je me posais le plus sérieusement du monde. Je ne suis pourtant pas un fondamentaliste. Mais, je sais juste que la mort n'est sans doute rien d'autre qu'une étape plus ou moins bien réussie. Je le ''vois'' assez facilement grâce à la méditation justement. Le mystère de la mort me paraît cependant plus épais que jamais, surtout après ce qui s'est passé.


A la fin du séjour, au moment de prendre congé, je me suis retrouvé en face d'elle, gêné et silencieux. On l'imagine aisément, j'avais le ventre noué ? Les relations n'ont pas toujours été au beau fixe, mais sur le fond je n'avais rien à lui reprocher. Mettons ça, si l'on veut, sur le compte de l'incompatibilité de caractère. Bien sûr, je la voyais pour la dernière fois vivante. A ce moment là, j'aurais voulu revenir en arrière et rattraper certaines de mes erreurs passées. Le courage dont elle avait fait preuve tout au long de cette épreuve me laissait perplexe.


Le dernier week-end de sa vie restera gravé dans ma mémoire. Les circonstances firent que je restai seul, à plus de six-cent kilomètres d'elle. Je tenais à maintenir ma participation, quoi qu'il arrive ou presque, à l'inter-régional de cross court auquel je devais participer. Je ne voulais pas faire faux bond à mon club. Une telle décision n'aurait de toute façon rien changé.


Le soir, j'observai de l'intérieur ce qui était en train de se passer si loin de moi. Je me sentis comme suspendu, à cheval entre le monde des vivants et celui des morts. Le lendemain, en route pour le championnat, je ne cessai secrètement d'y songer, assis au milieu de mes coéquipiers insouciants. C'est seulement en fin d'après-midi, une demi-heure après la fin de l'épreuve que le téléphone portable devait finalement retentir : ma mère m'appelait pour m'annoncer ce qui était devenu de toute façon inéluctable. Mon beau-père venait à peine de l'informer, aussi par un coup de fil. Quelques instants seulement après que le décès de sa femme eût été constaté. Sonné, je raccrochai. Je réalisai alors que je me trouvais exactement là où je voulais être pour apprendre cette terrible nouvelle : dans un magnifique endroit de verdure, entouré de coureurs enthousiastes, comme si, à ce moment là, il ne pouvait s'agir que d'une célébration de la vie et non plus d'une mort. Curieusement, je me rendis compte que quelque chose d'inhabituel venait de se passer. Quoi ? Je ne savais pas encore. Dans le minibus du retour, je commençai à ressentir les premières ondes de choc. Elles s'amplifièrent peu à peu, comme si une explosion thermonucléaire venait de se produire à distance.


Il me fallut attendre le soir pour, seul, commencer à comprendre. Quelque chose de phénoménal s'était en effet produit. Dans les dernières heures, ma belle-mère avait totalement ouvert son cœur. Elle avait été comme aspirée et elle était allée directement au ciel avec les anges et les saints ! Comment dire les choses autrement ? Contrairement à ce que l'on croit, je ne suis pas sûr que cela arrive si souvent que ça. Jamais d'ailleurs, je n'aurais pu prévoir ce coup de théâtre ! L'aide soignante qui s'est occupée d'elle alors que tout était en train de basculer, une femme remplie de compassion et dotée d'une capacité d'écoute inhabituelle, confirma de manière indépendante plusieurs détails remarquables. Une certaine paix, contrastant avec l'angoisse et la souffrance des jours précédents, semblait avoir envahie la mourante. Elle avait souri à plusieurs reprises. A un moment, elle avait même demandé d'où provenait cette ''lumière dorée'' autour d'elle. Aucun autre propos plus spécifique n'a été porté à ma connaissance. Elle ne chercha pas, par exemple, à changer les dispositions relatives à ses obsèques, des arrangements excluant toute cérémonie et toutes références religieuses. Sans doute se trouvait-elle alors en état de demi-conscience ?


Le phénomène le plus directement observable, et donc le plus probant, devait toutefois se produire le lendemain de sa disparition, là où je viens donc de m'asseoir pour prier et méditer au sujet du ''miracle'' qui s'était produit la veille. Que le lecteur essaye donc d'imaginer : je suis encore sous le choc ! Ce qui s'est produit ne me semble pas concevable. Cela me paraît même injuste pour les autres. Comment se faisait-il que ma belle-mère, qui avait été guidée toute sa vie durant par une vision athée, puisse se retrouver dans une sorte de paradis quatre étoiles réservé aux ''élus'' ? Bien sûr, c'est une façon de parler. Quoi qu'il en soit, je n'arrive toujours pas à en croire mes yeux et je cherche à ''comprendre'' le sens de tout ça. La parabole des ouvriers de la dernière heure ne me donne guère l'impression d'être une explication satisfaisante. Cette épiphanie de dernière minute ressemble plutôt à un épisode de la série télévisée MacGyver où, au dernier moment, le héros arrive à s'en sortir grâce à du bricolage spirituel. Je m'érige, encore pour quelques instants, en arbitre suprême de la destiné des âmes. Mais plus pour très longtemps car, d'un coup, je suis frappé par une énergie d'amour d'une puissance infinie qui durera quelques minutes. C'est une irradiation qui me consume jusqu'aux fondations de mon être. Aussitôt, je comprends deux choses fondamentales :

  • 1. L'Esprit est une source d'amour illimité. Il est le seul apte à juger. Ses décisions n'appartiennent qu'à lui. Il est donc impensable de porter un jugement sur les autres. Une grâce extraordinaire a été accordée à ma belle-mère. Pour quelles raisons ? Je ne sais pas.
  • 2. En signe de reconnaissance, je dois absolument tenir une promesse : témoigner. Ce que je fais aujourd'hui.

Peu après, je sors de l'église dans un état de confusion mentale bien compréhensible, dérouté à la fois par la profondeur, mais aussi par la simplicité des vérités qui viennent de m'être assénées d'un coup. Une fraction de seconde plus tard, un troisième message m'est envoyé : bientôt, je verrai des mes propres yeux les ''conversions de masse'' au cours desquelles les gens tomberont ''comme des mouches''. Je commence à tituber en recevant cette ''révélation''. Pour m'achever, arrive finalement un quatrième message qui me concerne personnellement. Je ne peux plus me retenir dès lors de pleurer à chaudes larmes, écrabouillé sous le poids de l'émotion.


Il faut des années, parfois des décennies, afin de prendre toute la mesure des implications d'une expérience aussi capitale. La physique moderne découle d'une poignée d'expériences inexplicables. Par exemple, celles portant sur la vitesse de la lumière ou le rayonnement du ''corps noir''. J'ai plus que de bonnes raisons de penser que la physique du futur devra beaucoup aux expériences similaires à celle que je viens de relater. Ce livre a pour but, non pas de ''prouver'' une telle assertion, car je sais une telle chose impossible, mais d'expliquer comment j'ai été conduit à adopter ce point de vue. Cette nouvelle physique sera également une nouvelle spiritualité et une nouvelle philosophie : c'est la science de l'Ascension.

 

Jean-Michel  COULOMB


Extrait du livre  « l'ascension, une nouvelle science » (prologue)

Editions INTERKELTIA -  ISBN 978-2-35778-009-5


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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 22:01

Tout ce qu'il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l'expérience au quotidien d'être un soi séparé - un individu apparent disposant d'une volonté, d'un pouvoir de choix et d'une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l'homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d'être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C'est l'Etre rêvant qu'il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n'a jamais cessé d'être. C'est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d'un « esprit » intelligent et capable de compréhension s'accompagne apparemment du pouvoir d'opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l'individu semble faire l'expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l'esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu'il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d'insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L'entité séparée ne peut que tenter d'imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d'un but ou d'un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l'enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu'il ne peut saisir. Tout cela est expression de l'Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu'il connaisse... en perpétuelle agitation et constante anticipation. C'est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d'un élan vers quelque chose qu'il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l'apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l'influencer tout au long d'un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n'est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l'Etre bien qu'apparaissant en tant que rêveur en recherche, n'est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l'objet. Etre ne requiert absolument rien... il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n'a besoin d'être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu'Etre simplement Soit. L'apparence de séparation est simplement l'expression de l'Etre. L'idée même de quelque chose qui aurait besoin d'approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L'Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d'indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l'effort soutenu, l'abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d'inéluctabilité logique et d'indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l'effort assure joyeusement la prorogation de l'expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l'histoire d'une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu'en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

Deux voies traditionnelles s'attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.

Dans la méditation, il semble possible, par l'intermédiaire d'une guidance et de choix apparents, d'atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l'effort assidu à la méditation va cristalliser l'état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenants à l'intérieur de l'histoire rêvée. Ainsi à l'instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.

Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l'individu à pour but de choisir d'agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l'esprit, joie et fin de toute souffrance.

Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi.» Toute cette activité se fonde sur le principe de l'acquisition et du maintien d'une possession personnelle de l'unicité.

L'effet de l'état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécure... Un peu comme être dans une cage de verre d'où la vie peut être observée sans que l'observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l'histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.

La conscience du déroulement de la vie n'est pas Etre la vie.

De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l'endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d'un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l'état conscient n'est simplement qu'un autre refuge au sein du rêve de la séparation.

Tout cela est simplement l'expression de l'Etre.

Une autre façon pour le rêveur d'éviter d'être, simplement, est de tenter de comprendre ou d'éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l'Etre. » ou « il n'est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n'aborde ni n'éclaire l'apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l'essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d'Etre.

Dire constamment qu'être éveillé ou assoupi n'a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n'est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C'est de l'idéalisme pur. Bien sûr, il n'existe rien de tel qu'être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.

Le message du Secret Ouvert n'est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d'un autre possible, situé au-delà de l'expression verbale. C'est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l'esprit.

La notion d'enseignement prescriptif, l'idée de guider ou d'offrir une assistance en est simplement absente. C'est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l'individu, mais invariablement le chercheur rêvé n'en continuera pas moins à croire qu'il y a ici quelque chose d'offert... Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n'y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n'y a rien à vendre.

Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l'ultime compréhension n'est pas la libération. Cela dit, tout cette communication conceptuelle est secondaire en regard d'un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s'agit du déploiement impersonnel de la vie... la vibrante merveille implicite dans le simple fait d'Etre. C'est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l'illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l'esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu'il n'est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l'Etre.

Il semble que l'esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d'histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d'autres dogmes se disputent le fait d'avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l'indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d'éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l'objet de farouches affrontements.

L'esprit adore l'idée d'une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d'omniscience, d'omniprésence, d'omnipotence et de toute une ribambelle d'autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu'elle soit assortie d'une interminable errance dans les affres de « l'obscure nuit de l'âme », d'innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l'action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n'ayant aucun sens. »

Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c'est. Quand cela passe inaperçu, c'est.

Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n'est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C'est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s'emparer de l'ultime se relâche et que la vibrante énergie d'être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d'autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s'agit de tout ce qui déjà est.

Tony PARSONS - 1er juillet 2006

Source :  http://www.theopensecret.com/french.htm


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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:16

Extrait d'un entretien avec Eric BARET.

Ce qui est dit dans nos entretiens provient d'une évidence sans forme et peut sembler contraire à certains systèmes de pensée. Si des éléments ébranlent notre état émotionnel, nous blessent ou laissent une forme de conflit, il faut en discuter, chercher ensemble et voir comment se présente cet inconfort. Considéré humblement, sans a priori, tout conflit devient source de maturation. C'est l'antagonisme qui fait grandir.


Vous dites qu'il n'y a rien à faire avec ce qui est là - émotion, tension... - et que ça va se résorber. Cela signifie-t-il qu'il ne doit finalement pas y avoir de tension ? N'est-ce pas contradictoire ?


Lorsque vous sentez une tension, vous n'avez pas le choix. Quand vous vous mordez la langue, vous ne pouvez pas revenir en arrière, sentir la réaction dans toute la structure du visage, ou plus. Savoir s'il était justifié de se mordre la langue, si c'était une erreur, si vous méritiez de vous mordre, est un questionnement qui a son intérêt, mais il vaut pour les gens qui n'ont pas mal à la langue.


Avec la douleur, vous n'avez pas le temps de réfléchir au pourquoi. Vous restez avec la sensation de la langue... Que se passe-t-il ? La langue mordue n'est pas quelque chose de statique ; c'est une vibration, une masse électrique, des éclairs qui jaillissent dans tous les sens... Votre système physiologique est fait de telle manière que vous n'avez rien à faire pour ressentir cette réaction. Vous n'avez pas à vous concentrer sur la langue pour sentir ce qui s'y passe.


Vous remarquez également que, lorsque vous vous mordez la langue, le goût des aliments dans la bouche, la musique que vous écoutez, le film que vous regardez perdent pendant quelques instants de leur substance. Ils deviennent sensoriellement secondaires par rapport à votre sensation de la langue. Vous n'avez donc pas à choisir d'arrêter ceci ou d'arrêter cela. C'est la langue qui choisit, c'est la langue qui devient votre objet de contemplation, de ressenti.


La langue vibre, elle saigne, elle élance... Tout cela apparaît dans votre organisme. Il y a d'abord eu cet éclatement, cette sensation très forte. Par la nature même de votre organisme, de tout le système immunitaire, de la structure de la cellule, petit à petit le traumatisme va se réduire, le sang va s'arrêter de couler, la douleur va s'étaler dans le très grand espace du visage et, graduellement, se vider. Il n'y avait aucun choix, aucun dilemme, il n'y a eu aucune réflexion.


Quand on vous suggère d'écouter la situation, c'est de cela que l'on parle. Il n'y a de place ni pour un choix ni pour une volonté ; la langue elle-même, par sa propre qualité, va résoudre le problème. La situation qui paraît conflictuelle ne l'est que parce qu'on la voit coupée de son environnement. Vous laissez la situation, comme la langue, devenir sensible, et l'élément conflictuel va également disparaître. Il va rester ce qui est là : un événement qui peut amener un désordre physiologique dans votre organisme, mais qui sera ressenti sans conflit psychologique.


Dans un moment de disponibilité sensorielle, il n'y a pas de place pour un conflit psychologique. Mais généralement, quand on se mord la langue ou quand un conflit apparaît dans la vie, on recouvre la sensation de douleur de la langue, la sensation propre du conflit, par un imaginaire, c'est-à-dire par une réflexion sur le pourquoi et le comment. Ce que nous suggérons ici, c'est de se rendre compte de ce mécanisme qui existe en nous. Par la magie des choses, quand on se rend compte profondément de quelque chose, la chose cesse sans qu'on le veuille. Quand vous constatez que ce que vous preniez pour un serpent est une corde, vous n'avez aucun effort à faire pour ne plus croire que c'est un serpent. La vision de la corde dissout le serpent. Vous ne voyez pas la corde pour supprimer le serpent, mais, du fait que vous avez laissé la vision de ce qui était là s'imposer en vous, l'élément imaginaire a magiquement disparu.


Tout élément problématique disparaît de la même manière. Il n'y a aucune activité là-dedans ; ce n'est pas quelque chose que vous faites, c'est quelque chose que vous enregistrez. Vous enregistrez le fait que vous êtes disponible à un conflit et que ce conflit se résorbe. Vous enregistrez le fait que vous résistez à un conflit et qu'il demeure en tant que conflit.

Vous n'avez aucun choix. Plus vous vous en rendez compte, plus vous constatez que vous laissez les conflits être de plus en plus libres en vous et que vous les percevez de moins en moins comme conflictuels. Il y aura toujours des événements qui vous sembleront plus ou moins harmonieux, mais cette apparente disharmonie ne vous fera pas quitter le ressenti de l'harmonie.


Au travail, je suis entouré de personnes qui, comme beaucoup de gens, pensent que le bonheur se trouve dans un compte en banque important, de belles voitures, ce genre de chose. Ce genre de conversation les intéresse naturellement. Je n'ai aucune compétence particulière ni en matière de voitures ni en matière de Bourse, mais en même temps j'ai envie de continuer de discuter avec eux. Comme je ne crois plus à tout ça, je n'arrive plus à communiquer.


Il faut en profiter pour apprendre ! [Rires.]

Jean Klein était intarissable sur les placements boursiers. Il s'est d'ailleurs ruiné plusieurs fois à cause de cela. Il a aussi ruiné quelques élèves et en a enrichi d'autres. Quand quelqu'un parle de voitures, il faut écouter. C'est fascinant, quelqu'un qui a la connaissance de ces étranges machines. Si on écoute vraiment, on trouve là de très belles choses, comme dans tout le reste. Ce n'est rien en soi, mais c'est extraordinaire aussi.


Si l'on écoute vraiment, sans préjugé, la magie de la Bourse, la magie des placements est une chose extraordinaire. On ne peut pas comprendre les événements économiques, politiques, militaires, si l'on ne comprend pas cela. Donc, si on le regarde avec une vision claire, rencontrer un homme d'affaires de haut niveau, parler avec lui de placements et d'économie est très intéressant. Cela dévoile des tas de choses sur les problèmes politiques et sociaux de notre temps. C'est une forme d'œuvre d'art.


Dans l'écoute, rien n'est inintéressant. Pas un métier, pas une activité, pas une passion n'est absurde ; c'est notre regard qui l'est parfois. Tout est fascinant. Quand nous croyons être avec des gens qui vivent de manière superficielle, c'est nous qui sommes superficiels. Quand on écoute leur fonctionnement, on trouve l'essentiel en cela aussi. À leur manière, ces gens ne font que parler de la tranquillité.
On s'aperçoit que ce que l'on écoute ne parle que de la tranquillité, même si cela s'exprime à travers des propos politiques ou économiques. Un autre dialogue peut alors s'engager.


Faire un, faire corps avec ce qui se présente. Rien n'est étranger. Les gens que je rencontre, c'est mon milieu ; j'écoute. Quand je ne connais pas, j'interroge, non pour savoir quelque chose, mais parce qu'il y a une forme de résonance. Il n'y a rien qui soit étranger. Sinon, je suis dans un projet. Si je pense qu'il vaut mieux méditer, faire du yoga, je suis coupé de la société. C'est normal que je me sente isolé ! Non... Quand je fais du yoga, je fais du yoga. Quand je suis dans une salle de casino, j'écoute, je regarde.


C'est extraordinaire, ce que l'on découvre sur l'être humain, sur la beauté dans n'importe quel endroit, quand on écoute. Que ce soit en prison, dans la salle d'attente d'une clinique, dans un restaurant de gare, il faut écouter, regarder. Regarder la joie, la souffrance, l'agitation, les préoccupations, l'anxiété, les besoins, comment les gens fonctionnent... Déjà, une résonance se fait.
Quand une chose m'est étrangère, quelle qu'elle soit, c'est que je vis dans ma prétention. Je regarde alors en moi-même et je remarque que je suis encore en train de prétendre qu'il y a des choses supérieures à d'autres. Cette prétention est une histoire. La beauté est partout. C'est à moi d'écouter et de la découvrir dans toutes les situations.


Certaines sympathies sont plus évidentes que d'autres, bien sûr ! Il y a des gens pour qui la porcelaine chinoise bleu et blanc est ennuyeuse. Il y a des gens pour qui la musique orientale est ennuyeuse. Mais, à un moment donné, la période qui vous passionne est celle qui est devant vous. Avec un policier, je suis passionné par la police. Avec un banquier, je suis passionné par la banque. Pour rien, pour la joie, parce que c'est passionnant de voir comment quelqu'un voit le monde, comment il fonctionne. Je me vois exactement comme lui : les mêmes peurs, les mêmes attentes, le même fonctionnement. Une forme de sympathie est présente. Quand je trouve quelque chose d'antipathique, je tourne la tête et je vois que c'est moi qui n'écoute pas.


Ce n'est pas au monde de m'écouter, c'est à moi d'écouter le monde. Quand j'écoute le monde, il y a une résonance. Mais si je demande au monde de m'écouter, de voir les choses comme moi, si je demande au banquier de mâcher du riz entier, il y a séparation. Le banquier suit sa route, exactement comme tout le monde, l'homme d'affaires aussi, le prêtre aussi ; il n'y a aucune différence. Il faut profiter du milieu où l'on est ; pas pour apprendre quelque chose, pas pour devenir banquier ou quoi que ce soit d'autre, mais pour la simple joie d'apprendre.


C'est un peu comme quand on joue avec un enfant. On n'apprend pas les règles du jeu dans le but de gagner ou de perdre, mais pour jouer. De la même manière, quand on se trouve mêlé à tel ou tel milieu social, on écoute, on apprend les règles par résonance, par affection pour l'environnement. Il n'y a plus de sentiment de séparation. Bien sûr, je fonctionne d'une certaine manière. Je ne vais peut-être pas dans les mêmes restaurants que certains hommes d'affaires, j'ai peut-être une voiture différente, mais ça, c'est la vie qui le décide pour moi. Ce n'est pas mieux, ce n'est pas moins bien. Les grosses voitures ne sont pas moins que les petites voitures. C'est la même chose.


J'écoute ce qui m'entoure. Si demain je me trouve dans un milieu de produits diététiques, j'apprendrai également là ! Mais ce n'est pas mieux. Il n'y a pas de différence. Écouter, découvrir, aimer. C'est ce qui est là quand je ne prétends pas que cela devrait être autre chose, quand je ne prétends pas savoir ce qui est juste. Ce qui est intéressant, c'est ce qui est sous mes yeux. À moi de m'en rendre compte.


Je dois bien prendre des initiatives dans la vie... !


C'est merveilleux que vous le sentiez comme ça. Mais ces initiatives que vous prenez sont une réponse biologique à la situation. Si quelqu'un vous donne une gifle, vous prenez l'initiative d'avoir la joue rouge. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un grand homme, vous prenez l'initiative de la joie. Si quelqu'un vous dit que vous êtes un homme misérable, vous prenez l'initiative de la dépression... C'est spontané.


Il n'y a pas d'initiative volontaire. Ce que vous aimez dépend de ce que vous avez mangé les premiers jours ou les premiers mois de votre vie. Le fait que vous préférez le salé ou le sucré, les choses solides ou liquides, vient de situations très anciennes, très profondément enfouies. Vous ne pouvez pas décider d'aimer la nourriture indonésienne ou de détester la nourriture japonaise. Vous pensez décider, mais c'est biologiquement inscrit en vous.


Vous ne pouvez pas décider d'aimer l'architecture moghole et de ne pas aimer l'architecture rajput, ou le contraire. L'une vous émeut plus que l'autre. Où est le choix ? Vous ne pouvez pas décider de trouver telle femme plus attirante qu'une autre. Vous ne décidez pas si vous préférez telle odeur, tel rythme, tel grain de peau, tel son de voix. Vous ne décidez pas si vous préférez les films violents ou ceux qui montrent la beauté.


Qu'est-ce que vous décidez vraiment ?
Vous ne décidez pas de vos maladies. Vous ne décidez pas comment vous vous sentez quand votre femme fait des compliments sur la beauté du voisin. Quand vous avez une augmentation de salaire, quand vous perdez de l'argent, vous ne décidez pas comment cela vous touche. Quand vos enfants sont malades ou en bonne santé, vous ne décidez pas de vos émotions. Profondément, qu'est-ce que vous décidez ?


Mais il y a quand même des choix par rapport à ce que l'on fait. Vous suggérez bien d'écouter...


Selon tout ce que vous êtes, l'écoute se fait ou non. Quand on fait une suggestion, il ne s'agit pas tellement de suivre la suggestion, mais de vibrer avec elle.
Sur un certain plan, on peut dire qu'avant que l'hiver arrive on le sent venir. Quand on dit « voyez que vous n'écoutez pas » ou « écoutez », ça veut dire que ce mécanisme est déjà en train de s'actualiser. On ne le fait pas s'actualiser, mais le fait même de poser une question signifie que la réponse est en train d'être vécue, ou, plus précisément, la question signifie la réponse en train d'être vécue. Quand on répond, on n'ajoute rien, on ne fait que participer au questionnement en cours. Sans cette compréhension, la question ne serait pas possible. Donc, la réponse ne donne rien. Elle coule exactement comme la question ; elle vient du même endroit : d'un pressentiment. C'est pour cela que ce n'est pas la peine d'écouter les réponses. Les choses se passent comme elles doivent se passer. La réponse verbalise l'inévitable ; ce n'est pas quelque chose à faire, c'est quelque chose qui est en train de se faire.


N'est-ce pas de la passivité ?


Poser une question est ce qu'il y a de plus éminemment actif. Cela veut dire que l'on se situe dans l'humilité. L'humilité est ce qu'il y a de plus actif. La personne qui pose une question admet un « je ne sais pas », donc elle est disponible. Elle n'affirme plus, elle n'a pas la prétention de savoir. Quand on sait, on ne pose pas de question. Quand on pose une question, c'est que l'on écoute ; on écoute la question jaillir ; dans cette écoute, la réponse jaillit. La question et la réponse ont exactement la même origine, ces deux formulations véhiculent la même chose : l'écoute dans laquelle toutes deux jaillissent. Poser une question est ce qu'il y a de plus profond, à condition de ne pas chercher une réponse, sinon on se situe encore dans le projet.


Je pose une question, librement, parce que c'est ma résonance. Je sens un conflit dans ma vie et j'exprime ce conflit sans l'orgueil de vouloir le résoudre. Je constate qu'il y a un conflit, clairement. Cela suffit, tout est là. La solution est dans cette soumission à la réalité, à ce qui est là maintenant.
De ce « je ne sais pas », toute action, toute initiative va jaillir. C'est une initiative, une action qui vient de l'écoute de ce qui est là ; ce n'est pas une action qui veut « changer ».

Je sens une restriction dans ma vie et je l'exprime, j'écoute en moi cette restriction. C'est l'écoute de la solution. La réponse est une vibration au même niveau que la question, vibration qui se réfère à ce qui est au-delà de l'une comme de l'autre. Il n'y a pas de réponse à suivre, pas plus qu'à écouter. Il y une résonance, qui est l'humilité dans laquelle la question est posée. Là est la réponse. La réponse est avant la question. C'est parce que l'on pressent la réponse que l'on peut poser la question. Parce qu'il y a cette humilité, qui constitue la suprême activité... Mais il faut une certaine maturité pour comprendre cela.


Est-ce que vous pouvez, Éric, essayer d'éclaircir un peu ce que vous avez dit cet après-midi, à savoir que l'on ne décide rien et, en même temps, qu'il y a une liberté suprême, que la liberté est totale ?


Il faudrait être un poète pour en parler avec justesse. Ce n'est malheureusement pas une de mes qualifications. Tout ce qui perçu est conditionné. La joie, elle, est non conditionnée. Autrement dit, les moments de joie profonde ne sont pas liés à ce qui est perçu. Mais cela ne fait pas partie d'un cadre de réflexion. La pensée a sa valeur pour des choses plus concrètes, mais il ne faudrait pas polluer la manière d'aborder la vie par la formulation, par la pensée. On ne prétend ici à aucune compréhension de ces choses. Je n'ai aucune compétence lorsque je les exprime. Il y a une résonance en moi ; cette résonance ne connaît rien, ne sait rien ; même ma pensée, ma formulation, n'a pas de qualification pour raffiner cette expression. C'est une résonance, une conviction. C'est informulable.


Est-ce le même « je ne sais pas » que celui de Socrate ?


Quand un petit enfant regarde un sapin de Noël pour la première fois, il est ce « je ne sais pas ». Avant de prétendre savoir, nous avons tous la même disponibilité, Il n'y a rien de personnel là-dedans, cela ne fait pas partie de l'arsenal qu'une personnalité peut avoir ou non.


Il n'y a donc pas de projet possible ?


Le poète véritable est sans projet. Son projet est de célébrer du mieux qu'il peut ce qu'il a pressenti, ce qui le dépasse. Il trouve en lui une facilité à se présenter comme celui qui célèbre, celui qui reçoit la louange, comme la louange elle-même. L'art est cette ouverture aux différentes possibilités. Le poète peut jouer le rôle du serviteur et le rôle de celui qui est servi. Il peut aussi n'être que louange, il peut jouer celui qui est séparé de celui qui cherche, celui qui cherche, celui qui trouve... Cela fait partie de la poésie, cela fait partie de l'art. Cela exprime des émotions profondes. Mais elles ne sont pas progressives.


Le drame, dans les recueils de poésies - je pense un peu à Lalehsvari, mais on trouve cela également chez Rûmî -, c'est que souvent les traducteurs doivent classifier les poèmes. Il existe ainsi une traduction (anglaise) du livre de Laleshvari, La Progression du soi, qui met au début les versets où elle cherche Dieu et à la fin les versets où elle l'a trouvé. C'est la dégénérescence de la pensée moderne ! Ce devrait être le contraire : d'abord les versets où elle a trouvé, ensuite ceux où elle cherche. Plus que ça, d'ailleurs : un passage incessant de l'un à l'autre.


Quelqu'un qui est libre de tout projet peut profondément vibrer de la présence de l'essentiel, mais aussi de l'absence de l'essentiel. Présence et absence sont deux phases de l'essentiel. L'une n'est pas plus que l'autre. Que ce soit dans l'absence ou dans la présence, le poète a la capacité d'exprimer cet essentiel avec une telle beauté, avec un tel rythme, avec une telle liberté (ne se contredit-il pas d'un poème ou d'un verset l'autre ?), qu'il laisse le lecteur dans une grande liberté. C'est pour cela que la poésie, la musique et l'architecture sont toujours plus près du pressentiment de l'essentiel que ne l'est la pensée.


Les textes suprêmes des grands maîtres de l'Inde sont des textes de célébration. Les grands textes de Shankarâ ne sont pas ses analyses métaphysiques sur l'Atman et le Brahman, ce sont ses hymnes de louange ; c'est là qu'il y a une puissance extraordinaire ! Même chose pour Abhinavagupta. Les œuvres de jeunesse des grands maîtres sont souvent des œuvres métaphysiques, de réflexion, et leurs œuvres tardives des textes de célébration. Finalement, ils quittent toute conceptualisation pour être pure adoration.


Quand j'ai rencontré le grand Gopinath Kaviraj, il demeurait à l'ashram de Mâ Ananda Moyî. Avant de partir pour l'Inde, j'avais demandé à Jean Klein si Gopinath était un homme « libre » - pour employer une expression poétique - et il m'avait répondu : « Il l'était il y a vingt ans, donc il doit l'être encore... » Cet homme a fini sa vie en écrivant des textes d'adoration de la déesse sous la forme de Mâ Ananda Moyî.

Dans les derniers moments de sa vie, Jean appelait souvent la déesse et voyait les femmes autour de lui comme telles.


Chez quelqu'un dénué de projet, ces moments de profonde dévotion sont toujours là.
La pure admiration coiffe la métaphysique. Évidemment, il ne faut pas dire cela à des métaphysiciens... Dans un moment de clarté, on est obligé de renoncer à tout savoir. Tout savoir s'avère être une forme d'agitation. Il n'y a rien que l'on puisse savoir. C'est là le seul savoir accessible. La disponibilité découle de cette évidence.

Pour la personnalité, vivre dans un non-savoir est une terreur absolue, mais du point de vue de la créativité c'est la liberté absolue. Quand vous vous rendez compte que vous n'avez rien à devenir, vous pouvez tout devenir ; plus aucune barrière, plus aucun empêchement. Mais tant que l'on veut devenir quelque chose, on vit dans une prison.


Tout est à notre disposition, toute l'extraordinaire fantaisie du monde. On la refuse parce que l'on veut être Napoléon. On veut savoir. On veut posséder. Tant que l'on possède quelque chose, on ne possède rien. Quand on se rend compte que l'on ne possède rien, alors on peut dire - et ce n'est pas un concept - que l'on possède tout. Tout ce que l'on voit est à nous.


Quand vous avez un objet d'art et que vous pensez que vous avez l'objet d'art, vous n'avez rien ! Quand vous savez que, profondément, vous n'avez rien, tous les objets d'art que vous rencontrez sont les vôtres. Vous allez une fois au Metropolitan Museum et vous regardez un merveilleux bronze népalais. Il est à vous à jamais et il ne sera jamais aux gens du musée. Il vit avec vous, il est avec vous. Celui-là est vraiment à vous. Mais ce n'est pas un souvenir, c'est une résonance. Si la vie fait que vous le mettez sur votre cheminée, vous devez lui assurer un confort maximum. Mais vous n'en êtes que le gestionnaire, pas le propriétaire.


Si l'on se prend pour un facteur, on n'est qu'un facteur. Mais si vous vous rendez compte que vous n'avez pas de coloration proprement dite, alors lorsque vous rencontrez un banquier, sur un certain plan vous êtes aussi un banquier, et lorsque vous rencontrez un policier et que vous écoutez, vous êtes également un policier. Tout ce que l'on rencontre, on le partage. À certains moments, on exerce certains métiers plus précis que d'autres, mais tout ce que l'on rencontre, on l'est profondément.


La personnalité, l'ego sont trop mièvres ; ils se contentent de trop peu. Il ne suffit pas d'avoir quelques pièces, il faut tout avoir. Tant que l'on n'a pas tout, on sent que l'on n'a rien. Tant que l'on a un projet, une identité, quoi que ce soit que l'on peut appeler « mien », on se sent pauvre. Quand je n'ai pas la prétention d'être autre chose que ce qui se présente dans l'instant, toute la perception est mienne.

Il n'est pas dit que physiquement, psychologiquement, certaines situations ne sont pas plus faciles que d'autres. Mais, même dans les situations qui nous sont moins familières, on peut trouver une profonde sympathie, une profonde résonance.


C'est l'essence de la démarche tantrique. Tout ce qui se présente est à moi ; pas dans un sens personnel ou psychologique, mais profondément. Tout ce qui se présente est ma résonance. Il n'y a rien qui me soit étranger. C'est cela, le tantrisme.


Ce texte constitue le chapitre 15 du livre Le Seul Désir : dans la nudité des tantra, par Éric Baret, Éditions Trait d'Union, Montréal, février 2002, ISBN2-922572-84-6.

 


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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 11:35

Dans mes précédents articles, notamment « la vie, c'est du cinéma » , j'ai souvent insisté sur l'importance de l'attention et de l'intention pour se rappeler en permanence (ou le plus souvent possible) de son désir profond. Il me paraît utile d'élaborer sur ce thème... fondamental : Ci-dessous 2 articles qui décrivent assez bien, selon moi, les enjeux du rappel de Soi en lui-même. Ensuite, selon ses sensibilités spirituelles, chacun « (dé)meublera » à sa façon cet espace d'hyper-conscience : auto-analyse, méditation, vide mental, prière...etc. Dans tous les cas, le rappel soi est une invitation a choisir quel est notre vrai désir : s'endormir à nouveau ou s'éveiller davantage ?  
Christalain
 

 

1) SE RAPPELLER DU RAPPEL DE SOI ...

 

Construire un cercle vertueux - Une des difficultés du rappel de soi est justement, d'acquérir le réflexe du rappel de soi. Une façon d'augmenter la fréquence et l'intensité des rappels de soi consiste à introduire dans le processus un "ancrage temporel". Concrètement, lorsque l'on se rappelle de soi on doit se dire : quand est-ce que je me rappellerai de moi-même la prochaine fois ? De même, lorsque l'on se rappelle de soi la fois d'après on doit se dire : quand est-ce que je me suis rappelé de moi-même pour la dernière fois ?


Sans énergie, pas de conscience.
- Ainsi, peu à peu, il est possible d'augmenter la fréquence des rappels. Celui-ci est directement lié aux taux énergétiques. Sans énergie, il est difficile de maintenir une distance entre soi et la matrice, parce que nous avons un besoin crucial d'énergie, et nous la recherchons comme une drogue. Une fois que la prédation dont nous souffrons est réduite et que notre effort de rappel de soi empêche également de prendre (moins) d'énergie chez les autres, dans ce cas nous commençons à être autonomes. La marche vers un état de parfaite autonomie se reflètera dans notre capacité à nous rappeler de nous-mêmes : pour une même quantité d'efforts, nous serons plus conscients qu'auparavant. Nous commencerons même à sentir qu'une "conscience minimale" reste active et que nous ne nous "endormissons" pas constamment.

 


Ce cercle peut devenir "vicieux" (involutif) ou "vertueux" (évolutif). Si le feu de la pensée en miroir est toujours entretenu, ce désir ardent finit par créer les conditions énergétiques nécessaires à la venue de la conscience. Avec l'aide de ce feu, les rappels de soi se "déclencheront" très souvent, plus souvent encore s'ils fonctionnent par association, c'est-à-dire, s'ils sont associés à des stimuli sensoriels, gestes, émotions, sentiments, pensées. Le réflexe devient : "je ressens ceci -> je suis conscient de ressentir ceci". "J'ai ce sentiment -> je suis conscient d'avoir ce sentiment". "Je pense ceci -> je suis conscient de penser ceci".

 

Par JSF.  Source : forum opus-news of tomorrow

 

 


2) LE RAPPEL DE SOI


Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.


Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.


Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre mon .Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons - vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !


Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.


En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.

 

Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.

Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :

 

« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]

 

De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :

 

« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]

 

Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.


L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.


Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.


Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.


Webmestre Zone-7   - Source : http://zone-7.net


Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 11:31
L'origine des (véritables) humains enfin dévoilée !



Par contre, j'ai oublié la source... désolé.

Par Christalain - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 17:47

Extraits du livre de Gregg BRADEN : "La guérison spontanée des croyances" p. 169 à 186 .  Editions Ariane - 2008.

 

 


La Grande question
au cœur de votre vie

Il y a une croyance centrale qui guide nos vies, et elle le fait par des voies dont nous n'avons peut-être même pas conscience, ou auxquelles nous ne songeons peut-être même pas. Si cette croyance peut exercer un tel pouvoir sur nous sans que nous ayons conscience de son existence, c'est qu'elle est inconsciente. C'est bien cela - il y a en cet instant même, fonctionnant de manière autonome tel un programme instinctif, une croyance fondamentale qui est si puissante qu'elle a servi de point de référence avec lequel toutes nos autres croyances ont été comparées.


En dépit de la grande diversité d'expériences que vous avez pu vivre jusqu'ici, rien ne s'est produit qui n'ait pas été influencé par cette croyance. Votre amour et chacune de vos peurs; les chances que vous avez eu le courage de prendre et celles que vous n'avez pas osé prendre par crainte de l'échec; votre santé et votre vitalité; votre façon de vieillir; la réussite ou l'échec de chacune des relations que vous avez eues avec une autre personne, avec vous-même, avec votre monde et avec l'univers tout entier ... en somme, tout sans exception se résume à une seule et unique croyance que vous avez.

Vous pouvez découvrir par vous-même la nature de cette croyance en répondant à une seule question - la Grande question - que voici.


Croyez-vous qu'il existe une seule source responsable de tout ce qui se passe dans le monde, ou croyez-vous qu'il existe deux forces opposées -le bien et le mal, l'une qui vous
"aime" et l'autre qui ne vous aime pas?


Telle est la question! Toutefois, ne vous laissez pas tromper par la simplicité de ces quelques mots à la fois puissants et profonds. Il nous faut tous à un moment ou l'autre de notre existence répondre à cette question. Elle concerne sans doute la plus importante relation que l'on nous ait jamais demandé de comprendre. Son élégance se trouve dans sa simplicité.

 

Notre croyance en l'existence d'une seule force à l'origine de tout ce qui arrive dans le monde, ou en celle de deux forces opposées - le bien et le mal- se répercute dans notre vie, notre santé, nos relations et le degré d'abondance dont nous profitons.


La réponse que vous apporterez à la Grande question vous poussera à redéfinir l'essence de qui vous croyez être et ce que vous éprouvez à l'égard du genre de vie que vous menez. Votre esprit étant éclairé par votre réponse à cette question, vous incitez votre "programmeur intérieur" à modifier et ajuster les éléments favorables à la vie dans votre corps. Tout commence avec cette question toute simple. Voici pourquoi.


Le fondement de votre vie

Votre réponse à cette Grande question met en lumière ce qui constitue le fondement de votre existence. Si vous croyez qu'il existe deux forces séparées dans le monde, avec deux modes d'expression différents, alors vous percevrez toujours les choses à travers le filtre de ces deux polarités et de cette séparation. Même s'il s'agit là d'une croyance inconsciente dont vous n'avez jamais parlé à personne d'autre, et que vous n'avez peut-être même jamais reconnue comme telle, elle peut néanmoins exercer une influence dominante sur la façon dont vous acceptez l'amour et la réussite dans chaque relation, dans chaque aspect de votre carrière, dans vos finances, et dans la qualité de votre santé.


Cette seule croyance trop souvent inconsciente peut détourner les plus puissantes expériences de notre vie, et ce, sans que nous n'ayons même conscience de ce qui s'est passé.
Par exemple, si nous percevons la force de la "lumière" comme une amie qui nous aime et qui ne veut que ce qu'il y a de mieux pour nous, tout en croyant que les "ténèbres" ne se soucient pas de notre bien-être et ne cherchent qu'à nous entraîner dans des comportements autodestructeurs, alors le monde aura forcément pour nous l'aspect d'un champ de bataille entre ces deux forces, et la vie sera l'enjeu de ce combat. Si nous sommes persuadés que ces deux forces sont engagées dans une lutte perpétuelle, alors nous verrons des répercussions de ce conflit dans chacune de nos croyances - par exemple, si l'on s'estime digne, ou indigne, d'être aimé et de réussir, ou même tout simplement d'être en vie. En présence d'une croyance si profondément ancrée en nous s'exprimant avec la puissance et la vitesse réactionnelle du subconscient, il n'est pas surprenant de constater que les effets de ce combat se manifestent dans la biochimie de notre corps.


Ainsi que nous l'avons constaté auparavant, chaque sentiment, chaque émotion et chaque croyance non physiques que nous créons en nous s'expriment dans nos cellules par leur équivalent physique. Il existe donc réellement ce que nous pourrions appeler une "chimie de l'amour", tout comme il existe une "chimie de la haine". Ceci étant établi, que croyez-vous qu'il arrive dans la vie d'une personne qui est persuadée qu'il y a deux forces antagonistes à l'œuvre dans le monde - une bonne et une mauvaise, une qui nous aime et une qui ne nous aime pas, une qui ne cherche qu'à nous nuire et une autre qui est toujours prête à nous aider? La réponse semble assez évidente.


Si l'on est fondamentalement convaincu que la vie est un don rare et précieux que l'on se doit de protéger et de chérir, alors le monde sera pour nous un endroit merveilleux, offrant une multitude de cultures et d'expériences qu'il fait bon explorer. Ce qu'il faut retenir ici, c'est que nous devons croire que nous ne courons aucun danger avant de pouvoir profiter pleinement des avantages offerts par une telle expérience. Il ne suffit pas d'espérer ou de souhaiter que ce soit vrai. Nous devons l'accepter et le croire au plus profond de notre être.


Vous pensez peut-être, "Bien sûr! Alors dites-moi, je vous prie, où se trouve ce monde sans danger dont vous parlez?" et je conviendrai que si l'on se fie aux médias et à l'opinion de la plupart des gens, nous avons toutes les raisons de croire que notre monde est tout sauf sans danger.
D'autre part, si l'on est profondément persuadé de vivre dans un monde foncièrement dangereux, et que cette croyance est constamment au cœur de nos pensées, nous en verrons les effets autant dans notre emploi et notre carrière que dans nos relations et notre santé. Même lorsque de nouvelles occasions se présentent à nous, on aura le sentiment de ne pas être assez prêt ni assez digne pour les accepter. On aura peur de prendre des risques, on se sentira indigne d'avoir l'emploi ou l'idylle amoureuse qui nous rendrait vraiment heureux, et l'on se contentera de n'importe quoi.


Si nous n'avons aucune raison de croire différemment, il ne faut pas se surprendre de voir apparaître dans nos cellules les effets du combat permanent auquel nous croyons dans notre subconscient. Nos croyances peuvent même alors être perçues comme des instructions de produire les éléments chimiques capables de nous dérober la chose à laquelle nous tenons le plus: notre vie !


Parfois cette manifestation physique de nos croyances se fait subtilement. C'est une chance pour nous lorsqu'il en est ainsi, car cela nous donne la possibilité de reconnaître les conséquences de notre peur et de réagir avant qu'il ne soit trop tard. Quelquefois, cependant, les signes ne sont pas si subtils.

Notre corps reflète notre réponse à la Grande question
...
Le pouvoir de nos croyances peut s'exercer dans les deux sens et avoir des effets favorables ou défavorables pour la vie. Autant nos croyances inconscientes peuvent créer les conditions décrites dans la précédente histoire du mari de ma collègue, autant elles peuvent contrer celles qui sont une menace pour notre santé. Ce qui rend cette possibilité si attirante pour nous, c'est le fait que nos croyances peuvent être délibérément changées, et ce, en un rien de temps. La clé pour y parvenir, c'est de sentir au fond de soi qu'une nouvelle croyance est bien réelle, au lieu de simplement penser, espérer ou souhaiter qu'elle le soit et que ses effets positifs se manifestent. C'est ainsi que nos croyances personnelles peuvent triompher des croyances conscientes entretenues par ceux en qui nous avons confiance, comme les médecins et les amis. Il suffit parfois que quelqu'un d'autre nous rappelle qu'il est possible de croire autre chose.


En fin de compte, le secret d'une transformation réussie de nos croyances les plus invalidantes réside dans la guérison de notre relation la plus intime en ce monde, soit celle ayant trait à ce qui nous relie aux forces fondamentales -la "lumière" et les "ténèbres" - façonnant notre monde. Ce sont nos croyances les plus profondes, et souvent inconscientes, à propos de ces forces qui forment le fondement de toutes nos autres croyances se manifestant de manière favorable ou défavorable à la vie.


Les forces
de la lumière et celles des ténèbres: ennemis éternels ou réalités mal comprises?

De toute évidence, nous vivons dans un monde de contraires, et incontestablement, c'est la tension entre eux qui donne naissance à notre réalité. Depuis les charges électriques des particules atomiques jusqu'à la conception même de la vie, tout est une affaire de plus et de moins, de mâles et de femelles. En théologie, ces contraires prennent des noms et des apparences qui se traduisent en forces de la lumière et en forces des ténèbres, en bien et en mal. Je ne nie pas leur existence, mais je décris comment il est possible de changer le sens qu'ils ont dans notre vie et, ce faisant, de redéfinir notre relation avec eux.


Si pour nous la vie est une lutte perpétuelle entre la lumière et les ténèbres, alors nous devons juger tout ce qui nous arrive à partir de cette perspective - ce qui fait du monde un endroit vraiment terrifiant. Une telle vision des choses nous oblige à nous identifier à la lumière ou aux ténèbres, et à considérer le camp de notre choix comme étant meilleur ou plus puissant que l'autre. C'est ce qui nous cause parfois des ennuis avec nos propres croyances subconscientes, ainsi qu'avec celles des autres. Je me souviens avoir souvent réfléchi à tout cela lorsque j'étais enfant.


Ayant grandi dans une ville conservatrice dans le nord-est du Missouri, je mettais en doute ce que l'on m'enseignait à l'école, à l'église et dans ma famille à propos des notions de lumière et de ténèbres, de bien et de mal, et de l'effet que ces forces étaient censées avoir dans ma vie. Quelque chose clochait dans tout cela. Mon conditionnement m'amena à croire que nous vivons dans un monde déchiré entre le bien et le mal, chacun luttant contre l'autre pour devenir la force dominante dans ma vie. Des personnes bien intentionnées m'enseignèrent comment reconnaître la différence entre les deux par l'impression qu'elles laissaient en moi: les choses qui me faisaient du mal appartenaient aux ténèbres, et celles qui m'apportaient joie et bien-être émanaient de la lumière. Associée à l'idée du mal, il y avait la peur que quelque chose d'horrible soit en train de rôder dans l'ombre, attendant le moment propice pour me dérober, dans un instant de faiblesse, tout le bien que j'avais pu accomplir jusque-là. Si cette peur était fondée, cela voulait dire qu'il existait une "chose" si puissante qu'elle nous dominait, qu'elle me dominait, de son pouvoir absolu.


J'étais tourmenté par l'idée que nous vivions dans un tel univers - non pas tant parce que je ne l'aimais pas, mais tout simplement parce que cela n'avait pas de sens. Je savais que j'allais devoir un jour réconcilier ce que l'on m'avait appris au sujet de ces deux forces opposées avec ce qu'elles signifiaient pour moi. Toutefois, au lieu d'une grandiose révélation subite, cette réconciliation se fit graduellement à la suite d'un rêve récurrent que j'ai fait à maintes reprises autour de la quarantaine.
Ce ne fut peut-être pas une coïncidence si ce rêve survenait chaque fois que j'affrontais de grands défis et de profondes douleurs dans ma vie. J'ai toujours été une personne très visuelle, de sorte que la nature très crue de ce rêve particulier ajoutée aux émotions intenses qu'il suscitait ne furent nullement une surprise pour moi.


Ce rêve commençait toujours de la même manière: je me voyais seul dans un endroit complètement obscur et totalement vide. Au début, il n'y avait rien d'autre autour de moi qu'une obscurité impénétrable s'étendant, me semblait-il, à l'infini. Peu à peu, toutefois, quelque chose finissait invariablement par apparaître au loin, à la limite de ma perception.


À mesure que je m'en approchais et que ma vision s'ajustait à ce que je voyais, je commençais à reconnaître des visages. Je voyais des gens, beaucoup de gens, certains que je connaissais et d'autres que je n'avais jamais vus auparavant. (Fait intéressant à noter, je me retrouvais parfois à attendre à un feu de circulation dans une petite ville ou en train de marcher dans un aéroport grouillant de monde, et soudain j'apercevais quelqu'un que j'avais vu quelques heures auparavant dans mon rêve habituel.)


Tandis que ma vision se clarifiait dans mon rêve, je prenais conscience que dans la foule se trouvaient toutes les personnes que j'avais connues jusque-là et toutes celles que j'allais connaître dans le reste de ma vie, y compris tous mes amis, tous les membres de ma famille et chaque personne que j'avais un jour aimée. Elles étaient toutes réunies là, mais se trouvaient séparées de moi par un grand fossé qui s'était ouvert entre nous dans les ténèbres.


C'est parvenu à ce point que ce rêve devenait réellement intéressant. D'un côté du fossé, il y avait un abysse d'où montait une lumière aveuglante, et de l'autre je distinguais un second abysse où régnait une noirceur absolue. Chaque fois que j'essayais de franchir le fossé pour rejoindre les gens que j'aimais, j'étais attiré d'un côté ou de l'autre et je perdais l'équilibre. Et , chaque fois que je résistais pour ne pas tomber dans les ténèbres ou dans la lumière, je me retrouvais à mon point de départ, torturé par l'ardent désir de retrouver tous ceux qui m'étaient chers alors qu'ils s'éloignaient de plus en plus de moi.


Une nuit que je faisais une fois de plus ce même rêve, quelque chose changea. Il débuta de la façon habituelle, mais je pris bientôt conscience de ce qui se passait, et sus donc à quoi m'attendre ensuite. Cette nuit-là je fis quelque chose de différent. Alors que je commençais à traverser le fossé et que je sentais l'obscurité et la lumière m'attirer dans des directions opposées, je n'offris aucune résistance, mais ne renonçai point. Au lieu de cela, je changeai ce que j'éprouvais en leur présence, de même que ce que je croyais à leur sujet.


Plutôt que d'en juger un comme étant "bon" et l'autre comme étant "mauvais", ou les deux comme étant meilleurs ou pires que l'autre, j'acceptai leur présence et consentis à ce qu'ils deviennent mes amis. Dès l'instant où je fis ce choix, quelque chose d'absolument incroyable se produisit. Soudain, je les perçus différemment, et ils se fusionnèrent ensemble, remplissant le fossé et formant un pont qui me permit d'aller rejoindre tous ceux que j'aimais.
Après cela, mes rêves récurrents cessèrent. Même si j'en ai fait d'autres tout aussi riches d'enseignements, je ne refis plus jamais ce rêve particulier.


L'effet en cascade de la guérison

Durant plusieurs mois avant que ne survienne la guérison dans mon rêve récurrent, je vécus certains des problèmes relationnels les plus difficiles de ma vie adulte. Qu'il s'agisse de mes relations avec des amis, des associés d'affaires, les membres de ma famille ou mes partenaires romantiques, tout semblait aller désespérément mal pour des raisons qui m'échappaient totalement. Ainsi que je l'ai découvert grâce à la reconnaissance des anciens miroirs esséniens de la relation dont j'ai parlé dans La Divine Matrice, j'en suis venu à sentir clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas en ce qui concerne l'honnêteté, l'intégrité et la confiance dans mes relations. Et c'est justement mon opinion sur ces qualités qui s'est avérée être l'aimant puissant qui ne cessait de m'attirer ce genre de problèmes relationnels.

Presque immédiatement après avoir fait ce rêve, une chose tout à fait inattendue se produisit. En à peine quelques jours, chacune des personnes reflétant mes jugements disparurent de mon existence. Ma colère envers ces gens se dissipa entièrement. Je ne leur en voulais plus du tout. Je me mis à éprouver un étrange sentiment d'indifférence à leur égard. Il n'y eut aucune effort délibéré de ma part pour les éloigner de moi. Ayant redéfini ma perception de la lumière et des ténèbres, et reconnaissant la véritable nature de mes expériences avec ces gens plutôt que de m'en tenir à la perception biaisée que j'en avais à cause des jugements que je portais sur eux, je me rendis compte qu'il n'y avait tout simplement plus rien pour les retenir dans ma vie. L'une après l'autre, ces personnes cessèrent graduellement tout contact avec moi. Subitement, je commençai à recevoir de moins en moins d'appels téléphoniques et de courrier d'elles, et je pensai de moins à moins souvent à elles. Mes jugements à leur égard avaient été la force d'attraction qui avait fait perdurer ces relations.


Bien que ce nouveau développement dans ma vie me parût intéressant, au bout de quelques jours quelque chose d'encore plus fascinant et même d'un peu curieux commença à se produire: je pris conscience que d'autres personnes ayant été dans ma vie depuis longtemps, et avec qui je n'avais pas le moindre conflit, se mirent elles aussi à cesser tout rapport avec moi. Une fois de plus, je n'avais fait aucun effort conscient pour mettre fin à ces relations. Elles semblaient tout simplement n'avoir plus aucun intérêt pour moi. Les rares fois où j'ai eu une conversation avec l'un de ces individus, elles me semblaient forcées et artificielles. Là où auparavant nous avions des intérêts communs, il ne restait plus désormais qu'un indéfinissable malaise. Dès l'instant où je remarquai le changement survenu dans ces relations, je pris conscience qu'il s'agissait là pour moi d'un nouveau phénomène.


Chacune des relations qui disparaissait de mon existence avait été fondée sur le même schéma, celui-là même qui avait au départ amené ces gens dans ma vie. Ce schéma était les jugements que je posais sur leurs actions tel que perçues à travers mes croyances sur la lumière et sur les ténèbres. En plus d'être l'aimant ayant attiré vers moi ces relations, ces jugements avaient également été la "colle" qui les avait fait durer. En leur absence, ces liens se dissipèrent rapidement. Je remarquai ce que me semblait être un effet de cascade qui fonctionnait comme suit: une fois la reconnaissance de ce schéma réalisée à l'égard d'une chose ou d'une relation, l'écho de cette prise de conscience se propagea à plusieurs autres aspects de ma vie.


J'ai le sentiment que ce genre d'effet de cascade consécutif à une telle guérison spirituelle survient souvent dans notre existence, même si nous ne l'identifions pas toujours comme tel. Dans l'histoire que je viens de vous raconter, il s'est produit si rapidement qu'il aurait été difficile de ne pas le remarquer.
Je vous invite donc à examiner l'ensemble de vos relations, tout particulièrement celles qui ont été difficiles. Lorsqu'elles semblent subitement cesser sans aucune raison apparente, leur fin peut être l'indice vous signalant que quelque chose a changé dans vos croyances. Il se peut que ce qui alimentait en vous une certaine perception ait été guéri et que plus rien ne subsiste pour entretenir ces relations.


Réécrire les règles de l'ancien combat

Bien que les effets de nos croyances se fassent sentir dans nos relations et sur notre santé, ce dont il est finalement question ici c'est ce qui est perçu depuis longtemps comme l'ancien combat entre les forces de la lumière et celles des ténèbres se répercutant dans notre corps et dans le monde. Nous avons été conditionnés depuis des millénaires à percevoir ces forces dans notre vie comme des pôles opposés - à choisir l'un et à détruire l'autre. Même si ce combat a débuté il y a au moins 2 000 ans, il est toujours bien présent dans notre culture aujourd'hui. Ses effets s'observent tant dans la technologie que nous utilisons au 21e siècle que dans nos croyances.


Comme dans tout conflit, nous devons nous poser la question suivante : Si nous employons la bonne stratégie, alors pourquoi personne n'a-t-il encore proclamé notre victoire? Se peut-il que l'ancienne lutte opposant la lumière aux ténèbres ne soit pas un combat à être gagné ou perdu au sens habituel de ces termes? Se pourrait-il que le but au fond soit de changer les règles qui font en sorte de le perpétuer? Se pourrait-il que ce combat ne concerne pas tant le fait de chercher à gagner que celui de transformer les croyances fondamentales qui le prolongent? Cette grande lutte entre la lumière et les ténèbres se résume peut-être à de petites escarmouches se déroulant constamment sous nos yeux. Si c'est de cela dont il s'agit, alors que peuvent-elles nous apprendre?


J'ai connu des gens qui affirment ne vouloir s'associer qu'avec des personnes vivant dans la lumière, ou que certains de leurs amis ou des membres de leur famille sont tombés sous l'emprise des forces de l'ombre. Lorsque je rencontre de telles personnes, je me contente de leur poser une seule question: pourriez-vous m'expliquer la distinction entre les deux... me montrer où se termine la lumière et où commencent les ténèbres? Dès qu'elles tentent de le faire, je peux leur montrer quelque chose d'encore plus puissant que ces deux forces fondamentales, parce qu'à l'instant même où ces personnes commencent à me décrire ce qui distingue la lumière des ténèbres, elles tombent dans l'ancien piège qui les retient prisonnières de ces mêmes croyances auxquelles elles tentent d'échapper!


Ce sont précisément les jugements que ces gens portent sur le bien et sur le mal, soit que l'un est meilleur que l'autre et mérite davantage d'exister, qui les maintiennent dans l'état de conscience qu'ils prétendent vouloir changer. Je ne veux pas laisser entendre par là que mes amis apprécient l'apport des ténèbres dans leur vie. Il y a une énorme différence toutefois entre juger ces forces et discerner leur existence et ce qu'elles représentent. C'est dans cette distinction subtile mais significative que se trouve le secret grâce auquel nous pouvons nous élever au-dessus des polarités antagonistes et apaiser le conflit entre la lumière et les ténèbres, pas uniquement dans le but de lui survivre, mais pour devenir plus grand que les forces contraires exacerbées par le combat qu'elles se livrent. Tel est selon moi le message qu'il faut retenir du rêve que j'ai décrit plus haut.


Pour certaines personnes, l'idée de fusionner la lumière et les ténèbres en une seule force encore plus puissante est une chose qu'elles ont toujours cru possible sans jamais vraiment savoir comment réaliser ce mariage. Pour d'autres, l'idée même de réconcilier ces deux forces est la chose la plus étrange qu'elles puissent imaginer. C'est l'antithèse même de tout ce qu'elles ont appris, et ça frôle même l'hérésie! Toutefois, cette impression ne résiste pas à l'examen des faits :


Fait numéro 1
: Les croyances et les sentiments que nous entretenons dans notre cœur façonnent par un constant dialogue avec notre cerveau les idées et les perceptions s'y formant.

Fait numéro 2: Au cours de ce dialogue, notre cœur indique au cerveau s'il doit libérer dans le corps des hormones d'amour ou de peur.

Fait numéro 3 : L'émission régulière d'hormones d'amour favorise et perpétue la vie en nous.

Fait numéro 4: La production constante d'hormones de peur est nuisible à la santé.

Fait numéro 5 : lnternaliser la croyance en l'existence de deux forces opposées, c'est faire de son corps un champ de bataille et de notre vie un combat perpétuel.


Sur la base de ces faits, est-il raisonnable de demeurer engagé dans un tel combat entre la lumière et les ténèbres en alimentant la perception que l'une de ces forces est notre amie, et l'autre notre ennemie? Ou bien ne serait-il pas plus sensé de reconnaître que les deux sont nécessaires, et qu'en fait elles sont indispensables à l'existence de notre univers physique tridimensionnel, du jour et de la nuit, des polarités masculines et féminines, ainsi que de la vie et de la mort ?


Pour mettre fin au combat millénaire entre la lumière et les ténèbres, il nous faut accepter qu'il s'agit non pas tant de défaire l'une ou l'autre de ces forces que de choisir d'être en relation avec les deux. Même si pour certaines personnes décrire notre rapport aux polarités comme une bataille n'est qu'une simple métaphore, pour d'autres il s'agit d'une évidence quotidienne bien réelle. Dans les deux cas, ce qu'il faut retenir c'est que ce combat - réel ou métaphorique - existe uniquement parce que nous y croyons.

M'étant débarrassé de mes jugements à l'égard de la lumière et des ténèbres, cette libération s'est reflétée dans toutes mes relations, qu'elles soient de nature romantique, associative, commerciale ou financière. L'effet fut instantané, et tout commença par un simple changement dans ce que j'estimais être vrai au sujet d'une croyance si profondément enracinée dans notre subconscient collectif que nous n'en reconnaissons peut-être même pas l'existence, et pourtant elle est si universelle qu'elle nous affecte tous à chaque moment de la journée. Et l'on en revient encore une fois à la Grande question visant à déterminer si nous croyons qu'il existe deux forces distinctes (l'une qui nous aime et l'autre pas), ou bien qu'il n'y a qu'une seule force à l'œuvre, d'une infinie variété de manières, pour nous permettre de vivre des expériences.


Une fois que l'on a réconcilié le pouvoir de la lumière avec celui des ténèbres en les considérant comme des éléments constitutifs de la même force, il faut ensuite se poser la question suivante: comment peut-on utiliser ce champ de force unifié dans sa vie? Et c'est là où le fait de considérer les croyances comme une forme de programme informatique prend tout son sens. Comme pour tout logiciel, si vous en connaissez le code source, vous pouvez choisir vos limites. Comprendre le "langage informatique" des croyances, c'est donc se donner le pouvoir de choisir les limites dans sa vie.


GREG BRADEN

SOURCE : http://www.eveildelaconscience.ca


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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 21:16

Il faut connaître le soulagement de n'être plus un chercheur. Il faut, pour cela, en avoir connu la douleur. Le chercheur spirituel, à l'instar du chercheur «matériel», est toujours en quête, comme un de ces logiciels qui fonctionnent en arrière-plan. La vie a la saveur de la quête et il manque toujours quelque chose à l'instant.

 

Un jour, j'ai noté que les «instants pleins» (ceux où il ne semblait rien manquer) étaient ceux que je vivais en présence de quelqu'un qui aurait atteint un état de grâce, un être éveillé, que je voyais  conscient d'une myriade de choses inconnues et certainement inaccessibles à ma pauvre petite âme égarée. Cette compagnie était un apaisement et, longtemps, je ne me suis pas interrogé. Heureusement, un jour nous sommes confrontés à la nécessité de voir. La compagnie apaisante était rare et le reste de ma vie demeurait incomplet, mal vécu. La proximité du sage était un «cachet d'aspirine» pour mon âme. Je ne dis pas qu'elle était «inutile», mais je ne vois pas qu'elle ait été «utile» non plus. Le déclic se fait ailleurs.

 

Il y a deux projections fondamentales dans la quête : la première est celle de «l'état de grâce» et la seconde celle de «l'âme égarée.» L'état de grâce est l'idée que le mental se fait de l'éveil et l'âme égarée est la vision que l'ego a de lui-même. Les deux sont incompatibles, presque irrémédiablement, dans cette vision. Alors, désespérés, il ne nous reste plus que le «cachet d'aspirine» occasionnel, le «calin cosmique.»

 

Il n'y a pas d'état de grâce. L'éveil désigne autre chose qu'un état rare, quelque chose qui ne nous serait  pas familier. La distance qui crée la nécessité de la quête est la distance que nous créons avec «ce à quoi nous nous éveillons». La réalité à laquelle nous nous éveillons est sans feu d'artifice, elle est humble, plus qu'un homme ne peut l'être. Il n'existe pas de pouvoir particulier autre que celui de l'Amour (qui est une disponibilité absolue à la Vie.)

 

La «compagnie du sage» a lieu en nous. Celui-ci n'est pas responsable de ce que nous vivons à son contact parce qu'il n'a aucun pouvoir. Simplement, en cet instant, nous nous autorisons un Abandon qui semble demander beaucoup de travail hors de cette rencontre. La compagnie du sage est une compagnie avec soi qui, par un détour mental, nous semble possible dans cette situation-là. Par conséquent, nous pouvons dire au revoir au sage et à sa compagnie apaisante, du moins en tant que passage obligé ou ingrédient essentiel de l'éveil.

 

Il n'y a pas d'état de grâce ou bien nous en sommes l'obstacle. L'obstacle dit : «Je suis indigne de cela !» «Ce n'est pas pour moi !» Cela étant, bien sûr, fondé sur la vision de l'éveil par l'ego, forcément un peu tronquée. Dans la compagnie du sage, nous trouvons ainsi l'apaisement de l'ego en négatif (celui qui se «sent nul») qui a le privilège d'être au contact d'un être supérieur. La vie vécue dans cette quête permanente est une frustration. L'herbe est toujours plus verte ailleurs, ou l'instant d'après et surtout «ce que je vis n'est pas complet, il manque quelque chose, il y a quelque chose que je ne vois pas, que je verrai peut-être un jour !»

 

Comment attend-on le bus lorsqu'on est éveillé (Comment vit-on une situation ordinaire en présence de Dieu ?) Pour le chercheur la question est latente. Ce qu'il vit est forcément inférieur à ce que peut vivre un familier du Seigneur. La réponse est donc mystérieuse. Soit il n'attend plus le bus (cela est réservé aux âmes égarées), soit il l'attend en compagnie de Dieu avec qui il entretient un dialogue que nous ne sommes pas digne d'entendre. Dans les deux cas, on reste un chercheur et on attend le bus impatiemment ou dans l'abattement.

 

Je vous pose la question : Comment attend-on le bus lorsqu'on est éveillé ?

La quête est fondée sur la distance. Il y a, en particulier, une distance que l'ego spirituel ne veut pas lâcher et qui se rapporte au «besoin de grandeur.» Je rencontre toujours cette attente chez les chercheurs spirituels invétérés. Quand l'éveil semble trop simple, que l'éveillé semble imparfait, l'ego spirituel a toujours recours à ses autres créations : avatars, incarnations divines et leurs miracles. La quête a toujours un peu les accents de la recherche du Père ou de la Mère parfaits, de celui ou celle devant qui nous saurons enfin nous abandonner parce qu'ils sont dignes de confiance. L'ego spirituel a des exigences. Il n'a pas l'intention de baisser les bras devant n'importe qui ! Et la quête prend alors la forme d'un voyage autour du monde à la recherche de Dieu sur terre. Il faut aller en Inde ou en Europe voir la toute dernière incarnation de la Mère Divine. Il faut toujours aller quelque part... et la tension s'apaise le temps de la rencontre, justifiant une nouvelle fois la pérennité de la quête. Pourtant, la merveille de la Vie est une flamme simple au coeur de cet instant présent, là, tout de suite ...

 

Thierry VISSAC   (ISTENQS)

 

Source : http://www.istenqs.org/Index.htm


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Mise a jour le :


18 décembre 2009



* Terre mineure, Ciel majeur.

* Un seul Esprit.

* Les relations de couples chez les étudiants d'UCEM.

* Comment puis-je pardonner ?

* Les racines de la dépression (video).

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

* Mise à jour catégorie d'article intitulée "Quelques livres d'éveil"

Prochaine mise à jour vers le 1er janvier 2010 !

haut-jura.jpg

Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d'apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sortes que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur, échappant de toute la douleur que t'avait apporté  ce que tu as choisi auparavant . (T31-VIII-3)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

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